Verrier

Louis de Belle Duplan

18 novembre 1753 — 1er février 1814

Gentilhomme verrier savoyard — archétype de la chute de la caste des gentilshommes verriers

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Biographie

Résumé

Louis de Belle, sieur Duplan (Corbel, 18 novembre 1753 — Rive-de-Gier, 1er février 1814) est un gentilhomme verrier dont la vie offre l’illustration la plus saisissante de la chute de la caste verrière à la charnière de l’Ancien Régime et de la Révolution. Issu de la vieille famille noble des de Belle d’Allèves (Savoie), allié par son mariage à la dynastie des de Fassion, il commence sa vie adulte avec tous les attributs du rang, en 1778, il signe son contrat de mariage « Noble Louis de Belle sieur Duplan », et la termine comme simple « verrier », veuf, dont les petits-enfants sont des mineurs de fond illettrés.

Sa trajectoire professionnelle est celle d’un ouvrier itinérant, non d’un maître : on le suit de la verrerie de Serin (Lyon, où il réside en 1778) à la verrerie Janériat de Vienne (1788), puis à la verrerie blanche de Rive-de-Gier (celle de Folletête) en 1789, et enfin à la verrerie Dumas et Rochette de Rive-de-Gier, où il achève sa carrière jusqu’à sa mort. Entre ces stations, la famille fait des allers-retours vers le pays d’origine de son épouse, la forêt de Bonnevaux (Semons, Lieudieu), où Marie Marthe de Fassion meurt « manouvrière » en 1801, journalière, déclarée par des voisins parce que son mari travaille alors loin d’elle, à Rive-de-Gier.

Le déclassement se lit, acte après acte, dans les mots mêmes que les officiers emploient pour le désigner : « noble sieur Duplan » (1778), « Sr noble […] ouvrier verrier » (1788, la titulature et la condition ouvrière dans la même ligne), « ouvrier » (1789), « verrier » (1811, 1814). La particule tombe, le « noble » disparaît, le métier seul demeure. Louis de Belle n’est pas un cas isolé : il est l’archétype d’un effondrement de caste que la concurrence avait amorcé sous l’Ancien Régime et que la Révolution acheva.


Une lignée de gentilshommes verriers savoyards

Louis de Belle appartient à la famille des de Belle (ou Debelle), vieille lignée de gentilshommes verriers attestée surtout en Savoie, autour d’Allèves. Les de Belle sont alliés depuis longtemps à d’autres dynasties du verre : dès le 17 novembre 1635, Antoine de Breton épouse Anne de Belle à Tullins (Isère), fondant l’alliance des de Belle et des de Breton dit Dutour, une alliance encore vivante au mariage de Louis en 1778, où figure un Claude Dutour de Breton. Les nombreux rameaux de la famille se dispersent au gré des verreries : on les retrouve à Remilly (verrerie de la Bouë, Bourgogne), à Lussat (Creuse), plus tard jusqu’en Aveyron.

Louis naît le 18 novembre 1753 à Corbel, dans le massif de la Chartreuse savoyarde. Il est le fils de Sr Pierre Duplan, « maître verrier de sa profession » (noble Pierre Debel), et de demoiselle Anne Gey (Jay). Que Louis naisse fils d’un maître verrier rend sa chute ultérieure d’autant plus frappante : il part du sommet de la profession pour finir simple ouvrier. (Les actes postérieurs le diront « natif des Échelles » : Les Échelles et Corbel sont deux communes voisines de Chartreuse, un temps réunies après la Révolution, d’où l’hésitation des actes tardifs entre les deux noms.)

Une branche de la famille, les de Belle d’Avignère (Devignières), est demeurée dans les montagnes de Chartreuse : on la retrouve marraine et présente aux baptêmes des enfants de Louis (Jeanne Debelle d’Avignière, 1784 et 1786). Cette branche s’y est maintenue durablement : un François Debelle d’Avignère fut maire de Corbel de 1884 à 1892. Tandis que Louis descend vers les verreries du Rhône et y déchoit, sa parenté restée au pays conserve, elle, son rang de notabilité locale, contraste éloquent entre les deux destins d’une même souche.


L’apogée : le mariage de Saint-Vincent (1778)

Le 10 février 1778, à Lyon, paroisse Notre-Dame-de-la-Platière, Louis de Belle épouse Marie Marthe de Fassion. C’est un mariage entre deux maisons de gentilshommes verriers : l’épouse est fille de Pierre de Fassion, maître de la verrerie de Bon Rencontre à Primarette, et de Marie Marthe du Mollard, elle-même fille du noble verrier François Arnaud. L’époux, lui, demeure paroisse Saint-Vincent, c’est-à-dire dans le quartier de Serin, où se trouve alors la seule verrerie de la région qui soit indépendante du monopole Robichon-Enard, la première à lui tenir tête.

L’acte est un véritable rassemblement de la caste verrière dauphinoise et savoyarde : parmi les témoins figurent Jean Baptiste de Fassion, Claude Dutour de Breton (l’allié ancestral), et Claude de Virgile, gentilhomme verrier, futur exploitant de la verrerie de Buis, et personnage lié à François Éléonore de Finance (dont il fut le témoin de mariage, et qui sera parrain de ses enfants). À ce moment, Louis de Belle est au sommet : il signe de sa main « Noble Loüis de Belle sieur Duplan ».


Les années de Chartreuse (1778-1788)

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le couple ne descend pas aussitôt vers les verreries du Rhône. Pendant une dizaine d’années, il réside au pays natal de Louis, en Chartreuse savoyarde, où naissent ses premiers enfants : Éléonore (Corbel, 22 août 1780), Jeanne Marie (Saint-Pierre-de-Chartreuse, 13 octobre 1784) et François (Saint-Pierre-de-Chartreuse, 13 octobre 1786). Aux baptêmes, Louis est encore « noble Louis Debelle Duplan », et la parenté Fassion (Jean Baptiste de Fassion, parrain en 1784) comme la branche d’Avignère entourent la famille. La bascule vers la condition ouvrière n’est donc pas encore amorcée : elle ne commencera qu’au départ pour Vienne, en 1788.


La descente : Vienne, Rive-de-Gier, et la bascule des mots (1788-1789)

Dix ans après le mariage, le ton change. Le 27 août 1788, au baptême de son fils Joseph à Vienne (paroisse Saint-Sévère), Louis est désigné « Sr noble Louis Debelle Duplan […] ouvrier verrier ». La formule est capitale : elle accole, dans une même ligne, le rang (« noble ») et la condition (« ouvrier verrier »). Le titre survit, mais le statut a déjà basculé : Louis n’est plus maître ni gentilhomme verrier, un statut déjà dépassé. Il est employé à la verrerie Janériat de Vienne, aux côtés d’un autre ouvrier, Joseph Girard. C’est, du reste, le plus ancien acte connu nommant des verriers à Vienne.

L’année suivante, la chute se confirme et le « noble » disparaît. Le 19 novembre 1789, à l’inhumation de ce même fils Joseph (mort à 15 mois), Louis n’est plus que « Louis Debelle, ouvrier à la verrerie blanche de Rive-de-Gier ». La « verrerie blanche », par opposition à la « verrerie noire » (les bouteilles de Claudius), distinction populaire attestée par un autre acte de 1787, est la verrerie de verre blanc d’assortiment de Folletête. De Belle est l’un des premiers ouvriers nommément attestés de cette verrerie. Et il est, comme Folletête, comme Claudius, comme les Allimand, un homme venu de Serin ou de Lyon : la pépinière lyonnaise déverse à Rive-de-Gier non seulement ses entrepreneurs et ses souffleurs comtois, mais aussi des nobles verriers déclassés.


La dislocation et la fin (1790-1814)

La vie de la famille se partage désormais entre l’usine (Rive-de-Gier) et le village (la forêt de Bonnevaux, pays des Fassion). Une fille, Marianne, naît en 1790 à Semons/Lieudieu. Puis, le 23 février 1801, Marie Marthe de Fassion meurt à Lieudieu, « manouvrière » (journalière) à 42 ans, déclarée par deux voisins cultivateurs. Son mari n’est pas là : il travaille à Rive-de-Gier. La fille du maître de Bon Rencontre, petite-fille de noble verrier, s’éteint au dernier échelon social, dans une famille désormais disloquée par la nécessité économique.

Louis, lui, poursuit sa carrière d’ouvrier à Rive-de-Gier. En 1811, il a changé d’établissement : il est « verrier à la verrerie Dumas et Rochette » (dont le directeur est alors Vincent Albert). Le 31 mai 1811, au mariage de sa fille Marianne avec Pierre Antoine Alin, « ouvrier aux carrières », un détail bouleversant apparaît : Louis signe l’acte de son nom, alors que les époux ne savent pas signer. La culture lettrée héritée de sa naissance noble s’éteint en une génération : le père écrit encore, ses enfants sont retombés dans l’illettrisme ouvrier.

Louis de Belle meurt le 1er février 1814 à Rive-de-Gier, à 62 ans, simple « verrier », veuf. Ce ne sont pas des pairs qui déclarent sa mort, mais son gendre mineur de fond et un autre homme, tous deux illettrés. L’acte est signé « Fleurdelix Jn. maire », Jean Marie Fleurdelix, le drapier-houilleur devenu maître verrier, maire et propriétaire de la verrerie voisine. Le notable manufacturier en pleine ascension enregistre, d’un trait de plume, la mort du gentilhomme verrier précipité au salariat. Les deux trajectoires (l’ascension bourgeoise et la chute nobiliaire) se croisent une dernière fois sur le même acte.


Portée : l’archétype de la fin du gentilhomme verrier

Louis de Belle Duplan n’est pas qu’une biographie : c’est une démonstration. Là où François Éléonore de Finance illustre l’échec du gentilhomme verrier resté à son rang, incapable de se muer en entrepreneur, mais propriétaire terrien à son décès, de Belle incarne la forme la plus brutale du déclassement : le noble précipité dans la condition ouvrière, puis dans l’anonymat. Les deux hommes se connaissent d’ailleurs par le même réseau (de Virgile, les Fassion, Serin, la forêt de Bonnevaux) ; ils sont les deux visages d’une même fin de caste.

Sa trajectoire confirme aussi une chronologie : la chute n’attend pas la Révolution. Dès 1788-1789 (sous l’Ancien Régime), de Belle est déjà ouvrier. C’est la concurrence naissante (Serin, Rive-de-Gier), qui déclasse ceux qui ne peuvent pas devenir entrepreneurs, qui amorce le mouvement ; la Révolution, en abolissant les privilèges, ne fait que l’accélérer. De Belle est l’archétype de cette bascule, saisi acte après acte, du « noble sieur Duplan » de 1778 au « verrier » anonyme de 1814.

AnnéeLieuActeTitulature
1753CorbelBaptême« Loüis né d’aujourd’hui fils légitime de Sr. Pierre Duplan maître verrier »
1778LyonMariage« Noble Loüis de Belle sieur Duplan »
1780-86ChartreuseBaptêmes« Noble Louis Debelle Duplan »
1788VienneBaptême« Sr noble Louis Debelle Duplan […] ouvrier verrier »
1789Rive-de-GierInhumation« Louis Debelle ouvrier à la verrerie blanche »
1811Rive-de-GierMariage fille« Louis Debelle verrier à la verrerie Dumas et Rochette »
1814Rive-de-GierDécès« Louis Debelle verrier »

Points non résolus

  • La date d’entrée à la verrerie Dumas et Rochette : entre 1789 (verrerie blanche / Folletête) et 1811 (Dumas et Rochette), le détail de son parcours ripagérien et de ses allers-retours avec Bonnevaux n’est pas connu.
  • Le devenir de ses enfants : Éléonore (1780), Jeanne Marie (1784) et François (1786), nés en Chartreuse ; Joseph (1788) meurt enfant (1789) ; Marianne (1790) épouse un ouvrier des carrières en 1811. Le sort des trois aînés, restés ou non en Chartreuse, est à établir.
  • L’identification « verrerie blanche = Folletête » est très probable (verre blanc d’assortiment, opposition à la « verrerie noire » des bouteilles), mais l’acte de 1789 ne nomme pas explicitement Folletête comme exploitant à cette date.

Sources

L’ensemble de cette biographie repose sur dix actes d’état civil et paroissiaux (AD Savoie ; AML ; AD Isère ; AD Loire), qui suffisent à reconstituer la trajectoire complète, de la naissance (1753) à la mort (1814). Le détail des cotes et liens figure dans les sources.

Frise chronologique

Naissance

Fils légitime de Sieur Pierre Duplan maître verrier de sa profession et de demoiselle Anne Gey, mariés.

18 novembre 1753
vers 1778
Verrier (présence attestée)

Au mariage du 10 février 1778, Louis de Belle « demeure sur la paroisse de Saint-Vincent » — c'est-à-dire dans le quartier de Serin, où se trouve alors l'unique verrerie indépendante de la région. L'a…

Mariage

Mariage avec Marie Marthe de Fassion. Il signe « Noble Louis de Belle sieur Duplan », apogée de la titulature. L'époux demeure paroisse Saint-Vincent (quartier de Serin). Parmi les témoins : Jean Bapt…

10 février 1778
22 août 1780
Événement

Baptême de sa fille Éléonore de Belle Duplan (née le 21 au soir). Marraine Éléonore Chapelle, du lieu des Échelles. Le couple réside alors au pays natal de Louis, en Chartreuse savoyarde — la trajecto…

Événement

Baptême de sa fille Jeanne Marie Debelle Duplan (née le 10). Parrain noble Jean Baptiste de Fassion, marraine dame Jeanne Debelle d'Avignière (branche de Belle d'Avignère, restée en Chartreuse). Le co…

13 octobre 1784
13 octobre 1786
Événement

Baptême de son fils noble François Debelle Duplan (né la veille). Parrain noble François Debelle Duplan, marraine Marie Bartholet ; présente dame Jeanne Debelle d'Avignière Duplan. Dernier enfant atte…

Ouvrier verrier

« Sr noble Louis Debelle Duplan […] ouvrier verrier en cette paroisse » (baptême de son fils Joseph, paroisse Saint-Sévère de Vienne, 27 août 1788). L'acte accole encore « noble » à « ouvrier verrier …

vers 1788
27 août 1788
Événement

Baptême de son fils Joseph Debelle Duplan. Louis est « Sr noble […] ouvrier verrier ». Parrain Joseph Girard, « aussi ouvrier à la dite verrerie » (Janériat).

Ouvrier

« Louis Debelle ouvrier à la verrerie blanche de Rive-de-Gier » (inhumation de son fils Joseph, 19 nov. 1789). La « verrerie blanche » (verre d'assortiment) est, par opposition à la « verrerie noire »…

vers 1789
19 novembre 1789
Événement

Inhumation de son fils Joseph (15 mois). Louis « ouvrier à la verrerie blanche de Rive-de-Gier ».

Événement

Décès de son épouse Marie Marthe de Fassion, « manouvrière », à 42 ans, déclarée par deux voisins cultivateurs, le mari non présent à la déclaration (à Rive-de-Gier pour son travail ?) : famille dislo…

23 février 1801 (4 ventôse an IX)
vers 1811
Verrier

« Benoit [erreur : Louis] Debelle verrier à la verrerie Dumas et Rochette de cette ville » (mariage de sa fille Marianne, 31 mai 1811 ; le père présent signe « Louis Debelle »). Directeur de cette ver…

Événement

Mariage de sa fille Marianne Debelle (née Semons/Lieudieu, 1790) avec Pierre Antoine Alin, « ouvrier aux carrières ». Louis, « verrier à la verrerie Dumas et Rochette », SIGNE l'acte, alors que les ép…

31 mai 1811

Parcours géographique

4 verreries

Sources

  • etat civil Baptême de Louis Duplan — Archives départementales de Savoie (AD 73, Corbel, BMS 1751-1793, 4 E 1475, vue 10 / 135)

    « Nous noble Gabriel Bonets du Chateau curé de Corbeil avons baptisé le 18 9bre 1753 Loüis né d'aujourd'hui fils légitime de Sr. Pierre Duplan maître verrier de sa profession et de d.lle Anne Gey mariés. Le parrein Sr. Loüis Batter bourgeois de St Pierre Dentremont. La marreine d.lle Marie Mazet femme de François Paquet marchand de Vieux Dentremont tous illitérés par nous enquis et requis. Bonets du Chateau curé. »

  • etat civil Mariage de Louis de Belle sieur Duplan et Marie Marthe de Fassion — Paroisse Notre-Dame-de-la-Platière, Lyon (AML, Lyon Platière, BMS 1778, 1 GG 337, acte n°1394, vue 15/87) http://www.fondsenligne.archives-lyon.fr/v2/ark:/18811/9e39621301d51f45a5991187bc5da127

    10 février 1778. « Noble Louis Debel sieur Duplan, fils de défunts noble Pierre Debel et d'Anne Jay, de la paroisse des Échelles en Dauphiné », demeurant paroisse Saint-Vincent (Serin) ; épouse Marie Marthe de Fassion, fille de feu noble Pierre de Fassion et de Marthe du Mollard. Témoins : Jean Baptiste de Fassion, Claude Dutour de Breton, Claude de Virgile. Il signe « Noble Loüis de Belle sieur Duplan ».

  • etat civil Baptême d'Éléonore de Belle Duplan — Paroisse de Corbel (AD Savoie, Corbel, BMS 1751-1793, 4 E 1475, vue 89 / 135)

    22 août 1780 (née le 21 au soir). « Éléonore de Belle Duplan, fille légitime de noble Louis et de Dame Marie Fassion. » Parrain André Garnier, marraine Éléonore Chapelle du lieu des Échelles. Atteste la résidence du couple en Chartreuse savoyarde après le mariage.

  • etat civil Baptême de Jeanne Marie Debelle Duplan — Paroisse de Saint-Pierre-de-Chartreuse (AD Isère, Saint-Pierre-de-Chartreuse, BMS 1764-1792, 5 E 443, vue 190 / 284)

    13 octobre 1784 (née le 10). « Jeanne Marie, fille de noble Louis Debelle Duplan et de dame Marie Marthe Defassion. » Parrain noble Jean Baptiste Defassion, marraine dame Jeanne Debelle d'Avignière (branche restée en Chartreuse).

  • etat civil Baptême de noble François Debelle Duplan — Paroisse de Saint-Pierre-de-Chartreuse (AD Isère, Saint-Pierre-de-Chartreuse, BMS 1764-1792, 5 E 443, vue 216 / 284)

    13 octobre 1786 (né la veille). « Noble François Debelle Duplan, fils de noble Louis et de dame Marie Marthe de Fassion. » Parrain noble François Debelle Duplan, marraine Marie Bartholet ; présente dame Jeanne Debelle d'Avignières Duplan. Dernier enfant attesté en Chartreuse avant le départ pour les verreries du Rhône.

  • etat civil Baptême de Joseph Debelle Duplan (Louis « noble ouvrier verrier » à Vienne) — Paroisse Saint-Sévère, Vienne (AD Isère, Vienne Saint-Sévère, BMS 1778-1791, 9NUM/5E547/17, vue 236/314)

    27 août 1788. « Sr noble Louis Debelle Duplan natif de St Jean de Corbel en Savoye, ouvrier verrier en cette paroisse, & dame Marie Marthe de Fassion son épouse native de Primarette. » Parrain Joseph Girard, ouvrier à la même verrerie (Janériat). Plus ancien acte nommant des verriers à Vienne.

  • etat civil Inhumation de Joseph Debelle (Louis « ouvrier à la verrerie blanche ») — Paroisse de Rive-de-Gier (AD Loire, Rive-de-Gier, BMS 1789-1790, 2NUM9 187_30, vue 5/95) https://archives.loire.fr/ark:/51302/vtab990c5a69ad0df15/img:AD04209_1MIEC187X4_00012

    19 novembre 1789. « Louis Debelle ouvrier à la verrerie blanche de Rive-de-Gier et Marie Marthe Fassion. » La « verrerie blanche » = verrerie Folletête (verre d'assortiment), par opposition à la « verrerie noire » (bouteilles, Claudius).

  • etat civil Mariage de Pierre Antoine Alin et Marianne Debelle (Louis « verrier à la verrerie Dumas et Rochette ») — Mairie de Rive-de-Gier (AD Loire, Rive-de-Gier, NMD 1811, 2NUM9 187_9, vue 141/218) https://archives.loire.fr/ark:/51302/vta4a7be43fca465591/img:AD04212_3E187_009_0142

    31 mai 1811. Marianne Debelle, fille de « Benoit [erreur : Louis] Debelle verrier à la verrerie Dumas et Rochette » et de feu Marie Marthe Defassion, épouse Pierre Antoine Alin « ouvrier aux carrières ». Directeur de la verrerie : Vincent Albert (témoin). Le père présent signe « Louis Debelle » ; les époux ne savent pas signer.

  • etat civil Décès de Marie Marthe de Fassion (« manouvrière ») — Mairie de Lieudieu (AD Isère, Lieudieu, Décès 1793-1874, 5 E 212/3, vue 33/220)

    4 ventôse an IX (23 février 1801). Marie Marthe Fassion, « manouvrière », 42 ans, née à Villeneuve-de-Marc, demeurant à Lieudieu, déclarée par deux voisins cultivateurs (mari absent).

  • etat civil Décès de Louis Debelle (« verrier ») — Mairie de Rive-de-Gier (AD Loire, Rive-de-Gier, NMD 1814, 2NUM9 187_10, vue 105/138) https://archives.loire.fr/ark:/51302/vta18db1e49b7978ec5/img:AD04212_3E187_010_0106

    1er février 1814. « Louis Debelle verrier, natif des Échelles département du Montblanc, veuf de Marie Marthe Defassion », 62 ans. Déclaré par son gendre Pierre Antoine Alin (mineur) et un autre, tous deux illettrés. Acte signé « Fleurdelix Jn. maire ».