Verrerie

Verrerie Verminck

1882 — 1935

Aussi connue sous : Verrerie Verminck · Établissements Verminck — Verrerie de Montredon

Disparue — sans vestiges

Noms et raisons sociales

Verrerie Verminck
Nom d'usage 1882 — 1909
Établissements Verminck — Verrerie de Montredon
Raison sociale 1909 — 1935

Histoire

Résumé

La Verrerie Verminck est une création ex nihilo, fondée à partir de 1882 au quartier de Montredon (Marseille, 8e arrondissement), sur un terrain vierge de 100 000 m² dit « le Mamelon », acheté par Charles-Auguste Verminck à un courtier de commerce local. Elle n’a aucun lien avec les verreries antérieures de Marseille, contrairement à ce qu’affirment de nombreuses sources secondaires.

Verminck, armateur, négociant colonial, fabricant d’huiles d’arachide, l’un des hommes les plus riches de Marseille dans les années 1870-1880, n’est pas verrier de métier. Il crée cette usine pour un besoin précis : conditionner dans des bouteilles et bonbonnes les produits de ses huileries et de son empire commercial africain. À partir de 1894, la production est ouverte à la vente commerciale. L’usine atteint sa pleine capacité au tournant du siècle avec 400 ouvriers, deux fours à charbon, et une production de 20 000 bouteilles par jour (dont les flacons de Noilly-Prat) et 600 dames-jeannes.

Son histoire sociale est sombre. La main-d’œuvre, recrutée massivement parmi les immigrants italiens peu qualifiés et des enfants de moins de 13 ans, est exploitée à bas coût dans des conditions dures. Deux grèves majeures secouent l’établissement (en 1891 et en 1902) sans que les ouvriers n’obtiennent de réelles garanties. En 1909, l’usine est intégrée à la société en commandite C.-A. Verminck et Cie au capital de 4 050 000 francs. Verminck meurt en 1911 ; son empire industriel continue sous la direction de son fils Charles puis de ses successeurs jusqu’à la faillite de 1935. La même année, un incendie, possiblement criminel, ravage les ruines abandonnées. La verrerie est rasée en 1968 ; son emplacement est aujourd’hui un ensemble d’H.L.M. à quelques centaines de mètres de la plage de la Verrerie.


Historique

L’homme avant l’usine : Charles-Auguste Verminck (1827-1911)

Charles-Auguste Verminck naît le 24 avril 1827, non pas à Marseille mais dans le petit village provençal de Fuveau, fils d’un instituteur belge établi en Provence. C’est un homme de naissance obscure, sans appui dans le milieu économique ou dans la bourgeoisie de Marseille, qui a gravi à la force du poignet tous les degrés de l’échelle sociale. À quatorze ans, il entre comme modeste employé dans une maison de commerce marseillaise. À seize ans, en 1843, il s’embarque pour la côte ouest-africaine.

En 1845, il crée les Établissements Verminck, qui installent leur premier comptoir au Sénégal et déploient des factoreries en Sierra Leone, au Liberia, en Côte d’Ivoire et au Nigeria. L’affaire est fondée sur le commerce des arachides, du cacao, du caoutchouc, du café et des huiles : matières premières que Marseille, capitale mondiale de la savonnerie, absorbe en quantités croissantes. À partir de 1862, il devient fabricant d’huiles d’arachides à Marseille. En 1877, il reprend les actifs africains du négociant Jean-Baptiste Pastré. En 1881, ses Établissements comptent 700 salariés, deux huileries et une flottille d’une trentaine de navires.

En 1881, les Établissements Verminck changent de nom et deviennent la Compagnie du Sénégal et de la Côte occidentale d’Afrique, société anonyme au capital de quinze millions de francs avec des subventions de Léon Gambetta. Mais dès 1884, affaiblie par la concurrence anglaise et la crise consécutive à la faillite de l’Union Générale, la compagnie revend ses actifs africains à une société anglaise. Verminck se recentre sur ses industries marseillaises (huileries, savonneries, tonnelleries) et c’est dans ce contexte qu’il décide de se doter de sa propre verrerie.

Fondation ex nihilo : le Mamelon (1882)

La verrerie Verminck n’est pas, contrairement à ce qu’affirment de nombreuses sources, un rachat de la verrerie Grimblot-Rozan qui aurait été créée en 1822 (elle n’a jamais existé). C’est une création sur terrain vierge. L’acte de purge des hypothèques publié dans Le Sémaphore de Marseille du 18 juin 1882 le prouve sans ambiguïté : Verminck a acheté au sieur Gabriel Belieu, courtier de commerce à Marseille, une propriété rurale de 100 000 m² dite « le Mamelon », située au quartier de Montredon entre le village et la Madrague, pour 100 000 francs (acte transcrit le 29 avril 1882). L’acte décrit « une propriété rurale avec une maison, close de murs », confrontant au nord les propriétés Naegely et Mouzet, au midi la montagne de Marseilleveyre. Pas la moindre mention d’une verrerie préexistante.

La première mention de la verrerie dans la presse date du 8 juin 1884, et elle est déjà tragique : un enfant de 14 ans, Salvator Garisi, se fracture les deux bras (Le Petit Marseillais). L’usine est donc en activité à cette date. La fondation peut être datée de 1882-1883, l’année qui suit l’achat du terrain.

La logique industrielle est simple : Verminck possède des huileries qui conditionnent des huiles en bouteilles et bonbonnes. Plutôt que d’acheter ces contenants à des fournisseurs extérieurs, il décide de les produire lui-même. Les premiers temps, l’usine fonctionne uniquement en production interne pour ses propres besoins. Ce n’est qu’en 1894 que la production s’ouvre à la vente commerciale.

L’usine en plein régime (1884-1909)

Le site est conçu pour une production industrielle massive, très différente de l’artisanat verrier de Gémenos ou de Choisy. Deux fours à charbon alimentent la production, une rupture décisive avec les verreries à bois du siècle précédent. À la différence des établissements Rozan qui soufflaient au bois jusqu’en 1870, Verminck adopte d’emblée le combustible fossile, cohérent avec la puissance industrielle d’une usine de plaine maritime.

Vers 1900, la production journalière atteint 20 000 bouteilles et 600 dames-jeannes (bonbonnes de 5 à 50 litres). Parmi les clients : la maison Noilly-Prat, dont les flacons caractéristiques sortent des fours de Montredon. L’effectif est d’environ 400 ouvriers travaillant en équipes continues, logés pour une partie dans la Cité Verminck, ensemble de logements ouvriers construits à l’arrière de l’usine.

Un directeur nommé Verzier dirige l’établissement dès les années 1880-1890. Son identité précise et son parcours restent à documenter.

L’usine est dotée d’équipements variés : menuiserie (fabrication des caisses d’emballage), forge (fabrication des outils), ateliers de maçonnerie (entretien des fours), et un dispositif particulièrement remarquable décrit dans l’acte de société de 1909 : un tunnel sous le chemin de la Madrague, équipé de wagonnets Decauville, par lequel les scories de l’usine étaient évacuées et jetées à la mer.

En 1909, Verminck restructure son empire : la société en commandite par actions C.-A. Verminck et Cie est constituée (actes des 24 juin et 7 juillet 1909) au capital de 4 050 000 francs, avec siège social au 18, boulevard de la Corderie. La verrerie de Montredon y est apportée pour 700 000 francs, comprenant l’usine (60 000 m²), le terrain séparé (7 673 m²), le tunnel, les magasins, entrepôts, moulins, salle des machines, forges, bureaux, logement du directeur, logements ouvriers, cabanons, écuries, bassin et conciergerie.

La fin : faillite, incendie, ruines (1934-1935)

En 1935, les Établissements Verminck annoncent une perte de 13 millions de francs. Un an plus tard, le Tribunal de commerce de Marseille déclare la société en faillite, révélant des pertes s’élevant à plus de 35 millions de francs. La Grande Dépression a achevé un empire fragilisé par l’endettement et la chute des cours des matières premières coloniales.

Dès mai 1934, des délégations d’ouvriers licenciés se succèdent chez le préfet. L’administrateur délégué Chalanson reçoit une délégation du Comité regroupant les quartiers Grotte-Rolland, le Fortin, la Rose, la Cité Verminck et Montredon (Le Petit Marseillais, 11 mai 1934). En juin 1935, Le Petit Provençal note la situation délicate des commerçants du quartier « créée par le chômage et la fermeture de la verrerie » : l’usine a fermé définitivement.

La même année 1935, un incendie ravage les bâtiments abandonnés. En décembre 1935, Paris-soir constate : « La Verrerie Verminck au quartier de la Madrague-Montredon, détruite par un incendie, n’est plus qu’une ruine d’un triste aspect. » Les origines de l’incendie ne sont pas établies. La tradition orale du quartier y voit la vengeance d’ouvriers sur le carreau, mais aucune source primaire ne le confirme.

Les ruines sont rasées en 1968.


Situation géographique

Localisation

Quartier de Montredon, 8e arrondissement de Marseille. Le site dit « le Mamelon » était situé entre le village de Montredon et la Madrague, au pied de la montagne de Marseilleveyre, en bordure de mer. L’actuelle avenue de la Madrague de Montredon longeait le site ; le tunnel Decauville passait dessous pour atteindre la mer. L’emplacement correspond aujourd’hui à la plage de la Bonne Brise, dite plage de la Verrerie.

État actuel

Aucune trace de l’usine n’est visible. Le terrain a été rasé en 1968. Le grand parking longeant la plage occupe une partie de l’ancien site industriel. La Cité Verminck (logements ouvriers) a partiellement survécu sous la forme du hameau « Sous la Rose », officiellement cadastré après un reportage télévisé qui a empêché sa destruction. La toponymie locale conserve la mémoire de l’usine : rue de la Verrerie, stade de la Verrerie, plage de la Verrerie.

Des scories de verre ont été déposées en grande quantité au fond de la mer à l’aplomb de l’ancien tunnel Decauville ; des travaux de dépollution sont en cours dans les calanques avoisinantes.


Personnages liés

Charles-Auguste Verminck (Fuveau, 21 avril 1827 — Marseille, 1911), négociant colonial, armateur, industriel. Fondateur des Établissements Verminck (1845), de la Compagnie du Sénégal et de la Côte occidentale d’Afrique (1881, future CFAO), fondateur de la verrerie de Montredon (1882). L’un des hommes les plus puissants de l’économie marseillaise de la Troisième République.

Charles Verminck (fils), directeur des agences commerciales anglaises de son père, puis repreneur de l’empire industriel après la mort de Charles-Auguste en 1911. Constitue la nouvelle société en commandite en 1909 avec son père.

Frédéric Bohn (1852-1923), gendre de Charles-Auguste Verminck, directeur des Établissements Verminck puis fondateur de la CFAO en 1887. N’est pas impliqué directement dans la verrerie.

M. Verzier, directeur de la verrerie dans les années 1880-1890. Identité complète à préciser.

M. Chalanson, administrateur délégué de la Verrerie Verminck en 1934, reçoit les délégations ouvrières au moment de la fermeture.


Éléments techniques

  • Combustible : charbon — rupture totale avec les verreries forestières à bois du siècle précédent.
  • Production : bouteilles industrielles et dames-jeannes (bonbonnes 5-50 litres). Flacons de Noilly-Prat attestés parmi les clients.
  • Capacité : 20 000 bouteilles/jour et 600 dames-jeannes vers 1900.
  • Fours : deux fours à charbon (mentionnés dans les sources locales).
  • Équipements annexes : menuiserie, forge, maçonnerie, moulins, salle des machines.
  • Infrastructure remarquable : tunnel sous le chemin de la Madrague équipé de wagonnets Decauville pour l’évacuation des scories à la mer (décrit dans l’acte de société de 1909). Un bassin est également signalé.
  • Matières d’emballage : bauque (herbe de marais séchée, spécificité méridionale pour l’emballage du verre) et paillons ; deux incendies liés à ces matières (1899 et 1904).

Contexte social

Une main-d’œuvre dominée par l’immigration italienne

La main-d’œuvre de la verrerie Verminck est très différente du personnel des verreries artisanales du début et du milieu du siècle. Là où Antoine Robichon recrutait à Wildenstein des souffleurs de père en fils, Verminck recrute parmi les immigrants italiens débarqués en masse à Marseille dans les années 1880-1910 : une main-d’œuvre peu qualifiée, peu organisée, peu exigeante. Le prénom même du premier blessé signalé dans la presse, Salvator Garisi, 14 ans, est éloquent.

Les sources de presse confirment que l’effectif est majoritairement composé d’Italiens, auxquels s’ajoutent des enfants. Cette composition fait écho au débat des « corniauds » : là où Gémenos en 1790 mobilisait des maîtres verriers de race, Montredon en 1882 recrute des manœuvres qu’on forme sur le tas au travail le plus simple : couler du verre en bouteilles standardisées ne requiert pas le même niveau d’art que souffler un gobelet vénitien.

Le travail des enfants

La première mention dans la presse d’un accident à la verrerie Verminck concerne un enfant de 14 ans qui se fracture les deux bras (Le Petit Marseillais, 8 juin 1884). Ce n’est pas un hasard : le travail des enfants est systématique dans les industries lourdes marseillaises de cette époque, la législation sur le travail des mineurs étant encore peu appliquée. Les sanctions infligées à Verminck et à la famille de Queylar (qui exploite d’autres établissements marseillais) pour travail illégal d’enfants de moins de 13 ans illustrent cette face sombre du capitalisme paternaliste de la Belle Époque.

La grève de 1891

En juin 1891, 200 ouvriers se mettent en grève suite au refus de la direction de garantir un salaire minimum. Les salaires avaient fondu : de 4 francs par jour à 2 francs, voire 1 franc 50. Le Petit Provençal du 24 juin 1891 note que « les grévistes ne se départissent pas de leur calme, malgré la présence d’une brigade de gendarmerie et du commissaire de police de Mazargues » : la force publique est là pour protéger les intérêts patronaux. L’article se conclut sur une formule sèche : « Toujours la force au service du capital. »

En octobre 1891, un four sur deux est rallumé. Les grévistes, acculés par la crainte de « favoriser la concurrence étrangère », reprennent le travail sans obtenir de garanties substantielles.

La grève de 1902

Une deuxième grève majeure éclate en 1902, suivant le même schéma : salaires insuffisants, recours à la force publique, retour au travail contraint par les réalités économiques. La concurrence des verreries mécanisées commence à peser.

Le paternalisme Verminck : la Cité ouvrière

Verminck construit à l’arrière de son usine une cité ouvrière (la « Cité Verminck ») pour loger une partie de son personnel. Ce geste paternaliste classique de la fin du XIXe siècle (inspiré du modèle des cités minières du Nord) est aussi un outil de contrôle : les ouvriers logés par l’employeur sont moins susceptibles de se syndiquer ou de grever. La cité survivra à l’usine, transformée en habitat informel dit « Sous la Rose », cadastrée dans les années 2000.


Erreurs et incertitudes

Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger

Verminck racheteur de la verrerie Grimblot : de nombreuses sources, dont certaines de qualité, affirment que Charles-Auguste Verminck a « acquis la petite manufacture Pons-Grimblot en 1881 » ou « racheté la verrerie de Montredon ». L’acte de purge des hypothèques du Sémaphore de Marseille du 18 juin 1882 prouve l’inverse : Verminck achète un terrain rural vierge, « une propriété rurale avec une maison », à un courtier de commerce. Aucune verrerie n’existait sur ce site en 1882. La confusion vient vraisemblablement du fait que Grimblot avait projeté en 1822 un transfert de sa verrerie marseillaise à Montredon, autorisation accordée par ordonnance royale du 20 novembre 1822, puis annulée par l’ordonnance du 10 mars 1824 qui lui substitue les Catalans. Montredon n’a donc jamais accueilli une verrerie Grimblot.

Date de fondation : les sources locales donnent souvent 1881 (date d’achat supposé). La date correcte est 1882 (achat du terrain) ou 1882-1883 (construction et mise en route), première mention dans la presse en 1884.

Incendie de 1935 : les sources populaires attribuent l’incendie à la « vengeance des ouvriers ». Aucune source primaire ne le confirme, c’est une tradition orale du quartier, plausible mais non documentée.

Points non résolus

  • Date exacte d’ouverture : l’achat du terrain date d’avril 1882. La construction et la mise en route ont dû suivre rapidement. La première mention dans la presse est juin 1884. Peut-on trouver une source de 1882-1883 qui date la fondation avec précision ?
  • M. Verzier : directeur attesté dans les années 1880-1890. Identité complète, origine, parcours à rechercher dans les archives municipales ou dans la presse.
  • La grève de 1902 : attestée par la tradition mais la source primaire n’a pas été retrouvée. À rechercher dans Le Petit Provençal ou Le Sémaphore de 1902.
  • L’incendie de 1935 : Paris-soir en signale les ruines en décembre 1935. L’incendie lui-même n’a pas été retrouvé dans la presse, il a pu être peu couvert, ou figurer dans des éditions locales non numérisées. À rechercher dans Le Petit Marseillais et Le Sémaphore entre septembre et novembre 1935.
  • Le devenir du tunnel Decauville : partiellement comblé, mais ses scories ont pollué les fonds marins. Les travaux de dépollution actuels dans les calanques peuvent avoir livré des informations sur l’étendue du dépôt.

Sources consultées

Personnages associés

Aucun personnage notable n'est renseigné. Voici les premières personnes liées au lieu.

Verriers

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Sources

article La Madrague de Montredon, une verrerie industrielle aux mains d'un magnat — Un cas atypique d'industrie au XIXe siècle à Marseille — Laurence Serra https://shs.hal.science/halshs-00505561

Bulletin de l'Association Française pour l'Archéologie du Verre, 2006, n°14, pp. 42-44. Source historique sérieuse de référence sur la verrerie Verminck.

etat civil Acte de purge des hypothèques - achat du Mamelon par C.-A. Verminck — Le Sémaphore de Marseille, 18 juin 1882 https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/18-juin-1882/4/f2d69bfa-7982-485e-8243-0d0468e3e773

Source capitale : confirme que Verminck a acheté au sieur Gabriel Belieu, courtier de commerce, une propriété rurale de 100 000 m² dite « le Mamelon », au quartier de Montredon entre le village et la Madrague, pour 100 000 francs (acte transcrit le 29 avril 1882). Ce n'est pas un rachat d'une ancienne verrerie mais une création ex nihilo sur terrain vierge.

article Constitution de la société C.-A. Verminck et Cie — Le Sémaphore de Marseille, 11 août 1909 https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/11-aout-1909/4/9760957a-89d9-4b00-9ce2-52c8313e3174

Actes des 24 juin et 7 juillet 1909. Description précise des apports : usine à usage de verrerie avec terrain de 60 000 m², terrain séparé de 7 673 m², tunnel reliant les deux sous le chemin de la Madrague par wagonnets Decauville pour jeter les scories à la mer. Valeur de l'ensemble : 700 000 francs.

article Grève à la verrerie Verminck — Le Petit Provençal, 24 juin 1891 https://www.retronews.fr/journal/le-petit-provencal/24-juin-1891/2/2ccc03f5-fdd8-41d8-94a6-80078e7544fc

Première grève : refus de garantir un salaire minimum. Salaires tombés de 4 fr. à 1 fr. 50 par jour. 200 ouvriers. Brigade de gendarmerie et commissaire de police de Mazargues. Article concluant : « Toujours la force au service du capital ».

article Reprise partielle après la grève de 1891 — La Petite République, 27 octobre 1891 https://www.retronews.fr/journal/la-petite-republique/27-octobre-1891/2/7922f709-7ab4-46c6-9b05-6ea06b9a0f0d

Un four sur deux rallumé. Les grévistes demandent à reprendre le travail, la continuation de la grève « ne pouvant que favoriser la concurrence étrangère ».

article Tentative de vol à la verrerie — Le Petit Marseillais, 10 février 1885 https://www.retronews.fr/journal/le-petit-marseillais/10-fevrier-1885/2/77114a37-2e71-4b77-943e-058230cfbaf9

Vers 4 heures du matin, voleurs mis en fuite devant un bureau contenant 4 000 francs.

article Blessure grave d'un enfant de 14 ans à la verrerie — Le Petit Marseillais, 8 juin 1884 https://www.retronews.fr/journal/le-petit-marseillais/08-juin-1884/2/f8ac2b49-2e59-4257-adf7-3afb4c2d1929

Salvator Garisi, 14 ans, se fracture les deux bras. Première mention de la verrerie Verminck dans la presse.

article Incendie de bauque à la verrerie — Le Petit Provençal, 28 avril 1899 https://www.retronews.fr/journal/le-petit-provencal/28-avril-1899/2/68cb9225-fe7b-48dd-822d-70a78b416a81

Incendie de balles de bauque (herbe des marais servant à l'emballage des bouteilles). Dégâts : 2 000 francs.

article Incendie de paillons à bouteilles — La Lanterne, 20 mars 1904 https://www.retronews.fr/journal/la-lanterne/20-mars-1904/3/88ac22dc-f352-442a-9145-e6bd31deca60

100 000 kilos de paillons à bouteilles partent en fumée.

article Délégation d'ouvriers licenciés reçue par le préfet — Le Petit Provençal, 3 mai 1934 https://www.retronews.fr/journal/le-petit-provencal/03-mai-1934/6/2b6efdca-fe41-4507-a886-81cb0b5880ec
article Fermeture de la verrerie de Montredon — délégation reçue — Le Petit Marseillais, 11 mai 1934 https://www.retronews.fr/journal/le-petit-marseillais/11-mai-1934/12/84db6d50-bf1e-47da-8aa8-5196528709d9

Délégation du Comité Grotte-Rolland, le Fortin, la Rose, Cité Verminck, Montredon, reçue par M. Chalanson, administrateur délégué de la Verrerie Verminck.

article Ruines de la verrerie Verminck après incendie — Paris-soir, 4 décembre 1935 https://www.retronews.fr/journal/paris-soir/04-decembre-1935/7/ae96fd0e-330c-474e-ae77-5ea37b9af93b

« La Verrerie Verminck au quartier de la Madrague-Montredon, détruite par un incendie, n'est plus qu'une ruine d'un triste aspect. »