Verrier
François Éléonore de Finance de Clerbois
15 octobre 1739 — 9 avril 1815
Gentilhomme verrier, fondateur de la verrerie de Serin
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Biographie
Résumé
François Éléonore de Finance de Clerbois (Monsols, 15 octobre 1739 — Faramans, 9 avril 1815) est un gentilhomme verrier issu d’une vieille caste nobiliaire du verre. Fils de Claude de Finance « l’aîné », fondateur probable de la verrerie forestière des Ardillats (où il naît), et petit-fils, par sa mère, du verrier Joseph Hyacinthe de Charole, il appartient par les deux lignées au monde clos et endogame des gentilshommes verriers du Beaujolais, du Dauphiné et du Bourbonnais.
Sa trajectoire est celle d’un homme qui a tout pour réussir selon les codes de sa caste — la naissance, les alliances, le réseau — et qui échoue partout selon ceux, nouveaux, de l’entreprise. Marié en 1763 à Antoinette de Chambeuil, fille d’un codirecteur de la verrerie de Chambaran, il s’enracine une dizaine d’années dans la forêt de Bonnevaux (Villeneuve-de-Marc, puis Lieudieu, dans le fief de Jérôme Janériat), au cœur du réseau verrier dauphinois — sans qu’aucun acte ne l’y qualifie jamais de maître de verrerie. Il tente ensuite sa chance comme entrepreneur : il dirige la verrerie de Propières (1770-1771), dont l’installation provoque une violente hostilité villageoise, puis fonde à Lyon la verrerie de Serin (1771) — sa seule maîtrise attestée. Mais il ne maîtrise pas la chauffe à la houille, épuise ses fonds, et se fait évincer dès 1775 par son bailleur de fonds, le négociant Pierre César Sonnerat, qui le dépouille de son affaire et la tourne vers la bouteille noire, plus lucrative.
Après Serin, on perd sa trace d’entrepreneur. Il revient en Dauphiné (attesté à Arzay en 1785, à Beauvoir-de-Marc en 1787), où il vit désormais sans qualité professionnelle, et y meurt en 1815, simple « époux de dame Antoinette de Chambeuil ». Son fils aîné se fait diacre ; aucun de ses enfants ne reprend le métier du verre.
Le point d’interrogation de son titre est essentiel : François Éléonore est « le dernier gentilhomme verrier » non parce qu’il clôt brillamment une lignée, mais parce qu’il en incarne l’épuisement. Pendant qu’il échoue, le négociant Sonnerat réussit ; la caste meurt moins de la Révolution que de son incapacité à se muer en classe d’entrepreneurs. De Finance en est le visage — celui d’un homme du privilège lâché dans un monde de concurrence, et qui n’a pas su s’y faire.
Origines : une double ascendance de gentilshommes verriers
François Éléonore naît le 15 octobre 1739 à Monsols, dans le Haut-Beaujolais, pendant l’épisode de la verrerie des Ardillats que dirige son père. Il est le fils de Claude de Finance « l’aîné » (Jaligny, 1692 — Les Ardillats, 1741), gentilhomme verrier originaire de Saint-Nicolas-des-Biefs (Allier), et de Thérèse de Charole, seconde épouse, elle-même fille du verrier Joseph Hyacinthe de Charole, qui est le parrain de l’enfant. Les deux ascendances sont donc verrières : François Éléonore est un pur produit de la caste. L’un des derniers, car les gentilshommes verriers s’unissent de plus en plus hors de leur monde.
Son père meurt alors qu’il a quinze mois ; il grandit dans la mouvance des de Finance et des familles alliées, au gré des verreries forestières du Beaujolais et du Bourbonnais. Il faut, dès l’abord, le distinguer nettement des homonymes qui peuplent ce clan (voir « Homonymes » ci-dessous), en particulier de son oncle Claude Marie de Finance (frère de son père), qui tentera plus tard la reprise de la verrerie de Roanne (1779), et du cousin Louis de Finance, fils de cet oncle, qui sera son compère dans plusieurs actes dauphinois.
Les années dauphinoises : dans le réseau de Bonnevaux, sans en être maître (1763-1770)
Le 3 mai 1763, à Primarette, François Éléonore épouse Antoinette de Chambeuil, fille de François de Chambeuil, codirecteur de la verrerie de Chambaran depuis 1732, et d’Élisabeth de Guison. Ce n’est pas un mariage de hasard mais une alliance matricielle : il fait entrer le fils du verrier beaujolais dans la maîtrise verrière de la forêt de Bonnevaux, ce dense entrelacs de familles (Janériat, de Guison, de Chambeuil, Rejaffre) qui exploitent depuis des décénnies une verrerie nomade (Chambaran, Crépet, La Morfondière, Bossieu) se déplaçant au gré des coupes.
Le couple s’installe dans ce pays et y a ses premiers enfants : François (baptisé le 26 août 1764 à Villeneuve-de-Marc, paroisse de la verrerie de Chambaran sur Bossieu), puis Louis (baptisé le 16 juillet 1769 à Semons). Cet acte de 1769 est révélateur : le couple y est dit « marié de Lieudieu », c’est-à-dire résidant dans le fief de Jérôme Janériat, l’héritier des verreries de Bonnevaux, et le baptême rassemble, dans une véritable bousculade de signataires, tout le réseau noble et bourgeois de la forêt : Janériat lui-même, les deux frères de Chambeuil, un Guison de Labeaume, les Bardousse bourgeois de Lieudieu. L’année précédente, François Éléonore était déjà témoin au baptême du fils de Jérôme Janériat (Semons, 11 mai 1768). Il est, socialement, un membre de plein droit du clan.
Et pourtant, jamais un acte ne le qualifie de maître de verrerie en Dauphiné. C’est le résultat, négatif mais solide, car fondé sur le dépouillement systématique des paroisses du secteur (Bossieu, Arzay, Semons, Villeneuve-de-Marc, Primarette) de la recherche : sur toute cette décennie, il est « noble Éléonor », « noble François Léonor de Finance », allié et présent, mais jamais maître d’un four à son nom. Il gravite dans le réseau ; rien ne prouve qu’il y ait exploité une verrerie.
Hypothèse — un monde verrier qui s’éteint sous ses pieds. Cette absence de maîtrise pourrait n’être pas seulement personnelle. Les actes impliquant des verriers se raréfient nettement dans la forêt de Bonnevaux après 1760, plus encore après 1770 — symptôme de verreries ne fonctionnant plus qu’épisodiquement, en voie d’extinction, avant que Jérôme Janériat ne les ferme et n’en transfère la production à son domaine de Cholley (Lieudieu) puis, vers 1786, à Vienne. Un indice concret : dès 1769, la Morfondière, ancien site de verrerie, n’est déjà plus qu’un domaine agricole exploité par un fermier (inhumation de Claire Jocteur, Arzay). Si François Éléonore n’est jamais « maître » en Dauphiné, c’est peut-être qu’il n’y avait plus de maîtrise à prendre : il arrive dans un monde verrier mourant, s’y marie, y attend une place qui ne vient pas, et finit par tenter sa chance ailleurs. Son échec serait alors aussi celui d’un système qui se ferme. Cette lecture, cohérente avec le « trou » documentaire de Moyroud (1763-1786), reste une hypothèse à valider.
Les tentatives d’entrepreneur : Propières puis Serin (1770-1775)
C’est sans doute parce que le Dauphiné forestier n’offrait plus rien que François Éléonore se tourne, au tournant de 1770, vers l’entreprise, c’est-à-dire vers la verrerie urbaine à la houille, le modèle d’avenir. Deux tentatives, deux échecs.
Propières (1770-1771). Il dirige d’abord une verrerie à Propières, dans le Haut-Beaujolais 1. L’épisode est surtout connu par le récit de Jean-Pierre Gutton : l’installation suscite une violente hostilité villageoise, on colporte dans les cabarets que « la femme et la mère de l’entrepreneur ont fait acheter des enfants pour les égorger » ; les ouvriers sont menacés et frappés, on menace d’incendier la fabrique. Une plainte est portée au bailliage de Beaujolais le 26 février 1771. La verrerie ne dure pas.
Serin (1772-1775). François Éléonore transporte alors son ambition à Lyon, où il fonde la verrerie de Serin en 1771, rive gauche de la Saône, au charbon de terre. C’est sa seule maîtrise attestée : le 23 janvier 1774, il signe encore comme « maître de la verrerie de Serin » au mariage de son confrère Claude de Virgile, le seul acte connu qui lui donne explicitement cette qualité. Mais l’entreprise tourne mal. Il ne maîtrise pas la chauffe à la houille (il brûle, selon Michel, autant de bois que de charbon), épuise ses fonds, et doit faire appel à un financeur : le négociant lyonnais Pierre César Sonnerat, qui accepte d’intervenir « à condition de participer pour moitié aux profits », puis, « une fois dans la place, l’élimine » et oriente la production vers la bouteille en verre noir, illégale mais lucrative. Évincé vers 1775, François Éléonore n’a plus rien.
L’intendant de Lyon avait jugé l’homme sans ménagement : « un Gentilhomme Verrier qui paroit avoir mal réussi dans de semblables projets en Dauphiné et en Beaujollois où il a demeuré quelque tems, et je ne vois rien encore qui lui annonce de plus grands succès à l’avenir » [Michel]. Ce verdict, retenu comme un constat, mérite réserve (voir « Erreurs et incertitudes »).
Le retour en Dauphiné et la fin (vers 1785-1815)
Après Serin, François Éléonore disparaît des affaires et revient au pays de sa femme. On le retrouve en Dauphiné au milieu des années 1780, dans le secteur de Cour-et-Buis / Arzay / Beauvoir-de-Marc : le 11 juin 1785, lui et son épouse sont parrain et marraine, « habitants de Arzay », au baptême d’un fils du gentilhomme verrier Claude de Virgile, « écuyer de la Verrerie de Buys » ; le 19 août 1787, il est (apparemment) de nouveau présent pour un baptême au sein de la même famille, avec son frère François comme parrain et son fils François comme témoin !
Significativement, ces actes ne lui donnent plus aucune qualité de verrier : il est « noble François de Finance », rien de plus. Le seul foyer verrier encore vivace de ce secteur, à cette date, est la petite verrerie de Buis, tenue par les de Virgile, et François Éléonore n’y est qu’un parrain de la parentèle, non un exploitant. Il vit désormais en marge du métier, dans le milieu où il a ses alliances, sans plus l’exercer.
Il meurt le 9 avril 1815 à Faramans (arrondissement de Vienne, au sud de la forêt de Bonnevaux), à 75 ans, déclaré par deux cultivateurs comme « époux de dame Antoinette de Chambeuil », sans la moindre mention de verrerie. Sa descendance quitte le métier : son fils François, né en 1764, devient diacre du diocèse de Vienne. La lignée verrière des de Finance, côté Claude l’aîné, s’éteint avec lui.
Éléments biographiques (récapitulatif)
| Date | Lieu | Événement | Qualité dans l’acte |
|---|---|---|---|
| 15 oct. 1739 | Monsols | Naissance | fils de gentilhomme verrier |
| 3 mai 1763 | Primarette | Mariage (Antoinette de Chambeuil) | « noble » |
| 26 août 1764 | Villeneuve-de-Marc | Baptême du fils François | (non précisée) |
| 11 mai 1768 | Semons | Témoin (baptême Janériat) | « Finance Clerbois » |
| 16 juil. 1769 | Semons | Baptême du fils Louis ; « marié de Lieudieu » | « noble Éléonor » |
| 16 févr. 1771 | Propières | Baptême de François Éléonord Chassignol | « directeur de la verrerie de Propières » |
| 23 janv. 1774 | Lyon (Saint-Nizier) | Témoin (mariage de Virgile) | « maître de la verrerie de Serin » |
| 11 juin 1785 | Arzay / Buis | Parrain (de Virgile) | « habitant de Arzay » |
| 19 août 1787 | Buis | Témoin (baptême de Virgile) | (non précisé) |
| 9 avril 1815 | Faramans | Décès, 75 ans | « époux de dame Antoinette de Chambeuil » |
Erreurs et incertitudes
Ce qu’il faut corriger ou nuancer
-
L’« échec en Dauphiné » de l’intendant : allégation, non fait établi. Guy-Jean Michel rapporte le jugement de l’intendant de Lyon selon lequel de Finance aurait « mal réussi dans de semblables projets en Dauphiné et en Beaujollois ». Or le dépouillement systématique des paroisses dauphinoises ne confirme aucune exploitation verrière à son nom avant 1770 : il y est présent et allié, jamais maître. La formule de l’intendant (qui ne porte manifestement pas l’homme en estime) relève donc autant du jugement à charge (la réputation qu’on prête à un solliciteur qu’on veut écarter) que du constat documenté. On retiendra : une présence verrière dauphinoise d’environ une décennie, très probablement dans la mouvance des verreries de Jérôme Janériat (Chambaran, Bossieu, ou La Morfondière si elle était encore active), mais sans maîtrise propre attestée. On ne peut rien affirmer de plus sur cette période.
-
« Le premier à se déclarer » (Michel) : à nuancer. Michel présente de Finance comme le premier entrepreneur à se lancer après la chute du monopole de Givors. C’est vrai au sens d’un premier entrant extérieur au cartel Enard-Robichon, mais la verrerie de Pierre-Bénite (Joseph Enard, 1768) le précède chronologiquement.
-
Le nœud Clerbois/Clairbois. Michel fait dériver le privilège de Serin de lettres patentes de Roanne qu’il croit obtenues par le père de François Éléonore, ce qui est faux et naît d’une homonymie. La résolution complète (quatre personnes distinctes : Bigot de Clerbois, Claude l’aîné, Claude Marie, François Éléonore) est exposée dans les fiches de la verrerie de Serin et de la verrerie de Roanne
Homonymes à distinguer
- Louis de Finance : au moins trois dans l’entourage. (1) Le frère de François Éléonore (fils de Claude l’aîné), qui est présent à de nombreuses reprises. (2) Le cousin Louis, fils de l’oncle Claude Marie, parrain du fils Louis de François Éléonore en 1769, marié en 1783 à Eyzin-Pinet (Jeanne Marie Guillermain), remarié en 1795, installé ensuite à Labalme (Ain). (3) Le fils de François Éléonore lui-même, baptisé à Semons en 1769.
- François de Finance : le frère de François Éléonore (« Finance le cadet » / « de Finance » des signatures, marié en 1766 à Beauvoir-de-Marc avec Louise de Chapuis) ; et le fils aîné de François Éléonore, baptisé en 1764, devenu diacre du diocèse de Vienne.
- Claude / Claude Marie de Finance : le père (Claude l’aîné, †Ardillats 1741) et l’oncle (Claude Marie, †Roanne 1780). À ne pas confondre.
- « Finance Clerbois Pierre » : un signataire de l’acte de Semons (1769), membre du clan non encore identifié.
Points non résolus
- La nature exacte de son activité en Dauphiné (1763-1770) : présence avérée dans le réseau Janériat / de Chambeuil, mais ni site, ni fonction, ni preuve d’exploitation. La lacune recoupe d’ailleurs le « trou » documentaire de Moyroud (1763-1786).
- La période 1775-1785 : entre l’éviction de Serin et la réapparition à Arzay, rien n’est documenté.
- Son installation finale : propriétaire-rentier à Faramans, sans qu’on connaisse ni la date ni les conditions de sa fixation.
Sources consultées
L’essentiel de cette biographie repose sur le dépouillement des registres paroissiaux du Beaujolais et du Dauphiné (AD Rhône et Métropole de Lyon ; AD Isère ; AML), complété par Guy-Jean Michel (1989) pour l’épisode de Serin et Raymond Moyroud (1992) pour le contexte de Bonnevaux. Le détail des actes (cotes et liens) figure dans les sources.
Footnotes
-
Un acte de baptême désigne explicitement François Éléonore comme « directeur de la verrerie de Proprières » : « L’an mil sept cent soixante et onze le dix février a été baptisé François Éléonord né hier fils de Benoît Chassignol habittant en cette paroisse des Ardillats qui a signé et de Claudine Murard sa femme, dont le parrain a été Messire François Éléonord de Finence Écuyer, actuellement Directeur de la verrière de Proprière et la marraine Madame Antoinette de Chambeuil son épouse qui ont signé. Chambuiel Finance, Finance Clerbois, Chassignolle, Vacheron vic[aire]. » Source : Archives départementales du Rhône et de la Métropole de Lyon, Les Ardillats, BMS, 1771, cote 12 GG 6, vue 3 / 11 ; Lien : https://archives.rhone.fr/ark:/28729/b4t9zd5f8krx/bb25d401-0e7d-4e10-ae20-cd536528b87a ↩
Frise chronologique
ENGAGEMENT PRUDENT. Présent dans le réseau verrier de la forêt de Bonnevaux (verreries de Chambaran / Bossieu / La Morfondière, exploitées par les Janériat, de Guison et de Chambeuil) entre son mariag…
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Parcours géographique
1 verrerie
Sources
- etat civil Baptême de François Éléonor de Finance — Paroisse de Monsols (AD Rhône et Métropole de Lyon, Monsols, BMS 1739-1743, 135 GG 4, vue 8/24) https://archives.rhone.fr/ark:/28729/mvqsdjxh49lg/47e136a2-c0e1-4322-b5e4-33ea03eb0a38
15 octobre 1739. Fils de Messire Claude de Finance, chevalier, et de Dame Thérèse de Charole. Parrain Joseph Hyacinthe de Charole.
- etat civil Mariage de François Éléonore de Finance et Antoinette de Chambeuil — Paroisse de Primarette (AD Isère, Primarette, BMS 1741-1764, AC 324A/9, vue 95/135)
3 mai 1763. « Noble François Eleonord de Finance âgé de 24 ans environ, fils de feu noble Claude de Finance et de vivante Dame Thérèse de Charole résidente en Beaujolais » ; épouse Antoinette de Chambeuil, fille de François de Chambeuil et d'Élisabeth de Guison. Il signe « Finance le cadet ».
- etat civil Baptême de François de Finance (fils) — Paroisse de Villeneuve-de-Marc (AD Isère, Villeneuve-de-Marc, BMS 1760-1779, AC 555/3, vue 47/172)
26 août 1764. Couple domicilié à Villeneuve-de-Marc (paroisse de la verrerie de Chambaran sur Bossieu).
- etat civil Baptême de Barthélémy Claude Janériat (François Éléonore témoin) — Paroisse de Semons (AD Isère, Semons, BMS 1747-1792, 5 E 480/2, vue 105/225)
11 mai 1768. François Éléonore de Finance témoin au baptême du fils de Jérôme Janériat. Atteste son insertion dans le clan Janériat à Lieudieu.
- etat civil Baptême de Louis de Finance (fils) — Paroisse de Semons (AD Isère, Semons, BMS 1747-1792, 5 E 480/2, vues 109-110/225)
16 juillet 1769. Couple « marié de Lieudieu » (fief Janériat). Acte aux très nombreux signataires (Janériat, de Chambeuil, Guison de Labeaume, Bardousse) : tout le réseau verrier de Bonnevaux. Source de la mention « Louis de Finance, oncle » (en réalité cousin, fils de Claude Marie).
- etat civil Mariage de Claude de Virgile (François Éléonore témoin comme « maître de la verrerie de Serin ») — Paroisse Saint-Nizier, Lyon (AML, BMS 1774, 1 GG 202, vue 26/260) http://www.fondsenligne.archives-lyon.fr/v2/ark:/18811/30fbcda99725db54366560b2203bcb90
23 janvier 1774. SEUL acte qualifiant François Éléonore de « maître de la verrerie de Serin ». Voir [verrerie-de-serin-lyon](/verreries/verrerie-de-serin-lyon/).
- etat civil Baptême de François de Virgile (François Éléonore parrain, résidant à Beauvoir) — Paroisse de Buis (Cour-et-Buis) (AD Isère, Cour-et-Buis, paroisse de Buis, BMS 1745-1792, 5 E 135/4, vue 101/126)
19 août 1787. Parrain au baptême d'un fils de Claude de Virgile, gentilhomme verrier « de la Verrerie de Buys ». Atteste le retour de François Éléonore en Dauphiné (résidant à Beauvoir-de-Marc).
- etat civil Baptême de François Éléonor de Virgile (François Éléonore et son épouse parrain/marraine, habitant Arzay) — Paroisse de Buis (Cour-et-Buis) (AD Isère, Cour-et-Buis, paroisse de Buis, BMS 1745-1792, 5 E 135/4, vue 97/126)
11 juin 1785. François Éléonore de Finance et Antoinette de Chambeuil, parrain et marraine, « habitants de Arzay ». Plus ancienne attestation de leur retour en Dauphiné (secteur Cour-et-Buis / Arzay).
- etat civil Décès de François Éléonore de Finance de Clerbois — Commune de Faramans (AD Isère, Faramans-Pajay (depuis 1801), Décès 1811-1840, 5 E 162/8, vue 32/226)
9 avril 1815. Décédé à 75 ans à Faramans (arrondissement de Vienne), « époux de dame Antoinette de Chambeuil », sans qualité professionnelle mentionnée.
- livre Verriers et verreries en Franche-Comté au XVIIIe siècle — Michel, Guy-Jean (1989, p. 516 et passim)
Donne de Finance comme « le premier à se déclarer » après la chute du monopole de Givors, fondateur de Serin (1771), et cite le rapport défavorable de l'intendant (« un Gentilhomme Verrier qui paroit avoir mal réussi dans de semblables projets en Dauphiné et en Beaujollois »). NB : Michel se fourvoie sur la filiation du privilège (homonymie Clerbois/Clairbois) — voir `verrerie-serin-lyon` et `verrerie-royale-de-roanne`.
- livre Les verriers de la forêt de Bonnevaux (Isère) — Moyroud, Raymond (1992)
Documente le réseau verrier de Bonnevaux (Chambaran, Bossieu, La Morfondière) et les familles Janériat, de Guison, de Chambeuil, Rejaffre. Lacune structurante : Moyroud ne dit rien de la période 1763-1786 (entre le décès de Charles de Guison et le transfert Janériat à Vienne) — précisément les années dauphinoises de François Éléonore.
- livre La sociabilité villageoise dans l'ancienne France — Gutton, Jean-Pierre (p. 41-42)
Sur la verrerie de Propières (1771) : hostilité villageoise (calomnies sur la famille de l'entrepreneur, menaces d'incendie), plainte au bailliage de Beaujolais (AD Rhône, série B non classée, Criminel, 26 fév. 1771).