Ancêtre direct · Verrier

Léonard Sigwart

1685 — 1747

Verrier itinérant de la dynastie Sigwart, de la Forêt-Noire au Palatinat et à la Sarre

Ancêtre direct

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Biographie

Biographie

Léonard Sigwart (Leonhard / Leonhardt) naît en 1685 à Sankt Blasien, en Forêt-Noire, fils du verrier Joseph Sigwart (vers 1652 – vers 1695, Sankt Blasien). Il appartient à l’une des plus grandes dynasties de verriers d’Europe centrale, la lignée Sigwart, dont la branche de Sankt Blasien remonte aux maîtres verriers attestés sur place dès le début du XVIIe siècle 1.

Contrairement à plusieurs membres de sa famille, Léonard ne suit pas la verrerie de Sankt Blasien lors de son transfert vers le nouveau site de « Äule » (1716). Dès avant la création de cette dernière, entre 1705 et 1706, il travaille à la verrerie réputée de Grünwald, près de Sankt Blasien. Il y épouse Anna Rogg, fille d’un verrier du sud de la Forêt-Noire ; l’oncle de celle-ci, Bartholomeus Rogg, est alors prévôt et principal actionnaire de Grünwald. Léonard n’y reste pas longtemps : il quitte la Forêt-Noire au plus tard entre 1709 et 1710, pour une destination intermédiaire inconnue 1.

Environ quinze ans plus tard, on le retrouve dans le Palatinat, à la verrerie de Rodalben, fondée en 1715 par Jakob Schmid. Sa présence y est certaine en 1725, année où il fait baptiser sur place son fils Georg Anton (George Antoine) ; il y était peut-être déjà actif auparavant, mais cela n’est pas documenté 2.

Peu après 1726, Léonard rejoint la verrerie d’Otterberg (verrerie du Drehtalerhof), près de Kaiserslautern, où travaille déjà son frère Léopold depuis 1716. En 1727, trois frères Sigwart s’y trouvent réunis : Léopold, Léonard et Bernhard. Le séjour est bref : son étape suivante est la verrerie de Fischbach, dans la Sarre 1.

Ses pérégrinations (Sankt Blasien, Grünwald, Rodalben, Otterberg, Fischbach, puis vraisemblablement Merlebach) illustrent la quête perpétuelle du combustible qui caractérise les verriers forestiers de l’époque : chaque fermeture pour épuisement des bois entraîne un nouveau déplacement de la famille et de ses ouvriers. Mais elle montre aussi le nomadisme de nombreux verriers, toujours à la recherche d’une meilleure place dans un nouvel établissement.

Descendance

Trois fils de Léonard sont identifiés avec certitude par les sources 1 :

  • Georg Anton (George Antoine) Sigwart (27 décembre 1725, Rodalben – 28 mars 1791, Gémenos, près de Marseille), 4ᵉ fils, le plus grand voyageur de la lignée : après Illingen-Merchweiler, Lettenbach-Saint-Quirin, Fère-en-Tardenois, Villers-Cotterêts et Pierre-Bénite, il finit sa vie en Provence, à Gémenos, en 1791.
  • Michael Sigwart (3ᵉ fils), resté à Fischbach jusqu’au transfert de cette verrerie vers Friedrichsthal, où il meurt en 1756.
  • Mathias Sigwart (vers 1730 – 1778, Lemberg), 5ᵉ fils.

Ascendance et alliances

Léonard descend de la souche des Sigwart de Sankt Blasien, mais aussi, par alliances répétées au XVIIe siècle, de la dynastie Schmid(t), elle-même issue de Hans Schmid (cordonnier puis maître de la verrerie de Schafmatt, présentée comme la première du canton de Soleure) et de ses deux fils verriers Peter et Wolfgang, venus à Sankt Blasien en 1617. Le rattachement passe par deux mariages documentés : son aïeul Michael Sigwart (1606-1690) épousa Margarete Schmidt, fille de Peter Schmidt ; et Johann Sigwart, descendant, épousa Ursula Schmidt, fille de Melchior. Sigwart et Schmidt furent ainsi, tout au long du XVIIe siècle, les deux familles « régnantes » des verreries de Sankt Blasien 13.

Par cette ascendance via Peter Schmid, Léonard partage une souche commune avec Jakob Schmid, le fondateur de la verrerie de Rodalben où naîtra son fils Georg Anton, une convergence qui fait de ce site éphémère un véritable creuset des grandes dynasties verrières.

Incertitudes

La date et le lieu de décès de Léonard sont sujets à caution. L’ouvrage de Nest le donne « avant 1756, vraisemblablement à Friedrichsthal », mais cette indication doit être maniée avec prudence : c’est son fils Michael qui est mort à Friedrichsthal en 1756, ce qui ouvre un risque de confusion entre le père et le fils. La base Saar-Ahnen Klein signale également que ces données ne sont pas établies 4. Le Groupe des Cercles Généalogiques de Moselle donne la date de 1747, à Merlebach, du décès de Léonard Siquard : c’est celle que nous avons retenue 5.


Notes

Footnotes

  1. Peter Nest et al., Die Glashütten im Warndt, Völklingen-Ludweiler, 1999, p. 90 sq. ; repris par Walter Neutzling, « Die Glasmacher-Familie Sigwart / Siegwart », Pressglas-Korrespondenz n° 01/2000, p. 30-33. Notices de Joseph, Michael, Johann et Leonhard Sigwart. 2 3 4 5

  2. Ibid. : « Leonhard war mit Sicherheit 1725 hier, denn in diesem Jahr ließ er seinen Sohn Georg Anton hier taufen. Ob er schon vorher dort tätig war, ist nicht bekannt. »

  3. Ascendance Schmid (Hans Schmid de Schafmatt ; fils Peter et Wolfgang à Sankt Blasien en 1617) établie de manière convergente par plusieurs généalogistes ayant dépouillé les actes primaires. Les mariages Sigwart × Schmidt du XVIIe siècle sont documentés dans Nest 1999.

  4. Saar-Ahnen Klein, PERSONEN-KLEIN_6.pdf (https://www.saar-ahnen-klein.de/PERSONEN-KLEIN_6.pdf) ; et notice Nest donnant « Leonhard Sigwart (1685 St. Blasien - vor 1756 vermutl. Friedrichsthal) ». Confusion avec son fils Michael Sigwart, mort à Friedrichsthal en 1756.

  5. Le Groupe des Cercles Généalogiques de Moselle donne la date de 1747, à Merlebach (actuellement Freyming-Merlebach, Moselle), comme date de décès de Léonard Siquard (référence 111310115003919017), une déformation tout-à-fait plausible de Sigwart.

Frise chronologique

verrier

Verrerie réputée de Grünwald, près de Sankt Blasien. Léonard n'y reste pas longtemps : il a quitté la Forêt-Noire au plus tard entre 1709 et 1710. Destination intermédiaire ensuite inconnue.

vers 1705 — 1709/1710
au moins 1725
verrier

Présence certaine en 1725 (baptême de son fils Georg Anton). Présence antérieure possible mais non documentée.

Événement
Lieu inconnu

Baptême de son fils Georg Anton (George Antoine) Sigwart à Rodalben, seule attestation certaine de la présence de Léonard sur ce site.

27 décembre 1725
vers 1726 — 1727
verrier

Verrerie du Drehtalerhof, près de Kaiserslautern. En 1727, trois frères Sigwart y sont réunis : Léopold (présent depuis 1716), Léonard et Bernhard. Séjour bref.

verrier

Étape suivante après Otterberg, dans la Sarre (Fischbach, aujourd'hui rattaché à Quierschied). Son fils Michael s'y fixera durablement.

après 1727
vers 1747
verrier

Dernière étape connue, décès probable à Merlebach en 1747, Léonard travaillait sans doute à la verrerie de Lauterbach

Parcours géographique

1 verrerie

Sources