Verrerie

Verrerie du Mont-Bellevue (Saumont)

1863 — après 1900

Aussi connue sous : Saumont père et fils · Veuve Saumont et fils aîné · Saumont frères (douteux) · J. Saumont fils aîné

Disparue — sans vestiges

Noms et raisons sociales

Saumont père et fils
Raison sociale 1863 — 1872
Veuve Saumont et fils aîné
Raison sociale 5 octobre 1872 — 1er septembre 1889
Saumont frères (douteux)
Raison sociale vers 1890 — après 1900
J. Saumont fils aîné
Raison sociale 1900 — 1902

Histoire

Résumé

La verrerie du Mont-Bellevue (Saumont) est fondée en 1863 par Emmanuel-Casimir Saumont, ancien associé de Gaspard Mesmer à la Verrerie des Culattes de La Guillotière. Saumont loue les immeubles industriels à Antoine Bessy, propriétaire stéphanois, par acte du 21 février 1863 (Me Laforest, Lyon), et s’installe au lieu du Mont, commune de Valbenoite (intégrée à Saint-Étienne en 1855). L’établissement est immédiatement référencé dans les almanachs du commerce sous la raison « Saumont père et fils », avec la mention « à Bellevue » dès 1865.

Fondateur décédé dès le 5 juin 1865, l’exploitation passe sans interruption à son fils Joseph Saumont, qui formalise la situation avec sa mère en 1872 sous la raison « Veuve Saumont et fils aîné ». La verrerie prospère suffisamment pour que la société construise sa propre usine entre 1877 et 1879, abandonnant alors la « verrerie Bessy » — libérée aussitôt pour être louée à G. Durif, qui s’installe ainsi au Mont-Bellevue.

L’établissement est actif jusqu’après 1900, traversant plusieurs décennies de conflits sociaux intenses — grèves en 1878, 1886, 1888, 1890, 1895, 1899 — qui en font l’un des foyers du mouvement ouvrier verrier stéphanois. Sa fermeture définitive reste à documenter.


Historique

Fondation et premières années (1863 — 1865)

La fondation de la verrerie Saumont au Mont-Bellevue est directement liée à la dissolution, en octobre 1857, de la société Mesmer et Saumont aux Culattes de La Guillotière. Emmanuel-Casimir Saumont — beau-frère de Gaspard Mesmer, son associé depuis 1845 environ — quitte l’établissement lyonnais après une douzaine d’années de collaboration. Mais leur association remonte bien plus loin que 1845 : l’acte de mariage du 30 octobre 1827 révèle qu’Emmanuel-Casimir est déjà “ouvrier verrier à la Ferratière, La Guillotière” à cette date — soit dans le secteur même où Bulliod et Cie vient d’ouvrir en août 1826. Il travaille donc très vraisemblablement chez Bulliod dès les premières heures de la verrerie lyonnaise, aux côtés de la famille Mesmer installée au même lieu. Ce n’est pas un outsider qui entre dans le monde verrier par mariage : il est lui-même fils de Jean-Baptiste Somont, verrier à Réderie (Somme), et a appris son métier dans une famille de verriers picards avant de migrer vers Lyon, probablement par le réseau des compagnons verriers.

En 1858, après la dissolution des Culattes, il est encore qualifié de “rentier” à l’acte de mariage de son fils Gaspard Casimir. En juin 1861, il se qualifie à nouveau de “fabricant de verres” et réside toujours aux Culattes dans la “maison Mesmer” — signe qu’il prépare une nouvelle implantation sans avoir encore quitté l’orbite familiale lyonnaise.

Le 21 février 1863, il signe avec Antoine Bessy, propriétaire demeurant à Saint-Étienne, un bail portant sur les immeubles composant la Verrerie du Mont, au lieu du Mont, commune de Valbenoite. L’acte, reçu par Me Laforest, notaire à Lyon, fixe un loyer annuel de 1 330 francs et une durée jusqu’au 31 mars 1879. L’almanach du commerce de 1864 référence aussitôt « Verrerie de Saint-Étienne, Saumont père et fils » — son fils Joseph (né en 1832 à La Guillotière) participe d’emblée à l’affaire.

Emmanuel-Casimir Saumont décède le 5 juin 1865 en son domicile au Mont (Valbenoite), à 63 ans. Il n’aura exploité sa verrerie que deux ans.

La période de société de fait (1865 — 1872)

À la mort d’Emmanuel-Casimir, ses héritiers — sa veuve Marie-Louise Simonne Mesmer, sa fille Rosalie (épouse de Victor Lecreux, garde du génie), Joseph et Gaspard — ne constituent pas immédiatement de société formelle. L’exploitation continue sous la direction de Joseph, dans un vide juridique de sept ans.

Rosalie Saumont échange sa part d’héritage (un quart) contre sa dot de 10 000 francs. Gaspard Saumont cède sa part à sa mère contre une somme d’argent, par acte reçu Me Berthon à Saint-Étienne le 7 septembre 1867 — il est alors « négociant à Lyon », sans activité verrière propre à cette date.

La société Veuve Saumont et fils aîné (1872 — 1889)

La situation est régularisée le 5 octobre 1872 par acte reçu Me Berthon et son collègue, notaires à Saint-Étienne. La société est constituée entre Marie-Louise Simonne Mesmer, veuve Saumont, et Joseph Saumont, son fils aîné. L’apport de la veuve comprend 4 000 francs en espèces et « le droit à la location des baux où s’exploite la Verrerie du Mont » — soit le bail Bessy expirant le 31 mars 1879, au loyer de 1 330 francs par an.

Le 31 mars 1879, le bail avec Bessy arrive à expiration. Entre-temps, la société a fait construire sa propre usine au même lieu du Mont. Le 1er octobre 1879, par acte sous seing privé publié dans le Mémorial de la Loire, la société est prolongée jusqu’au 1er septembre 1889 : le siège se transfère de la « verrerie Bessy » vers « l’usine construite par la société ». La « verrerie Bessy » ainsi libérée est aussitôt mise en location et prise par G. Durif.

L’échange de terrains avec la Ville de Saint-Étienne en novembre 1877 — parcelles situées à l’angle du chemin du Mont et du chemin de Bizillon — prouve que les Saumont sont devenus propriétaires fonciers à cette date, au-delà du simple droit au bail initial.

Les conflits sociaux et la maturité de l’établissement (1878 — 1900)

À développer.

Fin d’activité

La date et les conditions de fermeture restent à documenter. L’enquête du Stéphanois du 5 mai 1900 décrit encore un établissement actif avec 60 ouvriers. La vente des terrains aux Hospices en 1895 (11 164 m²) suggère une réduction progressive du site dans les années 1890.


Situation géographique

Localisation

La verrerie est établie au lieu du Mont, commune de Valbenoite (intégrée à Saint-Étienne le 31 mars 1855), dans le quartier dit Bellevue. Les actes et la presse utilisent systématiquement les formulations « lieu du Mont », « au Mont près Bellevue » ou « au Mont, quartier de Bellevue ». Le site est situé à l’angle du chemin vicinal n°23 (dit du Mont, correspondant au chemin de la Béraudière à Bellevue sur le cadastre de 1863) et du chemin vicinal n°19 (dit de Bizillon, correspondant au chemin de l’Égalerie à Bizillon).

Sources cadastrales

Le cadastre de Valbenoite (feuille J12, 1863-1864, AD42) identifie les parcelles 1036 à 1042 comme appartenant à Étienne Bessy, comprenant des maisons, une verrerie (parcelle 1039) et un four à chaux (parcelle 1040). Ces parcelles correspondent à la « verrerie Bessy » louée par Saumont de 1863 à 1879. Après la construction de l’usine propre (1877-1879), les Saumont occupent des parcelles distinctes, à identifier par le bail Laforest de 1863 (AD69) et les états de section postérieurs à 1879.

L’acte de 1899 concernant la verrerie Durif voisine identifie les parcelles 780-787 comme appartenant à cet établissement, limitées au sud par le chemin vicinal n°34 (chemin du Mont à la Béraudière) et à l’est par le chemin de l’Égalerie à Bizillon — soit les mêmes axes que la propriété Saumont.

État actuel

Le quartier Bellevue est aujourd’hui entièrement urbanisé. Aucun vestige industriel n’a été identifié.


Personnages liés

Emmanuel-Casimir Saumont (18 octobre 1802, Senarpont, Somme — 5 juin 1865, Mont-Valbenoite, Saint-Étienne) : fondateur. Fils de Jean-Baptiste Somont, verrier à Réderie (hameau de Senarpont, Somme), il est lui-même issu d’une famille de verriers picards. En 1827, il est “ouvrier verrier à la Ferratière, La Guillotière” — soit dans le secteur même où Bulliod et Cie vient d’ouvrir en 1826. Il y rencontre Louise Simonne Mesmer, dont il épouse le 30 octobre 1827. Son association avec Gaspard Mesmer aux Culattes (1845-1857) est donc un lien fraternel autant que commercial. Signe le bail avec Antoine Bessy le 21 février 1863. Décède deux ans après la fondation, en pleine activité. Fiche individu à créer.

Marie-Louise Simonne Mesmer, veuve Saumont (21 mai 1809, La Balme, Ain — 9 juillet 1900, Mont-Valbenoite, Saint-Étienne) : fille de Philippe Mesmer, verrier du Sappey, et de Marie Rose Chabaud. Sœur de Gaspard Mesmer, fondateur de la Verrerie des Culattes. Décède dans sa 92e année au Mont, maison Saumont, sans jamais avoir quitté le lieu où son mari avait fondé la verrerie en 1863.

Joseph Saumont (18 avril 1832, La Guillotière — ?) : fils aîné, véritable continuateur de l’établissement de 1865 à après 1900. Associé formel à partir de 1872. Vend des terrains aux Hospices en 1895. Toujours actif en 1900. Fiche individu à créer.

Gaspard Casimir Saumont (27 janvier 1836, La Guillotière — 1901, Oullins) : fils cadet, « négociant à Lyon » en 1872. Fonde ultérieurement une verrerie à Oullins. Lien à documenter — verrerie Saumont d’Oullins, fiche à créer.

Antoine Bessy : propriétaire des immeubles de la verrerie du Mont, bailleur d’Emmanuel-Casimir Saumont de 1863 à 1879. Membre probable de la famille Bessy présente au Mont (Vital Bessy, voiturier, recensement 1876 ; Sébastien Bessy, passementier, même recensement ; Étienne Bessy, lui aussi propriétaire au Mont).


Éléments techniques

La production initiale n’est pas précisée dans les sources disponibles. Le voisinage et la parenté avec la Verrerie des Culattes (gobeleterie, bouffeterie, flacons) suggèrent une production similaire.

L’inventaire de la vente sur faillite de la verrerie Crine/Bertholon voisine (1883) mentionne 480 moules pour bouteilles, flacons, topettes, pots divers, des productions analogues à celles qu’on peut attribuer à Saumont.

En 1900, 60 ouvriers travaillent dans l’établissement, les deux tiers payés à la pièce, indicateur d’une production en série.


Contexte social

Le recensement de 1876 révèle une main-d’œuvre cosmopolite d’une vingtaine de verriers : familles Walker/Valker, Frankauzer (Prusse), Krebs, Stinger, Delannoy (Belgique), Badarello (Italie). Aucun membre de la famille Saumont ne réside sur le site, contrairement aux Crine/Bertholon qui habitent leur verrerie.

Les conflits sociaux sont récurrents et intenses : grève en 1878 (simultanée avec Bertholon), grève générale des verriers en 1886 (attentat à la dynamite le 13 juillet 1886), grèves en 1888, 1890, 1895, 1899. L’enquête du Stéphanois de 1900 dresse un tableau sombre des relations entre Joseph Saumont fils et ses ouvriers, taxant le patron de « mesquinerie ». La Chambre syndicale des ouvriers verriers dénonce en 1895 des conditions de travail indignes à l’usine Saumont, qualifiant les ouvriers d’« esclaves auxquels on n’épargne aucune torture morale ».


Erreurs et incertitudes

Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger

Aucune source secondaire identifiée à ce jour sur cet établissement. Pelletier (1887) ne mentionne que « Mme Saumont » comme possédant « une verrerie en activité à Bellevue », sans date ni détail. Cette notice, bien que très succincte, est cohérente avec les sources primaires.

Points non résolus

  • Bail Laforest du 21 février 1863 (AD69, minutes Me Laforest) : document clé pour identifier les parcelles cadastrales précises du site originel et le descriptif des immeubles loués à Antoine Bessy. Non encore consulté.
  • Acte de prolongation du 1er octobre 1879 (AD42, minutes Me Berthon) : version complète à consulter pour identifier les parcelles de l’usine neuve. La formulation “l’usine construite par la société” n’implique pas nécessairement une propriété foncière — il est possible que les Saumont aient construit sur des terres toujours louées à la famille Bessy. Les états de section postérieurs à 1879 permettraient de trancher, mais ils ne sont pas en ligne au-delà de 1861.
  • Date et conditions de fermeture : inconnues. L’établissement est actif en 1900 ; sa fermeture définitive reste à documenter.
  • Verrerie Saumont d’Oullins (Gaspard Casimir Saumont) : établissement attesté, fondation postérieure à 1872, à documenter. Fiche distincte à créer.
  • Continuité entre la verrerie Bessy (site Crine/Bertholon) et la verrerie Durif : le schéma le plus probable est que Durif a pris en location la verrerie Bessy libérée par Saumont en 1879, puis racheté le matériel Crine/Bertholon en 1883. À confirmer par l’acte de vente du matériel Bertholon (liquidateur Déchavanne, juin 1883, AD42).

Notes

Personnages associés

Verriers

Voir toutes les personnes liées →

Sources

archive notariale Acte de constitution de la société Veuve Saumont et fils aîné — Me Berthon, 5 octobre 1872 (À préciser — AD42, minutes Me Berthon)

Acte pivot. Mentionne le décès d'Emmanuel-Casimir Saumont au Mont (Valbenoite), le bail avec Antoine Bessy du 21 février 1863 (Me Laforest, Lyon), la cession de parts par Rosalie Saumont (épouse Lecreux) et Gaspard Saumont. Capital : 4 000 francs + droit au bail. Loyer annuel : 1 330 francs. Expiration du bail : 31 mars 1879.

archive notariale Bail de la verrerie du Mont — Me Laforest, 21 février 1863 (À rechercher — AD69, minutes Me Laforest)

Acte par lequel Emmanuel-Casimir Saumont loue les immeubles composant la Verrerie du Mont à Antoine Bessy, propriétaire demeurant à Saint-Étienne. Document clé pour identifier les parcelles cadastrales précises du site Saumont. Non encore consulté.

etat civil Acte de décès d'Emmanuel-Casimir Saumont — 5 juin 1865 (AD42 — Saint-Étienne, canton nord-ouest (Valbenoite), décès 1865, acte n°1200)

Emmanuel Saumont, 63 ans, verrier, au Mont, né à Senarpont (Somme), époux de Marie Mesmer. Décédé le 5 juin 1865 à neuf heures et quart du matin en son domicile. Déclarants : Jean Mathieu Santelme, 43 ans, employé au Mont (Valbenoite), et Jean Marie Mayon, 35 ans, employé, rue Valbenoite 36.

article Almanachs du commerce — mentions Saumont

1864 : 'Verrerie de Saint-Étienne, Saumont père et fils' — sans adresse précise. 1865 : même mention, avec 'à Bellevue'. 1866 : idem. Dernière édition disponible sur Gallica pour cette région.

article Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire — prolongation société Saumont https://www.retronews.fr/journal/memorial-de-la-loire-et-de-la-haute-loire/17-octobre-1879/4/b213ffab-be9c-4705-9eae-2545185a36e3

17 octobre 1879, p. 4/4. Acte sous seing privé du 1er octobre 1879 : prolongation de la société Veuve Saumont et fils jusqu'au 1er septembre 1889. Siège transféré de la 'verrerie Bessy' vers 'l'usine construite par la société', toujours lieu du Mont. Chacun des associés obtient la signature sociale.

article Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire — échange de terrains avec la Ville https://www.retronews.fr/journal/memorial-de-la-loire-et-de-la-haute-loire/09-novembre-1877/4/1e5a04dc-1401-454f-af01-6e31baad2619

9 novembre 1877, p. 4/4. Échange et contre-échange d'immeubles entre Jean-Marie Tardy, maire de Saint-Étienne, et Mme veuve Saumont et Joseph Saumont fils aîné, fabricants de verreries au Mont. Parcelles situées à l'angle du chemin vicinal n°23 (dit du Mont) et du chemin vicinal n°19 (dit de Bizillon). Prouve que les Saumont sont propriétaires de ces terrains à cette date.

article Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire — grève Saumont et Bertholon

9 octobre 1878 : 'la grève persiste chez les ouvriers des maisons Saumon et Bertholon, bien qu'il semble qu'elle touche à sa fin.' Première attestation d'une grève simultanée dans les deux verreries du Mont-Bellevue.

article Salut Public — grève et attentat à la dynamite

28 mai 1886 : lettre ouverte des patrons verriers contre la grève, signée notamment 'Saumont'. 12 juillet 1886 : fin de la grève après acceptation des tarifs de la Chambre syndicale. 13 juillet 1886 : un ouvrier verrier italien soupçonné d'avoir fait exploser un bâton de dynamite contre les bâtiments de la verrerie Saumont.

article Stéphanois — grèves 1888-1890 et enquête 1900

23 décembre 1888 : grève, 120 ouvriers exigent que tout renvoi soit approuvé par les syndicats. 30 août 1890 : grève pour augmentation de salaires (verrerie 'Saumont frères'). 5 mai 1900 : longue enquête sur les conflits entre ouvriers et patrons, notamment M. Saumont fils, 'taxé de mesquinerie'. 60 ouvriers, les deux tiers payés à la pièce.

article Stéphanois — vente de terrains aux Hospices

31 mars 1895 : le Conseil municipal approuve l'acquisition par les Hospices civils de Saint-Étienne de terrains appartenant à Joseph Saumont (11 164 m² comprenant jardins, serres, maisons, plantations, canalisations et pièce d'eau) pour la construction d'un nouvel hôpital à Bellevue.

archive Cadastre de Valbenoite — feuille J12, 1863-1864 (AD42)

Parcelles 1036-1042 appartenant à Étienne Bessy, comprenant des maisons, une verrerie (parcelle 1039) et un four à chaux (parcelle 1040). Seule verrerie recensée au Mont en 1864. Correspond à la 'verrerie Bessy' louée par Saumont. Situation en face des parcelles 780 et suivantes, sur l'autre feuille de la section J.

etat civil Acte de mariage d'Emmanuel-Casimir Somont et Louise Simonne Mesmer — 30 octobre 1827 (Archives Municipales de Lyon — La Guillotière — Mariages 1827 — cote 2E1409 — acte n°155 — vue 78/94)

Document pivot pour l'histoire des deux familles. Emmanuel-Casimir Somont est qualifié d''ouvrier verrier, domicilié à la Guillotière à la Ferratière' — il travaille donc dès 1827 dans le secteur de la future Verrerie des Culattes, très probablement chez Bulliod et Cie qui vient d'ouvrir en août 1826. Louise Simonne Mesmer est 'née à La Balme, arrondissement de Nantua, département de l'Ain', fille de Philippe Mesmer, verrier, et Marie Rose Chabaud. Cet acte établit qu'elle est la sœur de Gaspard Mesmer (né lui aussi à La Balme en 1814), et qu'Emmanuel-Casimir est donc le beau-frère de Gaspard, pas un simple associé. Parmi les témoins figure Joseph Bovanier (Bovagnet), maître boulanger place de la Charité n°4, 'oncle de l'épouse par alliance' — père de Joseph Barthélémy Bovagnet (né le 11 janvier 1827), futur fondateur de la Verrerie de la Mulatière en 1875. Sa femme Anne Marie Pierrette Chabaud est très vraisemblablement la sœur de Marie Rose Chabaud, mère de Louise Simonne — lien qui fait de Joseph Barthélémy Bovagnet le cousin germain de Gaspard et Louise Simonne Mesmer.

archive Recensement de Saint-Étienne — secteur du Mont, 1876 (AD42)

Identifie une vingtaine de verriers au Mont, dont plusieurs familles d'origine étrangère (Walker/Valker, Frankauzer, Krebs, Stinger, Delannoy, Badarello). Aucun membre de la famille Saumont ne réside sur le site — Joseph Saumont loge vraisemblablement ailleurs dans Saint-Étienne. Contraste avec le site Crine/Bertholon où Antoine Crine et Gustave Bertholon résident sur place.

article Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire — avis de décès de Joseph Saumont https://www.retronews.fr/journal/memorial-de-la-loire-et-de-la-haute-loire/24-juin-1902/3/0ae25373-52ed-4ab5-8436-71683f55be42

24 juin 1902, p. 3/4. 'Monsieur Joseph Saumont, Maître de Verrerie, décédé le 22 juin 1902, à l'âge de 70 ans.' Convoi le 25 juin à 9h30 au Mont, maison Saumont. Raison sociale mentionnée : 'J. Saumont fils aîné'. Familles signataires : Saumont, Souteyran, Lecreux, Chatagnier-Bouchot, Vergnette, Mesmer, Muyard, Chabaud, Bovagnet. Veuve : Victorine Bouchot.

article Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire — avis de décès de Mme veuve Emmanuel Saumont https://www.retronews.fr/journal/memorial-de-la-loire-et-de-la-haute-loire/11-juillet-1900/3/75a00534-3b3e-42e1-9232-19ce36fd6f3e

11 juillet 1900, p. 3/4. Décès de Marie-Louise Simonne Mesmer, veuve d'Emmanuel-Casimir Saumont, le 9 juillet 1900 dans sa 92e année, au Mont, maison Saumont. Confirme le prénom complet et la date de décès. Familles signataires incluant Bovagnet : une confirmation du lien établi trois quarts de siècle plus tôt, par l'acte de mariage de 1827.