Verrerie
Verrerie de La Destrousse
avant 1806 — vers 1892
Aussi connue sous : Verrerie de La Destrousse · Rozan père et fils · Bouillanne-Colombe frères
Disparue — sans vestigesNoms et raisons sociales
Histoire
Résumé
La verrerie de La Destrousse est l’une des plus durables de la région marseillaise. Une source secondaire de 1906 mentionne une verrerie établie dans le château de La Destrousse dès avant 1735, fonctionnant au charbon de houille — ce qui en ferait l’une des premières verreries provençales à utiliser ce combustible. Cette information reste à confirmer par la consultation directe des archives : les registres paroissiaux de Peypin consultés pour les années 1744-1776 et 1790-1805 ne révèlent aucun verrier, suggérant une longue interruption avant la relance effective par Pons Grimblot en 1806.
Grimblot — qui à Gémenos avait investi dans une verrerie fondée par Antoine Robichon dès 1789 — relance La Destrousse à partir de Gémenos, en y transférant des ouvriers issus de ce premier site : les familles Whebell, Robichon, Chaix, Walck, toutes issues du réseau de dynasties verrières de Wildenstein et de Franche-Comté. Les actes d’état civil de 1806-1808 à Peypin et Auriol constituent la première documentation précise de la main-d’œuvre sur ce site. Après la faillite Grimblot de 1822-1823 et un arrêt de la verrerie, François Rozan relance l’activité fin 1828 et en prend formellement possession en mai 1829. Sous les Rozan, elle est exploitée en parallèle avec Gémenos et Saint-Louis jusqu’au décès de François en 1858. Une interruption intervient alors, suivie d’une reprise — confirmée en 1873 par le Petit Marseillais qui la compte parmi les quatre seules verreries encore actives dans la région marseillaise. Les derniers exploitants identifiés sont Marius et Gabriel de Bouillanne-Colombe frères, dont la saisie judiciaire et la vente aux enchères en octobre-novembre 1890 marquent la fin effective de l’activité. Une présence d’ouvriers verriers est encore attestée en 1892. La fermeture définitive intervient vers 1892-1895. Trop petit pour briller, trop bien situé pour mourir — ce site mineur, quasi absent des sources au XVIIIe siècle, exploité par intermittence et passant de mains en mains après la faillite Grimblot, résiste paradoxalement plus longtemps que Gémenos, son grand voisin. L’approvisionnement en charbon local, la modestie même de ses infrastructures et l’absence de dettes capitalistes lourdes lui ont permis de traverser un siècle de mutations industrielles là où les grands établissements s’effondraient sous leur propre poids.
Historique
Origines et période pré-Grimblot (avant 1806)
Une source secondaire de 1906 — citant un rapport d’intendance de 1741 — mentionne un contrat passé « vers 1735 » entre le sieur Papon, propriétaire d’une verrerie établie dans le château de La Destrousse, et Jean-Baptiste-Ignace Roux, par lequel ce dernier s’engageait à fournir annuellement quatre mille charges de charbon pendant neuf ans 1. Si cette information est exacte, La Destrousse serait l’une des premières verreries provençales à avoir utilisé le charbon de houille comme combustible — et son implantation dans la vallée du Merlançon, à proximité des mines de Peypin et de Valdonne, expliquerait une longévité sédentaire exceptionnelle.
Toutefois, cette information n’a pas été vérifiée directement. Les registres paroissiaux de Peypin consultés pour les années 1744-1776 et fin 1790-1805 ne révèlent aucun verrier — à l’exception du seul baptême de Joseph Marie Caillard le 29 novembre 1775. Ce dernier acte, qui atteste la présence de son père Marc-Antoine de Queylar/Caillard à Peypin cette année-là, pourrait s’inscrire dans une exploitation verrière de courte durée ou en fin de vie — mais rien ne le confirme. Quoi qu’il en soit, vers 1775 il n’y a plus de communauté verrière identifiable à La Destrousse, et il faut attendre 1806 pour que les premiers actes probants réapparaissent. Grimblot a donc relancé un site fermé depuis au moins trente ans.
La cote AD13, C. 2301 permettrait de vérifier directement l’existence de la verrerie avant 1735 et d’identifier les exploitants de la période intermédiaire.
La relance par Grimblot et ses ouvriers germaniques (1806 — 1823)
À Gémenos, Grimblot n’est pas le fondateur mais l’investisseur : c’est Antoine Robichon qui fonde et dirige la verrerie dès 1789, selon Pelletier, et Grimblot arrive ensuite, au plus tôt en 1797, comme commanditaire. À La Destrousse, le schéma est différent : les actes d’état civil ne révèlent aucun verrier avant novembre 1806, et les registres consultés jusqu’en 1805 sont vierges de toute mention. C’est donc Grimblot lui-même — ou un mandataire agissant pour son compte — qui relance le site à cette date, en y transférant des ouvriers de Gémenos.
La source de 1896 dit qu’en 1789 Grimblot « crée » simultanément La Destrousse et Gémenos 2 — cette formulation est inexacte pour Gémenos (fondée par Robichon) et probablement trop précoce pour La Destrousse (aucun verrier attesté avant 1806). La vérité est sans doute que Grimblot relance La Destrousse vers 1806, une fois son empire provençal consolidé — après Gémenos (1797-1800) et la rue des Vignerons à Marseille (1800-1803).
Contrairement à Gémenos — où les ouvriers sont recrutés directement depuis l’Est dès 1789 — La Destrousse est relancée à partir de Gémenos une fois ce premier site consolidé. Les actes d’état civil de Peypin et d’Auriol révèlent les ouvriers présents, tous issus du réseau de Gémenos 3 :
Melchior Whebell/Weibel (né à Blancheroche, Franche-Comté, fils de Mathias maître verrier, passé par Fours-Nièvre avant Gémenos) est le premier verrier attesté à La Destrousse — son épouse Jeanne Martin y décède le 29 novembre 1806. Il se remarie le 26 septembre 1807 avec Anne Marguerite Françoise Jayne, veuve du verrier de Gémenos Jean Baptiste Rapp décédé à Auriol en mai 1806 — lien direct entre les deux sites. Whebell est un parfait marqueur de la mobilité dans l’empire Grimblot : ses enfants naissent alternativement à Peypin (1808, 1811, 1812, 1819) et au Cannet-du-Luc (1809, 1814), au gré des besoins de production.
Simon Chaix, “composeur de verrerie” — celui qui prépare et dose les matières premières avant la fusion — est attesté à Peypin le 22 décembre 1806 à la naissance de sa fille Marie Victoire. Son fils Joseph Barthélémy Chaix, “fondeur en verre”, y est à son tour attesté en janvier 1808.
Les frères Robichon complètent le tableau : Joseph Antoine Robichon (né à Givors le 2 septembre 1779, fils d’Antoine Robichon de Wildenstein décédé à Marseille en avril 1806) se marie à Auriol le 25 novembre 1807, domicilié à Peypin, en présence de son frère Thiébaud Robichon (30 ans, souffleur de verre, domicilié à Peypin) et de Charles Christophe Vincent (51 ans, emballeur, domicilié à Peypin) — toute la chaîne de production est représentée 4. Le mariage à Auriol (et non à Peypin) confirme qu’Auriol est la paroisse de facto de la communauté verrière de La Destrousse — commune physiquement plus proche du hameau que le village de Peypin.
Benoît Walck/Valck (né à Wildenstein en 1772, marié à Gémenos en 1792, père de plusieurs enfants à Gémenos jusqu’en 1806) décède à Peypin en 1808 — troisième famille du réseau Wildenstein-Gémenos attestée à La Destrousse.
Joseph Rapp, « garçon verrier », décède le 6 mai 1811 à Peypin au quartier de La Destrousse où il avait sa maison 5.
Les récompenses aux expositions confirment une production de qualité : verre à vitre en 1806 et cristaux taillés en 1819 — ces mentions couvrent l’ensemble des établissements Grimblot sans distinguer les sites.
La faillite de 1822-1823 entraîne la liquidation de l’empire. À La Destrousse, contrairement à Gémenos où la transmission s’est faite via la fille Augustine Grimblot et son mari Roubaud, aucun lien familial n’assure la continuité. La verrerie s’arrête.
L’interruption et la relance par Rozan (1823 — 1829)
Entre 1823 et fin 1828, la verrerie est à l’arrêt. La preuve en est dans la formulation de Rozan lui-même : en novembre 1828, il annonce dans le Sémaphore être chargé des produits d’une fabrique de verres blancs et fins « qui vient de s’établir à La Destrousse » 6 — non pas une fabrique existante, mais un établissement qui vient de reprendre. Le 20 mai 1829, Rozan prend La Destrousse pour son propre compte 7.
En 1830, le cadastre révèle deux sites distincts dans le hameau 8 :
Site 1 — “La Verrerie” (parcelles 487 à 503, dont 489 désignée “verrerie”) : le grand domaine Grimblot, propriété du notaire Laurent-Justin-Casimir Jean de Roquevaire — vraisemblablement acquis lors de la liquidation de 1823. C’est ce site qu’exploite Rozan.
Site 2 — “Le Moulin” (parcelles 473 à 480) : appartenant à Joseph Caillol, meunier natif de Roquevaire, décédé le 30 septembre 1835 à Peypin. Sur la parcelle 477, la mention “maison et verrerie en construction” — un moulin à eau reconverti partiellement en verrerie. Ce second site, distinct du domaine Grimblot, soulève des questions non résolues : a-t-il jamais produit du verre ? Était-il lié à Rozan ou initiative indépendante ?
En février 1843, les cinq filles de Jean Joseph Cayol rachètent le domaine “La Verrerie” au notaire Jean pour 22 300 francs 9. La description des biens — “grand hangar propre à une verrerie”, “magasin pour le verre” — suggère un site actif ou récemment à l’arrêt. Rozan exploite vraisemblablement en bail, puis achète à ces héritières.
La période Rozan (1829 — vers 1860)
Intégrée à la société François Rozan, oncle et fils constituée en septembre 1839 — aux côtés de Gémenos et Saint-Louis — La Destrousse figure dans l’Almanach-Bottin de 1853 sous la raison sociale « Rozan père et fils » 10, localisée à Peypin, canton de Roquevaire. Il est important de noter que Rozan n’a vraisemblablement jamais été propriétaire de La Destrousse — contrairement à Gémenos, pour laquelle on dispose d’un acte d’achat explicite à Roubaud. À La Destrousse, la propriété appartient successivement au notaire Jean (1823-1843) puis aux héritières Cayol (à partir de 1843). Rozan exploite en bail, ce qui explique les formulations ambiguës des annonces du Sémaphore.
En 1833, une seconde fabrique s’ouvre dans le hameau : les sieurs Julien et Comp. annoncent dans le Sémaphore l’établissement d’une « fabrique de verreries de toutes qualités à la Destrousse » avec dépôt quai du Canal n°11 à Marseille 11. C’est la confirmation que le second site (moulin Caillol, “verrerie en construction” en 1830) a bien été mis en activité — deux fabricants coexistent donc à La Destrousse en 1833.
À partir de 1853, les Indicateurs ne mentionnent plus que Gémenos pour les Rozan — La Destrousse a vraisemblablement cessé son activité sous leur direction vers 1852. Le décès de François Rozan le 14 février 1858 marque la fin de cette époque. La source de 1906 dit que la verrerie est « sédentaire de 1735 à 1860 » — sans doute l’époque où les fils Rozan abandonnent définitivement le site.
La reprise post-Rozan et les Bouillanne-Colombe (vers 1860 — 1890)
La verrerie est relancée après le retrait des Rozan. Les Indicateurs Marseillais permettent de reconstituer avec précision la succession des représentants commerciaux à Marseille 12 :
1857-1858 : un certain Frégier — Aug. puis J-C. selon les éditions, même adresse rue Montgrand/rue de Villages n°49 — représente la verrerie de La Destrousse. Ce personnage, inconnu par ailleurs, pourrait être un gérant ou locataire de courte durée, peut-être en lien avec Charles Jean qui lui succède immédiatement.
1859-1872 : Charles Casimir Désiré Jean prend le relais, avec de nombreux changements d’adresse commerciale à Marseille (rue Montgrand 69, rue Dragon 33, rue Paradis 97, rue Impériale 8, boulevard de Rome 17, rue Paradis 126) — signe d’une activité continue mais mobile. Son identité est désormais établie : fils du notaire Laurent-Justin-Casimir Jean (propriétaire du domaine de 1823 à 1843), il est né vers 1826 et décède le 13 octobre 1883 à Rians (Var) à l’âge de 57 ans, qualifié de “propriétaire”. La famille Jean, d’abord implantée à Roquevaire, s’est retirée progressivement dans le Var après avoir cédé le domaine aux héritières Cayol en 1843 — mais Charles en conserve vraisemblablement l’exploitation ou la représentation commerciale jusqu’à sa mort. 13
1873-1890 : silence total dans les Indicateurs — ni Charles Jean ni La Destrousse ne figurent parmi les fabricants. La verrerie tourne peut-être sans représentant marseillais identifié, ou connaît une nouvelle interruption.
En 1873 pourtant, le Petit Marseillais dresse le tableau des verreries encore actives dans la région marseillaise : quatre établissements, au Pont-de-Vivaux, à Saint-Marcel, à Aubagne et à La Destrousse, employant au total 318 ouvriers, 46 femmes et 66 enfants 14. La Destrousse est donc bien active à cette date malgré le silence des Indicateurs.
En 1890, les Indicateurs mentionnent « De Bouillanne-Colombe frères, verreries, rue Bussy l’Indien », avec domicile cours Julien 12 à Marseille — mais cette entrée est classée parmi les commerces, non parmi les fabricants. Les mêmes frères font l’objet d’une saisie judiciaire le 6 octobre 1890, avec vente aux enchères le 2 novembre de bouteilles, bocaux, topettes et mobilier 15. Il est donc plausible que les Bouillanne-Colombe aient été des négociants écoulant les produits de La Destrousse plutôt que des exploitants directs de la fabrique — leur rôle exact reste à établir. Aucun Marius ni Gabriel de Bouillanne-Colombe en âge d’exploiter une verrerie n’a été retrouvé dans les actes d’état civil, ce qui renforce le doute sur leur qualité de fabricants.
Malgré la saisie de 1890, une activité résiduelle semble avoir persisté : Théodore Blanc, né à Peypin en 1865 de père verrier niçois, se marie le 20 février 1892 à La Destrousse en étant désigné comme « ouvrier verrier, demeurant en cette commune » 16. La fermeture définitive intervient entre 1892 et 1895.
Situation géographique
Localisation
La verrerie est implantée dans le hameau de La Destrousse, sur la commune de Peypin (Bouches-du-Rhône) jusqu’en 1870, puis sur la commune autonome de La Destrousse à partir de cette date. Elle se situait « en lieu et place de l’autoroute au niveau de l’agglomération », correspondant aujourd’hui à la ZAC de la Verrerie. La commune est dans la haute vallée du Merlançon, entre le massif du Garlaban et la Sainte-Baume, à environ 20 kilomètres à l’est de Marseille.
Sources cadastrales
Cadastre napoléonien de Peypin, section B dite de Valbonne, 2ème feuille, états de section de 1830 (AD13, cote 3P1758) : deux sites distincts identifiés. Site principal “La Verrerie” (parcelles 487-503) et moulin Caillol avec “verrerie en construction” (parcelle 477) — bâtiment industriel encore visible sur Google Maps en face de l’école primaire actuelle.
Remarque sur les sources d’état civil
Avant 1870, les actes d’état civil sont enregistrés à Peypin, avec mention du quartier de La Destrousse. Les mariages des verriers se faisaient souvent à Auriol, commune physiquement plus proche du hameau — d’où l’absence apparente de verriers dans les registres de Peypin pour des actes qui se trouvent en réalité à Auriol.
Combustible et ressources
Charbon de houille depuis au moins 1735 — le plus précoce usage documenté dans une verrerie provençale. Approvisionnement local : mines de houille de la région de Peypin et Valdonne, à proximité immédiate. Grimblot utilisait également les « rognons de quartz-amorphe des poudingues de la vallée de l’Huveaune » comme matière première (Villeneuve, 1821).
Personnages liés
Papon (prénom inconnu), premier propriétaire documenté, acquiert la verrerie avec le château de La Destrousse avant 1735 et conclut le contrat de fourniture de charbon avec Roux. Parcours inconnu.
Marc-Antoine de Queylar/Caillard (Méounes, 18 mai 1742 — ?), verrier, exerce « à Peypin » vers 1770-1775. Lien direct avec La Destrousse non confirmé mais géographiquement très plausible. Ses descendants dirigeront les verreries de Saint-Marcel et Pont-de-Vivaux à Marseille.
Melchior Whebell/Weibel (Blancheroche, Franche-Comté — après 1819). Souffleur, fils de Mathias maître verrier. Passé par Fours (Nièvre) avant Gémenos puis La Destrousse. Premier verrier attesté à La Destrousse (novembre 1806). Fait la navette entre La Destrousse et le Cannet-du-Luc.
Simon Chaix (vers 1766 — après 1806). “Composeur de verrerie”. Attesté à Peypin en décembre 1806.
Joseph Barthélémy Chaix (fils de Simon). “Fondeur en verre”. Attesté à Peypin en janvier 1808.
Joseph Antoine Robichon (Givors, 2 septembre 1779 — Auriol, 1854). Fils d’Antoine Robichon de Wildenstein. Souffleur en verre à vitres, domicilié à Peypin en 1807-1808. Épouse Poline Christine Imbert à Auriol en novembre 1807. Décède à Auriol.
Thiébaud Robichon (Givors, 1777 — après 1824). Frère de Joseph Antoine. Souffleur de verre, domicilié à Peypin en novembre 1807. Suit ensuite Grimblot à Choisy-le-Roi.
Benoît Walck/Valck (Wildenstein, 1772 — Peypin, 1808). Souffleur, marié à Gémenos en 1792. Transfert à La Destrousse vers 1806-1807.
Charles Christophe Vincent (vers 1756 — après 1807). Emballeur, 51 ans en 1807, domicilié à Peypin.
Joseph Rapp (vers 1767 — Peypin, 6 mai 1811). “Garçon verrier”, décédé à La Destrousse.
Joseph Caillol (Roquevaire, vers 1777 — Peypin, 30 septembre 1835). Meunier, propriétaire des parcelles 473-480 au cadastre de 1830. Lance la construction d’une seconde verrerie sur la parcelle 477 avant 1830. Rôle exact dans l’exploitation verrière non établi.
Pons Grimblot (Monthermé, 1758 — vers 1823). Relanceur de la verrerie vers 1806, avec des ouvriers transférés depuis Gémenos. Voir fiche Verrerie de Gémenos.
François Rozan (Châteauroux-les-Alpes, 1778 — 1858). Exploitant à partir de 1828-1829. Voir fiche Verrerie de Gémenos.
Laurent-Justin-Casimir Jean (né le 9 mars 1794 à Peynier, Bouches-du-Rhône, †3 juin 1863 à Rians, Var), notaire à Roquevaire. Fils de François Toussaint Jean, notaire. Propriétaire du domaine de la Verrerie en 1830 (cadastre, parcelles 487-503), vraisemblablement acquis lors de la liquidation Grimblot de 1823. Vend le domaine aux héritières Cayol en février 1843, mais décède seulement en 1863 à Rians comme “propriétaire” — il s’est retiré dans le Var après avoir cédé le bien.
Charles Casimir Désiré Jean (vers 1826 — †13 octobre 1883, Rians, Var, à 57 ans), fils de Laurent-Justin-Casimir. “Propriétaire”. Représentant commercial de la verrerie de La Destrousse à Marseille, rue Dragon n°33 en 1865, rue Impériale en 1868 (Guide Canquoin). Vraisemblablement propriétaire ou locataire du site après les Rozan, il assure la transition entre la période Rozan et les derniers exploitants. Son décès en 1883 à Rians — même lieu que son père — suggère que la famille Jean, d’abord implantée à Roquevaire, s’est retirée dans le Var après avoir cédé progressivement ses intérêts provençaux.
Frégier (Aug., puis J-C.), représentant commercial de la verrerie de La Destrousse à Marseille en 1857 (Aug. Frégier, rue de Villages 49) et 1858 (J-C. Frégier, rue Montgrand 49). Personnage inconnu par ailleurs — peut-être un gérant ou locataire de courte durée entre les Rozan et Charles Jean. Le changement d’initiales entre 1857 et 1858 à la même adresse reste inexpliqué.
Marius de Bouillanne-Colombe et Gabriel de Bouillanne-Colombe, frères, désignés comme derniers exploitants par le Petit Provençal du 31 octobre 1890. Les Indicateurs marseillais les classent cependant parmi les commerces de verre (rue Bussy l’Indien, domicile cours Julien 12), non parmi les fabricants — leur rôle exact, négociants ou exploitants directs, reste à établir. Aucun de ces deux personnages n’a été retrouvé dans les actes d’état civil de la période en âge d’exploiter une verrerie.
Jean Baptiste Blanchi / Blanc (Nice, vers 1835 — ?), ouvrier verrier, marié à Peypin le 8 novembre 1863.
Théodore Blanc (Peypin, 10 novembre 1865 — ?), fils de Jean Baptiste, ouvrier verrier à La Destrousse au moment de son mariage le 20 février 1892. Dernier témoin documenté de l’activité verrière sur le site.
Éléments techniques
- Combustible : charbon de houille depuis au moins 1735. Le plus précoce usage documenté dans une verrerie provençale. Approvisionnement local (mines de Peypin et Valdonne).
- Production sous Grimblot : verres à vitre et cylindres (source de 1896), cristaux taillés (1819).
- Production sous Rozan : verres blancs et fins façon cristal (annonce de 1828). Vraisemblablement aussi verre à vitre et gobeleterie, en complémentarité avec Gémenos.
- Production sous Bouillanne-Colombe : bouteilles, bocaux, topettes (procès-verbal de saisie de 1890) — production de contenant utilitaire.
- Matières premières : quartz-amorphe des poudingues de la vallée de l’Huveaune (Villeneuve, 1821).
Erreurs et incertitudes
Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger
Grimblot présenté comme fondateur en 1789. La source de 1896 dit qu’il « crée » l’établissement en 1789. Cette affirmation est doublement inexacte : d’une part, si une verrerie a bien existé avant 1735, Grimblot n’en est pas le créateur ; d’autre part, les registres paroissiaux de Peypin ne révèlent aucun verrier avant 1806, soit dix-sept ans après la date avancée par la source. C’est en 1806 que Grimblot relance effectivement le site, avec des ouvriers transférés depuis Gémenos. Par ailleurs, à Gémenos, Grimblot n’est pas non plus le fondateur : c’est Antoine Robichon qui fonde et dirige la verrerie dès 1789, Grimblot arrivant ensuite, au plus tôt en 1797, comme investisseur.
La date de 1860 comme fermeture définitive. La source de 1906 dit « sédentaire de 1735 à 1860 » — mais le Petit Marseillais de 1873 et le Petit Provençal de 1890 prouvent une activité continue jusqu’à la faillite Bouillanne-Colombe. La date de 1860 correspond à l’arrêt de la période Rozan, suivie d’une reprise.
Serra : “Verrerie de Peypin fondée en 1740 par Benoît Popon.” Doublement faux. La verrerie Popon était à Peypin-d’Aigues (Vaucluse), non à Peypin (Bouches-du-Rhône) — erreur confirmée par la Revue d’histoire économique et sociale de 1936 (note 331). Et aucun verrier n’est attesté à Peypin (13) avant 1806 dans les registres consultés.
Points non résolus
- L’existence de la verrerie avant 1735 : mentionnée par une source secondaire de 1906 citant un rapport d’intendance de 1741 (AD13, C. 2301), non vérifiée directement. Les registres paroissiaux consultés pour 1744-1776 ne révèlent aucun verrier — si la verrerie a existé, elle était fermée depuis longtemps quand Grimblot relance le site en 1806. À vérifier à AD13 physiquement.
- Le second site Caillol (parcelle 477) : a-t-il jamais produit du verre ? Lié à Rozan ou initiative indépendante ? La matrice des propriétaires aux AD13 répondrait.
- La période 1823-1828 : qui gère ou possède La Destrousse entre la faillite Grimblot et la relance Rozan ? Rôle du notaire Jean.
- Charles Casimir Désiré Jean : identifié comme fils du notaire Laurent-Justin-Casimir Jean. Son rôle exact — propriétaire, locataire ou simple représentant commercial — entre 1858 et sa mort en 1883 reste à préciser par les actes notariaux de la période.
- Les Bouillanne-Colombe frères : “Marius et Gabriel” mentionnés dans le Petit Provençal de 1890 n’ont pas été retrouvés dans les actes d’état civil. Erreur du journaliste, prénom composé ou confusion avec une autre famille ? À vérifier aux AD13.
- La fermeture exacte : entre 1892 et 1895. Non documentée directement.
Notes
Footnotes
-
Rapport Negrel-Bruny, 3 août 1741, AD13, C. 2301. Cité dans le Répertoire des travaux de la Société de statistique de Marseille, 1906, p. 252. ↩
-
Marseille à la fin de l’Ancien Régime, 1896, p. 482 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802438c/f499.image ↩
-
Décès de Jeanne Martin (épouse Whebell), AD13, Peypin, Décès 1806, cote 201 E 3504, vue 7/7 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtac2319e2eb4a5aff5/img:AD13_201E_3504_0011 — Naissance Marie Victoire Chaix, AD13, Peypin, Naissances 1806, cote 201 E 3496, vue 10/10 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtacb0c933003e1d49c/img:AD13_201E_3496_0018 — Naissance Appoline Julie Chaix, AD13, Peypin, Naissances 1808 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta806f3f9c67f09137/img:AD13_201E_3496_0030 ↩
-
Mariage de Joseph Antoine Robichon, AD13, Auriol, Mariages 1807, cote 201 E 3398, vue 13/16 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta1a47a5f81c842215/img:AD13_201E_3398_0072 ↩
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Geneanet, acte de décès de Joseph Rapp, 6 mai 1811, Peypin. ↩
-
Le Sémaphore de Marseille, 28 novembre 1828 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/28-novembre-1828/4/7fad0278-e470-4cbf-a8f0-067f2f4e20ad ↩
-
Le Sémaphore de Marseille, 20 mai 1829 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/20-mai-1829/4/ae71126c-2f26-4bf1-a323-74d9b4425ab0 ↩
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Cadastre de Peypin, section B, états de section 1830, AD13, cote 3P1758 : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtafd206b00fb537e47/img:AD13_P4_1758_0167 ↩
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Le Sémaphore de Marseille, 17 mars 1843 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/17-mars-1843/4/30fcdbb6-0f4e-4a89-9224-351541ac5fd2 ↩
-
Almanach-Bottin du commerce, édition 1853. ↩
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Le Sémaphore de Marseille, 27 février 1833. ↩
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Indicateurs Marseillais, éditions 1853 à 1890, Gallica et BnF. ↩
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Guide illustré de Marseille, F. Canquoin, 1865, p. 268 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53597717 ↩
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Le Petit Marseillais, 17 octobre 1873 : https://www.retronews.fr/journal/le-petit-marseillais/17-octobre-1873/3/172ec754-e6e4-4c5a-b46c-353c722489cb ↩
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Le Petit Provençal, 31 octobre 1890 : https://www.retronews.fr/journal/le-petit-provencal/31-octobre-1890/5/14a389f3-0248-4b79-bb89-0ce1098c0f52 ↩
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Geneanet, acte de mariage de Théodore Blanc, 20 février 1892, La Destrousse. ↩
Personnages associés
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Rapport de M. Negrel-Bruny, subdélégué de l'Intendance à Roquevaire, 3 août 1741. Mentionne un contrat passé vers 1735 entre le sieur Papon, propriétaire d'une verrerie dans le château de La Destrousse, et Jean-Baptiste-Ignace Roux, par lequel ce dernier s'engageait à fournir annuellement quatre mille charges de charbon pendant neuf ans. Source secondaire citée dans le Répertoire des travaux de la Société de statistique de Marseille, 1906, p. 252 — non consultée directement. L'existence d'une verrerie avant 1735 reste à confirmer par la consultation physique de la cote AD13, C. 2301. Les registres paroissiaux de Peypin consultés pour les années 1744-1776 et fin 1790-1805 ne révèlent aucun verrier, ce qui suggère une longue interruption avant la relance par Grimblot en 1806.
1896, p. 482. Établit qu'en 1789, Grimblot reprend deux établissements simultanément : l'un à La Destrousse et l'autre dans le vallon de Saint-Pons (Gémenos), pour la fabrication des verres à vitre et des cylindres.
30 septembre 1806. 'M. Grimblot, des verres à vitre d'une grande netteté.' Récompense pour verre à vitre en 1806 ; récompense pour cristaux taillés en 1819, selon le Manuel complet du verrier (Fontenelle, 1829, p. 373).
1821, p. 713. 'M. Grimblot faisait rechercher et pulvériser les rognons de quartz-amorphe qui se trouvent dans les poudingues de la vallée de l'Huveaune.' Source technique sur les matières premières.
30 novembre 1806. Jeanne Martin, 30 ans, épouse de Melchior Webl [Whebell/Weibel], domiciliée à Peypin. Premier acte attestant la présence d'un verrier à La Destrousse sous Grimblot. Melchior Whebell est souffleur né à Blancheroche (Franche-Comté), fils de Mathias maître verrier, passé par Fours (Nièvre) en 1798 avant La Destrousse — même trajet que Scalabrino à Gémenos.
22 décembre 1806. Père : Simon Chaix, 40 ans, 'composeur de verrerie', domicilié à Peypin, époux de Catherine Pignol. Le 'composeur' prépare et dose les matières premières avant la fusion — métier de haute qualification. Son fils Joseph Barthélémy Chaix sera 'fondeur en verre' à La Destrousse en 1808.
26 septembre 1807, Peypin. Melchior Whebell épouse la veuve de Jean Baptiste Rapp, verrier de Gémenos décédé à Auriol le 26 mai 1806, et d'Anne Marguerite Françoise Jayne (née à Gémenos en 1778). Lien direct Gémenos-La Destrousse confirmé par ce remariage. Les enfants du couple naissent alternativement à Peypin (1808, 1811, 1812, 1819) et au Cannet-les-Maures (1809, 1814) — Whebell fait la navette entre les deux sites Grimblot selon les besoins de production. La veuve décède à Gémenos en 1848.
25 novembre 1807, Auriol. Joseph Antoine Robichon, 28 ans, né à Givors le 2 septembre 1779, 'souffleur en verre à vitres, domicilié dans la commune de Peypin', fils de feu Antoine Robichon (décédé à Marseille le 7 avril 1806). Témoins : Thiébaud Robichon, 30 ans, souffleur de verre, frère de l'époux, domicilié à Peypin — et Charles Christophe Vincent, 51 ans, emballeur, domicilié à Peypin. Confirme la présence des frères Robichon et d'un emballeur à La Destrousse en 1807. Le mariage à Auriol (non à Peypin) confirme qu'Auriol est la paroisse de facto de la communauté verrière de La Destrousse.
26 janvier 1808. Père : Joseph Barthélémy Chaix, 'fondeur en verre', époux de Magdeleine Bonifay. Fils de Simon Chaix composeur de verrerie — père et fils travaillent ensemble à La Destrousse.
14 avril 1808. Père : Joseph Antoine Robichon, 'verrier', domicilié à Peypin.
6 mai 1811, Peypin. Joseph Rapp, 'garçon verrier', décédé à l'âge de 44 ans au quartier de La Destrousse où il avait sa maison. Preuve d'une présence verrière sous Grimblot. Source : Geneanet.
30 novembre 1775. Seul acte mentionnant un verrier à Peypin-La Destrousse avant 1806. Marc-Antoine Caillard/du Queylar, père de Joseph Marie, est présent à Peypin en 1775 — peut-être lié à une exploitation verrière antérieure à Grimblot, mais aucune trace dans les registres ni avant ni après dans les années 1774-1805. Pourrait s'inscrire dans la période Papon/post-Papon (1735-1789).
États de section de 1830. Deux sites distincts : (1) Domaine dit 'La Verrerie', parcelles 487 à 503, dont 489 'verrerie', 491 ensemble de bâtiments autour d'une cour, 490 chemin — propriétaire : Me Laurent-Justin-Casimir Jean, notaire à Roquevaire. (2) 'Le Moulin' (à eau), parcelles 473 à 480, propriétaire Joseph Caillol, meunier natif de Roquevaire — sur la parcelle 477 : 'maison et verrerie en construction'. Plan cadastral : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta8d84154c579d7046/img:3p715 — hameau de la Destrousse : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta1b302c96346a1d98/img:3p1520
28 novembre 1828. Rozan annonce être chargé des produits d'une fabrique de verres blancs et fins 'qui vient de s'établir à La Destrousse' — formulation confirmant que la verrerie était à l'arrêt depuis la faillite Grimblot de 1823 et vient d'être relancée.
20 mai 1829. Date exacte à laquelle Rozan prend La Destrousse pour son propre compte.
30 septembre 1832. Rozan réunit les deux verreries sous sa direction directe et cède le commerce de détail à ses neveux sous la raison 'Rozan frères'.
4 octobre 1839. Trois fabriques : Saint-Louis, Gémenos et La Destrousse. Capital 200 000 francs, durée 6 ans.
27 février 1833. 'Les sieurs Jh. Julien et Comp. viennent d'établir une fabrique de verreries de toutes qualités à la Destrousse, (près Roquevaire), ils ont l'honneur de prévenir MM. les négociants que le dépôt des produits de leur fabrique est situé à Marseille, quai du Canal, n. 11.' Confirme que le second site (moulin Caillol, parcelle 477, 'verrerie en construction' en 1830) a bien été mis en activité. Julien et Comp. coexistent donc avec Rozan sur le même hameau en 1833.
Édition 1853 : 'Verrerie à la Destrousse, Rozan père et fils', Peypin, canton de Roquevaire. À partir de cette édition, seule Gémenos est mentionnée comme fabrique Rozan — La Destrousse a vraisemblablement cessé son activité sous les Rozan vers 1852.
Chronologie des représentants de la verrerie de La Destrousse à Marseille, d'après les Indicateurs Marseillais consultés : 1857 : Frégier Aug., rue de Villages 49 ; fabrique à La Destrousse — premier représentant identifié après les Rozan. 1858 : Frégier J-C., rue Montgrand 49 ; fabrique à La Destrousse — changement de prénom (initiales), même numéro, peut-être le même ou un successeur immédiat. 1859-1862 : Charles Jean, rue Montgrand 69 ; fabrique à La Destrousse. 1863 : absent. 1864-1868 : Charles Jean, rue Dragon 33 puis rue Paradis 97 puis rue Impériale 8 ; verrerie de La Destrousse. 1869-1872 : Charles Jean, boulevard de Rome 17 puis rue Paradis 126 ; verrerie de La Destrousse. 1873-1890 : silence total — ni Charles Jean ni La Destrousse ne figurent. 1890 : De Bouillanne-Colombe frères, verreries, rue Bussy l'Indien (domicile cours Julien 12) — désigné comme commerce, non comme fabrique. Nota : dès 1866 la raison sociale Rozan père et fils disparaît et Gémenos n'est plus mentionnée — cohérent avec la fermeture de Gémenos vers 1868.
17 mars 1843. Les cinq filles de défunt Jean Joseph Cayol rachètent le domaine de la Verrerie (parcelles 487-503) à Me Jean pour 22 300 francs. Joseph Caillol, meunier voisin propriétaire de la parcelle 477, est décédé le 30 septembre 1835 à Peypin, âgé de 58 ans, natif de Roquevaire — lien : https://www.archives13.fr/ark:/40700/vta05260acd811b45aa/img:AD13_201E_3499_0046. La description des biens — 'grand hangar propre à une verrerie', 'magasin pour le verre' — suggère un site plus actif ou récemment à l'arrêt.
Édition 1865, p. 268 : 'Jean, Charles, verrerie de la Destrousse, rue Dragon, 33.' Même mention en 1868 (rue Impériale). En 1868 les Rozan ne figurent plus parmi les fabricants. Charles Jean est le représentant commercial de la verrerie dans cette période.
17 octobre 1873. 'On compte en ce moment à Marseille et dans ses environs quatre verreries qui sont établies au Pont-de-Vivaux, à Saint-Marcel, à Aubagne et à la Destrousse. Ces établissements occupent 318 ouvriers, 46 femmes et 66 enfants.' La Destrousse est bien active à cette date.
31 octobre 1890. Vente aux enchères le 2 novembre 1890 du mobilier et des marchandises (bouteilles, bocaux, topettes) saisis le 6 octobre 1890 dans la verrerie de La Destrousse, exploitée par Marius et Gabriel de Bouillanne-Colombe frères, sur jugement du tribunal civil de Marseille du 23 octobre 1890.
20 février 1892, La Destrousse. Théodore Blanc (né à Peypin le 10 novembre 1865), fils de Jean Baptiste Blanchi (verrier niçois, marié à Peypin le 8 novembre 1863), est dit 'ouvrier verrier, demeurant en cette commune'. Terminus post quem le plus tardif connu pour l'activité verrière sur le site — postérieur à la saisie de 1890, suggérant une reprise ou un maintien partiel d'activité après la faillite Bouillanne-Colombe. Source : Geneanet.
1906, p. 252. 'La verrerie de la Destrousse, qui paraît avoir été la première à user du charbon, est demeurée sédentaire de 1735 à 1860. Dernièrement encore, on a tentu de remettre cette usine en marche.'