Verrerie

Verrerie de la rue de Belloy

avant 1783 — 1844

Aussi connue sous : Ferry-Paris (de) Joseph · de Grenier Jean-Paul · Quaillard puis du Queylar (Joseph Marie) · du Queylar (César)

Disparue — sans vestiges

Noms et raisons sociales

Ferry-Paris (de) Joseph
Nom d'usage avant 1783 — 1789
de Grenier Jean-Paul
Nom d'usage 1792 — vers 1812
Quaillard puis du Queylar (Joseph Marie)
Nom d'usage entre 1802 et 1804 — 1838
du Queylar (César)
Nom d'usage 1838 — 1844

Histoire

Résumé

La verrerie de la rue de Belloy est le site fondateur de la lignée verrière qui donnera naissance, un siècle plus tard, à la grande verrerie de Saint-Marcel. Son histoire commence au moins en 1783 — date du mariage de son exploitant Joseph de Ferry dit “Paris” — et sans doute bien avant, dans le prolongement de l’implantation verrière des Ferry dans le quartier de la porte Paradis. À la mort de Joseph de Ferry en 1789, son ami et pair Jean-Paul de Grenier, noble verrier, prend la direction de la fabrique en épousant la veuve en 1792. Le mariage en 1799 de la fille de Joseph, Thérèse Rose Zoé de Ferry, avec Joseph Marie Caillard — futur “du Queylar” — installe une nouvelle génération à la tête de l’établissement, en co-direction avec Grenier pendant au moins une dizaine d’années. La fabrique reste active jusqu’en 1844-1845, date à laquelle César du Queylar abandonne ce site intra-muros pour s’installer à la Capelette, puis à Saint-Marcel. La suite de cette histoire est racontée dans la fiche Verrerie de la Capelette puis Saint-Marcel.


Historique

Origines : Mazaugues, Peypin, et le réseau Ferry (XVe — XVIIIe siècle)

La généalogie des du Queylar (vrai patronyme : Caillard) remonte au moins au XIIIe siècle, en Languedoc. Gentilshommes verriers de père en fils, ils exercent leur métier dans toute la Provence orientale : Étienne François Caillard meurt à Mazaugues le 29 octobre 1745 — la même bourgade du Var d’où est issu César de Ferry, père du futur fondateur de la verrerie rue de Belloy. Ce n’est pas une coïncidence : Mazaugues est un berceau commun des deux familles, qui se côtoient dans les verreries forestières provençales depuis des générations.

Le fils d’Étienne François, Marc-Antoine Caillard (dit “écuyer”), formé à Mazaugues, s’installe à Marseille vers 1770 et exerce d’abord à Peypin — à deux pas de La Destrousse et de ses fours au charbon. Il épouse une de Ferry, resserrant encore les liens entre les deux dynasties. Son fils Joseph Marie, né à Peypin le 29 novembre 1775, s’établit à Marseille vers 1793.

Le vrai patronyme de la famille est Caillard, non du Queylar. La substitution officielle de “Caillard” par “de Queylar” n’interviendra que par jugement du tribunal civil de Marseille du 20 décembre 1828, signifié en marge de tous les actes antérieurs par le greffier Adolphe Conte. Ce changement délibéré vise à se distinguer des cousins Quaillard de Trets tout en adoptant une consonance plus aristocratique. Joseph Marie lui-même signe dès 1804 sous la forme intermédiaire “Quaillard” — un premier pas non officiel, documenté par l’acte de naissance de sa fille Euphrosine.

Joseph de Ferry dit “Paris” : le fondateur (avant 1783 — 1789)

Le Guide marseillais de 1788 (Mazet) atteste la verrerie sous le nom “Ferry-Paris, (de) Joseph, Fab. Verrier, hors la porte de Paradis” 1. Le surnom “Paris” est une contraction ou déformation de “Paradis” — la porte de Paradis toute proche — utilisée uniquement comme raison sociale dans les guides commerciaux. Aucun acte d’état civil ne mentionne ce surnom : dans les actes, Joseph est simplement “Noble Joseph de Ferry”, fils de “Noble César de Ferry du lieu de Mazaugues”.

L’acte de mariage de Joseph de Ferry, le 8 octobre 1783 à la paroisse Saint-Ferréol de Marseille, révèle l’essentiel de sa biographie 2 : fils de César de Ferry (de Mazaugues, diocèse d’Aix), il réside à Marseille “depuis son enfance”, rue Sainte. Il épouse Thérèse Christine Mourlaque, fille mineure d’une famille de Barjols (diocèse de Fréjus). Le père de Joseph, César de Ferry, s’oppose d’abord au mariage — sans doute parce que Thérèse Mourlaque n’est pas de noblesse verrière — avant d’y consentir via procureur (Joseph Cucurni, marchand de verre). L’acte révèle également les témoins : Noble François de Ferry, Noble Pierre Joseph de Faucon (lui-même fabricant verrier, demandeur d’autorisation à la Chambre en 1774), et surtout Noble Jean-Paul de Grenier — futur co-directeur de la verrerie, déjà intégré au réseau verrier marseillais dès 1783.

La fabrique “hors la porte de Paradis” existe donc avant 1783 et appartient à la famille Ferry depuis une date inconnue. Elle produit vraisemblablement du verre d’emballage — bouteilles et dames-jeannes — pour le commerce marseillais, comme l’ensemble des verreries de ce réseau nobiliaire.

Joseph de Ferry décède le 28 juillet 1789 à 57 ans, “près rue Silvabelle” — artère du quartier Notre-Dame du Mont, à proximité immédiate de la porte Paradis 3. Sa veuve, Thérèse Christine Mourlaque, demeure avec leur fille Thérèse Rose Zoé (née vers 1783-1784) dans le logement familial rue des Bergers, île 29, maison 10 — adresse résidentielle distincte du site de la fabrique rue de Belloy.

Jean-Paul de Grenier : la continuité nobiliaire (1792 — vers 1812)

Après le décès de Joseph de Ferry en 1789, la fabrique semble à l’arrêt ou ralentie : le Guide de 1793 reconduit l’entrée “Ferry-Paris, Joseph” sans la mettre à jour, ce qui suggère soit une inertie éditoriale, soit une exploitation maintenue sous l’enseigne du défunt. Serra n’y mentionne aucune activité en 1797 — le trou révolutionnaire est réel.

La solution vient de Jean-Paul de Grenier. Ce noble verrier, témoin au mariage de Joseph de Ferry en 1783, épouse la veuve Thérèse Christine Mourlaque le 28 janvier 1792 — six ans après la mort de son ami. Ce n’est pas une opportuniste intrusion bourgeoise : Grenier est un pair de Joseph, un gentilhomme verrier marseillais intégré au réseau depuis au moins une décennie. En épousant la veuve, il assure la continuité de l’exploitation dans les règles du clan — exactement comme Sébastien de Bouillanne-Colombe se formera chez son beau-père Pompée de Ferry à Trets, ou comme Thomas Ferry Duvallon reprendra la fabrique de son beau-père Barthélémy boulevard du Musée.

Thérèse Christine Mourlaque décède le 1er décembre 1798, laissant leur fille Thérèse Rose Zoé de Ferry doublement orpheline, sous la tutelle de son beau-père Grenier.

Le Guide Mazet de 1803 atteste Grenier comme “fabricant de verres, rue des Bergers, île 29, maison 10” 4 — adresse résidentielle de la famille Ferry, non le site de la fabrique. La fabrique est rue de Belloy, le logement et le comptoir sont rue des Bergers. Cette distinction entre domicile/comptoir et site industriel est constante dans ces guides marseillais, qui enregistrent souvent l’adresse personnelle du fabricant plutôt que celle de sa fabrique.

Joseph Marie Caillard et Grenier : la co-direction (1799 — vers 1812)

Le 18 juin 1799, Joseph Marie Caillard épouse Thérèse Rose Zoé de Ferry à Marseille 5. Elle a 15 ans et demi, il en a 23. Joseph Marie réside rue du Moulin (section 22) ; Thérèse demeure rue des Bergers île 29 (section 21, le guide de 1788 précise “section 21” pour cette adresse, mais c’est vraisemblablement la section 23 — Grand Chemin de Rome — car l’officier d’état civil a pu se tromper de numéro). Les témoins verriers — Claude Marie Guison et Pierre Escrivant (d’Escrivan) — confirment l’ancrage dans le réseau nobiliaire.

En 1799, Joseph Marie est encore dit “verrier” (souffleur) — il n’est pas encore entrepreneur. En 1802, à la naissance de son fils César rue des Bergers, il est toujours “verrier” 6. C’est entre 1802 et 1804 que le basculement intervient : à la naissance d’Euphrosine en 1804, Joseph Marie est qualifié de “fabricant de verre7. Il signe cet acte “Jh Quaillard” — première trace du glissement orthographique vers “du Queylar”.

À cette date, les deux hommes sont attestés à la même adresse — rue des Bergers — par les guides de 1803 4 : Grenier et Quaillard, fabricants de verre, île 29, maison 10. Cette co-direction durera au moins jusqu’en 1812 (Guide Chardon), soit une dizaine d’années. Chacun gère sa part de l’entreprise et en perçoit les bénéfices. La transmission n’est pas une passation brutale mais un glissement progressif, au fil des années et des remplacements de creusets.

La rue des Bergers est tout au long de cette période une adresse résidentielle et commerciale — héritée de la famille Ferry de Thérèse, où loge également Jean-Baptiste Guizon, “verrier demeurant même maison que le père” en 1804. La fabrique est rue de Belloy, comme l’attesteront les états de section du cadastre de 1827.

Joseph Marie seul directeur (vers 1812 — 1838)

À une date indéterminée vers 1812-1815, Jean-Paul de Grenier disparaît des sources — mort ou retraite. Joseph Marie se retrouve seul directeur de la fabrique rue de Belloy, qu’il a progressivement prise en main depuis son mariage de 1799.

Les états de section du cadastre de 1827 révèlent l’état du quartier 8 : Joseph Marie de Queylar est propriétaire des parcelles 151 à 156 rue de Belloy, dont la parcelle 152 désignée “fabrique de verre”. C’est un établissement de taille modeste — environ deux fois inférieur à l’ancienne fabrique Grimblot voisine. Pons Grimblot avait tenu une fabrique rue des Vignerons jusqu’en 1824, date à laquelle une autorisation royale lui permet de la transférer aux Catalans. Après ce départ, son site est racheté par Jean Joseph de Ferry (fabricant de verre, domicilié boulevard du Musée n°46 en 1815), qui n’en poursuit pas l’exploitation verrière — un rachat stratégique pour éliminer un concurrent et récupérer les vastes magasins comme entrepôts du réseau Ferry. En 1827, la fabrique du Queylar est la seule encore active dans ce quartier.

L’acte de mariage de César, le 27 décembre 1828, est explicite : père et fils sont tous deux “fabricants de verres”, domiciliés rue des Princes n°2 9 — le domicile a encore changé, mais la fabrique est toujours rue de Belloy.

Joseph Marie meurt le 4 juin 1838 à Marseille, à 63 ans, “rue chemin des Princes n°10”, “veuf de Thérèse de Ferry et époux de Marie Anne Françoise Bérenguier” — un second mariage dont on ignore la date 10.

César et la fermeture du site intra-muros (1838 — 1844-1845)

César Marie Joseph du Queylar reprend la direction à la mort de son père en 1838. Les Indicateurs de 1843 et 1844 mentionnent encore « Dequeylard, rue du Belloy 1 », sans fabrique explicite — signe que le site intra-muros est en fin d’activité 11.

En décembre 1844, une enquête comodo-incomodo est ouverte pour l’établissement d’une fabrique de verre “dans une propriété rurale située au hameau de la Capelette” 12. César cherche activement un nouveau site périphérique. L’Indicateur de 1845 mentionne déjà “la fabrique chemin de Toulon” — le chemin de Toulon traversant la Capelette, les deux dénominations désignent le même site. La transition de la rue de Belloy vers la Capelette s’effectue directement, en 1844-1845, sans site intermédiaire.

La suite de cette histoire — Capelette, Saint-Marcel, Pont-de-Vivaux — est racontée dans la fiche Verrerie de la Capelette puis Saint-Marcel.


Situation géographique

Localisation

La verrerie se trouvait rue de Belloy 1, Marseille intra-muros, dans le quartier de la porte Paradis — actuel 6e arrondissement. La rue de Belloy existe encore, perpendiculaire au cours Lieutaud, entre la place du Général-de-Gaulle (ancienne place Castellane) et la rue Paradis.

Le domicile et comptoir de la famille était distinct : rue des Bergers (adresse résidentielle Ferry, section 21/23) en 1802-1804, rue des Princes en 1809-1828, rue chemin des Princes en 1838. La distance entre la rue des Bergers et la rue de Belloy est d’environ 700 mètres — parfaitement compatible avec une exploitation quotidienne à pied.

Sources cadastrales

Le cadastre napoléonien de Marseille, section dite du Grand Chemin de Rome, états de section datés de 1827 (cote AD13), identifie les parcelles 151 à 156 rue de Belloy, dont la parcelle 152 désignée “fabrique de verre”, propriétaire “de Queylar Jh fabriquant de verre”. La carte de la section est malheureusement lacunaire à cet endroit précis — un morceau manque — empêchant une localisation millimétrique sur le plan.

À 300 mètres, rue des Vignerons n°8, le même cadastre identifie les parcelles 607-614, dont la parcelle 608 désignée “entrepôt ou ancienne fabrique”, propriétaire “Jean Joseph Ferre” (de Ferry) — l’ancienne fabrique Grimblot rachetée après sa faillite.

État actuel

Zone entièrement urbanisée. Aucun vestige architectural identifié.


Personnages liés

César de Ferry (Mazaugues, vers 1710 — Barjols, après 1783). Père de Joseph de Ferry. Noble verrier de Mazaugues, de la même génération qu’Étienne François Caillard/du Queylar. S’oppose au mariage de son fils avec Thérèse Mourlaque en 1783 avant d’y consentir.

Joseph de Ferry dit “Ferry-Paris” (vers 1732 — Marseille, 28 juillet 1789). Fils de César de Ferry. Réside à Marseille “depuis son enfance”. Exploite la verrerie “hors la porte de Paradis” — attestée dès 1788, fondée avant 1783. Épouse Thérèse Christine Mourlaque en 1783. Décède à 57 ans “près rue Silvabelle”. Père de Thérèse Rose Zoé de Ferry, future épouse de Joseph Marie Caillard.

Jean-Paul de Grenier (dates inconnues — après 1812). Noble verrier, déjà intégré au réseau marseillais en 1783 comme témoin au mariage de Joseph de Ferry. Épouse la veuve Thérèse Christine Mourlaque le 28 janvier 1792. Reprend la direction de la verrerie rue de Belloy. Co-dirige avec Joseph Marie Caillard à partir de 1802-1804 au moins, jusqu’à une date inconnue vers 1812. Attesté fabricant de verre dans les guides de 1803, 1806, 1809 et 1812.

Thérèse Rose Zoé de Ferry (vers 1783-1784 — Marseille, 18 avril 1819). Fille de Joseph de Ferry et Thérèse Christine Mourlaque. Doublement orpheline à 15 ans. Épouse Joseph Marie Caillard le 18 juin 1799. C’est par elle que l’héritage verrier Ferry passe aux Caillard/du Queylar.

Joseph Marie du Queylar (né à Peypin le 29 novembre 1775 — †Marseille, 4 juin 1838). Vrai patronyme : Caillard, substitué officiellement par “de Queylar” par jugement du 20 décembre 1828. Encore “verrier” en 1799 et 1802. Devient “fabricant de verre” entre 1802 et 1804. Co-dirige avec Grenier jusqu’à vers 1812, puis seul directeur. Signe “Quaillard” dès 1804. Se remarie avec Marie Anne Françoise Bérenguier. Décède rue chemin des Princes n°10.

César Marie Joseph du Queylar (Marseille, 19 janvier 1802 — 1853). Reprend à la mort de son père en 1838. Ferme la rue de Belloy et transfère l’exploitation à la Capelette en 1844-1845. La suite de sa trajectoire est dans la fiche Verrerie de la Capelette puis Saint-Marcel.


Éléments techniques

Les données techniques sur la verrerie rue de Belloy sont rares — les sources d’époque décrivent peu les établissements de petite taille. Le cadastre de 1827 révèle un établissement modeste, deux fois moins grand que la fabrique Grimblot voisine. La thèse de Serra (données AMM/22F1) indique pour la fabrique Piscatoris — de taille comparable — seulement 8 ouvriers en 1826 et un “manège mené par un cheval destiné à la trituration de la matière première”, signe d’un archaïsme technique assumé.

Combustible : bois importé, comme l’ensemble des verreries nobiliaires marseillaises de la porte Paradis. Les tentatives de substitution par la houille sont refusées par la préfecture — la contrainte est réglementaire autant que conservatrice.

Production : vraisemblablement bouteilles et verre d’emballage, comme l’ensemble du réseau Ferry/Caillard. Le Guide de 1788 classifie Joseph de Ferry dans les fabricants de “verre d’emballage pour le commerce des Amériques”.


Contexte social

La verrerie rue de Belloy est un établissement artisanal au sens plein du terme — quelques ouvriers, un ou deux fours, une production de proximité. Elle illustre parfaitement l’atavisme verrier nobiliaire : ces gentilshommes perpetuent le modèle des verreries forestières de Mazaugues ou de Peypin transposé en ville, sans mutation d’échelle ni ambition industrielle. Pendant que Grimblot construit à 300 mètres de là une manufacture deux fois plus grande avec des verriers germaniques venus de Monthermé, les du Queylar continuent avec leurs quelques ouvriers et leur manège à cheval.

Ce n’est pas de l’immobilisme — c’est une stratégie délibérée. La taille réduite garantit la maîtrise familiale, la qualité du réseau commercial, et la résilience face aux crises. Quand Grimblot fait faillite en 1824, les du Queylar sont toujours là. Quand Dervieux s’effondre faute de débouchés coloniaux, les du Queylar vendent leurs bouteilles aux négociants marseillais. La petite fabrique rue de Belloy survit soixante ans aux grands projets industriels de ses voisins.


Erreurs et incertitudes

Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger

“Ferry-Paris désigne un Ferry venu de Paris ou portant ce prénom.” Faux. Le surnom “Paris” est une contraction de “Paradis” (porte de Paradis), utilisée uniquement dans les guides commerciaux comme raison sociale. Aucun acte d’état civil ne mentionne ce surnom — dans les actes, Joseph est “Noble Joseph de Ferry, fils de César de Ferry de Mazaugues.”

“De Coulomb et Bouillanne-Colombe sont la même famille, renommée à la Révolution.” Faux. Le Guide de 1788 liste simultanément “De Bouliane, Colombe” (rue du Pavé d’Amour) et “Coullomb, (de) François” (rue château-redon) — deux établissements distincts. Serra a fusionné deux familles réelles et distinctes en une seule, en supposant un renommage révolutionnaire non attesté. Le vrai Coulomb est François de Coulomb, fabricant rue château-redon, prédécesseur de Barthélémy au boulevard du Musée.

“La rue des Bergers était le site de la fabrique du Queylar.” Indémontrable. La rue des Bergers est l’adresse résidentielle de la famille Ferry — Thérèse Rose Zoé y demeure à son mariage en 1799, Joseph Marie y réside en 1802 et 1804 après avoir rejoint le domicile de sa femme. C’est un logement de famille, pas un site industriel. Aucune source ne désigne la rue des Bergers comme site d’une fabrique, et les états de section de 1827 n’y montrent aucune fabrique. La fabrique est rue de Belloy.

Points non résolus

  • La date de fondation : attestée avant 1783 par le mariage de Joseph de Ferry, mais la date exacte de création est inconnue. Les archives notariales AD13 (série 2E) pourraient livrer un acte de bail ou d’acquisition antérieur.
  • La date exacte de reprise par Grenier : entre 1789 (mort de Joseph) et 1792 (mariage avec la veuve). Qui gère le four entre ces deux dates ?
  • La date exacte de retrait de Grenier : disparaît des guides entre 1812 et 1815. Mort ? Retraite ?
  • Le second mariage de Joseph Marie avec Marie Anne Françoise Bérenguier : date et lieu inconnus.
  • La production exacte : aucune source ne précise le type de verre produit rue de Belloy entre 1783 et 1844.

Notes

Footnotes

  1. Guide marseillais, J. Jos. Mazet, octobre 1788 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5343690b. Également : Guide marseillais, Mazet, octobre 1793 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53436881.

  2. Acte de mariage de Joseph de Ferry et Thérèse Christine Mourlaque, 8 octobre 1783. AD13, Marseille, Mariages 1783, paroisse Saint-Ferréol, cote 201 E 1074, vue 157/216 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta2ea94465d7396c06/img:AD13_201E_1074_0158.

  3. Acte de décès de Joseph de Ferry, 28 juillet 1789. AD13, Marseille, paroisse Saint-Ferréol, BMS 1789.

  4. Guide marseillais, J. Jos. Mazet, 1803 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5346448v — et Tableau historique et politique de Marseille, Joseph Chardon, 1806 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5343276p — et Guide marseillais, Chardon, 1809 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5344173h — et Guide marseillais, Chardon, 1812 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53436970. 2

  5. Acte de mariage de Joseph Marie Caillard et Thérèse Rose Zoé de Ferry, 18 juin 1799 (30 prairial an VII). AD13, Marseille, Municipalité du Midi, registre 2, cote 201 E 1442, vue 35/59 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta2e839a05f321fee5/img:AD13_201E_1442_0056.

  6. Acte de naissance de César Marie Joseph Caillard, 19 janvier 1802. AD13, Marseille, Municipalité du Midi, Naissances, 1802, Lettre C, Registre 1, vue 19/244 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta3b1563e1bdbbde2d/img:AD13_201E_1435_0102.

  7. Acte de naissance d’Euphrosine Zoë Marie Julie Caillard, 28 décembre 1804. AD13, Marseille, Municipalité du Midi, Naissances, 1804, Lettre C, Registre 1, vue 176/177 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta2d008d92cf35b602/img:AD13_201E_2543_0092.

  8. Cadastre de Marseille, section dite du Grand Chemin de Rome, états de section datés de 1827. AD13. Rue de Belloy : parcelles 151-156, parcelle 152 désignée ‘fabrique de verre’, propriétaire ‘de Queylar Jh fabriquant de verre’. Rue des Vignerons, n°8 : parcelles 607-614, parcelle 608 désignée ‘entrepôt ou ancienne fabrique’, propriétaire ‘Jean Joseph Ferre’ (de Ferry).

  9. Acte de mariage de César du Queylar, 27 décembre 1828. Marseille, Mariages, 1828/Décembre, Registre 2, image 14 sur 17 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtaea75ad86f584dff1/img:AD13_201E_3164_0188.

  10. Acte de décès de Joseph Marie de Queylar, 5 juin 1838. AD13, Marseille, Décès, 1838/Juin, vue 8/45 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtad801e0c06dfade7a/img:AD13_201E_2954_0059.

  11. Indicateur Marseillais, éditions 1843 et 1844, Gallica. Édition 1843 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9685029h/f286.item.

  12. Le Sémaphore de Marseille, 22 décembre 1844 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/22-decembre-1844/2/451f7953-7b64-4677-a06e-d05c6928c8d5.

Personnages associés

Aucune personne liée n'a été trouvée pour cette verrerie.

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Sources

etat civil Acte de mariage de Joseph de Ferry et Thérèse Christine Mourlague (AD13, Marseille, Mariages 1783, paroisse Saint-Ferréol, cote 201 E 1074, vue 157/216) https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta2ea94465d7396c06/img:AD13_201E_1074_0158

8 octobre 1783. 'Noble Joseph de Ferry fils majeur de Noble César de Ferry et de feue Anne Élizabeth Lermitte, du lieu de Mazaugues diocèse d'Aix résidant en cette ville depuis son enfance.' Thérèse Christine Mourlaque, 'fille mineure de Sr Loüis Charles Mourlaque et de feue Thérèse Gras de Barjols diocèse de Fréjus.' Le père de Joseph (César de Ferry, à Barjols) s'oppose d'abord au mariage avant d'y consentir via procureur, après que son fils ait saisi un tribunal. Témoins : Noble François Ferry, Noble Pierre Joseph de Faucon, Noble Jean Paul de Grenier [futur co-directeur de la verrerie], Joseph Bremond cordonnier. Joseph Cucurni, marchand de verre, agit comme procureur du père. Établit : (1) l'origine mazauguaise de Joseph de Ferry, liant la famille Ferry aux du Queylar/Caillard de Mazaugues ; (2) la présence de Jean-Paul de Grenier comme pair et ami de Joseph dès 1783, six ans avant sa mort ; (3) l'ancrage du réseau verrier dans ce quartier.

etat civil Acte de décès de Joseph de Ferry, fondateur de la verrerie (AD13, Marseille, paroisse Saint-Ferréol, BMS 1789)

28 juillet 1789. 'Noble Joseph de Ferry, époux de Dame Thérèse Mourlague, âgé de cinquante sept ans, mort hier, a été enseveli dans notre cimetière [Saint-Ferréol] aujourd'hui vingt huit juillet 1789 près rue Silvabelle.' Silvabelle est une longue rue orientée Est-Ouest qui démarrait dans le secteur Notre-Dame du Mont pour déboucher sur le Boulevard Notre-Dame. Elle longe la rue de Belloy sur une centaine de mètres, confirmant l'ancrage géographique de la famille dans ce quartier. Joseph avait 56 ans en 1788 lors de la publication du guide Mazet. cohérent avec sa présence active comme fabricant.

etat civil Acte de mariage de Joseph Marie Caillard et Thérèse Rose Zoé de Ferry (AD13, Marseille, Municipalité du Midi, registre 2, cote 201 E 1442, vue 35/59) https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta2e839a05f321fee5/img:AD13_201E_1442_0056

18 juin 1799 (30 prairial an VII). 'Joseph Marie Caillard, verrier âgé de vingt trois ans sept mois, fils de feu Marc Antoine Étienne Caillard aussi verrier et de Thérèse Ferry survivante, natif de Peypin, résidant à Marseille depuis six ans [soit depuis 1793], domicilié avec sa mère Rue du Moulin, Isle dix sept, maison onze, section vingt deux.' L'épouse Thérèse Rose Zoé Ferry, 'âgée de quinze ans sept mois, fille des deffunts Joseph Ferry verrier et Thérèse Christine Mourlague, domiciliée Rue des Bergers, Isle vingt neuf, maison dix, section vingt un.' Père de l'épouse décédé le 28 juillet 1789, mère le 11 frimaire an VII [1er décembre 1798] : Thérèse est doublement orpheline, sous la tutelle de son beau-père Jean-Paul (de) Grenier. Témoins : Claude Marie Guison [de Guizon] verrier, Pierre Escrivant [d'Escrivan] verrier rue des Puces, Augustin Vilazet cordonnier, Antoine Bouid caissier. Établit : (1) la date exacte du mariage ; (2) que Joseph Marie est encore 'verrier' (souffleur) en 1799 ; (3) que Thérèse demeure rue des Bergers île 29 maison 10 et qu'il s'agit donc d'une adresse résidentielle de la famille Ferry, à environ 700 mètres de la fabrique rue de Belloy ; (4) la présence de l'inévitable réseau d'Escrivan parmi les témoins.

etat civil Acte de naissance de César Marie Joseph Caillard (futur du Queylar) (AD13, Marseille, Municipalité du Midi, Naissances, 1802, Lettre C, Registre 1, vue 19/244) https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta3b1563e1bdbbde2d/img:AD13_201E_1435_0102

19 janvier 1802. Père : 'Joseph Marie Caillard (encadré), verrier, demeurant rue des Bergers, isle 29, maison 10, section 21.' Joseph Marie est encore qualifié de 'verrier' (souffleur) en 1802 : il n'est pas encore fabricant à cette date. La rue des Bergers est le domicile familial Ferry de Thérèse, non le site de la fabrique. Mention marginale du jugement du 20 décembre 1828 substituant 'de Queylar' à 'Caillard'.

etat civil Acte de naissance d'Euphrosine Zoë Marie Julie Caillard (AD13, Marseille, Municipalité du Midi, Naissances, 1804, Lettre C, Registre 1, vue 176/177) https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta2d008d92cf35b602/img:AD13_201E_2543_0092

28 décembre 1804. Père : 'Joseph Marie Caillard, fabriquant de verre âgé de vingt huit ans, demeurant rue des Bergers isle 29 maison dix.' Joseph Marie est désormais qualifié de 'fabricant de verre' : le basculement a eu lieu entre 1802 et 1804. Témoin 1 : Auguste Ferry, marchand de verre. Témoin 2 : Jean Baptiste Guizon, verrier demeurant même maison que le père. Joseph signe 'Jh Quaillard', première trace de la graphie intermédiaire. Le domicile est toujours rue des Bergers : adresse résidentielle Ferry, pas le site de la fabrique. Même mention marginale du jugement de 1828.

etat civil Acte de baptême de Joseph Marie Caillard (futur du Queylar) (AD13, Peypin, BMS, 1775, vue 7/7) https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta8ecfa766f180dfbe/img:AD13_201E_2248_0070

30 novembre 1775 (né le 29). 'Joseph Marie Queillard (rayé, remplacé par Cailard) fils légitime de Mre Marc Antoine de Cailard et de Thérèse Ferry son épouse.' Établit que le vrai patronyme d'origine est Caillard, non du Queylar. Mention marginale du jugement du 20 décembre 1828.

etat civil Acte de décès de Joseph Marie de Queylar (AD13, Marseille, Décès, 1838/Juin, vue 8/45) https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtad801e0c06dfade7a/img:AD13_201E_2954_0059

5 juin 1838. 'Décédé hier à midi, propriétaire, âgé de soixante trois ans, né à Peipin, domicilié et demeurant à Marseille rue chemin des Princes n°10, veuf de Thérèse de Ferry et époux de Marie Anne Françoise Bérenguier.' Confirme la date de naissance (1775), le lieu (Peypin), et révèle un second mariage avec Marie Anne Françoise Bérenguier.

etat civil Acte de mariage de César du Queylar et Marie-Angélique Séjourné (Marseille, Mariages, 1828/Décembre, Registre 2, image 14 sur 17) https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtaea75ad86f584dff1/img:AD13_201E_3164_0188

27 décembre 1828. César Marie Joseph du Queylar, 'fabricant de verres, né à Marseille le dix-neuf janvier mil huit cent deux, y domicilié et y demeurant avec son père Rue des Princes n°2, fils majeur de noble Joseph Marie de Queylar, fabricant de verres, cy présent et consentant, et de feue Dame Thérèse Rose Zoé de Ferry.' Le domicile est rue des Princes, distinct de la fabrique rue de Belloy.

archive Cadastre de Marseille, section dite du Grand Chemin de Rome, états de section (AD13)

États de section datés de 1827 (et non 1819 comme la date du plan). Rue de Belloy : parcelles 151 à 156, propriétaire 'de Queylar Jh fabriquant de verre'. La parcelle 152 est désignée 'fabrique de verre'. Elle est de surface modeste, environ deux fois inférieure à celle de l'ancienne fabrique Grimblot rue des Vignerons. Rue des Vignerons, n°8 : parcelles 607-614, parcelle 608 désignée 'entrepôt ou ancienne fabrique', propriété de 'Jean Joseph Ferre' (de Ferry), racheté après la faillite de Grimblot sans reprise d'exploitation. En 1827, seule la fabrique du Queylar rue de Belloy est active dans ce quartier. La carte de la section est malheureusement lacunaire à l'endroit précis de la rue de Belloy.

livre Guide marseillais — Mazet, octobre 1788 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5343690b

Première attestation de la verrerie : 'Ferry-Paris, (de) Joseph, Fab. Verrier, hors la porte de Paradis.' Le surnom 'Paris' est une contraction/déformation de 'Paradis' utilisée uniquement comme raison sociale car aucun acte d'état civil ne mentionne ce surnom. Le même guide liste aussi 'De Bouliane, Colombe, Fabs. Mds. Verriers, rue du Pavé-d'Amour' (rue Piscatoris) et 'Coullomb, (de) François, Fab. Verrier, rue Château-redon' (deux établissements distincts que Serra confond parfois). Source fondamentale pour le paysage verrier marseillais de 1788.

livre Guide marseillais — Mazet, octobre 1793 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53436881

Ferry-Paris, Joseph, est toujours listé comme fabricant 'hors la porte de Paradis' — entrée probablement non mise à jour après son décès de 1789, ou exploitation maintenue sous son nom par Grenier. La Révolution n'a pas interrompu l'activité verrière marseillaise, même si elle a sûremen teu un effet sur les volumes : les mêmes noms, parfois sans particule, sont présents.

livre Guide marseillais — Mazet, 1803 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5346448v

Grenier Jean-Paul et Quaillard Joseph listés tous deux comme fabricants de verre à la même adresse (rue des Bergers, île 29, maison 10), cette adresse est le domicile résidentiel Ferry, pas la fabrique. La fabrique est rue de Belloy, c'est la même que celle de "Ferry-Paris" à la fin de l'Ancien Régime. Co-direction attestée : les deux hommes exploitent ensemble depuis au moins 1803. Vence Joseph attesté boulevard Piscatori île 48 donc exploitant de la fabrique Bouillanne-Colombe rue Piscatoris.

livre Tableau historique et politique de Marseille — Chardon, 1806 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5343276p

Confirme les données de 1803 : Grenier et Quaillard toujours fabricants. Grimblot attesté pour la première fois 'rue des Vignerons, près St. Suffren' — confirmant l'hypothèse que c'est Chartier (attesté 'rue Suffren, hors la porte Paradis' en 1793) qui a fondé ce site avant Grimblot.

livre Guide marseillais — Chardon, 1809 et 1812 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5344173h

Grenier Jean-Paul et Quaillard Joseph passent à la 'rue des Princes', un nouveau domicile/comptoir, fabrique toujours rue de Belloy. Vence Joseph attesté boulevard du Musée n°46 en 1812, ayant quitté la rue Piscatoris, vraisemblablement fondateur ou repreneur d'une nouvelle fabrique sur le boulevard du Musée entre 1806 et 1812.

livre Indicateur Marseillais, Guide du Commerce — éditions 1843 à 1876

Éditions 1843 et 1844 : 'Dequeylard, rue du Belloy 1' — dernier site intra-muros encore actif ou en fermeture. Édition 1845 : 'Duqueylard, Jph, rue St-Jacques, 44 ; la fabrique chemin de Toulon' — transfert effectué. Édition 1843 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9685029h/f286.item — édition 1845 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9685952v/f241.item

article Enquête comodo-incomodo pour la Capelette — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/22-decembre-1844/2/451f7953-7b64-4677-a06e-d05c6928c8d5

22 décembre 1844. 'M. le maire de Marseille donne avis qu'il sera procédé [...] à l'information de commodo et incommodo sur le projet d'établissement d'une fabrique de verre dans une propriété rurale, située au hameau de la Capelette.' Établit que fin 1844 la transition vers la Capelette n'est pas encore réalisée. César abandonne la rue de Belloy et s'installe à la Capelette en 1845.

livre Les verreries marseillaises de la fin de l'Ancien Régime à la Révolution industrielle — Serra, Laurence

Provence historique, fascicule 236, 2009 — et thèse de doctorat, 2011. Les cartes chronologiques attestent 'Ferry Paris Joseph' près de la porte Paradis en 1788 et 'Quaillard J.' au même emplacement dès 1806. À utiliser avec la plus grande prudence : Serra a semble-t-il manqué certaines données essentielles (Ferry-Vaunière, Jean-Paul de Grenier noble verrier, distinction Coulomb/Colombe). Elle confond systématiquement les du Queylar et les Quaillard. Sa thèse est précieuse pour ses cotes d'archives AD13 (C2301, C3419, 5M/675).