Verrerie

Verrerie de La Charbonnière

1785 — 1840

Aussi connue sous : Verrerie Royale de Decize (La Charbonnière) · Verrerie de la Charbonnière (direction des créanciers Baudard) · Verrerie de la Charbonnière (famille Godard)

Disparue — sans vestiges

Noms et raisons sociales

Verrerie Royale de Decize (La Charbonnière)
Nom d'usage 1785 — vers 1795
Verrerie de la Charbonnière (direction des créanciers Baudard)
Nom d'usage vers 1787 — 1824
Verrerie de la Charbonnière (famille Godard)
Nom d'usage 1824 — 1840

Histoire

Résumé

La Verrerie de La Charbonnière, établie au lieu-dit La Charbonnière sur la commune de Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre), dans la paroisse de Decize au bord de la Loire, est fondée en 1785 par un entrepreneur parisien, Michel Denis Gourdel (ou Gourdet) de Loche, en société avec le Trésorier général de la Marine Claude Baudard de Saint-James et un associé nommé Perrin. Elle est l’une des premières verreries houillères du Nivernais, fruit d’une synergie entre la Compagnie des houillères de Decize et une industrie grande consommatrice d’énergie. Ses bouteilles en verre noir alimentent le commerce des vins de la Loire, expédiées par le fleuve et le canal du Nivernais.

Contrairement à une tradition historiographique tenace, la verrerie de Saint-Léger-des-Vignes n’a pas été fondée en 1725 par le gentilhomme verrier Bernard de Borniol. Ce dernier avait obtenu des lettres patentes pour un projet à Decize, mais l’avait abandonné pour reprendre la verrerie familiale de Nevers. Les deux épisodes sont distincts par leur date, leur initiateur, leur logique économique et leur source d’énergie. L’acte notarié du 1er novembre 1785 et les actes paroissiaux de 1786 et 1787 établissent sans ambiguïté la date et l’identité du véritable fondateur.

La faillite de Baudard de Saint-James dès février 1787, puis le décès de Gourdel de Loche fin 1789, plongent la verrerie dans une longue période d’incertitude juridique et financière dont elle ne se remettra jamais complètement. Après un bail accordé à Gounot et Mozer en 1817 et la reconnaissance des droits de la dame Godard (fille de Gourdel de Loche) en 1824, l’établissement est transmis au fils de cette dernière, Eumène Godard. La société Mozer et Godard exploite la verrerie jusqu’à sa faillite et fermeture en novembre 1840. Joseph Haour, ancêtre d’Arnaud Balandras, s’y est marié en 1813 — attestant de l’activité continue du site pendant cette longue période de gestion incertaine.


Historique

La déconstruction du mythe : Borniol en 1725, une impasse historique

La tradition historiographique locale — notamment relayée par la plateforme Genièvre.net — attribuait longtemps la fondation de la verrerie à Bernard de Borniol en 1725, sur la foi de lettres patentes royales du 29 mai 1725. L’analyse critique démontre que cette thèse est erronée :

Bernard de Borniol (né à Nevers en 1674, issu de la famille Bormioli d’Altare, dont le nom fut francisé) travaillait avec sa tante, la veuve du maître verrier Michel Castellan, à la tête de la grande verrerie de Nevers. Il l’avait quittée pour lui faire concurrence et obtient l’autorisation du duc le 8 juillet 1724, puis des lettres patentes royales le 29 mai 1725, pour établir une manufacture à « Desize ». Mais tout indique que ce projet n’a jamais abouti : la verrerie de Nevers, concurrencée, fit faillite en 1726, et Borniol abandonna vraisemblablement son projet decizois pour reprendre l’établissement familial de Nevers, plus prestigieux.

Les registres paroissiaux de Saint-Léger-des-Vignes, couvrant la période 1686 à 1780, ne contiennent aucune mention d’activité verrière ni d’arrivée de familles de verriers. Ce silence contraste avec l’apparition de noms de verriers dès 1786 dans les registres de Decize, puis à Saint-Léger peu avant 1789. La preuve du projet avorté de Borniol et de la fondation réelle de 1785-1786 est fournie par François Boutillier (La verrerie et les gentilshommes verriers de Nevers, 1885) et par les sources primaires citées ci-après.

La fondation : une synergie houillère et industrielle (1785)

L’impulsion vient de la Compagnie des houillères de Decize. Un arrêt du Conseil du Roi du 13 mai 1780 avait accordé une concession exclusive à la société Pinet et Gounot, rapidement rétrocédée en 1782 à un groupe de financiers parisiens mené par Claude Baudard de Saint-James (né le 6 mai 1738 à Angers), Trésorier général de la Marine, associé aux frères Périer, pionniers de la machine à vapeur. Pour valoriser leur charbon, ces derniers obtiennent en 1785 une autorisation royale pour construire une verrerie et une faïencerie, à condition de n’employer que du charbon de terre.

Un acte notarié passé le 1er novembre 1785 devant Me Grenot, notaire à Decize, stipule que « M. Gourdel de Loche, de Paris, fait construire une verrerie au lieu de la Charbonnière, paroisse de Saint-Léger ». C’est la véritable pierre fondatrice. La société comprend Baudard de Saint-James, Perrin (qui quitte rapidement) et Gourdel de Loche pour deux cinquièmes des parts — il est l’associé-gérant, l’homme qui pilote le projet sur le terrain.

La preuve de la mise en œuvre rapide est fournie par l’acte de baptême du 3 décembre 1786 dans les registres de Decize : François Piéton, « premier inspecteur de la verrerie Royalle de Décize natif de la paroisse d’Ivoy-le-Pré en Berri », baptise sa fille. Le parrain est Michel Denis Gourdet de Loche, « ancien avocat au parlement et conseiller du Roy, propriétaire de la verrerie Royalle de Décize paroisse de Saint-Léger ». La verrerie est achevée et son encadrement en place dès fin 1786.

Dès le 24 septembre 1787, un acte de baptême atteste que la verrerie est en pleine activité : Jean Pierrée, père lorrain, et Marie Souter, mère alsacienne, résident « à la verrerie de la Charbonnière lez Decize » ; le parrain est Joseph Piotin, « fondeur à la dite Verrerie ». La note marginale précise que l’enfant est de la paroisse de Saint-Léger-des-Vignes. Ce recrutement de main-d’œuvre lorraine et alsacienne — les plus grandes dynasties verrières de l’Est — témoigne du prestige et des ambitions de l’établissement. Une filière de recrutement active provient aussi de la Manufacture Royale de la Margeride (Védrines-Saint-Loup, Cantal).

La catastrophe financière et le long processus judiciaire (1787-1824)

La chute de Baudard de Saint-James est aussi brutale que son ascension. Sa faillite est déclarée le 2 février 1787, laissant un passif colossal de 20 millions de livres. Il décède quelques mois plus tard, le 3 juillet 1787. Gourdel de Loche survit seul à la barre, mais dans une situation juridique et financière précaire. Il décède à son tour fin 1789 — l’acte de succession dans les registres de tutelles de Paris (14 janvier 1790) le confirme. Ses enfants renoncent dans un premier temps à sa succession.

La masse des créanciers de la société Baudard de Saint-James se constitue en « direction » et devient propriétaire apparent de la verrerie. Elle passe bail aux sieurs Gounot et Mozer le 18 octobre 1817 pour douze années, ceux-ci s’engageant à d’importants travaux de réparation. Un arrêt de la Cour royale de Paris du 24 juillet 1823 déclare Gounot et Mozer créanciers de 16 502 francs pour ces travaux, remboursables par préférence.

Mais la situation se complique quand « la demoiselle Gourdez de Loches, épouse du sieur Godard », revenue sur la renonciation faite pendant sa minorité à la succession de son père, réclame les deux cinquièmes de la propriété qui revenaient à Gourdel de Loche en vertu du pacte de société. Un jugement du tribunal de la Seine du 18 mars 1824 déclare sa demande fondée, ordonne que l’adjudication n’aura lieu que pour les trois autres cinquièmes, et lui accorde la faculté de retrait. L’adjudication est tranchée au prix de 33 000 francs — et la dame Godard exerce le retrait. Elle devient ainsi propriétaire unique de la verrerie.

Joseph Haour à la Charbonnière (1813)

En 1813, dans ce contexte de gestion par la direction des créanciers Baudard (avant le bail formel Gounot-Mozer de 1817), la verrerie est en activité. C’est là que Joseph Haour (1787-1833), ancêtre verrier d’Arnaud Balandras, se marie. Originaire de Givors, il appartient à la même lignée de souffleurs mobiles que Jean-Claude Haour. Sa présence à Saint-Léger-des-Vignes illustre l’attractivité de la verrerie de La Charbonnière pour la main-d’œuvre qualifiée, même en période de turbulences financières.

La famille Godard et la fermeture (1824-1840)

Par acte du 4 août 1831, la dame Godard fait donation entre-vifs à son fils Eumène Godard de la verrerie de la Charbonnière, sous condition de payer les créances hypothécaires. La Société Mozer et Godard exploite alors l’établissement. Parallèlement, Eumène Godard livre de longs combats judiciaires contre Gounot et la veuve Mozer sur les hypothèques — une succession d’arrêts et de jugements entre 1833 et 1845.

La fermeture intervient en novembre 1840. Elle résulte d’un concours de causes : l’obsolescence de l’outil de production, la concurrence d’une nouvelle verrerie plus moderne créée en 1838 par Pierre-Antoine Mozer sur les bords de la Loire (port Saint-Thibault), et une crise économique nationale naissante, le tout aggravé par l’enchevêtrement des dettes et des litiges. La faillite de la société Mozer et Godard sonne le glas de la première verrerie de Saint-Léger.

Eumène Godard, qualifié de « fabricant de bouteilles à la Charbonnière près Decize » encore en 1840, reporte son énergie sur la verrerie de Cahors (ancienne verrerie des Jacobins), dont il revendiquait les droits via l’héritage de Gourdel de Loche dans la verrerie de Galessie/Cransac. Il y triomphe en 1840, reconstruit la verrerie, mais sa vie conjugale désastreuse entraîne la vente de l’établissement en 1847. Un écho lointain mais direct de la saga nivernaise.


Situation géographique

Localisation

Saint-Léger-des-Vignes (Nièvre, 58300), commune de l’agglomération de Decize, au bord de la Loire. Le lieu-dit La Charbonnière — toponyme évocateur de la houille qui alimentait ses fours — était situé à l’emplacement de l’actuelle église, selon les sources locales. La verrerie était connectée aux marchés par la Loire (pour l’expédition des bouteilles vers Paris et la Champagne) et par le canal du Nivernais (dont le point de départ se trouve à Saint-Léger-des-Vignes, achevé en 1843 mais partiellement navigable avant cette date).

La proximité des houillères de Decize (bassin de La Machine, à quelques kilomètres) constitue la raison d’être fondamentale de l’établissement. C’est la même logique de synergie houille-verrerie qu’à Épinac, Blanzy et La Charbonnière de Molinet : on implante la verrerie là où est le charbon, pas là où est le bois.

État actuel

Aucun vestige de la première verrerie (La Charbonnière) n’est signalé. Le site de la seconde verrerie (port Saint-Thibault, 1838) est en cours de réhabilitation patrimoniale ; les canaux de Bourgogne-Franche-Comté en font mention comme curiosité touristique.


Personnages liés

Bernard de Borniol (Nevers, 1674 — ?), maître verrier issu des Bormioli d’Altare, obtient des lettres patentes en 1725 pour une manufacture à Decize — projet avorté, sans lien avec la verrerie de La Charbonnière fondée soixante ans plus tard.

Claude Baudard de Saint-James (Angers, 6 mai 1738 — Paris, 3 juillet 1787), Trésorier général de la Marine, associé fondateur pour trois cinquièmes. Sa faillite de 20 millions de livres (2 février 1787) ruine l’entreprise naissante.

Michel Denis Gourdel (ou Gourdet) de Loche, ancien avocat au Parlement et conseiller du Roi, associé-gérant pour deux cinquièmes. Acte notarié de construction du 1er novembre 1785. Décédé fin 1789 (succession Paris, 14 janvier 1790). Père de la dame Godard.

François Piéton, natif d’Ivoy-le-Pré (Berry), « premier inspecteur de la verrerie Royalle de Décize » en 1786.

Joseph Piotin, fondeur à la verrerie de La Charbonnière en 1787. Poste technique clé.

Jean Pierrée, verrier lorrain (paroisse de Saint-Maurice, diocèse de Saint-Dié), résident à La Charbonnière en 1787 avec son épouse alsacienne Marie Souter (Abreschevillers, Moselle). Témoignage du recrutement de dynasties verrières de l’Est.

Sieurs Gounot et Mozer, fermiers de la verrerie par bail du 18 octobre 1817 pour douze années. Créanciers de 16 502 F pour travaux (arrêt de la Cour royale de Paris, 24 juillet 1823).

Joseph Haour (Givors, 1787 — 1833), verrier, ancêtre d’Arnaud Balandras. Se marie à Saint-Léger-des-Vignes en 1813, attestant de sa présence à la verrerie de La Charbonnière.

La dame Godard (fille de Michel Denis Gourdel de Loche), épouse du sieur Godard. Après avoir renoncé à la succession de son père pendant sa minorité, fait valoir ses droits en 1824 et devient propriétaire unique de la verrerie.

Eumène Godard, fils de la dame Godard. Reçoit la verrerie en donation le 4 août 1831. Exploite avec la Société Mozer et Godard jusqu’à la fermeture en 1840. Poursuit simultanément la revendication de la verrerie de Cahors, qu’il obtient en 1840. Qualifié de « fabricant de bouteilles à la Charbonnière » dans les actes contemporains.

Pierre-Antoine Mozer, crée en 1838 une seconde verrerie plus moderne à Saint-Léger (port Saint-Thibault), qui concurrence et contribue à la fermeture de la première.


Éléments techniques

  • Production : bouteilles en verre noir, utilitaires, pour le commerce des vins de la Loire. Choix stratégique délibérément orienté vers la production de masse, à l’opposé des verreries nivernaises traditionnelles spécialisées dans le verre d’art.
  • Combustible : houille des houillères de Decize (La Machine), spécifiée dans l’autorisation royale de 1785 : la verrerie ne peut employer que du charbon de terre. Rupture fondamentale avec les verreries forestières de la région.
  • Transport : Loire et canal du Nivernais pour l’expédition des bouteilles.
  • Explosion démographique : la population de Saint-Léger-des-Vignes passe de ~500 habitants en 1789 à 850 en 1793 (+70%), attestant de l’ampleur du recrutement.
  • Logements ouvriers : construits dès la fondation, préfigurant les cités ouvrières du XIXe siècle.

Erreurs et incertitudes

Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger

La tradition historiographique locale (Genièvre.net et sources dérivées) date la fondation de 1725 et l’attribue à Bernard de Borniol. Cette thèse repose sur une confusion entre le projet avorté de Borniol à Decize (1724-1725, pour une verrerie concurrente à celle de Nevers, abandonnée quand la verrerie de Nevers fit faillite en 1726 et que Borniol retourna y prendre la direction) et la fondation réelle de 1785-1786 par Gourdel de Loche. Les deux projets sont distincts par leur date (soixante ans d’écart), leur initiateur, leur logique économique (artisanat d’art vs verrerie industrielle houillère) et leur source d’énergie (bois vs charbon). Aucun document primaire n’atteste d’une activité verrière à Saint-Léger-des-Vignes avant les actes de 1786.

Points non résolus

  • L’associé Perrin dans la société fondatrice (Baudard-Perrin-Gourdel de Loche) : qui est-il précisément ? Il quitte la société rapidement selon l’arrêt de 1845.
  • La période entre le décès de Gourdel de Loche (fin 1789) et le bail Gounot-Mozer (1817) : comment la verrerie était-elle exploitée pendant ces presque trente ans ? Les « frères Farge » sont mentionnés comme directeurs dans certaines sources secondaires pour la période révolutionnaire et napoléonienne — à confirmer.
  • Joseph Haour à Saint-Léger en 1813 : son acte de mariage reste à retrouver pour établir sa fonction exacte à la verrerie (souffleur ? autre ?) et le nom de son épouse.
  • La seconde verrerie de Pierre-Antoine Mozer (1838) : cette verrerie du port Saint-Thibault mérite sa propre fiche ; son histoire après 1840 est à documenter.
  • La verrerie de Cahors et son lien avec Eumène Godard : un prolongement fascinant de la saga Gourdel-Godard, bien documenté par l’article de L. Saint-Marty dans le Journal du Lot (1932).

Sources consultées

Personnages associés

Verriers

Voir toutes les personnes liées →

Sources

etat civil Acte de baptême de Marie Anne Adélaïde Piéton (Archives départementales de la Nièvre, Decize (Saint-Aré et Saint-Maurice), registres paroissiaux, 4 E 95/9, 1781-1792, vue 169/333) https://archives.nievre.fr/ark:/60877/3fl8cws2g5rq/183403c5-5c75-4693-9880-ea41a9f276ac

3 décembre 1786. Père : François Piéton, « premier inspecteur de la verrerie Royalle de Décize natif de la paroisse d'Ivoy-le-Pré en Berri ». Parrain : Michel Denis Gourdet de Loche, « ancien avocat au parlement et conseiller du Roy, propriétaire de la verrerie Royalle de Décize paroisse de Saint-Léger ». Source primaire décisive : prouve l'existence de la verrerie et l'identité de son propriétaire dès décembre 1786.

etat civil Acte de baptême de Jean Joseph Pierrée (Archives départementales de la Nièvre, Decize, registres paroissiaux, 4 E 95/9, 1781-1792, vue 201/333) https://archives.nievre.fr/ark:/60877/3fl8cws2g5rq/8a0a5a81-7346-4e8b-8ea1-0bc3d2f37522

24 septembre 1787. Père Jean Pierrée, de la paroisse de Saint-Maurice en Lorraine, diocèse de Saint-Dié ; mère Marie Souter, paroisse d'Abreschevillers, Basse-Alsace, diocèse de Metz. Résidents à la « verrerie de la Charbonnière lez Decize ». Parrain : Joseph Piotin, « fondeur à la dite Verrerie ». Note marginale : « ce baptême a été porté par erreur sur les registres de la paroisse de Décize, l'enfant est de la paroisse de St Léger des Vignes ». Prouve que la verrerie est en pleine activité dès 1787 et qu'elle dépend de la paroisse de Saint-Léger-des-Vignes.

archive Acte notarié de construction de la verrerie — Me Grenot, notaire à Decize (1er novembre 1785 (expédition d'une minute de Me Grenot pour M. Gourdel de Loche))

Cité dans le Bulletin de la Société d'émulation du Bourbonnais, 1933, p. 99 (Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6308290h/f25.image). Acte stipulant que « M. Gourdel de Loche, de Paris, fait construire une verrerie au lieu de la Charbonnière, paroisse de Saint-Léger ». Pierre fondatrice de l'établissement.

archive Acte de succession de Michel Gourdel Deloches https://www.geneanet.org/registres/view/4547/608?individu_filter=3102234

Registres de tutelles Paris, 14 janvier 1790. Succession de Michel Gourdel Deloches, Avocat au Parlement, et de sa femme Françoise Perrine Dubournay. Établit que Gourdel de Loche est décédé fin 1789.

archive Arrêt de la Cour de Cassation — 16 juillet 1845 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58456279/f24.item

Bulletin des arrêts de la Cour de cassation, Chambre civile, p. 256 et suivantes. Établit la composition de la société d'origine (Boudard de Saint-James, Perrin et Gourdez de Loches, pour deux cinquièmes), la faillite, le décès de Gourdel de Loche depuis la déclaration de faillite, la renonciation de ses enfants à sa succession, le bail Gounot-Mozer, et la revendication par la dame Godard de ses deux cinquièmes.

archive Arrêt de la Cour de Cassation — 29 juin 1853 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58577019/f47.item

Chambre civile. Établit le bail Gounot-Mozer du 18 octobre 1817 pour douze années, l'arrêt de la Cour royale de Paris du 24 juillet 1823 (créance Gounot-Mozer de 16 502 F pour travaux), le jugement du tribunal de la Seine du 18 mars 1824 (dam Godard reconnue propriétaire des deux cinquièmes, adjudication à 33 000 F), la donation à Eumène Godard le 4 août 1831, et la vente de la verrerie à la seconde épouse d'Eumène (23 mars 1843).

livre La verrerie et les gentilshommes verriers de Nevers — François Boutillier https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1119854/f109.item

Paru en 1885. Pages f109-f111 (projet Borniol à Decize, abandonné pour Nevers) et page 164/vue 171 (« les verreries de Saint-Léger-des-Vignes fondées en 1789, sur le vaste port où la compagnie des houillères avait établi ses dépôts de charbon, d'où le nom de La Charbonnière »). Permet de réfuter définitivement la thèse de la fondation en 1725 par Borniol.