Verrerie

Verrerie des Ardillats

vers 1739 — vers 1756 (au moins)

Aussi connue sous : La Verrière · Vieille-Verrerie des Ardillats · Verrerie des Ardillats

Disparue — sans vestiges

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Noms et raisons sociales

La Verrière
Nom populaire
Vieille-Verrerie des Ardillats
Nom populaire
Verrerie des Ardillats
Nom d'usage vers 1739 — vers 1756

Histoire

Résumé

La Verrerie des Ardillats est une verrerie forestière du Haut-Beaujolais, active dans le deuxième quart du XVIIIe siècle (vers 1739 jusqu’à 1756 au moins), sur un flanc de coteau boisé de la vallée de l’Ardière, à plus de 750 m d’altitude, entre les bourgs des Ardillats et de Monsols, au pied du Mont Saint-Rigaud. Elle n’est mentionnée par aucune source imprimée ni étudiée par aucun auteur : sa connaissance repose entièrement sur les registres paroissiaux — complétés par la carte de Cassini (« La Verrerie ») et le cadastre napoléonien (lieu-dit « La Verrière », parcelle 3), qui en fixent l’emplacement exact.

L’établissement est installé sur les terres du marquis Desprès / de Larochetulon, seigneur des Ardillats, et exploité par une parentèle de gentilshommes verriers, les de Finance alliés aux Charole, aux de Guison (venus de la verrerie de Chambaran, en forêt de Bonnevaux) et aux Breton dit Dutour (lignée verrière du Dauphiné). Le fondateur probable — mais non attesté — est Claude de Finance « l’aîné » (1692-1741), qui meurt « dans sa maison » aux Ardillats. Après lui, ses fils du premier lit, Louis et François de Finance, chevaliers, exploitent la verrerie, aux côtés du verrier Joseph Hyacinthe de Charole (mort en 1743 et inhumé dans la chapelle du seigneur) et de la famille de Guison (Guillaume, puis son fils François qui épouse Marie-Anne de Finance en 1745).

Comme les verreries de la forêt de Bonnevaux, l’établissement est mobile au gré des coupes. À partir de 1753-1754, la colonie commence à se transporter à la verrerie de Saint-Nicolas-des-Biefs (Bourbonnais) — sans rupture nette, puisque des de Finance et de Guison sont encore aux Ardillats en 1756 (inhumation de Pierre de Breton dit Dutour) — puis essaime vers la forêt de Bonnevaux (Cour-et-Buis dès 1760, Revel-Tourdan) et le Dauphiné. Une seconde verrerie, distincte et postérieure, sera dirigée par François Éléonore de Finance à Propières (attestée 1770-1771) : elle relève d’une fiche propre.


Historique

Fondation (probable, vers 1739)

Aucun acte de fondation n’a été retrouvé : le fondateur ne peut être donné que comme probable. La seule présomption est l’absence d’acte verrier antérieur à 1739 dans les registres des Ardillats et de Monsols — et encore, sans dépouillement systématique. Le premier acte connu de la colonie est le baptême de François Éléonor de Finance (fils de Claude de Finance, chevalier, et de Thérèse de Charole), le 15 octobre 1739 à Monsols 1 : l’établissement existe donc au plus tard à cette date. Le fondateur le plus vraisemblable est Claude de Finance « l’aîné » (né à Jaligny en 1692), présent sur place et mort « dans sa maison » aux Ardillats le 13 janvier 1741 2. Marié deux fois — d’abord à Françoise Guinet de Villerbaine, puis à Thérèse de Charole —, il est le patriarche de la colonie.

La verrerie est établie sur les terres du seigneur des Ardillats, le marquis Desprès / de Larochetulon : le lieu-dit « la Verrerie » constituait l’un de ses domaines 3, et c’est dans « la chapelle de Mr le marquis Depré » que le verrier Joseph Hyacinthe de Charole est inhumé en 1743 2.

Exploitation familiale (vers 1739-1756)

La verrerie est une affaire de parentèle nobiliaire. Autour de Claude l’aîné et de sa veuve Thérèse de Charole gravitent :

  • ses fils du premier lit, Louis et François de Finance, chevaliers, qui signent les actes (« Finance l’aîné », « Finance le cadet ») et sont qualifiés de gentilshommes verriers 2 1 ;
  • le verrier Joseph Hyacinthe de Charole (~1687 — 20 avril 1743), de la famille alliée 2 ;
  • la famille de Guison : Guillaume de Guison, gentilhomme verrier venu de la verrerie de Chambaran (forêt de Bonnevaux), où il était cousin du maître Antoine de Guison 4 ; son fils François de Guison épouse Marie-Anne de Finance (fille de Claude l’aîné) le 23 février 1745, et le couple a plusieurs enfants baptisés sur place jusqu’en 1753 2 1 ;
  • et, encore en 1756, le gentilhomme verrier Pierre de Breton dit Dutour (~1695-1756), d’une lignée verrière du Dauphiné (Pont de Banges, mandement de Chatonnay), inhumé aux Ardillats en présence de François de Guison et de Louis de Finance 2.

La main-d’œuvre n’est pas que noble : un acte de 1741 nomme Laurent Charantrue, « coupeur de bois à la verrière » — patronyme étranger à la région, l’homme étant vraisemblablement originaire de Haute-Loire, signe qu’on faisait venir des ouvriers de loin 2.

Dispersion (1753-1760) et postérité

La colonie se disperse progressivement, et non d’un seul mouvement. Le dernier acte de baptême connu sur place est celui d’Anne de Guison (14 mars 1753, Monsols) 1 ; dès le 4 mars 1754, le couple Guison × Finance fait baptiser un fils à la verrerie de Saint-Nicolas-des-Biefs (Bourbonnais) 5 — le même jour, d’ailleurs, qu’y naît Louis de Finance de Clairbois, fils de la branche bourbonnaise. Mais le basculement n’est pas net : le 17 août 1754, la veuve Thérèse de Charole et ses beaux-fils Louis et François de Finance sont encore dans le secteur élargi (Saint-Pierre-le-Vieux) 6, et surtout François de Guison et Louis de Finance sont de nouveau aux Ardillats en mai 1756, pour l’inhumation de Pierre de Breton dit Dutour 2 — preuve que l’activité s’y poursuit, ou que les familles font la navette, jusque vers 1756.

La colonie gagne ensuite la forêt de Bonnevaux et le Dauphiné : naissances de Guison à Cour-et-Buis (1760), Revel-Tourdan (1763, 1765, 1773), Primarette (1769, où la mère est dite « travaillant à la verrerie de Bonnevaux ») 5. François Éléonore de Finance (1739-1815), fils de Claude l’aîné, reviendra dans le Haut-Beaujolais comme directeur de la verrerie de Propières, attestée en 1770-1771 7 — établissement distinct des Ardillats (fiche à part), dont l’installation en 1771 suscita une violente hostilité villageoise (calomnies, menaces) consignée au bailliage de Beaujolais 8.


Situation géographique

Localisation

Le site est désormais localisé précisément. Le cadastre napoléonien (1825) porte, sur la commune des Ardillats, le lieu-dit « La Verrière » (section D dite des Essards, 1re feuille, parcelle n°3) ; le toponyme se prolonge sur la commune de Monsols par un vaste « Bois de la Verrière » (section B dite de Saint-Rigaud, 1re feuille), les deux étant séparés par le chemin de la Croix de la Mouzy à la Serve (ou « à la croix des Oncins ») 9. La carte de Cassini indiquait déjà « La Verrerie » au fond du même vallon 9, et la forme « Vieille-Verrerie des Ardillats », vallée de l’Ardière, était encore employée en 1864 10.

Coordonnées du site de la fabrique : env. 46.20103 N, 4.50922 E — un flanc de coteau boisé à plus de 750-800 m d’altitude, au pied sud-est du Mont Saint-Rigaud. L’emplacement est aujourd’hui entièrement reboisé et sans accès : le « chemin de la Verrière » s’arrête au pied des collines. La disposition (la fabrique d’un côté du chemin, son bois de chauffe de l’autre) est la signature même d’une verrerie forestière.

À distinguer du site de la fabrique : plus bas, un hameau de la Verrière (avec chemin et, aujourd’hui, une maison d’hôtes, env. 46.1989 N / 4.5226 E) — le toponyme y est habité encore au XIXe siècle (incendie de 1898) 11.

Le fonds appartenait au marquis Desprès / de Larochetulon, seigneur des Ardillats 3.

Sources cadastrales

Renseignées (et non plus « à constituer ») : cadastre napoléonien de 1825 — Les Ardillats, section D des Essards, 1re feuille, lieu-dit « La Verrière », parcelle n°3 (terrain, sans construction : la fabrique était déjà rasée) ; Monsols, section B de Saint-Rigaud, 1re feuille, « Bois de la Verrière ». À compléter par les états de section (propriétaires) et, en amont, par les minutes notariales et la série C de l’intendance (AD69), seules à même de livrer un éventuel acte de fondation ou bail.

État actuel

Aucun vestige visible — point désormais établi. En 1825, la parcelle de « La Verrière » ne porte plus de bâtiment : la fabrique avait été rasée avant cette date. Le site, sur un coteau boisé d’accès difficile, est aujourd’hui sous forêt. Un minéralogiste y signalait en 1864, sous le nom de « Vieille-Verrerie », des cristaux de quartz — éléments géologiques naturels, et non des restes de production 10.

Carte(s) du site

Carte de localisation : voir ci-dessous (site de la fabrique au lieu-dit « La Verrière », repères Ardillats / Monsols / Mont Saint-Rigaud / Propières).


Personnages liés

  • Claude de Finance « l’aîné » (Jaligny, 1692 — Les Ardillats, 13 janv. 1741) — noble verrier, fondateur probable ; patriarche de la colonie. Deux mariages : Françoise Guinet de Villerbaine (1er lit), puis Thérèse de Charole (2d lit).
  • Louis de Finance, chevalier — fils du 1er lit, exploitant (encore présent en 1756). (à ne pas confondre avec Louis de Finance de Clairbois, né en 1754 à Saint-Nicolas-des-Biefs : voir « Erreurs et incertitudes ».)
  • François de Finance, chevalier — fils du 1er lit, exploitant.
  • Joseph Hyacinthe de Charole — verrier (~1687-1743), famille alliée ; inhumé en 1743 dans la chapelle du marquis Desprès.
  • Guillaume de Guison — gentilhomme verrier venu de la verrerie de Chambaran (forêt de Bonnevaux), cousin du maître Antoine de Guison ; présent aux Ardillats dès 1740.
  • François de Guison (fils de Guillaume) × Marie-Anne de Finance (fille de Claude l’aîné) — mariage 1745 ; basculent vers Saint-Nicolas-des-Biefs (1754) tout en reparaissant aux Ardillats en 1756, puis gagnent Bonnevaux.
  • Pierre de Breton dit Dutour — gentilhomme verrier (~1695-1756), d’une lignée verrière du Dauphiné (Pont de Banges / Chatonnay) ; mort aux Ardillats en 1756.
  • Thérèse de Charole, veuve de Claude l’aîné — encore présente dans le secteur en août 1754.
  • François Éléonore de Finance (1739-1815) — né à Monsols ; futur directeur de la verrerie de Propières (1770-1771).
  • Laurent Charantrue — « coupeur de bois à la verrière » (1741), probablement originaire de Haute-Loire (main-d’œuvre importée).
  • Marquis Desprès / de Larochetulon — seigneur des Ardillats, propriétaire du fonds sur lequel la verrerie était établie.

Éléments techniques

Type : verrerie forestière au bois, alimentée par le massif du Mont Saint-Rigaud (le « Bois de la Verrière », côté Monsols) et mobile au gré des coupes — modèle identique aux verreries de la forêt de Bonnevaux, vers lesquelles la colonie migrera. La présence d’un coupeur de bois dédié confirme le combustible ligneux, et l’implantation en altitude (>750 m), sur un coteau boisé d’accès difficile, répond à la même logique (le bois sur place, la rudesse du site en contrepartie).

Production : non documentée. Aucune source ne précise la nature des objets fabriqués ; pour une verrerie forestière de ce type et de cette époque, on peut supposer du verre courant (gobeleterie, verre creux), mais c’est une hypothèse, non un fait. Le champ typesDeProduction est renseigné à ce seul titre.

Nombre de fours, capitaux, effectifs : inconnus.


Contexte social

L’établissement illustre, à petite échelle, le monde des gentilshommes verriers : une parentèle noble (de Finance, Charole, de Guison, Breton dit Dutour) qui se marie, se parraine et signe entre soi, exploite la forêt d’un seigneur (le marquis Desprès), et se déplace en groupe lorsque le bois s’épuise — ici vers Saint-Nicolas-des-Biefs puis Bonnevaux et le Dauphiné. La main-d’œuvre ouvrière (le coupeur de bois haut-ligérien) est, elle, importée de loin.

Ces familles sont les mailles d’un vaste réseau verrier Dauphiné–Bonnevaux– Vivarais : les de Guison viennent du Vivarais (Vallon-Pont-d’Arc, Goult) via la verrerie de Chambaran ; les Breton dit Dutour de la verrerie du Pont de Banges et du mandement de Chatonnay ; les alliances touchent les de Chambeuil, les de Belle (que l’on retrouve à la verrerie Janériat de Vienne en 1788) et, par Joseph Louis de Finance (fils de Claude l’aîné), les de Barbier, descendants des gentilshommes verriers altarais Barbieri, Bormioli et Saroldi. Ce dernier fil rejoint la généalogie personnelle du projet (voir « Erreurs et incertitudes » pour les réserves).

Le secteur est aussi, par coïncidence, une terre d’enracinement ancien de familles locales (les Balandra / Balandras de Saint-Igny-de-Vers et alentour, sans lien verrier connu) : la verrerie s’inscrit dans un Haut-Beaujolais rural dont elle est, pour une quinzaine d’années, l’unique épisode industriel connu.


Erreurs et incertitudes

Ce qui est désormais établi

  • Localisation : confirmée par le cadastre (parcelle « La Verrière », section D des Essards, Ardillats) et Cassini ; il ne s’agit plus d’un simple « indice toponymique » mais d’un emplacement cadastré.
  • Un seul site : les actes se répartissent entre Les Ardillats et Monsols, mais le cadastre montre un seul foyer (la fabrique aux Ardillats, son bois à Monsols, de part et d’autre du chemin) — pas deux verreries.
  • Absence de vestiges : la fabrique était rasée avant 1825 ; certitude, non plus hypothèse.

Ce qu’on ne peut pas (encore) affirmer

  • Fondateur : Claude de Finance l’aîné reste le fondateur probable, non attesté (seul argument : l’absence d’acte verrier antérieur à 1739, recherche non systématique). À confirmer par les minutes notariales (AD69) et la série C de l’intendance de Lyon.
  • Bornes : 1739 est un terminus ante quem ; l’activité est attestée jusqu’en 1756 au moins (inhumation de Breton Dutour), mais la date exacte de cessation est inconnue, la dispersion ayant été progressive (1753-1760) et les familles faisant peut-être la navette avec Saint-Nicolas-des-Biefs.
  • Production : entièrement conjecturale.

Homonymes à distinguer

  • Louis de Finance : le chevalier exploitant des Ardillats (fils de Claude l’aîné, 1er lit) n’est pas Louis de Finance de Clairbois, né le 4 mars 1754 à Saint-Nicolas-des-Biefs (fils de Claude Marie, branche bourbonnaise) ; ni Louis né en 1769 (fils de François Éléonore, futur officier de l’armée de Condé, non verrier).
  • François de Finance, Claude / Claude Marie de Finance présentent les mêmes pièges (voir la fiche claude-marie-de-finance). Attention en particulier à ne pas confondre Claude l’aîné (†Ardillats 1741) avec Claude Marie (†Roanne 1780), son frère.

Points à clarifier (réseau)

  • Les verreries de Bonnevaux. Une recherche est à poursuivre pour affiner les liens entre les deux sites; notamment à travers le mariage de Joseph Louis de Finance × Marie Magdelaine de Barbier qui rattache les Finance à la lignée altaraise Barbieri/Bormioli/Saroldi.
  • Verrerie de Propières (directeur François Éléonore de Finance, 1770-1771) : établissement distinct et postérieur, à traiter dans une fiche propre, au sein d’une éventuelle Histoire « Verreries du Haut-Beaujolais ».

Sources consultées

Établissement reconstitué principalement à partir des registres paroissiaux, complétés par le cadastre, la carte de Cassini et quelques mentions imprimées tardives ; aucune étude antérieure ne lui est connue.

Footnotes

  1. AD Rhône et Métropole de Lyon, Monsols, BMS, cote 135 GG 4 (baptême de François Éléonor de Finance, 15 oct. 1739 ; baptême d’Anne de Guison, 14 mars 1753, dernier acte de baptême connu sur place). 2 3 4

  2. AD Rhône et Métropole de Lyon, Les Ardillats, BMS, cotes 4 E 161, 12 GG 5, 12 GG 6 (actes 1741-1771 : sépultures de Claude de Finance, de Joseph Hyacinthe de Charole « dans la chapelle de Mr le marquis Depré » et de Pierre de Breton dit Dutour ; baptême du fils du coupeur de bois ; mariage Guison × de Finance ; etc.). 2 3 4 5 6 7 8

  3. Mémoires de la Société éduenne, janv. 1927, p. 12 (vente du domaine « la Verrerie » des Ardillats, biens du marquis de Larochetulon). Gallica : ark:/12148/bpt6k5497330s. 2

  4. Raymond Moyroud, Les verriers de la forêt de Bonnevaux, pp. 132-133 (origine vivaroise des de Guison ; verrerie de Chambaran ; convention de 1720 avec Claude Janériat, AD38 3 E 11076, Me Jubié).

  5. AD Allier, Saint-Nicolas-des-Biefs, BMS 1737-1775, cote 2 MI EC252/1 (baptêmes de la verrerie : Guison et Finance à partir de 1754 ; Breton dit Dutour en 1739 et 1741) — établissement d’accueil après le départ des Ardillats. 2

  6. Paroisse de Saint-Pierre-le-Vieux (Saône-et-Loire), BMS, baptême Desbrosses du 17 août 1754 (parrain Louis de Finance, marraine Thérèse de Charole veuve de Finance) — cote/vue à préciser.

  7. AD Rhône et Métropole de Lyon, Propières, BMS, cote 161 GG 3 (François Éléonore de Finance « directeur de la verrière de Propières », 1770-1771) — établissement distinct, cité pour contexte.

  8. Jean-Pierre Gutton, La sociabilité villageoise dans l’ancienne France, pp. 41-42 (verrerie de Propières, 1771 ; plainte au bailliage de Beaujolais, AD Rhône, série B non classée, Criminel, 26 fév. 1771).

  9. Cadastre napoléonien des Ardillats (section D des Essards, 1re f., parcelle 3, « La Verrière ») et de Monsols (section B de Saint-Rigaud, 1re f., « Bois de la Verrière »), 1825, AD Rhône ; carte de Cassini (« La Verrerie »). 2

  10. Mémoires de l’Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, section des sciences, 1864, p. 202 (« la Vieille-Verrerie des Ardillats, dans la vallée de l’Ardière »). Gallica : ark:/12148/bpt6k4115399. 2

  11. Le Réveil du Beaujolais, 4 janvier 1898 (incendie au hameau de la Verrière) — concerne le hameau, non le site de la fabrique. Gallica : ark:/12148/bd6t537900512.

Personnages associés

Verriers

Voir toutes les personnes liées →

Sources

etat civil Les Ardillats — Baptêmes, mariages, sépultures (1739-1771) — Paroisse des Ardillats (AD Rhône et Métropole de Lyon) (AD69, Les Ardillats, BMS, cotes 4 E 161, 12 GG 5, 12 GG 6) https://archives.rhone.fr/ark:/28729/hwmgkzn910c7/93322cdb-6c1b-4629-8339-18fce14abd9e

Actes-clés : sépulture de Claude de Finance, « noble verrier », 13 janv. 1741 (4 E 161, v. 1/11) ; baptême du fils de Laurent Charantrue, « coupeur de bois à la verrière », 29 juin 1741 (4 E 161, v. 6/11) ; sépulture d'une fille de feu Claude de Finance et de Thérèse de Charole, † 18 oct. 1741 (4 E 161, v. 7/11) ; sépulture de Joseph Hyacinthe Charole, verrier ~56 ans, 20 avril 1743, inhumé « dans la chapelle de Mr le marquis Depré » (12 GG 5, v. 7/11) ; mariage de François des Guizon et Marie-Anne de Finance (fille de feu Claude de Finance et de Françoise Guinet de Villerbaine), 23 fév. 1745 (4 E 161, v. 2/7) ; baptêmes/sépultures Guizon 1746-1749 ; sépulture de Pierre de Breton dit Dutour, gentilhomme verrier ~61 ans, 17 mai 1756, présents François de Guison et Louis de Finance, gentilshommes verriers (12 GG 5, v. 8/15) ; enfin, en 1771, le baptême où François Éléonord de Finance est dit « actuellement Directeur de la verrière de Propières » (12 GG 6, v. 3/11).

etat civil Monsols — Baptêmes, mariages, sépultures (1739-1753) — Paroisse de Monsols (AD Rhône et Métropole de Lyon) (AD69, Monsols, BMS, cote 135 GG 4) https://archives.rhone.fr/ark:/28729/mvqsdjxh49lg/47e136a2-c0e1-4322-b5e4-33ea03eb0a38

Premier acte connu : baptême de François Éléonor de Finance, fils de Claude (chevalier) et de Thérèse de Charole, 15 oct. 1739 (135 GG 4, v. 8/24). Baptême Gatier, 6 janv. 1751, parrain François de Finance chevalier, témoin Louis de Finance chevalier (v. 5/9). Baptême d'Anne de Guison, 14 mars 1753 (v. 3/7) : Louis et François de Finance « frères de madame de Guison et résidant dans la paroisse des Ardillats » (signent « Finance l'aîné » et « Finance le cadet »).

etat civil Saint-Nicolas-des-Biefs — Baptêmes de la verrerie (1754-1758) — Paroisse de Saint-Nicolas-des-Biefs (AD Allier) (AD03, Saint-Nicolas-des-Biefs, BMS 1737-1775, cote 2 MI EC252/1) https://archives.allier.fr/ark:84133/1ebb15a872e26f9098fd0050568b525d.fiche=arko_fiche_5fd1fa4838b57.moteur=arko

Atteste le basculement de la colonie : Louis de Finance de Clairbois (fils de Claude Marie, branche bourbonnaise) ET Claude de Guison (fils de François de Guison) y naissent le MÊME jour, 4 mars 1754 (v. 130/302) ; puis Claude Marie de Guison (1756, v. 153/302), François de Guison (1758, v. 166/302). On y relève aussi les Breton dit Dutour (1739, 1741). À ne pas confondre avec la verrerie des Ardillats : c'est l'établissement d'accueil après le départ.

etat civil Saint-Pierre-le-Vieux — baptême Desbrosses (17 août 1754) — Paroisse de Saint-Pierre-le-Vieux (Saône-et-Loire) ((cote / vue à préciser))

Parrain « Monsieur Louis de Finance, écuyer », marraine « Madame Thérèse de Charole, veuve de Monsieur Claude de Finance écuyer ». Atteste la présence de la veuve et de ses beaux-fils dans le secteur élargi (~20 km au nord) en août 1754 — indice de dispersion, non de poursuite de l'exploitation.

etat civil Propières — Baptêmes de Finance (1770-1771) — Paroisse de Propières (AD Rhône et Métropole de Lyon) (AD69, Propières, BMS, cote 161 GG 3) https://archives.rhone.fr/ark:/28729/cbjf82tklxgp/0f922b03-fd86-49c1-927c-50f62f233c9a

Établissement DISTINCT et postérieur (verrerie de Propières), dirigé par François Éléonore de Finance, attesté 1770-1771. Cité ici pour le contexte du réseau et pour le parrainage, en 1771, de Claude Marie de Finance « de St Nicolas de Bieffe en Bourbonnais ». À traiter dans une fiche propre.

article « La Vieille-Verrerie des Ardillats » (note minéralogique) — Mémoires de l'Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, section des sciences (1864, p. 202) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4115399/f216.image

Mention « À la Vieille-Verrerie des Ardillats, dans la vallée de l'Ardière… » : confirme la persistance du toponyme et la localisation (vallée de l'Ardière). Les « gros cristaux hyalins » décrits sont des quartz naturels, non des produits verriers.

article Vente du domaine « la Verrerie » des Ardillats (biens du marquis de Larochetulon) — Mémoires de la Société éduenne (janvier 1927, p. 12) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5497330s/f16.item

« Un domaine du marquis de Larochetulon, la Verrerie, aux Ardillats, estimé 4.870 l., trouva preneur à 79.600 l. » : confirme que le lieu-dit « la Verrerie » constituait un domaine du seigneur des Ardillats (marquis Desprès / de Larochetulon).

article Incendie au hameau de la Verrière (Les Ardillats) — Le Réveil du Beaujolais (4 janvier 1898) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t537900512/f2.item

Incendie d'un bâtiment occupé par « le nommé Gobet » au « hameau de la Verrière ». Concerne le hameau (plus bas), non le site de la fabrique ; atteste seulement la survivance du toponyme habité au XIXe s.

livre La sociabilité villageoise dans l'ancienne France — Jean-Pierre Gutton (pp. 41-42)

Sur la verrerie de PROPIÈRES (sœur, 1771) : « le sieur de Clerbois » crée une verrerie ; plainte au bailliage de Beaujolais (AD Rhône, série B non classée, Criminel, 26 fév. 1771). Deux paysans colportent dans les cabarets que la femme et la mère de l'entrepreneur « ont fait acheter des enfants pour les égorger » ; ouvriers menacés et frappés, menaces d'incendie. Document de « rejet du forain » — à exploiter dans la fiche Propières.

livre Les verriers de la forêt de Bonnevaux — Raymond Moyroud (pp. 132-133)

Établit l'origine des de Guison (Vivarais : Vallon-Pont-d'Arc, Goult) et leur passage par la verrerie de Chambaran (convention de 1720 avec Claude Janériat, AD38 3 E 11076 Me Jubié). Permet d'identifier Guillaume de Guison (aux Ardillats dès 1740) comme cousin d'Antoine de Guison, maître de Chambaran.

autre Cadastre napoléonien (Les Ardillats / Monsols, 1825) et carte de Cassini — AD Rhône (cadastre) ; IGN/BnF (Cassini) (Les Ardillats, section D des Essards, 1re f., parcelle 3 ; Monsols, section B de Saint-Rigaud, 1re f.)

Cassini porte « La Verrerie » au fond d'un vallon, à l'emplacement du lieu-dit. Le cadastre de 1825 donne « La Verrière » (Ardillats, parcelle 3, sans construction) et « Bois de la Verrière » (Monsols), séparés par le chemin de la Croix de la Mouzy à la Serve (ou à la croix des Oncins) : la fabrique d'un côté, son bois de chauffe de l'autre.