Verrerie
Cristallerie de Lyon
vers 1831 — 1882
Aussi connue sous : Cristallerie de la Guillotière · Burdet et Cie · Compagnie de la cristallerie lyonnaise · Ackermann et Cie · Cristallerie de Béchevelin · Cristallerie du Rhône · Billaz, Maumené et Compagnie · Cristallerie de Lyon
Disparue — sans vestigesNoms et raisons sociales
Histoire
Résumé
La Cristallerie de Lyon est une manufacture de cristal fondée en 1832 à La Guillotière, faubourg industriel de la rive gauche du Rhône. Son histoire débute avec la rencontre entre deux hommes aux profils complémentaires : François Burdet, négociant lyonnais qui apporte le capital, et François-Xavier Frizon, tailleur de cristaux issu d’une lignée de verriers du Creusot, qui apporte le savoir-faire. Ce modèle (l’investisseur et le technicien) se reproduira avec éclat une décennie plus tard entre Billaz et Maumené. En un peu plus d’un demi-siècle, la manufacture traverse plusieurs crises et changements de direction pour s’imposer comme l’un des établissements verriers les plus remarquables de France : elle expose aux côtés de Baccarat et Saint-Louis, reçoit les éloges de Louis-Philippe en 1844 et offre à l’impératrice Eugénie un bénitier monumental lors de l’Exposition de 1867, une pièce aujourd’hui conservée au musée d’Orsay (non exposée).
Son histoire institutionnelle est plus mouvementée que sa réputation ne le laisse paraître : une vente judiciaire forcée (1838), une vente d’outillage (1849), un incendie (1836), plusieurs conflits ouvriers (1844, 1848, 1870), et une succession de raisons sociales qui reflètent des turbulences financières récurrentes. La dissolution finale en 1882, vraisemblablement liée au krach de l’Union Générale, met fin à un demi-siècle d’existence. Ses actifs sont repris en 1885 par Théodore Carré, qui déménage l’entreprise à Oullins. → Voir la future fiche Cristallerie d’Oullins.
Historique
Fondation par Burdet et Frizon (1832–1836)
La Guillotière, au début du XIXe siècle, est un territoire distinct du cœur historique de Lyon, désigné par la politique municipale comme zone d’accueil des industries jugées insalubres : fours à chaux, fabriques chimiques, teintureries. C’est dans ce contexte de contrainte réglementaire et d’opportunité foncière que naît la cristallerie, sur les bords du Rhône en aval du pont de la Guillotière. Le site présente une logique industrielle précise : la proximité de fours à chaux dont la production fournit directement un fondant essentiel dans la composition du verre 1.
L’acte de naissance de la manufacture est plus ancien qu’on ne le croit. François-Xavier Frizon lui-même, dans une annonce commerciale de 1839, se désigne comme « auteur et fondateur des Cristalleries Lyonnaises », précisant que son père avait fabriqué les cristaux « sous les ordres et la protection de Louis XVI, dans le parc même de Saint-Cloud (1784) », soit à la Manufacture des Cristaux de la Reine, ancêtre direct de la grande cristallerie du Creusot. En 1858, il confirmera avoir fondé la cristallerie lyonnaise en 1832 2.
La date n’est pas anodine : c’est l’année même de la fermeture officielle de la Manufacture des Cristaux du Creusot, rachetée et fermée par ses concurrentes Baccarat et Saint-Louis (même si une activité résiduelle est détectée vers 1835). Frizon est né au Creusot en 1803, fils de Jean-Pierre Frizon, tailleur de cristaux dans cet établissement, lui-même issu d’une lignée qui remontait à la manufacture de Saint-Cloud de 1784. Plusieurs membres de la famille sont tailleurs de cristaux au Creusot puis à Paris. À la fermeture de 1832, François-Xavier quitte le Creusot pour Lyon et y fonde la cristallerie de La Guillotière, vraisemblablement avec l’appui financier de François Burdet, négociant lyonnais qui n’a aucune formation verrière mais qui dispose du capital nécessaire 2.
Ce binôme Burdet-Frizon reproduit exactement le schéma qui fera le succès de la manufacture une décennie plus tard : l’investisseur sans formation technique associé à l’expert de métier. Ce n’est pas une coïncidence : c’est le modèle industriel lyonnais du XIXe siècle, hérité de la Fabrique de soieries.
L’usine s’installe rue de l’Université, dans un vaste tènement délimité par les actuelles rue de Marseille, rue Cavenne, rue Salomon-Reinach et rue de l’Université, elle dotée de quatre fours ce qui témoigne d’une ambition très élevée. Une demande d’autorisation administrative est déposée en 1834. Les registres témoignent également de la présence à Lyon, dès 1838-1839, d’autres anciens du Creusot : Georges Röhr, maître verrier originaire de Monthermé, témoin au mariage de Jean-Pierre Frizon en 1792 à Montcenis, puis verrier à la cristallerie de Lyon en 1839 ; et son fils Eugène Röhr, né au Creusot en 1811 (dont Jean Pierre Frizon était témoin), verrier à La Guillotière de 1838 à 1850. L’exode du Creusot vers Lyon n’est donc pas une trajectoire individuelle, mais un mouvement collectif de transmigration des savoir-faire 2.
Frizon quitte Lyon vers 1838-1839, au moment précis où les difficultés financières s’accumulent et où Ackermann prend la direction. On le retrouve en novembre 1839 à Nantes, copropriétaire d’une Cristallerie Nantaise avec un certain Picherie, avant de poursuivre sa carrière à Paris (attesté en 1864). La manufacture se place rapidement à un haut niveau de qualité. Dès 1844, lors de l’Exposition publique des produits de l’industrie française à Paris, le rapporteur Gustave Halphen salue ses « gobelets simples, communs, non dégrossis, et tels qu’ils sortent du moule, d’une limpidité, d’un éclat incomparables » 3.
Paul Jacques Ackermann, directeur technique (1836–vers 1837)
En janvier 1836, le Journal du commerce de la ville de Lyon annonce que « MM. Burdet et Cie viennent d’enrichir notre cité d’une fabrique de cristaux », avant qu’une lettre rectificative parue le 31 janvier ne vienne compliquer le tableau : la société « Burdet et Cie n’existe plus » : elle a été rachetée par acte devant Me Henry, notaire place de la Préfecture, par « une société nouvelle » qui signe « Ackermann et Cie ». Le 3 février, le journal précise toutefois que Burdet est « encore le plus fort actionnaire » et l’un des administrateurs de la nouvelle entité 4.
Il s’agit de Paul Jacques Ackermann (Altkirch, Haut-Rhin, 15 février 1808 — Paris, 13 avril 1864). Fils d’un Receveur municipal alsacien mort jeune, petit-fils d’un maître de forges montbéliardais protestant, il est chimiste formé à la Manufacture des Cristaux de la Reine du Creusot. Marié au Creusot en décembre 1833 — qualifié de « chimiste demeurant au Creusot » — il apporte à Lyon son expertise en purification des matières premières et composition du cristal. Après la cristallerie lyonnaise, il dirige la Cristallerie de Givors (François Mignot et Cie, vers 1837-1845), avant de rentrer au Creusot dans les années 1853-1858 et de mourir à Paris en 1864. Son frère Paul Ackermann (1812-1846) est linguiste et homme de lettres. Ce chimiste itinérant illustre la circulation des experts techniques dans les cristalleries françaises de la monarchie de Juillet, à la direction ce que les souffleurs nomades sont au soufflage 4.
L’entreprise est secouée en décembre 1836 par un incendie partiel dans le hangar de la « cristallerie de Béchevelin », estimé à 5 000 francs de dégâts, puis en juin 1838 par une vente judiciaire forcée portant sur « les marchandises, outils et ustensiles composant la fabrique de verre et cristaux, dite Cristallerie du Rhône ». Ces turbulences révèlent des difficultés financières sérieuses sous la direction Ackermann 5.
C’est vraisemblablement dans les années 1840-1842 que Billaz et Maumené entrent en scène et redressent progressivement l’établissement. Les indicateurs de commerce lyonnais les mentionnent dès fin 1842 sous la raison sociale « Billaz, Maumené et Cie, marchands fabricants de cristaux, cours du Midi, Guillotière », ce qui établit leur présence conjointe au plus tard à cette date, et peut-être dès 1839 ou 1840.
L’ère Billaz et Maumené : l’âge d’or (vers 1842–1876)
François-Frédéric Billaz (Tencin, Isère, 28 décembre 1798 — Lyon 5e, 18 novembre 1867) est un négociant lyonnais dont le parcours reflète celui de Burdet : marchand de chapeaux lors de son mariage en 1829, il est devenu industriel et gérant de cristallerie par investissement, non par origine artisanale. Son frère Séraphin Billaz, caissier puis agent comptable de la cristallerie, y fait carrière également. François-Frédéric est de plus « négociant, 5 quai Monsieur » à Lyon, demeurant à la Guillotière, en 1855 6.
Son associé Edme-Jules Maumené (Paris, 1818 — Paris, 1898) apporte ce que Billaz n’a pas : la science. Docteur ès-sciences et professeur de chimie, d’abord à la chaire municipale de Reims, puis à la Faculté des sciences de Lyon (toute proche de la cristallerie), il est l’un des meilleurs chimistes français de sa génération, spécialiste des fermentations et des compositions aqueuses. Sa formation champenoise lui a donné une connaissance fine des interactions entre le verre et les solutions acides, directement applicable à la maîtrise du cristal au plomb. Sa connaissance des interactions entre alcalis, silice et fondants (indispensable pour maîtriser la composition du cristal au plomb) est exactement ce dont une cristallerie ambitieuse a besoin. Les sources contemporaines le désignent explicitement comme l’un des directeurs de l’établissement 7.
En novembre 1844, lors de l’Exposition industrielle de Lyon, Louis-Philippe Ier s’arrête longuement devant leurs produits, admire « la blancheur et la limpidité » des cristaux taillés et moulés, félicite « M. Billaz de l’excellence de ses produits » et choisit deux vases représentant les monuments de Lyon ; la Reine retient le lendemain des vases gothiques à créneaux 3. Le même mois, les ouvriers quittent massivement l’établissement à la suite d’un conflit salarial, malgré la prospérité de l’entreprise : « jamais la cristallerie de la Guillotière n’a été plus florissante ». Cinq d’entre eux sont arrêtés pour « délit de coalition » 8.
En janvier 1849, une vente portant sur les marchandises et l’outillage de la fabrique rue Henri IV est adjugée, incident financier passager, très probablement lié aux effets de la Révolution de 1848 et des conflits ouvriers sur une industrie de luxe. Il ne s’agit pas d’une liquidation de l’établissement : Billaz et Maumené, puis leurs successeurs, continuent de le diriger pendant plus de trente ans encore 5. En mars 1848, ils avaient d’ailleurs consenti à l’amiable une réduction de la journée de 12 à 10 heures, « le plus parfait accord règne entre les chefs de la cristallerie lyonnaise et les ouvriers ». En avril 1870, une nouvelle grève éclate néanmoins rue de Marseille à la cristallerie 8.
La stratégie commerciale repose sur les grandes expositions universelles :
- 1844, Exposition industrielle de Paris : rapport Halphen élogieux.
- 1851, Exposition universelle de Londres : « magnifique début » et « véritable coup de maître » 3.
- 1853, Exposition universelle de New York : participation attestée par Pelletier (1887) 3.
- 1855, Exposition universelle de Paris : aux côtés de Baccarat et Saint-Louis.
- 1867, Exposition universelle de Paris : apogée : un bénitier monumental de 271 cm et 450 kg, 53 pièces de cristal moulé et taillé, offert à l’impératrice Eugénie. Médaille d’argent du jury international 3.
La manufacture forme également une génération de verriers de haut niveau qui essaiment dans l’industrie nationale. En 1859, E. Monot, « ancien ouvrier de la cristallerie de Lyon », reprend la Cristallerie de Pantin, qu’il hisse au troisième rang national, derrière Baccarat et Clichy 1.
Déclin et dissolution (1876–1882)
En juillet 1876, l’assemblée générale des actionnaires se tient pour des résultats « peu satisfaisants » : ralentissement général des affaires et, surtout, panne prolongée d’un four à minium, l’oxyde de plomb qui entre « dans une proportion importante dans la fabrication des cristaux ». Ce four spécialisé, arrêté accidentellement, révèle la dépendance technique de la manufacture à une chaîne de production intégrée fragile [^note8].
La dissolution définitive de la société anonyme intervient en 1882, vraisemblablement emportée par le krach de l’Union Générale, une banque fondée à Lyon, effondrée en janvier 1882, dont la faillite déclenche une vague de liquidations dans tout le tissu industriel lyonnais. Une manufacture spécialisée dans les biens de luxe, dont la clientèle est la première à contracter ses achats en période de crise, est par nature extrêmement vulnérable à un tel choc [^note8].
Suite à Oullins (1885–vers 1914)
En 1885, Théodore Carré rachète les actifs essentiels (nom, réputation, moules, personnel qualifié) et reconstitue l’entreprise sous la raison sociale « Th. Carré & Cie » à Oullins, commune industrielle au sud de Lyon offrant des terrains disponibles et un accès direct à la voie ferrée PLM. En 1908, une nouvelle société anonyme reprend le nom « Cristallerie de Lyon », spécialisée dans les services de table gravés et taillés. Les dernières traces documentées datent de 1911. → Voir la fiche Cristallerie d’Oullins.
Situation géographique
Localisation
La manufacture occupait un vaste tènement dans l’ancien mandement de Béchevelin, délimité par les actuelles rue de Marseille, rue Cavenne, rue Salomon-Reinach et rue de l’Université (7e arrondissement de Lyon). La rue Henri IV, qui longeait le site et est citée dans la vente de 1849, a été renommée rue du Béarn lors du rattachement de La Guillotière à Lyon en 1852, puis rue Pasteur. Un plan et une photographie de fin XIXe siècle, conservés au Service régional de l’Inventaire (réf. IA69001334 et IVR82_20126900855NUCAB), permettent de reconstituer l’emprise du site.
État actuel
Le site a été entièrement rasé entre 1896 et 1898. La société Mangini rachète les terrains pour y édifier le groupe de logements sociaux « Trois-Pierres ». Il ne subsiste aucun vestige bâti.
Personnages liés
- François Burdet : fondateur et principal apporteur de capital, négociant lyonnais (soierie, chapellerie). Reste actionnaire après 1836.
- François-Xavier Frizon (Le Creusot, 1803 — Paris, après 1864) : co-fondateur et directeur technique, tailleur de cristaux issu d’une lignée du Creusot remontant à la manufacture de Saint-Cloud (1784). Quitte Lyon vers 1838-1839 pour la Cristallerie Nantaise, puis Paris. → Voir fiche individu à créer.
- Georges Röhr : maître verrier originaire de Monthermé, témoin au mariage de Jean-Pierre Frizon à Montcenis en 1792, verrier à la cristallerie de Lyon en 1839. Lien direct entre les dynasties du Creusot et de La Guillotière.
- Eugène Röhr : fils de Georges, né au Creusot en 1811, verrier à La Guillotière de 1838 à 1850.
- Ackermann : directeur technique de 1836 à env. 1842, très probablement l’ancien chimiste de la Manufacture des Cristaux du Creusot. Mort à Paris vers 1874. → Voir fiche individu à créer.
- François-Frédéric Billaz (1798-1867) : gérant, négociant lyonnais. Son frère Séraphin Billaz est caissier et agent comptable.
- Edme-Jules Maumené (1818-1898) : co-directeur et directeur technique, chimiste, professeur à Lyon.
- E. Monot : ancien ouvrier, reprend la Cristallerie de Pantin en 1859 et la hisse au troisième rang national.
Éléments techniques
Spécialisation dans le cristal au plomb, composition : silice, potasse, oxyde de plomb (minium, ≥ 24 %). Propriétés : haute brillance, haute densité, aptitude à la taille profonde. La gamme comprend des gobelets, des services de table, des pièces taillées et gravées, des vases monumentaux. La fabrication en parallèle de verres à vitres est attestée par Pelletier (1887, Exposition de New York 1853). La présence d’un four à minium intégré (attesté en 1876) indique une chaîne de production verticalement intégrée, ce qui était un avantage compétitif mais aussi une source de fragilité. Quatre fours à l’origine et des fours à chaux sur le site même de la manufacture, au bord du Rhône. La composition chimique, garantie par Maumené, assurait une qualité constante.
Contexte social
La manufacture emploie des verriers soumis à des journées de douze heures ou plus dans la chaleur des fours. Trois conflits sociaux documentés : novembre 1844 (sortie collective malgré la prospérité, cinq arrestations), mars 1848 (réduction à dix heures, accord amiable), avril 1870 (grève rue de Marseille). La cristallerie fonctionnait comme un pôle de formation d’élite, dont le rayonnement est illustré par le parcours d’E. Monot à Pantin.
Erreurs et incertitudes
Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger
Le nom du fondateur est orthographié « Bourdel » dans les sources secondaires, mais les sources primaires (presse lyonnaise de 1836) donnent systématiquement Burdet : c’est cette orthographe qui doit faire référence. Pelletier (1887) cite la cristallerie à New York sous la forme « Maumencé et Billaz », orthographe erronée et ordre inversé.
La date de fondation 1831 ou 1834 souvent retenue dans les sources secondaires ne correspond pas à ce que Frizon lui-même revendique. Sa date de 1832 (l’année de la fermeture du Creusot) est la plus crédible pour la constitution effective de la société, même si l’autorisation administrative n’a été déposée qu’en 1834.
Points non résolus
- François-Xavier Frizon : sa trajectoire précise entre son départ de Lyon (vers 1838-1839) et sa présence à Paris (1858-1864) est à documenter. Une fiche individu est à créer.
- Jean-Pierre Frizon : le père, tailleur de cristaux à Choisy-le-Roi en 1829 puis au Creusot, sa carrière complète entre Saint-Cloud (1784) et le Creusot mérite d’être reconstituée.
- L’identification d’Ackermann avec le chimiste du Creusot est une hypothèse solide mais non encore confirmée par des sources primaires nominatives. À vérifier aux Archives nationales (fonds F14 4505) et au Tribunal de commerce de Lyon (fonds 6U, 1836 et 1838).
- La période 1838–1842 reste mal documentée : comment Billaz et Maumené entrent-ils exactement dans la manufacture après la vente forcée de 1838 ? Les registres du Tribunal de commerce de Lyon (fonds 6U) pourraient l’éclairer.
- E. Monot : son patronyme complet et sa trajectoire depuis Lyon jusqu’à Pantin restent à documenter. Fiche individu à créer.
- Les archives du Tribunal de commerce de Lyon (fonds 6U) pour 1882 permettraient de confirmer le lien avec le krach de l’Union Générale.
- Le site d’Oullins : adresse précise et date de fermeture définitive encore inconnues. → Fiche Cristallerie d’Oullins à rédiger.
Notes
Footnotes
-
Pour la localisation, le contexte de La Guillotière, le rôle de pépinière de talents (Monot) et la nature de la fondation : fiche patrimoine régional — https://patrimoine.auvergnerhonealpes.fr/dossier/IA69001334. ↩ ↩2
-
Pour François-Xavier Frizon, son rôle fondateur, sa lignée et les Röhr : L’Hermine, 22 novembre 1839 — https://www.retronews.fr/journal/lhermine/22-novembre-1839/4/0e39613c-6d56-4544-ae13-1c9030d5ae44 ; La Voix de la vérité, 12 avril 1858 — https://www.retronews.fr/journal/la-voix-de-la-verite/12-avril-1858/3/3a38fb53-fee1-4e6c-865c-d5717a108fa8 ; acte de naissance Frizon, Creusot, 8 avril 1803 ; acte de mariage Frizon, Crest, 8 décembre 1838. ↩ ↩2 ↩3
-
Pour les expositions (1844 éloges royaux, 1851, 1853, 1867 bénitier) : L’Indicateur, 27 juin 1844 — https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t527191222 ; rapport Halphen — https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6209895q.texteBrut ; L’Exposition, 1851 — https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5713636k.texte.hl.r ; Pelletier 1887 ; notice musée d’Orsay — https://www.musee-orsay.fr/en/artworks/benitier-154148. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
-
Journal du commerce de la ville de Lyon, 27 janvier, 31 janvier et 3 février 1836. Pour Paul Jacques Ackermann : acte de mariage au Creusot (1er décembre 1833), acte de naissance à Altkirch (15 février 1808), acte de décès à Paris (13 avril 1864), recensement Givors 1841. Le Creusot, histoire de la cristallerie : http://www.lecreusot.com/site/decouvrir/histoire/cristallerie/cristallerie.php. ↩ ↩2
-
Pour l’incendie de 1836 et les ventes forcées de 1838 et 1849 : Journal du commerce de la ville de Lyon, 28 décembre 1836 ; Le Constitutionnel, 5 juin 1838 ; Gazette de Lyon, 26 janvier 1849 (liens dans les sources). L’identification de la rue Henri IV avec la future rue Pasteur repose sur la continuité toponymique lors du rattachement de 1852. ↩ ↩2
-
Pour le profil de Billaz : Mémorial de la Loire, 4 février 1855 ; Mémorial bordelais, 22 août 1850 ; Archives municipales de Lyon, registre des décès Lyon 5e, 1867, cote 2E1182 (décès de François-Frédéric Billaz). ↩
-
Pour le profil de Maumené : Wikipédia Edme-Jules Maumené — https://fr.wikipedia.org/wiki/Edme-Jules_Maumen%C3%A9 ; BnF Data — https://data.bnf.fr/fr/12559981/edme-jules_maumene/. ↩
-
Pour les conflits sociaux (1844, 1848, 1870) : Journal des débats, 16 novembre 1844 ; La République française, 16 mars 1848 ; Le Centre gauche, 9 avril 1870 (liens dans les sources). ↩ ↩2
Personnages associés
Personnalités
Sources
Annonce de la fondation par 'MM. Burdet et Cie'. Première mention de la cristallerie dans la presse lyonnaise.
Lettre rectificative signée 'Ackermann et Cie'. Annonce le rachat de l'usine par une 'société nouvelle' tout en précisant que Burdet reste actionnaire majoritaire et administrateur.
Mise au point : Burdet est 'encore le plus fort actionnaire' et l'un des administrateurs de la nouvelle société.
Compte rendu de l'incendie partiel du 25 décembre 1836 dans le hangar de la 'cristallerie de Béchevelin'.
Annonce de vente forcée de la 'Cristallerie du Rhône' à la Guillotière, adjudication prévue le 12 juin 1838.
Visite de Louis-Philippe à l'exposition : il félicite 'M. Billaz de l'excellence de ses produits'. La Reine retient plusieurs vases gothiques. Première mention de 'MM. Billaz, Maumené et Cie'.
Grève de novembre 1844 : sortie collective des ouvriers malgré la prospérité de l'entreprise ; cinq arrestations pour 'coalition'.
Vente forcée en bloc de la fabrique, rue Henri IV (= future rue Pasteur), adjudication le 9 février 1849. Même site.
Première mention explicite de la raison sociale 'Billaz et Maumenée' : une délégation d'ouvriers offre un presse-papier au président de la République.
Éloge de la qualité des gobelets : 'limpidité, éclat incomparables'.
'Magnifique début', 'véritable coup de maître' — compte rendu de la participation à l'Exposition de 1851.
Notice du bénitier monumental de 1867 (271 cm, 450 kg, 53 pièces), offert à l'impératrice Eugénie, conservé au musée d'Orsay.
Assemblée générale du 20 juillet 1876 : résultats médiocres, panne d'un four à minium.
Annonce de la Cristallerie Nantaise de Frizon et Picherie. Frizon se désigne comme 'manufacturier de Cristaux de père en fils' et 'auteur et fondateur des Cristalleries Lyonnaises'. Mentionne l'origine familiale à la manufacture de Saint-Cloud (1784).
Frizon est présenté comme 'fondateur des cristalleries lyonnaises, en 1832'. La date de fondation qu'il revendique confirme le lien avec la fermeture de la cristallerie du Creusot la même année.
Creusot (Saône-et-Loire). Père Jean-Pierre Frizon, tailleur en cristaux. Témoin François-Xavier Argenblot, tailleur de cristaux résidant à la verrerie du Creusot.
Crest (Drôme). Il est dit 'ingénieur civil, fabricant de cristaux, habitant à Lyon'.
1er décembre 1833, Le Creusot. Chimiste demeurant au Creusot, né à Altkirch le 15 février 1808. Établit son identité complète.
Fiche du patrimoine régional. Localisation précise du site.
Cite la cristallerie à la 2e Exposition universelle de New York (1853) sous la forme 'Maumencé et Billaz' — orthographe erronée mais attestation utile.