Verrerie
Verrerie de La Motte
1780 — vers 1840
Aussi connue sous : Verrerie royale du Bois Jean-Borde · Verrerie de La Motte · Verrerie de Lamotte (Compagnie générale des Verreries du Centre)
En ruinesNoms et raisons sociales
Histoire
Résumé
La Verrerie de La Mothe, établie sur la commune de Saint-Bérain-sur-Dheune en Saône-et-Loire, est l’une des plus anciennes verreries houillères de Bourgogne. Fondée en 1780 dans la mouvance du réseau charbonnier de Montcenis (Le Creusot) autour du savant bourguignon Louis-Bernard Guyton de Morveau, elle produit des bouteilles pour les vins bourguignons. Ses débuts sont médiocres — ses bouteilles ne valent guère mieux que celles d’Épinac, dont la production était alors décriée — jusqu’à ce que le maître verrier Joseph Neuvesel en prenne le bail le 15 juillet 1789. Neuvesel y reconstitue autour de lui un noyau familial verrier exceptionnel, incluant ses frères et beaux-frères, mais aussi son cousin germain Henri Sigwart et les frères Raspiller venus de Champagney. En moins d’un an, il porte la production journalière à plus de 2 000 bouteilles de qualité. Il quitte Saint-Bérain vers 1819 pour fonder avec son frère Melchior la verrerie de Givors.
Le cadastre napoléonien de 1829 révèle que le domaine verrier, incluant la verrerie, ses dépendances et un château encore visible aujourd’hui, appartient alors au baron Charles-François-Ferdinand de Poilly, également propriétaire et directeur de la grande Verrerie royale de Folembray depuis 1814 et fournisseur exclusif de la maison Veuve-Clicquot. Ce double ancrage, champenois au nord et bourguignon au sud, reflète une stratégie cohérente de contrôle de la fourniture en bouteilles de qualité pour les deux grands marchés vinicoles français. Sous de Poilly, Moyse Blum exploite la verrerie comme locataire-maître de verreries avant de l’apporter en 1839 à la Compagnie générale des Verreries du Centre (Perret, Chagot et Cie). Elle disparaît vraisemblablement lors de la faillite de cette compagnie en 1841.
Historique
Fondation : la société minière de Guyton de Morveau (1778-1789)
À la fin de 1778, Louis-Bernard Guyton de Morveau (1737-1816), juriste dijonnais et futur chimiste de renom, déjà conseiller technique des concessionnaires des charbonnages de Montcenis depuis 1768, s’agrège à une société minière qui, d’emblée, sollicite l’autorisation d’établir deux verreries à bouteilles parallèlement à l’exploitation houillère : l’une en verre blanc, l’autre en verre noir. Le projet vise à répondre à la demande des vignerons bourguignons, qui s’approvisionnaient jusqu’alors en Lorraine et à Ancy-le-Franc et répugnaient à s’approvisionner à Épinac dont la production était alors si décriée que la verrerie venait de chômer pendant cinq années.
Les ressources locales sont excellentes : sables, cendres à bon prix, et surtout des argiles « si estimées qu’on en vient chercher de Lorraine jusqu’à Autun ». La requête est agréée par le Conseil d’État le 18 avril 1780. Deux mois plus tôt, en février 1780, Guyton de Morveau avait acquis du baron de Rochemont, seigneur de La Mothe, les terrains où l’on envisageait d’ouvrir la houillère et d’implanter les verreries. Un traité de société est conclu en 1782 pour l’exploitation de la fabrique ; en 1788, six actionnaires se partagent les dix-sept parts. Un arrêt de 1785 accorde à l’établissement, entre autres privilèges, le titre de « Verrerie royale du Bois Jean-Borde ».
Les débuts sont difficiles. Les bouteilles produites ne valent guère mieux que celles d’Épinac, ce qui dans le contexte des années 1780 est un constat accablant, Épinac étant précisément l’exemple local de la mauvaise qualité. C’est pour remédier à cette situation qu’on fait appel à Joseph Neuvesel : on attendait vraisemblablement de lui qu’il opérât à Saint-Bérain le même redressement spectaculaire que les Moser étaient en train de réaliser à Épinac à la même époque.
Joseph Neuvesel et le redressement (1789-1819)
C’est le 15 juillet 1789 que Joseph Neuvesel prend à bail l’exploitation des mines et de la verrerie pour dix-huit années, moyennant 4 000 livres par an jusqu’à l’ouverture du canal du Centre, et 5 000 livres ensuite.
Neuvesel ne vient pas seul. Il constitue autour de lui un noyau familial d’une densité remarquable, recrutant dans les réseaux de dynasties verrières qu’il connaît personnellement :
- Ses deux frères, Henri et Jean-Baptiste Neuvesel ;
- Ses deux beaux-frères, Balthasard Galas et Louis Muller ;
- Son cousin germain Henri Sigwart ;
- Les frères Joseph, François-Joseph et Mathias Raspiller, venus de Champagney (Haute-Saône) où Neuvesel avait précédemment exercé comme directeur ;
- Thiébaud Rapp, et d’autres encore dans les années suivantes.
Ce recrutement fondé sur la parenté et le compagnonnage est caractéristique des dynasties verrières de l’Est. La présence de Henri Sigwart, des Raspiller et même de Thiébaud Rapp est particulièrement notable pour Radix Vitri : ces familles sont directement liées aux ancêtres verriers d’Arnaud Balandras.
Le résultat est immédiat. Dès le début de 1790, la verrerie produit journellement plus de 2 000 bouteilles de bonne qualité, dont une partie atteint le marché parisien par la Loire. Le redressement est aussi spectaculaire qu’à Épinac sous les Moser.
Les obstacles ne manquent pourtant pas au cours des années suivantes. En germinal an II (printemps 1794), les galeries du puits Saint-Jean, mal boisées, s’effondrent — entraînant avec elles la halle de la verrerie construite au-dessus. Le canal du Centre, mal alimenté en eau, ne rend pas les services attendus. L’Administration centrale de Saône-et-Loire réduit le périmètre d’exploitation. En 1794-1795, une tentative d’ouverture de nouvelles mines à La Gagère (sur le même gisement, à quelques centaines de mètres), par une compagnie animée par le Neuchâtelois de Pourtalès, contraint Neuvesel à une contre-attaque vigoureuse. L’émigration de deux des propriétaires pose des problèmes de gestion des parts passées à la République, compensés par la présence de Guyton (de) Morveau, alors député de la Côte-d’Or à la Convention.
Neuvesel tire habilement parti de ces difficultés, notamment pour retarder les échéances : les associés ne s’acquittent du fermage des mines et de la verrerie qu’au bout de six années, et se libèrent des 24 000 livres dues en assignats « qui, à l’époque des paiements qu’ils ont faits, ne valaient réellement que 1 480 fr. » Par ailleurs, il accapare la Gagère dans le cadre d’une société dont font partie certains des associés qu’avait pressentis Pourtalès.
La concession est renouvelée en 1808, et la verrerie est alors transférée du Bois Jean-Borde au lieudit La Mothe proprement dit, d’où le nom qui s’impose durablement. Neuvesel, qui jouit de la confiance des propriétaires, y réalise « de beaux bénéfices ». Fort de ce succès, il part vers 1819 à Givors pour y créer, en association avec son frère Melchior, sa propre verrerie : la future Verrerie Neuvesel de Givors, point de départ d’une saga industrielle bien documentée.
Le baron de Poilly propriétaire, Moyse Blum exploitant (vers 1819 — 1839)
Après le départ de Neuvesel, la verrerie entre dans la sphère d’un propriétaire inattendu : le baron Charles-François-Ferdinand de Poilly. Les états de section du cadastre napoléonien de Saint-Bérain-sur-Dheune (1829) l’identifie comme propriétaire du vaste domaine englobant la verrerie et ses dépendances, ainsi qu’un château (encore existant aujourd’hui) longé par la Dheune au nord.
Ce même baron de Poilly est, depuis 1814, le propriétaire et directeur de la célèbre Verrerie royale de Folembray (Aisne), la plus grande verrerie à bouteilles du nord de la France, spécialisée dans les bouteilles champenoises et charentaises, et fournisseur exclusif de la maison Veuve-Clicquot. La conjonction est remarquable : un seul homme contrôle simultanément une verrerie en Champagne orientée vers les maisons champenoises et une verrerie en Bourgogne orientée vers les vins de la Côte. C’est une stratégie d’intégration verticale dans le marché des bouteilles de qualité, déclinée sur les deux principales zones viticoles françaises.
La date d’acquisition du domaine de Saint-Bérain par de Poilly reste à établir précisément : elle se situe vraisemblablement entre le départ de Neuvesel (~1819) et le cadastre de 1829. La transition entre les actionnaires d’origine (héritiers de Guyton de Morveau et du baron de Rochemont) et de Poilly est à rechercher dans les minutes notariales de l’arrondissement de Chalon.
Sous la propriété de de Poilly, Moyse Blum exploite la verrerie comme locataire et maître de verreries. En 1839, il est qualifié de « maître de verreries, domicilié à Lamotte, commune de Saint-Bérain-sur-Dheune » : il y résidait donc depuis plusieurs années. Son frère Aaron Blum exploitait simultanément la verrerie d’Épinac, acquise par leur père Samuel Blum vers 1826. La famille Blum, diversifiée entre forges, mines et verreries, forme ainsi un réseau d’exploitants actif sur les deux principales verreries du bassin autunois.
La Compagnie générale des Verreries du Centre (1839) et la faillite (1841)
Le 27 juin 1839, par acte passé devant Mes Masson et Poupier, notaires à Chalon-sur-Saône, Moyse Blum apporte la verrerie de La Mothe au capital de la Compagnie générale des Verreries du Centre (Perret, Chagot et Cie), aux côtés de son frère Aaron Blum (qui apporte Épinac) et des frères Coste chalonnais (qui apportent la verrerie de Labroche à Molinet). La valeur des trois établissements est fixée à 650 000 francs sur le capital total de 1 500 000 francs.
La dissolution du volet épinacois de la Compagnie est décidée le 4 août 1840, et la faillite prononcée par le tribunal de commerce d’Autun le 25 septembre 1841. Le sort spécifique de la verrerie de La Mothe lors de cette liquidation reste à documenter : a-t-elle été vendue séparément, fermée, ou reprise par Moyse Blum à titre personnel ?
Situation géographique
Localisation
Saint-Bérain-sur-Dheune est une commune de Saône-et-Loire, canton de Couches, dans la vallée de la Dheune, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Chalon-sur-Saône et quelques kilomètres au nord de Chagny. La commune est traversée par la Dheune et par le canal du Centre, dont l’ouverture était attendue pour augmenter les redevances de bail de Neuvesel.
Michel distingue deux emplacements successifs :
- Le Bois Jean-Borde : premier emplacement, sur les terrains acquis du baron de Rochemont par Guyton de Morveau en 1780. Le puits Saint-Jean se trouvait en dessous de la halle de la verrerie, ce qui causa l’effondrement de 1794.
- La Motte (ou La Mothe ou encore La Motte-sur-Dheune) : second emplacement, vers lequel la verrerie est transférée lors du renouvellement de la concession en 1808. C’est ce site que documente le cadastre napoléonien de 1829 : le domaine de Poilly, comprenant la verrerie, ses dépendances et un château encore existant, est longé par la Dheune au nord. La graphie locale varie : « La Motte-sur-Dheune » dans les documents cadastraux, « Lamotte » dans l’acte de 1839, « Lamolle » dans certaines copies.
La proximité avec Saint-Léger-sur-Dheune (commune voisine, chef-lieu de canton) explique que les actes notariaux relatifs à ce réseau de verreries soient souvent passés devant les notaires de Saint-Léger, comme Me Baratin, qui avait rédigé en 1855 l’acte de société Daviot-Saillard pour la verrerie de Chalon-Saint-Cosme.
Sources cadastrales
Le cadastre napoléonien de Saint-Bérain-sur-Dheune est une source primaire décisive : il localise le domaine verrier et identifie le baron de Poilly comme propriétaire. Les deux emplacements successifs (Bois Jean-Borde et La Mothe) ont été localisés précisément sur les feuilles cadastrales.
Dans les états de section de 1829, l’ancienne verrerie appartient à Clerget et Compagnie, à Dijon (parcelles n°17 à 25, états de section, 1829, AD71, vue 20 sur 89).
Quant au domaine de la Motte, il est tout entier la propriété du baron de Poilly (parcelles n°16 à 30 et 34 à 36, états de section, 1829, AD71, vue 43 sur 89).
Personnages liés
Louis-Bernard Guyton de Morveau (1737-1816), juriste et chimiste dijonnais, conseiller technique des charbonnages de Montcenis depuis 1768, actionnaire et initiateur du projet en 1778-1780. Acquiert les terrains du baron de Rochemont en février 1780. Député de la Côte-d’Or à la Convention (1792-1795), ce qui protège les intérêts de la société lors de l’émigration de deux des propriétaires.
Baron de Rochemont, seigneur de La Mothe. Cède les terrains à Guyton de Morveau en février 1780.
Joseph Neuvesel, maître verrier, prend à bail la verrerie et les mines le 15 juillet 1789 pour 18 ans. Effectue un redressement spectaculaire de la qualité. Part vers Givors en 1819 pour y créer la Verrerie Neuvesel avec son frère Melchior. Fiche individu à créer.
Henri Neuvesel, frère de Joseph, membre du noyau verrier de Saint-Bérain dès 1789.
Jean-Baptiste Neuvesel, frère de Joseph, membre du noyau verrier de Saint-Bérain dès 1789.
Balthasard Galas, beau-frère de Joseph Neuvesel, membre du noyau de Saint-Bérain dès 1789.
Louis Muller, beau-frère de Joseph Neuvesel, membre du noyau de Saint-Bérain dès 1789.
Henri Sigwart (Kirchzarten en Brisgau, 4 juin 1772 — Saint-Léger-sur-Dheune, 19 novembre 1827), cousin germain de Joseph Neuvesel, membre du noyau de Saint-Bérain dès 1789. Son père Samuel était verrier en Allemagne ; sa mère était Marie-Anne Raspiller — ce qui explique le double recrutement Sigwart-Raspiller par Neuvesel, tous deux issus de sa propre parenté. Henri se marie à Saint-Léger-sur-Dheune en 1806 et y décède en 1827. Sa fille Marguerite (1810) épouse Jean-Claude Aubry, étendeur de verre à vitre né à Saint-Quirin en 1808, décédé à Rive-de-Gier le 31 août 1852. Henri Sigwart est un cousin des ancêtres verriers d’Arnaud Balandras, non un ancêtre direct. Fiche individu à créer si nécessaire.
Joseph Raspiller, verrier venu de Champagney (Haute-Saône) à l’appel de Neuvesel. Fiche individu à créer.
François-Joseph Raspiller, frère de Joseph, venu de Champagney à l’appel de Neuvesel.
Mathias Raspiller, frère des précédents, venu de Champagney à l’appel de Neuvesel.
Thiébaud Rapp, verrier recruté par Neuvesel. À identifier.
Jean Baptiste Maurice Maumené (Coucy-le-Château, vers 1776 — Folembray, 1849), contremaître à la verrerie de Folembray, puis directeur à La Motte. Son fils Louis Auguste Maumené (Folembray, 1806 — Couëron, 1864) est attesté comme « directeur des fabrications des verreries de la Motte » au moment de son mariage le 23 février 1829, son père étant dit « directeur demeurant au même lieu ». Louis Auguste quittera Saint-Bérain vers 1835 pour prendre la direction de la verrerie de Couëron, où il finira sa carrière.
Moyse Blum, maître de verreries, domicilié à Lamotte (Saint-Bérain-sur-Dheune) en 1839. Reprend l’exploitation après le départ de Neuvesel, vraisemblablement dans les années 1820. Apporte la verrerie à la Compagnie générale des Verreries du Centre en 1839.
Aaron Blum, maître de verreries, domicilié à Épinac. Frère probable de Moyse. Apporte la verrerie d’Épinac à la même Compagnie en 1839.
Éléments techniques
- Production : bouteilles pour vins bourguignons (verre noir et verre blanc dès l’origine). Dès 1790, 2 000+ bouteilles de qualité par jour, dont une partie écoulée à Paris par la Loire.
- Combustible : houille extraite sur place (mines du Bois Jean-Borde, puis de La Gagère), dans le prolongement du bassin charbonnier de Montcenis.
- Matières premières locales : sables, cendres, argiles réputées jusqu’en Lorraine.
- Transport : canal du Centre utilisé pour l’écoulement vers Paris via la Loire ; son mauvais fonctionnement initial est une contrainte documentée par Michel.
Erreurs et incertitudes
Points non résolus
- Les deux emplacements (Bois Jean-Borde et La Mothe) : leurs localisations cadastrales précises sur le territoire de Saint-Bérain-sur-Dheune restent à établir.
- La période 1819-1839 (les Blum) : conditions et date de la reprise après le départ de Neuvesel, modalités d’exploitation sous les Blum.
- Lien généalogique Aaron/Moyse/Samuel Blum : père et fils ? Frères ? La cohérence avec les données sur Épinac (Samuel Blum acquéreur vers 1826) mérite une vérification dans les actes notariaux ou l’état civil.
- Jean-Henri Aupècle « caissier aux verreries de La Motte-sur-Dheune » : cette mention dans les actes d’état civil désigne-t-elle la verrerie de La Mothe à Saint-Bérain-sur-Dheune, déformée par l’officier d’état civil, ou un établissement différent ?
- Le devenir après la faillite de 1841 : la verrerie de La Mothe est-elle fermée à ce moment, ou reprend-elle sous une autre forme ? Sa durée de vie sous les Blum laisse ouverte la question.
- De Pourtalès et La Gagère : la société de mines de La Gagère fondée par Neuvesel contre Pourtalès a-t-elle eu une existence documentée dans les archives de Saône-et-Loire ?
- Les Maumené père et fils à Saint-Bérain : la date d’arrivée de Jean Baptiste Maurice Maumené (père) et de son fils Louis Auguste à La Motte reste à préciser. Tous deux sont présents en 1829 ; la transition avec la période Neuvesel (départ vers 1819) laisse une décennie à documenter.
Sources consultées
- Michel (Guy-Jean), Dans les verreries de l’Est de la France, tome II, pages 524-525. Description détaillée de la fondation (1778-1780), du bail de Neuvesel (1789), du noyau familial Neuvesel-Sigwart-Raspiller, des difficultés, du transfert à La Mothe (~1808) et du départ vers Givors (1819).
- Acte constitutif de la Compagnie générale des Verreries du Centre, Me Masson et Me Poupier, Chalon-sur-Saône, 27 juin 1839 (publié dans Le Drapeau tricolore, 10 juillet 1839, p. 3/4) — source primaire pour la période Blum et la dissolution.
Personnages associés
Personnalités
Sources
Pages 524-525. Description détaillée de la fondation (1778-1780), du bail de Neuvesel (15 juillet 1789), du noyau familial qu'il y constitue (Sigwart, Raspiller, Galas, Muller), des difficultés techniques et administratives, du transfert de la verrerie au lieudit La Mothe avant 1808, et du départ de Neuvesel vers Givors en 1819. Source de référence pour toute la période 1780-1819.
Publié dans Le Drapeau tricolore du 10 juillet 1839, p. 3/4. Mention de la « verrerie de Lamotte, commune de Saint-Bérain-sur-Dheune », apportée par Moyse Blum, « maître de verreries, domicilié à Lamotte, commune de Saint-Bérain-sur-Dheune ».
Cadastre Napoléonien de 1829, Section D1, cote 3 P 3516.