Verrerie
Verreries d'Andrézieux
1881 — 1929
Aussi connue sous : Cherèdre, Renoutet et Cie · Verreries d'Andrézieux (Pelletier) · Verreries d'Andrézieux (SA Tamet-Morilhas) · Saumont et Souteyran · Souteyran (Verreries d'Andrézieux) · Verrerie à vitres Hug · Verreries d'Andrézieux (Souteyran) · Verreries d'Andrézieux (2e vente) · Compagnie Industrielle des Verreries à Vitres / Verreries Valentin Mesmer · Société Industrielle de Verrerie (apport fusion)
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Noms et raisons sociales
Histoire
Résumé
Une première verrerie est fondée à Andrézieux vers 1850 par les sieurs Cherèdre, Renoutet et Cie, autorisés par décret présidentiel à établir une verrerie dans la commune d’Andrézieux (Loire). En 1881, Maurice Pelletier fonde une verrerie (peut-être reprend-il celle de 1850) au lieu-dit le Chirat, à proximité immédiate de la gare d’Andrézieux sur la ligne de Clermont à Paris. Spécialisé dans la fabrication de verre à vitre, l’établissement est transformé en société anonyme en 1896, avant d’être repris vers 1900 par Joseph Saumont, maître de verreries issu d’une grande dynastie verrière stéphanoise, associé à son gendre Albert-Henri Souteyran.
L’aventure Saumont-Souteyran tourne court : des difficultés financières conduisent à une vente aux enchères judiciaire en 1906, puis l’usine reste en sommeil plusieurs années avant d’être relancée en 1912. C’est finalement Valentin Mesmer (petit-fils de Gaspard Mesmer, fondateur de la Verrerie des Culattes à La Guillotière) qui donne à l’établissement son ultime ambition industrielle en y installant les procédés mécaniques Fourcault d’étirage du verre à vitres, au sein d’une société capitalisée à 9,5 millions de francs. La crise verrière des années 1920 emporte cette dernière tentative : liquidation judiciaire en 1923, fusion dans la Société Industrielle de Verrerie en 1924, arrêt définitif vers 1926, démolition en 1929.
L’histoire des Verreries d’Andrézieux est indissociable de celle des grandes dynasties verrières de la Loire et du Rhône : Saumont du Mont-Bellevue, Mesmer des Culattes, et, en filigrane, les réseaux franc-comtois qui irriguent l’ensemble du bassin stéphanois depuis le début du XIXe siècle.
Historique
Fondation et premières années (1881 — 1896)
Les Verreries d’Andrézieux sont fondées en 1881 par Maurice Pelletier, fils de Mathias Pelletier et frère de Pierre Pelletier, auteur de Les Verriers dans le Lyonnais et le Forez (1887). La date est donnée par Pierre Pelletier lui-même, dans un paragraphe rédigé par Xavier Roux, une information de première main, quasi familiale. Maurice Pelletier a été « formé par son père à son art de maître verrier » : il incarne une tradition verrière transmise de génération en génération. L’établissement, situé à côté de la gare d’Andrézieux, produit des verres à vitres blancs ordinaires et des verres colorés pour la vitrerie d’exportation, commercialisés vers Lyon, le Midi de la France et la Suisse. En 1887, il dispose de deux fours de fusion.
La première attestation directe de l’activité dans la presse date de février 1887 : un ouvrier verrier de 29 ans, originaire de Bagneaux (Seine-et-Marne), venu s’embaucher « à la verrerie de M. Pelletier », se suicide dans sa chambre d’hôtel avant même de commencer à travailler.
La société anonyme Tamet-Morilhas (1896 — vers 1900)
En avril 1896, le Mémorial de la Loire publie une annonce de souscription pour la transformation de l’établissement en société anonyme au capital de 400 000 francs, divisé en 800 actions de 500 francs. Les banquiers présentateurs sont Joaney Tamet & Morilhas (rue de la Paix 5, Lyon). L’annonce précise sans ambiguïté : « L’usine d’Andrézieux ne fait pas la bouteille. — Ne pas confondre avec les Verreries de Saint-Just. » Cette mise au point témoigne d’une certaine confusion dans l’esprit du public entre les différents établissements verriers du bassin stéphanois.
L’acte constitutif de cette société anonyme n’a pas été retrouvé. Sa durée d’exploitation est inconnue ; elle précède en tout cas la reprise par Saumont et Souteyran, attestée en 1900.
La période Saumont et Souteyran (vers 1900 — 1906)
Vers 1900, l’établissement est repris par Joseph Saumont, maître de verreries, et son gendre Albert-Henri Souteyran, négociant en verrerie. Le Mémorial de la Loire du 27 mars 1900 signale que « les fours de la verrerie de l’usine Saumont et Souteyran ont été arrêtés subitement par suite d’une détérioration aux fours » et annonce la construction d’un four à bassin, équipement plus moderne que les fours à creusets traditionnels.
Joseph Saumont décède le 22 juin 1902 à l’âge de 70 ans. Souteyran poursuit seul l’exploitation, mais dans des conditions visiblement difficiles. En août 1904, le journal annonce qu’il « va mettre de nouveau en activité la verrerie d’Andrézieux, où il a fait des agrandissements et de nouvelles installations », une formulation qui suggère une période d’arrêt entre le décès de Saumont et cette relance. En novembre 1904, un incendie dans l’atelier de poterie est rapidement maîtrisé. L’article mentionne un propriétaire désigné sous le nom « M. Hughes [Hug ?] », vraisemblablement un associé ou bailleur de fonds distinct de Souteyran, dont l’identité exacte reste à préciser.
La suspension des paiements intervient en avril 1905 : L’Action annonce que « la verrerie à vitres Hug, d’Andrézieux vient de suspendre ses paiements ; deux cents ouvriers, la plupart pères de famille, se trouvent, de ce fait, sans travail ». Un projet de verrerie coopérative est évoqué, sans suite connue.
En février 1906, Marie Saumont (épouse d’Albert-Henri Souteyran et fille de feu Joseph Saumont) forme contre son mari une demande en séparation de biens, cherchant à protéger sa part du patrimoine familial. Le tribunal civil de Montbrison ordonne en mai 1906 la vente aux enchères judiciaires de l’usine, sur requête de Claude dit Victor Guichard, marchand de soies à Saint-Étienne et créancier. La mise à prix est fixée à 30 000 francs. À la date de la vente, le four de fusion est décrit « plein de verre refroidi » : l’usine est à l’arrêt depuis plusieurs mois au moins.
L’interrègne et la seconde vente (1906 — 1912)
L’acquéreur de la vente de 1906 est inconnu. L’usine reste à l’abandon : en août 1908, le Mémorial de la Loire constate que « voici bientôt quatre ans que la verrerie Souteyran ne fonctionne plus », un concierge veillant sur les bâtiments déserts.
En novembre 1912, une nouvelle vente aux enchères est annoncée, cette fois « volontaire, pour cause de fin de bail ». L’annonce révèle que l’usine a été reconstruite ou très substantiellement agrandie : elle décrit une « grande et belle usine récemment construite » équipée d’un four à bassin système Siemens, de cinq places et cinq fours à étendre, sur une superficie de 9 500 m², contre 4 200 m² lors de la vente de 1906. La mise à prix atteint 50 000 francs. Ces chiffres confirment que d’importants travaux ont été réalisés entre 1904 et 1906, ou par un acquéreur postérieur à 1906.
La période Mesmer et la fin (1915 — 1929)
À partir de 1915-1916, la presse locale mentionne un directeur ou co-directeur des Verreries d’Andrézieux sous le nom « Mesner » ou « Mesnier », orthographes approximatives qui désignent en réalité Mesmer. En 1917, l’avis de décès de la veuve Saumont-Bouchot, « ex-maîtresse de verrerie, présidente d’honneur des médaillés du travail », mentionne parmi les familles signataires « M. et Mme Philippe Mesmer et leur fils » ainsi que le « personnel de la Verrerie Veuve Souteyran-Saumont », attestant que les deux réseaux familiaux, Saumont-Souteyran d’une part et Mesmer de l’autre, coexistent alors dans l’orbite de la verrerie.
En avril 1920, la presse financière annonce la constitution de la Société Anonyme Verreries Valentin Mesmer au capital de 6 millions de francs, portés à 9,5 millions en août 1920. Valentin Mesmer, fils de Gaspard Philippe Emmanuel Mesmer, petit-fils de Gaspard Mesmer des Culattes, est président et administrateur délégué. La société détient la licence Fourcault pour la France et les colonies (procédé d’étirage mécanique du verre à vitres), et installe les étireuses à Andrézieux et à une usine de Cusset (Allier), récemment acquise. Elle exploite également une concession houillère à La Porchère (Loire).
La crise verrière des années 1920 emporte cette ambition : liquidation judiciaire le 17 juin 1923. Par acte du 19 janvier 1924, la Verrerie d’Andrézieux est apportée à titre de fusion à la Société Industrielle de Verrerie (rue Laffitte 56, Paris). En décembre 1926, un article du Mémorial de la Loire sur la crise verrière régionale signale que la verrerie d’Andrézieux est à l’arrêt. En juillet 1929, une annonce propose à la vente des matériaux de construction issus des Verreries d’Andrézieux (briques, tuiles, charpente) et des bâtiments industriels à louer, sous la surveillance d’un concierge nommé Lafond. C’est la dernière mention connue de l’établissement.
Situation géographique
Localisation
La verrerie est établie au lieu-dit le Chirat, commune d’Andrézieux (Loire), sur la route de Saint-Just-sur-Loire à Andrézieux, à environ 300 mètres de la gare d’Andrézieux (ligne Clermont-Paris). L’acte de vente de 1906 identifie la parcelle n° 709, section B du plan cadastral d’Andrézieux, d’une superficie de 42 ares environ. La parcelle est bornée au nord par un chemin de service entre deux usines (propriété Ferréol, actuelle Rue Bernard Palissy), à l’ouest par la propriété Barallon, à l’est par la route de Saint-Just-sur-Loire à Andrézieux, et au sud par des vignes et jardins appartenant aux héritiers Perret ou Peyret et aux Hospices de Saint-Étienne. Plus au sud, c’est la limite avec la commune de Saint-Just-sur-Loire.
État actuel
Le lieu-dit le Chirat esy encore identifiable sur les cartes IGN de la commune d’Andrézieux-Bouthéon : un parc le long de la Loire, en contrabas du quartier, se dénomme Parc du Bas Chirat. Le site est entièrement absorbé par l’urbanisation du XXe siècle, et on trouve une usine (Nexam, outils coupants pour l’aéronautique & l’industrie) sur la partie est du site. Aucun vestige industriel n’a pu être identifié.
Personnages liés
Cherèdre et Renoutet : fondateurs attestés en 1850 par décret. Aucune autre information disponible à ce jour.
Maurice Pelletier : exploitant de la verrerie de date inconnue jusqu’en 1896 environ. Qualifié de « M. Pelletier » dans la presse. Fondateur de l’établissement sous sa forme moderne, au sens où la SA de 1896 se définit comme « Ancien Établissement Maurice Pelletier ». Aucune biographie disponible à ce jour.
Joseph Saumont (18 avril 1832, La Guillotière — 22 juin 1902, Saint-Étienne) : fils d’Emmanuel-Casimir Saumont, fondateur de la Verrerie du Mont-Bellevue à Saint-Étienne en 1863, et de Marie-Louise Simonne Mesmer, sœur de Gaspard Mesmer des Culattes. Continuateur de la verrerie familiale du Mont-Bellevue de 1865 à après 1900. Propriétaire des Anciennes Verreries de Givors (anciens sites Robichon et Bolot-Neuvesel) à la fin de sa vie. S’associe à son gendre Souteyran pour reprendre les Verreries d’Andrézieux vers 1900. Décède en pleine exploitation. Fiche individu à créer.
Albert-Henri Souteyran (né vers 1858) : gendre de Joseph Saumont, époux de Marie Saumont. Négociant en verrerie à Givors en 1894, il est déjà dans l’orbite professionnelle de son beau-père. Reprend la direction de l’établissement après le décès de Joseph Saumont en 1902. La faillite de 1905-1906 met fin à son exploitation. Fiche individu à créer.
Gabriel Valentin Alexis Mesmer (né le 2 juillet 1885, Lyon 3e) : fils de Gaspard Philippe Emmanuel Mesmer et Thérèse Alémonière, petit-fils de Gaspard Mesmer, fondateur de la Verrerie des Culattes à La Guillotière. Préside la SA Verreries Valentin Mesmer, constituée en 1920 pour exploiter Andrézieux et Cusset avec les procédés Fourcault. La liquidation judiciaire de 1923 met fin à cette tentative. Fiche individu à créer.
Éléments techniques
La production est exclusivement orientée vers le verre à vitre tout au long de l’histoire de l’établissement. La SA de 1896 le précise explicitement : « L’usine d’Andrézieux ne fait pas la bouteille. »
L’équipement évolue considérablement entre les origines et la période Mesmer. En 1906, la vente judiciaire décrit un four de fusion à cinq places chauffé au gaz (par gazogène), deux fours à étendre et un troisième en construction, ainsi qu’un atelier de poterie pour la fabrication des creusets et un atelier de coupage. En 1912, la seconde vente décrit un équipement nettement plus moderne : un four à bassin système Siemens, toujours à cinq places, et cinq fours à étendre, sur une superficie portée à 9 500 m². Enfin, sous Valentin Mesmer, l’établissement adopte les procédés Fourcault d’étirage mécanique, une technique alors à la pointe de l’industrie verrière mondiale, sous licence d’un groupe anglais qui en détenait les brevets.
L’article de 1900 annonçant la construction d’un « four à bassin » confirme que Saumont et Souteyran avaient engagé une modernisation de l’outil avant même les difficultés financières qui suivront.
Contexte social
Les conditions sociales à la verrerie d’Andrézieux sont peu documentées comparées aux établissements stéphanois contemporains. On note en juin 1897 un incident violent : un ouvrier, contraint de quitter Andrézieux « par suite du manque de travail », va s’embaucher à la verrerie de Saint-Just où ses nouveaux camarades lui font un accueil hostile, au point que l’un d’eux le jette par une fenêtre du premier étage. Cet épisode illustre les tensions liées à la mobilité forcée de la main-d’œuvre entre établissements concurrents.
En avril 1905, la suspension des paiements laisse deux cents ouvriers sans travail. Un projet de verrerie coopérative est discuté, sans suite connue. En février 1924, à la faveur d’un mouvement social plus large, une grève est signalée aux « verreries Souteyran » par L’Humanité, ce qui constitue une survivance surprenante du nom Souteyran à cette date, plusieurs années après la liquidation Mesmer, et suggère que la famille restait perçue comme liée à l’établissement.
Erreurs et incertitudes
Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger
Aucune source secondaire identifiée à ce jour sur cet établissement spécifiquement. Pelletier (1887) ne mentionne pas les Verreries d’Andrézieux dans son répertoire des verreries lyonnaises, ce qui est cohérent avec leur localisation dans le département de la Loire plutôt que dans celui du Rhône.
Points non résolus
L’autorisation de 1850 et la fondation de 1881 : un décret présidentiel publié dans L’Avenir républicain du 24 juin 1850 autorise « les sieurs Cherèdre, Renoutet et Cie » à établir une verrerie à Andrézieux — soit trente et un ans avant la fondation par Maurice Pelletier telle que la donne Pierre Pelletier (1887). Ces deux mentions désignent-elles le même site ? L’hypothèse la plus vraisemblable est que l’autorisation de 1850 n’a jamais abouti à une exploitation durable, ou qu’elle concernait un site distinct qui n’a pas survécu. En l’absence de sources complémentaires, la date de 1881 reste la fondation effective de l’établissement tel qu’il est documenté.
L’identité exacte de « M. Hug » ou « M. Hughes », mentionné comme propriétaire ou associé en novembre 1904, reste à établir. Le rapprochement avec la famille Hug, verriers alsaciens présents dans le réseau franc-comtois documenté par Radix Vitri, est possible mais non démontré.
La vente judiciaire de mai 1906 : l’identité de l’acquéreur est inconnue. La mise à prix était de 30 000 francs ; le prix d’adjudication et l’identité de l’acheteur resteraient à trouver dans les minutes de Me Belleville, notaire à Saint-Rambert-sur-Loire.
La période 1912 — 1915 reste obscure : qui a acquis l’usine lors de la seconde vente de décembre 1912 ? Comment les Mesmer ont-ils pris pied dans l’établissement ?
Le lien entre la « Verrerie Souteyran, au Mont » qui fait un don pour une vente de charité en mars 1927 et la famille Souteyran-Saumont reste à préciser : s’agit-il d’un commerce de verre tenu par un membre de la famille au Mont-Bellevue, lieu d’origine des Saumont, ou d’une confusion de dénomination dans la presse ?
La mention d’une grève aux verreries Souteyran en février 1924 (L’Humanité) est surprenante : à cette date, la Compagnie Industrielle des Verreries à Vitres Valentin Mesmer est en liquidation judiciaire depuis juin 1923. S’agit-il d’une dénomination archaïque appliquée à l’établissement Mesmer, ou d’un autre établissement lié aux Souteyran ?
Personnages associés
Aucune personne liée n'a été trouvée pour cette verrerie.
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24 juin 1850, p. 2/4. Décret présidentiel autorisant 'les sieurs Cherèdre, Renoutet et Cie' à établir une verrerie à Andrézieux.
11 février 1887, p. 2/4. Mentionne un ouvrier 'embauché à la verrerie de M. Pelletier' à Andrézieux. Première attestation directe de l'exploitation Pelletier.
27 avril 1896, p. 3/4. Annonce de souscription pour la SA Verreries d'Andrézieux, 'Ancien Établissement Maurice Pelletier', capital 400 000 francs, 800 actions de 500 francs. Banquiers : Joaney Tamet & Morilhas. Précise : 'L'usine d'Andrézieux ne fait pas la bouteille. — Ne pas confondre avec les Verreries de Saint-Just.'
27 mars 1900, p. 3/4. 'Les fours de la verrerie de l'usine Saumont et Souteyran ont été arrêtés subitement par suite d'une détérioration aux fours.' Annonce la construction d'un four à bassin.
26 août 1904, p. 3/4. 'M. Souteyrand [sic] va mettre de nouveau en activité la verrerie d'Andrézieux, où il a fait des agrandissements et de nouvelles installations.' Première feuille de verre à vitre attendue dans huit à dix jours.
29 novembre 1904, p. 3/4. Incendie dans l'atelier de poterie, rapidement maîtrisé. Mentionne 'M. Hughes [Hug ?]' comme propriétaire de l'usine. Établissement décrit comme 'récent mais en pleine activité'.
10 avril 1905, p. 4/4. 'La verrerie à vitres Hug, d'Andrézieux vient de suspendre ses payements ; deux cents ouvriers [...] se trouvent, de ce fait, sans travail.' Mentionne un projet de verrerie coopérative.
11 février 1906, p. 3/8. Marie Saumont, épouse d'Albert-Henri Souteyran, forme contre son mari une demande en séparation de biens. Me Bouchet, avoué à Montbrison, constitué pour elle.
29 avril 1906, p. 4/4. Vente aux enchères judiciaires ordonnée par le tribunal civil de Montbrison. Propriété au lieu du Chirat, commune d'Andrézieux, parcelle n°700 section B, 42 ares. Mise à prix 30 000 francs. Adjudication le 27 mai 1906 en la mairie de Saint-Just-sur-Loire.
30 août 1908, p. 4/6. 'Voici bientôt quatre ans que la verrerie Souteyran ne fonctionne plus.' Un concierge surveille les bâtiments. La gendarmerie effectue des rondes après des rumeurs d'intrusions nocturnes.
21 novembre 1912, p. 6/6. Vente volontaire 'pour cause de fin de bail' le 22 décembre 1912 en l'étude de Me Belleville à Saint-Rambert-sur-Loire. Four à bassin système Siemens, 5 places, 5 fours à étendre. Superficie : 9 500 m². Mise à prix : 50 000 francs.
7 avril 1920, p. 7/10. Constitution de la SA Verreries Valentin Mesmer au capital de 6 millions de francs. Objet : exploitation des Verreries d'Andrézieux et remontée de l'ancienne verrerie de Cusset-Vichy. Licence Fourcault pour la France et les colonies. Administrateurs : Valentin Mesmer, Jacques Raffin, Paul Prodon, Désiré Vialatoux, Jean-Baptiste Boichot, Mitchell, Amédée Siaume.
17 juin 1923, p. 5/6. Liquidation judiciaire de la Compagnie Industrielle de Verreries à Vitres, rue Laffitte 56, usines à Andrézieux (Loire), Auberchicourt (Nord), Cusset (Allier) et mines à Porchère-Villars (Loire).
31 août 1924, p. 2/2. Apport à titre de fusion de la Verrerie d'Andrézieux et de la Verrerie de Cusset à la Société Industrielle de Verrerie (rue Laffitte 56, Paris), par acte du 19 janvier 1924.
28 juillet 1929, p. 5/6. 'VERRERIES d'Andrézieux, Matériaux de construction, à vendre d'occasion, briques, tuiles plates losangées, charpente.' Plusieurs bâtiments industriels à louer. S'adresser à M. Lafond, concierge. Date probable du début de la démolition partielle.
Acte déclaré par Albert Henri Souteyrand [sic], 36 ans, négociant en verrerie, demeurant à Givors rue Neuve, et Marie Saumont, son épouse, 31 ans. Témoin : Joseph Saumont, 62 ans, maître de verreries, grand-père de l'enfant — établit que Marie Saumont est la fille de Joseph Saumont et qu'Albert-Henri Souteyran exerçait déjà dans le monde verrier à Givors dès 1894.
Paris, 1887, pp. 239-240. 'La verrerie d'Andrézieux a été fondée, en 1881, par M. Maurice Pelletier, fils de M. Mathias Pelletier.' Décrit deux fours de fusion, une production de verres à vitres blancs et de verres colorés pour l'exportation. Source de première main : Pierre Pelletier est le frère de Maurice. Contredit l'autorisation de 1850 (Cherèdre, Renoutet) comme date de fondation effective.
Éditions Messidor, mai 1992, pp. 76-77. Article 'Rue Gambetta'. Mentionne 'M. Saumon [sic], propriétaire des anciennes verreries' en 1901, et la cession des bâtiments à la commune par la 'Société civile foncière de Givors' le 27 juin 1902, cinq jours après le décès de Joseph Saumont. Confirme la présence de Joseph Saumont comme propriétaire du site des Anciennes Verreries de Givors à la fin de sa vie.