Verrerie

Verrerie de Saint-Marcel

1844 — 1928

Aussi connue sous : Du Queylar (César) — La Capelette · Veuve de Queylar · Charles de Queylar et Fils

Disparue — sans vestiges

Noms et raisons sociales

Du Queylar (César) — La Capelette
Nom d'usage 1844 — 1853
Veuve de Queylar
Raison sociale 1855 — vers 1893
Charles de Queylar et Fils
Raison sociale 1893 — 1928

Histoire

Résumé

La verrerie de Saint-Marcel est l’aboutissement d’une longue migration des du Queylar depuis leur site fondateur de la rue de Belloy — exploité par la famille depuis au moins 1788 — vers la périphérie marseillaise. En 1844-1845, César du Queylar quitte la rue de Belloy pour s’installer à la Capelette, le long de l’Huveaune. Sa veuve, Marie-Angélique-Jeanne-Lazare Séjourné, ouvre ensuite à Saint-Marcel vers 1859-1860 et fait de cette verrerie la plus importante de Marseille, avant que son fils Charles ne rachète en 1888 la verrerie de Pont-de-Vivaux aux héritiers Bouillanne-Colombe. En 1928, les deux sites fusionnent à Pont-de-Vivaux, actif jusqu’à l’intégration au groupe BSN en 1960.


Historique

César du Queylar et l’abandon du site intra-muros (1838 — 1844-1845)

César Marie Joseph du Queylar reprend la direction de la famille à la mort de son père Joseph Marie en 1838. Les Indicateurs de 1843 et 1844 mentionnent encore « Dequeylard, rue du Belloy 1 », sans fabrique explicite, signe que le site intra-muros n’a toujours pas fermé 1.

En décembre 1844, une enquête comodo-incomodo est ouverte pour l’établissement d’une fabrique de verre « dans une propriété rurale située au hameau de la Capelette » 2. César cherche donc activement un nouveau site à cette date, et la rue de Belloy est sur le point d’être abandonnée. L’Indicateur de 1845 mentionne déjà « Duqueylard, Jph, rue St-Jacques, 44 ; la fabrique chemin de Toulon » 3. Le chemin de Toulon traversant la Capelette, “chemin de Toulon” et “Capelette” désignent vraisemblablement le même site vu sous deux dénominations différentes. En 1847, la fabrique est explicitement dite « à la Capelette », confirmant l’installation. La transition de la rue de Belloy vers la Capelette s’est donc effectuée directement, en 1844-1845, sans site intermédiaire.

César meurt en 1853, laissant sa veuve à la tête de l’entreprise.

La Veuve de Queylar et l’expansion (1853 — 1891)

Marie-Angélique-Jeanne-Lazare Séjourné, veuve de César, est fille de Michel Ange Pierre Alexandre Séjourné, propriétaire et ancien membre de la Chambre de Commerce, et petite-fille de Jean Arsène Séjourné, banquier et président de la Chambre de Commerce de Marseille. Cette alliance entre une vieille famille verrière et la haute bourgeoisie commerçante marseillaise est typique du monde industriel du XIXe siècle.

À partir de 1855, les Indicateurs mentionnent « Du Queillard Jh (feu), fabrique à la Capelette ». Dès 1856, la raison sociale devient « Du Queylar (Veuve) » 1.

Ouverture de Saint-Marcel (vers 1859-1860)

L’Indicateur de 1862 est le premier à mentionner simultanément les deux sites : « fab. à Saint-Marcel et à la Capelette. Médaille de bronze à l’exposition de Montpellier 1860, médaille d’or à l’exposition de Marseille 1861 » 4. Ces médailles obtenues en 1860 et 1861 prouvent que Saint-Marcel est déjà en production à ces dates : l’ouverture remonte donc à 1859-1860 au plus tard. La Capelette et Saint-Marcel coexistent pendant au moins huit ans : c’est une expansion, non un déménagement.

La Capelette disparaît des Indicateurs entre 1867 et 1868, fermeture effective en 1867-1868, non en 1874 comme le prétendent les sources secondaires.

Le partenariat Neuvesel (1869)

En novembre 1869, la société Jean-Baptiste Neuvesel et Cie de Givors désigne la maison « veuve de Queylar, rue Saint-Jacques, 44 » comme représentant à Marseille 5. L’entête commerciale affiche dès lors « Verreries à Saint-Marcel et Givors », formulation trompeuse qui ne signifie pas une fabrique Queylar à Givors, mais un simple partenariat commercial. Les entrepôts sont à Marseille, Aix, Grasse, Nice, Gênes, Livourne, Naples et Constantinople. L’ironie veut que ce soit Neuvesel qui finit par absorber les du Queylar vers 1930 dans le cadre de BSN.

La modernisation technique

Vers 1876-1877, Saint-Marcel adopte un four à gazogène Siemens. Louis Negrin, propriétaire de la verrerie de la Bocca à Cannes, visite Saint-Marcel en 1878-1879 et documente dans ses notes (AD06, 8J/2) les problèmes techniques rencontrés : encrassement des poches, ruptures de creusets 6. Saint-Marcel fonctionnait vraisemblablement au charbon de houille dès son ouverture, toutes les verreries marseillaises ayant adopté ce combustible bien avant 1860.

La bouteille à muscat (1885)

En 1885, la Veuve de Queylar dépose à l’INPI le premier modèle marseillais de bouteille à muscat pour les vignerons de Frontignan, à cannelures torsadées internes, verre calco-sodique vert clair 7. La même année, un incendie ravage un hangar de 500 m² occasionnant 40 000 francs de dégâts. Le Messager du Midi précise : l’ensemble des trois verreries marseillaises (Saint-Marcel, Aubagne, Pont-de-Vivaux) emploie 160 ouvriers verriers, 150 jeunes gens ou enfants, 150 ouvriers divers et 30 femmes 8.

Marie-Angélique Séjourné, veuve de Queylar, décède le 14 janvier 1891 après 38 ans de direction 9.

Charles du Queylar et l’apogée (1888 — 1904)

Courant 1888, Charles du Queylar rachète la verrerie de Pont-de-Vivaux aux héritiers Bouillanne-Colombe, réunissant deux branches cousines issues du même milieu verrier. Le site nécessite une à deux années de travaux : les Indicateurs de 1888 et 1889 ne mentionnent que Saint-Marcel, Pont-de-Vivaux n’étant sans doute pas opérationnel. C’est en 1890 que Charles regroupe effectivement les deux fabriques. La même année que le rachat, en 1888, une grève partielle éclate à Saint-Marcel, qui emploie 450 ouvriers 10. Les verriers spécialisés en verre noir, comme l’ancêtre Joseph Haour, n’en font probablement pas partie.

En décembre 1893, incendie à Pont-de-Vivaux : 300 ouvriers sur ce seul site 11. La même année, Charles adopte la raison sociale « Charles de Queylar et Fils ». En 1912, sous ses fils, dépôt d’un nouveau modèle de bouteille à muscat à cannelures en relief extérieur, officialisé par décret AOC en 1936 7.

Charles du Queylar est inhumé le 2 mai 1904 au cimetière Saint-Pierre 12.

Pierre, Jehan et la fusion (1904 — 1928)

Vers 1905-1906, les deux sites réunis emploient 1 200 ouvriers et 280 enfants, produisent 100 000 pièces par jour et exportent jusqu’en Angleterre 13. Saint-Marcel compte trois fours : verre vert, verre blanc, verre clair. Les publicités des années 1910 mentionnent « Verreries de Saint-Marcel et du Pont-de-Vivaux. Dames-jeannes nues et clissées, bonbonnes-bouteilles à la canne et à la machine. Gobeleterie. Rue des Princes, 18 » 14.

En 1928, la production de Saint-Marcel est transférée à Pont-de-Vivaux. Les verreries restent autonomes jusqu’à leur intégration au groupe BSN en 1960.


Situation géographique

Les sites successifs

La Capelette (1844-1845 — 1867-1868) : le long de l’Huveaune, actuel 10e arrondissement. Enquête comodo-incomodo de décembre 1844 ; installation effective en 1845. Coexiste avec Saint-Marcel de 1860 à 1867-1868. Ferme définitivement entre ces deux dates, non en 1874 comme le prétend la littérature. Pour l’histoire du site fondateur rue de Belloy (avant 1788 — 1844), voir la fiche Verrerie de la rue de Belloy.

Saint-Marcel (vers 1859-1860 — 1928) : basse vallée de l’Huveaune, actuel 11e arrondissement, près de la gare (ligne Marseille-Aubagne, 1859) et du canal de Marseille (1849). Comptoir commercial rue Saint-Jacques 44, puis rue des Princes 18.

État actuel

Aucun vestige architectural identifié. Zone transformée par Péchiney (dès 1903) et l’urbanisation du XXe siècle.


Personnages liés

César Marie Joseph du Queylar (Marseille, 19 janvier 1802 — 1853). Fils de Joseph Marie du Queylar et Thérèse Rose Zoé de Ferry. Épouse Marie-Angélique Séjourné le 27 décembre 1828. Déplace l’activité vers la périphérie à partir de 1845. Pour les origines de la famille, voir la fiche Verrerie de la rue de Belloy.

Marie-Angélique-Jeanne-Lazare Séjourné, veuve de Queylar (vers 1809 — Marseille, 14 janvier 1891). Petite-fille du président de la Chambre de Commerce de Marseille. Dirige l’entreprise 38 ans. Ouvre Saint-Marcel, ferme la Capelette, signe le partenariat Neuvesel, obtient plusieurs médailles.

Joseph Marie Jean Baptiste Charles du Queylar (Marseille, 25 août 1828 — inhumé 2 mai 1904). Rachète Pont-de-Vivaux (1888), adopte la raison sociale “Charles de Queylar et Fils” (1893).

Pierre Marie Joseph de Queylar (25 décembre 1863 — Aix-en-Provence, 9 décembre 1946) et Jehan Marie Joseph de Queylar (25 mars 1870 — Aix-en-Provence, 5 mai 1958), fils de Charles. Dirigent l’entreprise après 1904, décident la fusion à Pont-de-Vivaux en 1928.


Éléments techniques

  • Combustible : charbon de houille dès l’ouverture de Saint-Marcel (vers 1860). Four à gazogène Siemens adopté vers 1876-1877.
  • Fours : trois fours à Saint-Marcel en 1906, verre vert, verre blanc, verre clair.
  • Production : bouteilles, bonbonnes, dames-jeannes nues et clissées, gobeleterie. Verre calco-sodique vert clair. Export vers l’Italie, l’Espagne, l’Algérie, l’Angleterre et la Méditerranée.
  • Volume : 100 000 pièces par jour vers 1905-1906 pour les deux sites. Exportation annuelle en 1885 : 2 550 000 kg de bouteilles vides pour les trois verreries marseillaises.
  • Innovation : bouteille à muscat (1885, cannelures internes ; 1912, cannelures externes mécaniques, AOC 1936). Procédés Boucher et Séverin pour la production à la machine.

Contexte social

Saint-Marcel constitue pendant soixante-dix ans le principal employeur de la basse vallée de l’Huveaune. En 1888 : 450 ouvriers à Saint-Marcel seul. Vers 1905-1906 : 1 200 ouvriers et 280 enfants pour les deux sites (les chiffres sont à manipuler avec prudence), beaucoup dormant dans l’usine à proximité des fours. Une cité ouvrière existe à Pont-de-Vivaux. La main-d’œuvre est largement italienne dans les années 1890-1910.

Les ancêtres Haour constituent le lien personnel de Radix Vitri avec cet établissement. Pancrace Haour (1827-1899) arrive à Saint-Marcel en 1883, à 55 ans, comme « ouvrier verrier magasinier ». Son fils Joseph Haour (1859-1940) le rejoint en 1884 comme verrier à bouteilles (verre noir), marié en avril 1883 à Vernaison, sa femme Élisabeth Mas accouche à Vernaison le 1er mai 1884 ; en octobre, la famille est déjà à Marseille. Joseph travaille à Saint-Marcel jusqu’en 1888, puis à Pont-de-Vivaux (quartier Saint-Loup) de 1890 à 1892, avant Rive-de-Gier (1894) puis Cuffies/Vauxrot (1895). Ces déplacements reflètent la mobilité caractéristique des verriers de l’époque.


Erreurs et incertitudes

Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger

“La Capelette a précédé Saint-Marcel, abandonné en 1874.” Faux à double titre. Les Indicateurs établissent que Saint-Marcel et la Capelette ont coexisté de 1860 à 1867-1868. La Capelette ferme en 1867-1868, non en 1874.

Charles de Queylar décédé en 1898. Faux. Inhumé le 2 mai 1904 (Petit Marseillais, 3 mai 1904).

“Les Queylar, Quaillard ou Queylard sont la même famille.” Serra confond systématiquement les du Queylar (famille de César et Charles) avec les Quaillard (branche distincte, orthographe attestée sous le Premier Empire) et les Bouillanne-Colombe (leurs associés). Les Indicateurs Marseillais les montrent séparés dès 1843.

“Saint-Marcel fondée en 1874.” Faux. Saint-Marcel est actif dès 1859-1860 au plus tard, médailles de 1860 et 1861, et surtout Indicateur de 1862.

“La verrerie Grimblot a été transférée à Montredon en 1823.” Faux. L’autorisation royale de transfert date de 1824, et la destination est le quartier dit des Catalans, non Montredon. La verrerie de Montredon (Verminck) ne date que de 1882. Les états de section du cadastre de 1827 confirment que le site rue des Vignerons est déjà une “ancienne fabrique” à cette date, propriété de Jean Joseph de Ferry — qui a racheté le site sans en poursuivre l’exploitation verrière.

Distinction avec les familles Quaillard et Bouillanne-Colombe

Les du Queylar de César et Charles ne doivent pas être confondus avec les Quaillard (ou du Quaillard), qui exploitent avec les Bouillanne-Colombe la verrerie de la rue Piscatoris puis de Pont-de-Vivaux, depuis les années 1820. Ce sont deux familles cousines issues du même milieu verrier languedocien, aux trajectoires parallèles dans Marseille, que leurs noms phonétiquement proches ont conduit à amalgamer dans toutes les sources secondaires. Pour le développement complet de cette confusion et l’histoire de la verrerie Quaillard-Bouillanne-Colombe, voir l’Histoire « Verriers à Marseille : du Queylar et Quaillard-Bouillanne-Colombe ».

Points non résolus

  • La date précise d’ouverture de Saint-Marcel : entre 1855 et 1860. Les Indicateurs de 1858-1861 manquent : à vérifier sur Gallica.
  • Le site “chemin de Toulon” (1845-1846) : identique à la Capelette ou site distinct ? Actes de bail ou d’acquisition 1844-1847, AD13.
  • Les Indicateurs manquants 1835-1842 : permettraient de documenter la période entre la mort de Joseph Marie (1838) et 1843.

Notes

Footnotes

  1. Indicateur Marseillais, éditions 1843-1857, Gallica. 2

  2. Le Sémaphore de Marseille, 22 décembre 1844 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/22-decembre-1844/2/451f7953-7b64-4677-a06e-d05c6928c8d5

  3. Indicateur Marseillais, édition 1845 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9685952v/f241.item

  4. Indicateur Marseillais, édition 1862, p. 906 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9687567j/f946.image

  5. Le Sémaphore de Marseille, 27 novembre 1869 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/27-novembre-1869/4/3d90639e-7440-40c1-bf1b-6dc021725bef

  6. Notes de Louis Negrin, 1879. AD06, 8J/2. Non numérisés.

  7. Études Héraultaises, « Du muscat dans les bouteilles » : https://www.etudesheraultaises.fr/publi/du-muscat-dans-les-bouteilles-de-la-frontignane-a-la-torsadee/ 2

  8. Le Messager du Midi, 9 juin 1885 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73761394/f2.item

  9. Le Petit Marseillais, 15 janvier 1891 : https://www.retronews.fr/journal/le-petit-marseillais/15-janvier-1891/4/291be069-a962-4b22-a3da-0bd73485e5da

  10. La République française, 10 août 1888 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4991991p/f2.item

  11. Le Petit Provençal, 9 décembre 1893 : https://www.retronews.fr/journal/le-petit-provencal/09-decembre-1893/2/12c6d726-dd96-45ba-9afc-66459e65a86b

  12. Le Petit Marseillais, 3 mai 1904 : https://www.retronews.fr/journal/le-petit-marseillais/03-mai-1904/2/87de5ab1-e76f-4448-840e-78e895b3e69a

  13. Le Petit Journal, 3 février 1906 : https://www.retronews.fr/journal/le-petit-journal/03-fevrier-1906/3/ff4127c5-2d24-4c88-a281-f8e253156a93 — Vaudour, Méditerranée, 1970 : https://www.persee.fr/doc/medit_0025-8296_1970_num_1_1_1344

  14. Le Sémaphore de Marseille, 27 septembre 1914 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/27-septembre-1914/6/8ddee808-cbd4-4c3a-ae09-d5f0bc3c487b

Personnages associés

Aucun personnage notable n'est renseigné. Voici les premières personnes liées au lieu.

Verriers

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Sources

etat civil Acte de mariage de César du Queylar et Marie-Angélique Séjourné (Marseille, Mariages, 1828/Décembre, Registre 2, image 14 sur 17) https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtaea75ad86f584dff1/img:AD13_201E_3164_0188

27 décembre 1828. César Marie Joseph du Queylar, 'fabricant de verres, né à Marseille le dix-neuf janvier mil huit cent deux, y domicilié et y demeurant avec son père Rue des Princes n°2, fils majeur de Noble Joseph Marie de Queylar, fabricant de verres, cy présent et consentant, et de feue Dame Thérèse Rose Zoé de Ferry.' Source primaire établissant que père et fils étaient tous deux 'fabricants de verres' en 1828.

article Enquête comodo-incomodo pour la Capelette — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/22-decembre-1844/2/451f7953-7b64-4677-a06e-d05c6928c8d5

22 décembre 1844. 'M. le maire de Marseille donne avis qu'il sera procédé [...] à l'information de commodo et incommodo sur le projet d'établissement d'une fabrique de verre dans une propriété rurale, située au hameau de la Capelette.' Établit que fin 1844 la transition vers la Capelette n'est pas encore réalisée — César abandonne la rue de Belloy et s'installe à la Capelette en 1844-1845.

livre Indicateur Marseillais, Guide du Commerce — éditions 1843 à 1876

Série complète consultée : 1843, 1844, 1845, 1846, 1847, 1852, 1853, 1855, 1857, 1862, 1863, 1866, 1867, 1868, 1875, 1876. Source primaire de référence pour la chronologie des sites et raisons sociales. Édition 1843 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9685029h/f286.item — édition 1845 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9685952v/f241.item — édition 1862 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9687567j/f946.image — édition 1875 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96851078/f1028.item.zoom — édition 1876 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9687565q/f1053.item.zoom

article Acte de société Jean-Baptiste Neuvesel et Cie — représentant à Marseille — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/27-novembre-1869/4/3d90639e-7440-40c1-bf1b-6dc021725bef

27 novembre 1869. Société Neuvesel à Givors désigne 'la maison veuve de Queylar, rue Saint-Jacques, 44' comme représentant à Marseille. Explique la mention 'Verreries à Saint-Marcel et Givors' dans les entêtes commerciaux Queylar des années 1870 : simple partenariat de représentation, pas une fabrique Queylar à Givors.

article Incendie à la verrerie de Queylar, Saint-Marcel — Le Messager du Midi https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k73761394/f2.item

9 juin 1885. Incendie dans un hangar de 500 m², dégâts de 40 000 francs. 'Cette verrerie de Queylar est une des plus anciennes de la région.' Pour les trois verreries marseillaises (Saint-Marcel, Aubagne, Pont-de-Vivaux) : 160 ouvriers verriers, 150 jeunes gens ou enfants, 150 ouvriers divers, 30 femmes.

article Grève partielle à la verrerie de Saint-Marcel — La République française https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4991991p/f2.item

10 août 1888. Grève partielle. Confirme 450 ouvriers employés à Saint-Marcel seul.

article Décès de Mme veuve de Queylar — Le Petit Marseillais https://www.retronews.fr/journal/le-petit-marseillais/15-janvier-1891/4/291be069-a962-4b22-a3da-0bd73485e5da

15 janvier 1891. Annonce le décès de 'Mme Marie-Angélique-Jeanne-Lazare Séjourné, veuve de Queylar' le 14 janvier 1891. Identifie formellement la 'Veuve de Queylar'.

article Incendie à la verrerie Queylar, Pont-de-Vivaux — Le Petit Provençal https://www.retronews.fr/journal/le-petit-provencal/09-decembre-1893/2/12c6d726-dd96-45ba-9afc-66459e65a86b

9 décembre 1893. 'Immédiatement après le pont, à la gauche de la route nationale.' 300 ouvriers à Pont-de-Vivaux.

article Crime à la verrerie de Saint-Marcel — description de l'établissement — Le Petit Journal https://www.retronews.fr/journal/le-petit-journal/03-fevrier-1906/3/ff4127c5-2d24-4c88-a281-f8e253156a93

3 février 1906. '1 200 ouvriers et ouvrières et un peu plus de 280 gamins. La verrerie de Saint-Marcel comprend trois fours : celui du verre vert, celui du verre blanc et celui du verre clair.'

article La verrerie de Saint-Marcel fondée au XVIIIe siècle — Vaudour, Nicole https://www.persee.fr/doc/medit_0025-8296_1970_num_1_1_1344

Méditerranée, 1970, n°1, pp. 31-49. 'La verrerie de Saint-Marcel fondée dès le XVIIIème siècle par la famille de Queylar [...] vers 1905 occupait 1 200 ouvriers et ouvrières, produisait 100 000 pièces par jour et exportait ses produits jusqu'en Angleterre.'

article Inhumation de Charles du Queylar — Le Petit Marseillais https://www.retronews.fr/journal/le-petit-marseillais/03-mai-1904/2/87de5ab1-e76f-4448-840e-78e895b3e69a

3 mai 1904. Inhumation au cimetière Saint-Pierre, requiem à l'église Saint-Giniez. Corrige la date de décès de 1898 indiquée par Geneanet.

autre Études Héraultaises — Du muscat dans les bouteilles https://www.etudesheraultaises.fr/publi/du-muscat-dans-les-bouteilles-de-la-frontignane-a-la-torsadee/

Bouteille à muscat de 1885 (cannelures internes) et modèle de 1912 (cannelures externes, officialisé par le décret AOC Muscat de Frontignan de 1936).

archive Croquis de Louis Negrin — four à gazogène de Saint-Marcel (AD06, 8J/2)

1879. Notes et croquis lors de la visite de Saint-Marcel par Louis Negrin. Documente les problèmes du four Siemens : encrassement, ruptures de creusets.

livre Les verreries marseillaises de la fin de l'Ancien Régime à la Révolution industrielle — Serra, Laurence

Provence historique, fascicule 236, 2009. Utile uniquement pour ses cartes chronologiques qui attestent la fabrique 'Ferry Paris Joseph' près de la porte Paradis en 1788 et 'Quaillard J.' au même emplacement dès 1806. À utiliser avec la plus grande prudence pour tout le reste : Serra confond systématiquement les du Queylar et les Quaillard, deux familles distinctes.