Personnalité
François Coron
21 juin 1818 — 10 novembre 1869
Maître de verrerie
Biographie
François Coron est originaire de Farnay, dans la Loire. C’est un village sur les contreforts Nord du Pilat, au-dessus de Grand-Croix et Lorette. La région constitue la terre d’origine de la famille Coron (ou Corompt, Coromp, etc.). On en trouve beaucoup autour de Rive-de-Gier. C’est dans cette ville que François Coron fait ses armes comme teneur de livres chez Ninquerier, un maître de verrerie réputé. Il passe par Givors puis fonde son propre établissement à Vernaison. C’est vers 1856-1857 qu’il se lance dans cette entreprise, celle de toute une vie. Malgré les difficultés administratives, et grâce à l’appui du maire de la ville, désireux de relancer l’emploi après la fermeture de l’indiennerie en 1855, il peut enfin allumer ses fours en 1859. La verrerie, idéalement située au bord du Rhône et du chemin de fer P.L.M., possède deux fours, l’un pour les bouteilles, l’autre pour d’autres types de verre. Ce sont des modèles qu’il a lui-même conçus quand il exerçait à Givors dans la verrerie Lobre (brevet de 15 ans). Ils possèdent le nombre exceptionnel de douze creusets, unique dans la région (confirmé par P. Pelletier). Son usine produit surtout des bouteilles, près de deux millions par an, mais aussi d’autres produits y compris du verre de couleur. François Coron fabrique aussi des bonbonnes et dames-jeannes très prisées par les usines de chimie industrielle de la vallée du Rhône. Malheureusement, il meurt prématurément en 1869 (dans son domaine), laissant son entreprise et sa veuve (Marie Gazanchon, épousée le 19 juillet 1842 à Rive-de-Gier) dans une situation financière difficile. C’est son gendre Francisque Mille, après un combat judiciaire épique de plusieurs années, qui rachète l’usine et relance, pour un temps, la production. M. Marion, un soyeux lyonnais, rachète en 1893 le domaine et, peu après, M. Guéry acquiert la partie est où se trouvait l’usine. Le premier transforme le domaine en usine textile, tandis que le second abandonne les fours et installe ses entrepôts. C’est à ce moment-là, vers 1894-1895, que les fours sont donc abattus. Malgré tout, une partie des bâtiments industriels, ainsi que l’mebranchement P.L.M. et le passage vers le Rhône sous le chemin de fer, sont encore visibles (et utilisés) vers 1950 et au-delà.
Frise chronologique
François Coron dirige la verrerie Lobre jusqu'en 1856, quand se termine son bail. Il décide alors de fonder son propre établissement à Vernaison où il s'installe, sans doute dès 1857. Les difficultés …
Parcours géographique
1 verrerie · 2 lieux biographiques