Verrerie
Verrerie du Canal (vitres)
1838 — vers 1880
Aussi connue sous : Munet frères (verrerie à vitres) · Graizely frères et Cie (vitres) · Verrerie du Canal — vitres (Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône)
Disparue — sans vestigesNoms et raisons sociales
Histoire
Résumé
La Verrerie du Canal (vitres) est fondée en 1838 par les frères Munet sur autorisation royale, « près de » leur verrerie à bouteilles existante sur le bassin terminal du canal de Givors. Elle est distincte de cette dernière par son emplacement — vraisemblablement sur la rive sud du bassin, à proximité des chantiers de construction navale — et par sa spécialité : la fabrication de verre à vitres (un four à dix creusets, six fours à étendre et à recuire). Les frères Graizely, anciens ouvriers à vitres, en prennent la direction vers 1841, simultanément avec la verrerie à bouteilles adjacente. Les deux établissements sont cédés ensemble à la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône en 1853 et restent actifs jusqu’à une fermeture vraisemblable vers 1880.
Cette fiche est un squelette : de nombreux détails sur la localisation précise, la direction après 1853 et la date de fermeture restent à établir.
Historique
Fondation par Munet frères (1838 — vers 1841)
Le 31 janvier 1838, une ordonnance royale autorise les frères Munet à établir « près de la verrerie qu’ils possèdent à Givors, au confluent du canal et du Rhône » une seconde usine pour la fabrication du verre à vitres : un four à dix creusets et six fours à étendre et à recuire. La formulation « près de » confirme qu’il s’agit d’un établissement distinct, adjacent mais séparé1.
Le choix des Graizely pour reprendre les deux fours n’est pas anodin : Pelletier précise qu’ils étaient « anciens ouvriers à vitres » — leur spécialité les destinait particulièrement à cet établissement.
Direction Graizely et cession (vers 1841 — 1853)
Les frères Graizely reprennent les deux fours du bassin (bouteilles et vitres) simultanément, vers 1841. En 1853, les deux établissements sont cédés ensemble à la Compagnie Générale1.
Compagnie Générale (1853 — vers 1880)
Le recensement de 1872 montre un groupe de verriers à vitres au sud du Quai du Bassin, dont Joseph Sygward, 50 ans — distinct du groupe de verriers à bouteilles plus au nord. La fermeture intervient vraisemblablement vers 1880, dans le cadre de la politique de rationalisation de la Compagnie Générale2.
Situation géographique
Localisation
L’emplacement précis reste à établir. L’ordonnance de 1838 indique « près de » la verrerie à bouteilles, donc sur le même bassin mais à un endroit différent. Hypothèse la plus probable : rive sud du bassin, à proximité des chantiers de construction navale (charpentiers de bateaux) qui occupaient cette partie du bassin — les bateaux construits ou réparés devant être mis à l’eau directement sur le bassin. Dans le recensement de 1872, les verriers à vitres sont localisés au sud du groupe de verriers à bouteilles sur le Quai du Bassin, ce qui corrobore un emplacement sur la rive sud.
La consultation des états de section du cadastre napoléonien pour les parcelles de la rive sud du bassin permettrait de confirmer cette localisation et d’identifier Munet parmi les propriétaires — à conduire aux Archives départementales du Rhône.
À ne pas confondre avec la Verrerie du Canal (bouteilles), à l’angle nord-est du même bassin, et avec la Verrerie de la Gare, au sud du Gier.
Erreurs et incertitudes
Points non résolus
- Localisation précise : rive sud du bassin, à l’ouest de la verrerie à bouteilles — hypothèse fondée sur le recensement de 1872 et la proximité des chantiers navals, à confirmer par les états de section.
- Direction après 1853 : qui dirige cet établissement sous la Compagnie Générale ? Barollier dirige-t-il les deux fours ou seulement celui à bouteilles ?
- Date de fermeture : le recensement de 1876 ne compte plus que quatre ou cinq verriers dispersés côté sud du bassin — insuffisant pour faire tourner un four. La fermeture des deux verreries du Canal est donc antérieure à 1876, vraisemblablement vers 1875.
- Joseph Sygward (recensement 1872) : ce verrier à vitres de 50 ans en 1872 est Joseph Sigwart (né le 24 novembre 1821 à Rive-de-Gier, décédé le 10 février 1893 à Rive-de-Gier), fils de Henri Sigwart. Il est marié à Givors le 3 août 1842 et ses enfants sont majoritairement givordins, à l’exception de son dernier fils Charles (né à Rive-de-Gier le 2 novembre 1847). Ses allers-retours entre Givors et Rive-de-Gier s’expliquent par la présence de la grande verrerie Hutter à Rive-de-Gier, spécialisée dans le verre à vitres. Henri Sigwart, son père, est le frère de Joseph Sigwart (né à Pierre-Bénite le 5 mars 1791), lui-même fils de Georg Anton Sigwart fils et Marie Catherine Brischoux, ancêtres directs d’Arnaud Balandras.
Notes
Footnotes
Personnages associés
Aucune personne liée n'a été trouvée pour cette verrerie.
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Ordonnance royale autorisant les 'sieurs Munier [sic] frères' à établir 'près de la verrerie qu'ils possèdent à Givors, au confluent du canal et du Rhône, une seconde usine pour la fabrication du verre à vitres' : un four à dix creusets, six fours à étendre et à recuire. Source primaire principale sur la fondation.
1887, pp. 180-181. Mentionne 'deux fours' cédés à la Compagnie Générale en 1853 (bouteilles et vitres). Précise que les Graizely étaient 'anciens ouvriers à vitres'.
Groupe de verriers à vitres au sud du Quai du Bassin, dont Joseph Sygward, 50 ans. Distinct du groupe de verriers à bouteilles plus au nord — confirme deux établissements séparés sur le même bassin.