Ancêtre direct · Verrier

Jean Claude Haour

14 février 1808 — 9 août 1873

Souffleur de verre à bouteilles puis magasinier, actif toute sa vie à la verrerie de Givors

Ancêtre direct

Une source à partager, une erreur à signaler ? Écrivez-moi →

Biographie

Portrait

Jean Claude Haour illustre, à front renversé, la stabilité géographique qui coexiste dans la famille Haour avec la grande mobilité de certaines de ses branches. Né en 1808 dans l’enceinte même d’une verrerie givordine, il meurt dans la même ville 65 ans plus tard sans avoir jamais quitté durablement Givors, un cas assez rare parmi les Haour documentés dans Radix Vitri, dont beaucoup, à commencer par ses propres fils, traversent la France en suivant le travail.

Il est le fils de Jean Claude Haour (1785-1837) et de Marie Françoise Heitzmann (1787-1876), le père étant issu de la lignée de Claude Haour (1760-1831), souche commune de toute cette branche givordine des Haour (trois ancêtres directs d’Arnaud Balandras). Il est ainsi le neveu de Joseph Haour (1787-1833), lui-même père de Pancrace Haour : cousin germain, donc, de Pancrace Haour, un lien de parenté qui explique la proximité constante entre ces deux branches sur plusieurs générations.

Une vie entière dans les verreries de Givors (1808-1856)

Jean Claude naît le 14 février 1808 à Givors, très certainement dans l’enceinte même de la verrerie de MM. Robichon frères, où travaille déjà son père, lui aussi né, marié et décédé à Givors (mais dans la verrerie Neuvesel, voisine). Il y grandit, s’y forme, et ne la quittera que pour s’installer sur le bassin du Canal, travaillant dans la verrerie nouvellement acquise par la Compagnie Générale. Le recensement de 1836 le montre verrier chez MM. Robichon frères, vivant avec son épouse et leurs quatre premiers enfants, sa localisation précise étant confirmée par la présence, dans le même recensement, de son oncle et voisin François Heitzmann, également verrier chez Robichon. L’année suivante, en 1837, il est déclarant au décès de son propre père, toujours qualifié de verrier chez MM. Robichon frères.

Le 20 août 1827, à 19 ans, il épouse à Givors sa cousine Marianne Célestine Haour. La cérémonie réunit tout un petit monde verrier : le témoin est Joseph Sigwart, cousin de l’épouse, preuve supplémentaire, s’il en fallait, de l’imbrication des familles Haour et Sigwart déjà documentée ailleurs dans Radix Vitri, et l’officiant n’est autre que Camille Dugas, maire de Givors et lui-même maître de verrerie, détenteur de parts dans la verrerie Robichon par héritage. Le monde verrier givordin administre, en quelque sorte, ses propres mariages.

Les recensements successifs (1841, 1846, 1851) suivent la famille sur le même site, désigné tantôt « verrerie de M. Dugas », tantôt « verrerie de MM. Robichon & Cie » : la même installation, sous des appellations usuelles différentes. Six enfants y grandissent, dont deux ancêtres directs d’Arnaud : Marie Barbe (parfois notée Mariette ou Marie) et Abraham, tous deux nés au tournant des années 1830. Le recensement de 1846 est particulièrement dense : Jean Claude y vit avec Célestine et leurs six enfants âgés de 6 à 17 ans.

A cette époque, la verrerie de M. Dugas peut être surnommée « la verrerie Haour » : on y compte pas moins de onze ménages Haour sur 42 au total !

Vers 1856, Jean Claude connait son seul et unique déménagement : on le retrouve résidant sur le Quai du Canal, dans la verrerie du Canal qui venait d’être acquise par la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône. Un déplacement d’un kilomètre à vol d’oiseau, pour travailler chez le même employeur.

Le glissement vers le magasinage et la fin de vie (vers 1856-1873)

Vers 1860, Jean Claude connaît le seul changement notable de sa longue carrière : il passe du soufflage à la fonction de magasinier, toujours à la verrerie du Canal de Givors, le recensement de 1856 le montre encore associé au site avec ses fils Joseph et Francis, et son neveu Joseph (futur père de Pancrace) ; celui de 1861 le désigne explicitement « magasinier à la verrerie ». Ce même glissement de carrière, du soufflage vers l’emploi de magasinier en fin de vie active, se retrouvera chez son fils Abraham vers 1882-1883, puis chez son petit-gendre Jean Baptiste Haour vers 1908-1920 : un motif de reconversion qui semble traverser plusieurs générations de la famille.

Il réside alors impasse Fournier, à proximité immédiate du Quai du Bassin, une impasse aujourd’hui disparue, mais que l’on retrouve dans le recensement de 1861, et curieusement peuplée, à cette date, de nombreux habitants portant le nom de Fournier. C’est là que Jean Claude meurt le 9 août 1873, à l’âge de 65 ans. Ses fils Abraham et Joseph, tous deux verriers domiciliés à Givors, sont déclarants à son acte de décès.

Après sa mort, son épouse Marianne Célestine reste à Givors une dizaine d’années avant de rejoindre, à Marseille, l’une de leurs filles : voir sa fiche pour la suite de cette histoire.

Descendance

Parmi les enfants connus de Jean Claude et Marianne Célestine Haour :

  • Marie Barbe ou Mariette (12 janvier 1829, Givors - †30 août 1885, Marseille), ancêtre directe d’Arnaud Balandras, épouse son cousin germain Pancrace Haour le 16 avril 1855 à Givors.
  • Abraham Haour (31 janvier 1832, Givors - 22 février 1907, Montluçon), ancêtre direct d’Arnaud Balandras
  • Joseph (7 août 1830, Givors - 15 juin 1893, Givors)
  • Anne ou Annette (28 octobre 1833, Givors - 25 avril 1898, Givors)
  • Joseph (un second, 23 août 1837, Givors - 6 septembre 1885, Saint-Marcel, Marseille), épouse Marie Claudine Belingard le 3 août 1859 à Givors.
  • François/Francis (19 aoû 1839, Givors - 14 décembre 1909, Givors)

Frise chronologique

Ouvrier verrier

Toute sa carrière active se déroule au même site givordain, sous ses désignations successives : verrerie de MM. Robichon frères (recensements 1836, 1846), verrerie de M. Dugas (1841, 1851) — le même é…

1808 — vers 1860
14 février 1808
Naissance
Lieu inconnu

Né très probablement dans l'enceinte de la verrerie de MM. Robichon frères.

Mariage
Lieu inconnu

Mariage avec sa cousine Marianne Célestine Haour. Témoin Joseph Sigwart, cousin de l'épouse. Officiant : Camille Dugas, maire de Givors et maître de verrerie.

20 août 1827
1836
Recensement
Lieu inconnu

Verrier chez MM. Robichon frères. Vit avec son épouse Célestine et leurs enfants Mariette (7 ans, ancêtre d'Arnaud), Joseph (5 ans), Abraham (4 ans, ancêtre d'Arnaud) et Annette (2 ans). Localisation …

Décès

Décès de son père Jean Claude Haour (1785-1837). Jean Claude fils, verrier chez MM. Robichon frères, est déclarant à l'acte.

1837
1841
Recensement
Lieu inconnu

Verrerie de M. Dugas, Givors. Vit avec Célestine et leurs enfants Joseph, Abraham, Joseph (un second, né 1837), François, Mariette et Annette.

Recensement
Lieu inconnu

Verrerie de MM. Robichon & Cie, bâtiment 1, ménage 16. Vit avec Célestine (36 ans) et leurs enfants Marie/Marie Barbe (17 ans, ancêtre d'Arnaud), Anne (13 ans), Joseph (15 ans), Abraham (14 ans, ancêt…

1846
1851
Recensement
Lieu inconnu

Verrerie de M. Dugas. Vit avec Célestine (41 ans) et leurs enfants Mariette, Annette, Joseph, Abraham, Joseph et Francis, ces deux derniers cadets âgés de 13 et 11 ans. Abraham et le premier Joseph so…

Recensement
Lieu inconnu

Verrerie du Canal. Vit avec Célestine, leurs fils Joseph (19 ans) et Francis (17 ans), et son neveu Joseph (12 ans) — fils de son frère Joseph (1787-1833), futur père de Pancrace.

1856
vers 1860 — 1873
Magasinier

Seul changement de sa carrière, en fin de vie : glissement vers la fonction de magasinier à la verrerie du Canal, attesté par le recensement de 1856 puis 1861 ('magasinier à la verrerie'). Il réside a…

Recensement
Lieu inconnu

Quai du Canal. Désormais magasinier à la verrerie. Vit avec Célestine et leurs fils François (22 ans) et Joseph (18 ans), tous deux verriers.

1861
1872
Recensement

Ancien verrier, à cette date. Vit avec Célestine, 62 ans, impasse Fournier, proche du bassin du Canal.

Décès

Décès à 65 ans. Ses fils Abraham et Joseph, tous deux verriers domiciliés à Givors, sont déclarants à l'acte.

9 août 1873

Parcours géographique

2 verreries

Sources

  • etat civil Acte de mariage de Jean Claude Haour et Marianne Célestine Haour

    20 août 1827, Givors. Témoin Joseph Sigwart. Officiant : Camille Dugas, maire de Givors, maître de verrerie.

  • archive Recensements de Givors 1836, 1841, 1846, 1851, 1856, 1861, 1872 https://archives.rhone.fr/ark:/28729/dcwjb6qsvr18/57d10858-994d-4415-a7e2-ea15a170d8cd

    Série de recensements permettant de suivre Jean Claude Haour sur le même site givordain (Robichon/Dugas puis verrerie du Canal) de 1836 à 1872. Liens principaux : 1841 (https://archives.rhone.fr/ark:/28729/dcwjb6qsvr18/57d10858-994d-4415-a7e2-ea15a170d8cd), 1846 (https://archives.rhone.fr/ark:/28729/d3bjw7x6tv2p/8f0f513a-6076-4e39-a550-d7166a155f59), 1856 (https://archives.rhone.fr/ark:/28729/3bjwzdsh948k/b8e16511-08c3-4563-9502-7d9992986dad), 1861 (https://archives.rhone.fr/ark:/28729/qzhm2clk3ndp/f161b438-61da-4d4a-ae16-fe72bdd232d0), 1872 (https://archives.rhone.fr/ark:/28729/b4t9wvs3jzkm/aba3dccf-bdc2-489e-b87e-65349a97f93f).

  • etat civil Acte de décès de Jean Claude Haour https://archives.rhone.fr/ark:/28729/ms4890q7zrvw/8c7fb3fa-11b7-4af9-8d0c-8b33767fec3c

    9 août 1873, Givors, impasse Fournier. Déclarants : ses fils Abraham et Joseph Haour, tous deux verriers.