Verrerie

Verrerie Aupècle

1er août 1854 — 1961

Aussi connue sous : Daviot, Saillard et compagnie · Daviot et compagnie · H. Aupècle et Cie · Société des Verreries de Chalon-sur-Saône · Société des Verreries Aupècle

Disparue — sans vestiges

Noms et raisons sociales

Daviot, Saillard et compagnie
Raison sociale 19 mai 1855 — 22 février 1856
Daviot et compagnie
Raison sociale 22 février 1856 — 18 février 1864
H. Aupècle et Cie
Raison sociale 18 février 1864 — 29 décembre 1909
Société des Verreries de Chalon-sur-Saône
Raison sociale 1910 — 2 avril 1913
Société des Verreries Aupècle
Raison sociale 2 avril 1913 — 1961

Histoire

Résumé

La Verrerie Aupècle de Chalon-sur-Saône fut l’une des plus importantes verreries à bouteilles de Bourgogne de la seconde moitié du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. Fondée le 1er août 1854 sur un site du quartier de Saint-Cosme à Chalon-sur-Saône, par une société en nom collectif formellement constituée en mai 1855 sous la raison « Daviot, Saillard et compagnie », elle fut dirigée pendant neuf ans par Alexandre-Claude Daviot (avocat, ancien secrétaire d’Armand Marrast, démocrate de 1848 reconverti dans l’industrie), avant de passer entre les mains de Jean-Henri Aupècle — par acte du 18 février 1864 — après la mort soudaine de son fondateur en octobre 1863.

Spécialisée dès l’origine dans la bouteille forte pour vins mousseux et la bourguignonne pour les vins de la côte, la verrerie s’illustra très tôt par la résistance exceptionnelle de ses produits : ses bouteilles champenoises tinrent 25 atmosphères au concours de Dijon 1858 (alors que celles des anciennes verreries rivales de Blanzy et d’Épinac éclataient en dessous de 20) et dépassèrent parfois 40 atmosphères au concours de Chalon-sur-Marne en 1861. Sous la direction d’Aupècle pendant quarante-cinq ans, l’établissement prit un essor industriel considérable : 4 hectares d’emprise, 200 ouvriers et 3,5 millions de bouteilles par an en 1891, plus de 6 millions à la veille de la Première Guerre mondiale. Jean-Henri Aupècle, inventeur et ingénieur-patron, déposa plusieurs brevets dont un système de moule à piquage automatique à vis sans fin qu’il mit à la disposition gratuite de ses confrères.

À la mort de Jean-Henri Aupècle, le 29 décembre 1909, la société H. Aupècle et Cie est dissoute de plein droit. Une nouvelle société — la Société des Verreries de Chalon-sur-Saône — est constituée dans les premiers mois de 1910 par la veuve, les quatre enfants survivants et leur gendre Bernard Raviot de Saint-Anthost, associés aux trois frères Garnier (banquiers chalonnais, fils de François Garnier). Elle prend en 1913 le nom de Société des Verreries Aupècle, désormais véritable marque commerciale, sous la direction conjointe de Georges Aupècle, commandant de cavalerie en retraite, et de Bernard Raviot de Saint-Anthost, comme administrateurs-délégués. L’usine traverse les deux guerres — elle sert de cantonnement au 4e bataillon de chasseurs à pied en 1914 — connaît une grève en août 1919, et poursuit son activité jusqu’à son absorption par Saint-Gobain en 1961 (Archives nationales du monde du travail, fonds 65 AQ S450). Le site, entièrement démoli au plus tard en 1964, a donné son nom au quartier de la Verrerie, à la rue de la Verrerie, à l’église du Sacré-Cœur construite en 1907-1911 pour les ouvriers verriers et cheminots, et à la tour de la Verrerie édifiée sur son emplacement à partir du début des années 1960.


Historique

Le site avant 1854 : la Tuilerie ou Verrerie de Saint-Cosme

L’acte de purge d’hypothèques légales publié dans le Courrier de Saône-et-Loire du 2 octobre 1858 révèle qu’à l’emplacement exact du futur site Aupècle existait déjà avant 1858 une propriété dénommée « la Tuilerie ou Verrerie de Saint-Cosme », comprenant à la fois une verrerie à bouteilles (fourneaux, logements, magasins, écuries) et une tuilerie avec fourneau et hangars. Cette propriété, située au lieudit Sur l’Étang, quartier de la Colombière, couvrait 1 hectare, 2 ares et 85 centiares d’un seul tenant (cadastre section B, numéros 191, 194 et 194 bis).

Extrait cadastre napoléonien de Chalon-sur-Saône en 1829, section B1 de Saint-Pierre, cote 3 P 3356. © Archives Départementales de Saône-et-Loire.
Quartier 'Sur l'Étang' en 1829, le propriétaire d'alors se nommait Jean Baptiste Parisot. Extrait du cadastre napoléonien de Chalon-sur-Saône, section B1 de Saint-Pierre, cote 3 P 3356. © Archives Départementales de Saône-et-Loire.

Le dernier propriétaire avant Daviot était Cyrille-Nicolas-Gaspard Chollot, propriétaire et négociant à Chalon-sur-Saône (en 1833 il travaille aux messageries des dilligences Lafitte & Caillard, son fils Victor est directeur des messageries impériales en 1867). Les propriétaires antérieurs mentionnés dans l’acte sont Benoît Favre et son épouse Claudine Roget, Pierre Blondeau et Marie Durand (demeurant à Saint-Loup-de-Varenne), Philippe Goujon fils (commis négociant à Chalon) et l’Hospice des malades de Chalon-sur-Saône. L’histoire verrière du site est donc antérieure de plusieurs décennies à la société Daviot. La commune de Saint-Cosme, dont le site portait le nom, a été annexée à Chalon-sur-Saône précisément en 1855, l’année même où Daviot, Saillard et Pocheron signaient leur acte de société.

Fondation et premières années — la société Daviot (1854-1863)

L’exploitation a effectivement débuté le 1er août 1854. L’acte de société formel, rédigé devant Me Baratin, notaire à Saint-Léger-sur-Dheune, les 19 et 20 mai 1855, constitue une société en nom collectif entre trois associés : Alexandre-Claude Daviot (5 000 F), François Saillard (25 000 F + clientèle + équipage) et Antoine Pocheron (ouvrier verrier, 3 000 F). Saillard apporte le capital et la clientèle ; Pocheron le savoir-faire du verre ; Daviot joue probablement le rôle de propriétaire foncier et de garant.

Dès le 22 février 1856, un nouvel acte sous signatures privées restructure la société en commandite. Daviot devient seul gérant ; Saillard et Pocheron passent en commanditaires. Le fonds social est porté à 120 000 francs, la durée étendue à 26 ans jusqu’au 1er août 1881.

Le 6 juillet 1858, Daviot et Cie se rendent adjudicataires sur Cyrille Chollot, devant Me Prouvèze, de la propriété dénommée « la Tuilerie ou Verrerie de Saint-Cosme », pour 49 900 francs en principal. La même année, la verrerie dispose de deux fours produisant chacun 5 000 bouteilles par jour, et emploie 155 ouvriers.

L’affirmation technique — Dijon 1858, Chalon-sur-Marne 1861

À peine trois ans après sa fondation, la verrerie fait concourir ses productions à l’Exposition de Dijon de 1858. Les essais du jury constatent que les bouteilles chalonnaises tiennent 25 atmosphères, tandis que celles des verreries rivales (dont les anciennes et prestigieuses maisons de Blanzy et d’Épinac) éclatent en dessous de 20. Le jury refuse pourtant de couronner la nouvelle venue : la médaille d’honneur est décernée à un ancien lauréat, et Chalon ne reçoit qu’une médaille de deuxième classe « quoique cette usine eût remporté la victoire ».

La revanche vient à l’Exposition de Chalon-sur-Marne en 1861. Face à Quiquengrogne, Folembray, Loivre et Épinac, le triomphe est « plus complet ». Certaines épreuves font monter la résistance au-delà de 40 atmosphères ; l’épreuve officielle retenue pour la publicité ultérieure sera celle à 28 atmosphères, figurant encore sur le papier à lettres de 1878.

Facture sur papier à entête des Verreries de Chalon-sur-Saône H. Aupècle et Cie, 27 novembre 1878.
Facture sur papier à entête des Verreries de Chalon-sur-Saône 'H. Aupècle et Cie', 27 novembre 1878. © Collection privée - Arnaud Balandras.

En 1861, la verrerie emploie 180 ouvriers et produit près de 3 millions de bouteilles par an, toutes recuites au bois. La distribution en Champagne passe par M. Émile Robert, commissaire en vins à Épernay.

La mort de Daviot et l’arrivée d’Aupècle (octobre 1863 — février 1864)

Le dimanche 25 octobre 1863, Alexandre-Claude Daviot est frappé d’une attaque d’apoplexie dans les locaux mêmes de l’usine. Le jeudi 29 octobre au matin, il succombe à 48 ans. Pendant près de quatre mois, les commanditaires cherchent un successeur. L’acte publié dans le Courrier de Saône-et-Loire du 1er mars 1864 tranche l’ambiguïté laissée plus tard par l’article du Panthéon de l’Industrie (qui datait la reprise « depuis 1862 ») : les commanditaires traitent par acte du 18 février 1864 avec « M. Henri Aupècle, négociant demeurant à Chalon-sur-Saône ». Aupècle n’avait aucun rôle dans la société avant le décès de Daviot.

L’expansion sous Aupècle (1864-1909)

Jean-Henri Aupècle, né à Toulon-sur-Arroux le 30 janvier 1836, ancien caissier de verrerie, s’était marié en décembre 1861 à Moulins dans la famille Treÿmüller — famille de hauts fonctionnaires et d’officiers supérieurs. Veuf, il s’est remarié le 25 mars 1866 à Chalon avec Jeanne-Marie-Geneviève Humbert, de Charolles. Le papier à en-tête de 1878 atteste la raison sociale « VERRERIES DE CHALON-SUR-SAONE — H. AUPÈCLE & CIE » ; il mentionne un brevet S.G.D.G. identifié aux archives INPI : brevet n° 100465 du 29 septembre 1873, « système de moule à bouteilles », durée quinze ans.

Les prorogations successives de la société (1886-1908)

La société, statutairement prévue jusqu’au 1er août 1881, est ensuite régulièrement renouvelée :

  • 31 juillet 1886 (publiée le 23 août 1886) — prorogation simple, capital maintenu à 120 000 F ;
  • 21 juillet 1891 (publiée le 2 août 1891) — prorogation simple, capital inchangé ;
  • 16 mai 1894 (publiée le 18 mai 1894) — prorogation simple, capital inchangé ;
  • 29 juillet 1902 devant Me Boissenot, notaire à Chalon (folio 7, case 18 ; publiée le 8 août 1902) — prorogation avec refonte majeure : le capital est porté de 120 000 à 1 000 000 de francs, dont 312 500 F apportés par Aupècle et 687 500 F par les commanditaires. L’acte mentionne déjà les terrains à bâtir de la rue de l’Industrie, la maison à Cognac et les magasins à Jarnac. La clause particulière — « la Société ne serait pas dissoute par le décès, l’interdiction, la mise en faillite ou en liquidation judiciaire, ou la déconfiture civile de l’un des associés commanditaires » — prépare visiblement la succession du gérant âgé de 66 ans ;
  • 28 décembre 1908 devant Me Pfrimmer, par suite d’arrivée à expiration au 31 décembre 1908 (publiée le 15 janvier 1909) — dernière prorogation du vivant de Jean-Henri Aupècle, sans modification.

L’engagement municipal (1888)

En 1888, Jean-Henri Aupècle est élu au conseil municipal de Chalon-sur-Saône sur une « liste du commerce et de l’industrie » portée par les conservateurs.

L’apogée industrielle (1891)

L’article du Panthéon de l’Industrie du 1er mars 1891 dresse le portrait d’un établissement alors à son apogée : 4 hectares, 200 ouvriers, 3 500 000 bouteilles par an, et l’annonce d’un nouveau four à gaz en construction. L’article décrit en détail un moule à piquage automatique à vis sans fin breveté par Aupècle, entièrement métallique, qu’il mettait à disposition gratuite de ses confrères. La même année, Schneider et Cie du Creusot livre une charpente métallique de 460 tonnes pour 16 500 francs.

Le troisième four (1891)

Un avis d’enquête de commodo et incommodo, publié dans le Courrier de Saône-et-Loire du 2 janvier 1891, signé du maire de Chalon le 30 décembre 1890, permet de dater précisément l’extension : MM. Henri Aupècle et Cie sollicitent l’autorisation d’établir un troisième four dans leur usine de Chalon Saint-Cosme. C’est très probablement ce four nouveau que décrivait le Panthéon de l’Industrie deux mois plus tard, et c’est très probablement pour lui qu’était destinée la charpente métallique Schneider.

Le scénario le plus probable est le suivant : en 1891, la verrerie passe transitoirement de deux à trois fours par adjonction d’un four à gaz moderne ; puis, progressivement, les deux fours anciens sont démantelés et remplacés par un second four à gaz, ramenant le total à deux fours à bassin modernes — nombre effectivement constaté par Fagnot en 1908.

La verrerie en 1908 : le rapport Fagnot

Présenté à M. Aupècle par l’inspecteur local M. Bastian, Fagnot recense : 2 fours à bassin, avec 16 ouvreaux et 16 arches à recuire ; 48 porteurs et 48 cueilleurs nominaux ; un procédé de recuisson spécifique aux bouteilles champenoises, incompatible avec le transporteur mécanique. Devant l’inspecteur, Aupècle reconnaît en principe que l’apprentissage n’aurait pas à souffrir de la suppression du travail de nuit des enfants, mais redoute l’opposition des ouvriers. L’incompatibilité du transporteur avec la recuisson champenoise condamne la verrerie à maintenir l’emploi de porteurs enfants.

La mort de Jean-Henri Aupècle (1909) et la refondation de 1910

Jean-Henri Aupècle meurt à Chalon-sur-Saône le 29 décembre 1909, vers deux heures de l’après-midi, en son domicile du quai Michelet. Il avait 73 ans. Le Courrier de Saône-et-Loire du 31 décembre publie une nécrologie qui salue « l’habile et intelligent directeur » des Verreries de Chalon, et mentionne sa création d’œuvres de bienfaisance, dont une Société de secours mutuel pour ses ouvriers. Obsèques le samedi 1er janvier 1910 en l’église Saint-Pierre.

La clause statutaire de 1902 prévoyait la non-dissolution au décès d’un commanditaire. Mais le décès du gérant entraîne, lui, dissolution de plein droit. Une nouvelle société est constituée dans les premiers mois de 1910. L’acte constitutif, publié dans le Courrier de Saône-et-Loire du 11 mars 1910, énumère les sept fondateurs, qualifiés de « seuls propriétaires de l’ancienne Société Aupècle et Cie dissoute par suite du décès de son gérant » :

  • Jeanne-Marie-Geneviève Humbert, veuve de Jean-Henri Aupècle ;
  • Georges Aupècle (Moulins, 1862 — Châtenoy-le-Royal, 1939), fils aîné du premier mariage Treÿmüller, saint-cyrien, capitaine de cuirassiers, commandant de cavalerie en retraite ;
  • Maurice Aupècle (Chalon, 1867 — ?), fils du second mariage Humbert, magistrat, juge d’instruction à Dijon ;
  • Bernard Raviot de Saint-Anthost (Fribourg, 1874 — Dijon, 1956), gendre de Jean-Henri Aupècle, veuf depuis 1903 de Louise-Marguerite Aupècle ;
  • Francisque, Claude et Hippolyte Garnier, trois frères banquiers à Chalon-sur-Saône, fils de François Garnier fondateur de la Banque Garnier à laquelle Francisque avait succédé.

La révélation est importante : les trois Garnier sont des financiers, pas des verriers. La Banque Garnier de Chalon apporte visiblement le capital nécessaire à la refondation, en complément des fonds familiaux. Bernard Raviot de Saint-Anthost, longtemps énigmatique, se révèle être simplement le gendre de Jean-Henri. La société n’a pas été « reprise » par des étrangers à la maison : elle passe dans les mains des héritiers familiaux et de leur banquier traditionnel.

La nouvelle raison sociale est « Société des Verreries de Chalon-sur-Saône ». Siège rue de la Verrerie. Durée statutaire jusqu’au 31 décembre 1939. Apport total en nature : 1 800 000 francs, incluant l’usine (section B n° 191, 192, 193, 194, 195, 198 ; 2 ha 70 a 65 ca), le ténement entre la rue de la Verrerie et le canal du Centre (88 a 98 ca), les terrains des Petites Mimandes (2 ha 65 a 79 ca), la maison route d’Angoulême à Cognac et un territoire à Jarnac.

Le changement de nom et la Société des Verreries Aupècle (1913)

Le 2 avril 1913, un acte passé devant Me Pfrimmer modifie la raison sociale : « Société des Verreries de Chalon-sur-Saône » devient « Société des Verreries Aupècle à Chalon-sur-Saône », capital inchangé à 1 800 000 F. Le patronyme du fondateur mort trois ans plus tôt devient une marque commerciale à part entière. C’est sous ce nom que l’entreprise traverse toute la première moitié du XXe siècle.

La direction est assurée conjointement par Georges Aupècle (« commandant Aupècle » — son grade militaire de retraite reste accolé à son nom patronal jusqu’à sa mort) et par Bernard Raviot de Saint-Anthost, comme administrateurs-délégués. La nécrologie de la veuve Humbert dans Le Progrès de la Côte-d’Or du 17 septembre 1924 confirme expressément ces qualités.

La Grande Guerre : l’usine cantonnement du 4e chasseurs à pied (1914)

Une carte postale datant de la Première Guerre mondiale, conservée dans la collection privée d’Arnaud Balandras, atteste l’utilisation des locaux de la Verrerie Aupècle comme cantonnement du 4e bataillon de chasseurs à pied en 1914. L’épisode n’est pas anodin : il prolonge symboliquement la tradition militaire de la famille, du grand-père Gaspard Aupècle gendarme impérial, au beau-frère général Ludovic-Amédée Treÿmüller, jusqu’au fils saint-cyrien Georges Aupècle, passé du 5e hussards au 1er régiment de cuirassiers avant de prendre la direction de la Verrerie.

La grève d’août 1919

Dans le contexte de l’agitation sociale d’après-guerre, une grève des verriers éclate à la Verrerie Aupècle en août 1919 (La Lanterne, 11 août 1919). Il faudra puiser dans la presse locale pour comprendre les revendications et la durée du conflit.

L’entre-deux-guerres : Georges Aupècle à la direction

Pendant les années 1920 et 1930, Georges Aupècle dirige effectivement la Verrerie. Deux sources l’attestent expressément :

  • lors des obsèques de Claude-Hippolyte Garnier à Paris le 9 mai 1923, Georges Aupècle « directeur de la Verrerie » figure parmi les porteurs de cordons du poêle ;
  • lors des obsèques de Francisque Garnier en l’église Saint-Pierre de Chalon le 27 avril 1930, Georges Aupècle « directeur des Verreries » est cité parmi les personnalités présentes.

La mort de Georges Léon Aupècle, « commandant en retraite », le 20 juillet 1939 à Châtenoy-le-Royal (AD 71, 3 Q 17965), correspond précisément à la veille de la Seconde Guerre mondiale et à l’échéance statutaire initiale de la société (31 décembre 1939). La société a dû être prorogée à cette occasion, sous une forme nouvelle (la société anonyme qui apparaît ensuite dans les sources d’après-guerre).

Saint-Anthost et l’après-guerre : la société anonyme des Verreries Aupècle

À la mort de Georges Aupècle, la direction revient pleinement à Bernard Raviot de Saint-Anthost, qui porte désormais seul l’établissement. Les sources publiques d’après-guerre montrent une société florissante :

  • en 1948, la Société anonyme des Verreries Aupècle dispose d’un capital de 11 088 000 francs (Bulletin des annonces légales obligatoires, 20 septembre 1948) ;
  • en novembre 1951, une publicité dans La Bourgogne républicaine rappelle qu’elle produit des bouteilles pour les Grands Vins de Bourgogne ;
  • le 26 décembre 1951, l’assemblée générale extraordinaire porte le capital de 24 192 000 à 60 480 000 francs par incorporation de la réserve de réévaluation et élévation du nominal de l’action de 2 000 à 5 000 F ;
  • en février 1952, Bernard Raviot de Saint-Anthost est encore cité comme « directeur général de la Société des Verreries Aupècle » dans un dîner officiel mentionné par La Bourgogne républicaine.

Raviot meurt à Dijon le 23 décembre 1956, à 82 ans, « directeur général de la SA Verreries Aupècle à Chalon-sur-Saône » selon les mentions de l’acte de décès retrouvées par les généalogistes (qualité à retenir sous réserve de vérification de l’acte en original). Il aurait donc dirigé la maison jusqu’à sa mort — soit un demi-siècle après son entrée dans la famille Aupècle par son mariage de 1902.

La fin : absorption par Saint-Gobain (1961)

La dernière pièce du puzzle est donnée par les Archives nationales du monde du travail à Roubaix, qui conservent sous la cote 65 AQ S450 un fonds intitulé « Verreries Aupècle (Chalon-sur-Saône) » couvrant la période 1902-1961. La notice descriptive précise que la Société anonyme « créée en 1910 […] prolongeait elle-même une société plus ancienne [d’avant 1902] absorbée en 1961 par Saint-Gobain ».

Le site Aupècle est donc absorbé par Saint-Gobain en 1961, mettant fin à plus d’un siècle d’autonomie de la maison. L’ironie de l’histoire veut que Saint-Gobain s’était précisément implanté à Chalon-sur-Saône en 1912 pour la fabrication du verre à vitres, une niche complémentaire (et non concurrente) de celle d’Aupècle. Après presque un demi-siècle de coexistence, le géant du verre plat absorbe le spécialiste de la bouteille, et décide vraisemblablement la fermeture du site verrier historique. La photographie de Charles Gros du 3 août 1964, conservée au Musée Nicéphore Niépce, montre « le début des constructions d’immeubles » sur l’emplacement de l’ancienne verrerie : la démolition est alors en cours, moins de trois ans après l’absorption.

Démolition de la verrerie. Charles Gros, photographie du 3 août 1964. © Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône.
Démolition de la verrerie. Charles Gros, photographie du 3 août 1964. © Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône

Situation géographique

Localisation

La verrerie occupait un vaste emplacement au nord-est de Chalon-sur-Saône, entre le canal du Centre et l’actuelle avenue Boucicaut, dans ce qui est aujourd’hui le quartier de la Verrerie. Le site historique s’appelait originellement « la Tuilerie ou Verrerie de Saint-Cosme », au lieudit Sur l’Étang, dans l’ancien quartier de la Colombière, Saint-Cosme étant une commune indépendante annexée à Chalon en 1855.

Les rues actuelles rue de la Verrerie, le gymnase de la Verrerie et l’église du Sacré-Cœur (115 rue de la Verrerie, inaugurée en 1911) tirent toutes leur nom de l’établissement disparu. L’un des traits les plus singuliers de l’église est sa charpente, récupérée d’un hangar SNCF en Ardèche par les cheminots, qui lui confère un aspect intérieur très particulier. Cette réutilisation reflète bien le lien organique entre l’édifice et le monde industriel. En 1921, la nef est complétée et les vitraux sont posés, stabilisant le volume intérieur principal. En 1931, le clocher est édifié et remplace le campanile de la façade, transformant l’aspect extérieur et la visibilité de l’église dans le paysage urbain. On voit ce campanile sur la photo ci-dessous.

Église du Sacré-Cœur, rue de la verrerie, Châlon-sur-Saône, années 1950. © Collection privée Arnaud Balandras.
Église du Sacré-Cœur, rue de la verrerie, Châlon-sur-Saône, années 1950. - © Collection privée Arnaud Balandras.

Sources cadastrales

Deux actes successifs permettent de reconstituer la croissance parcellaire du site.

Acte de purge d’hypothèques du 2 octobre 1858 (site initial racheté par Daviot à Chollot) :

  • Section B, n° 191, 194 et 194 bis — lieudit Sur l’Étang, quartier de la Colombière — 1 ha 2 a 85 ca.

Acte constitutif de la Société des Verreries de Chalon-sur-Saône du 11 mars 1910 (apport du patrimoine de l’ancienne société Aupècle et Cie) :

DésignationSectionParcellesSuperficie
Usine (fours, hangars, logements, bureaux, dépendances)B191, 192, 193, 194, 195, 1982 ha 70 a 65 ca
Ténement entre rue de la Verrerie et canal du CentreB183 et 196 p.88 a 98 ca
Terrain à bâtir, Les Petites MimandesB187 et 1882 ha 65 a 79 ca

Entre 1858 (trois parcelles, ~1 ha) et 1910 (dix parcelles, ~6,25 ha au total dont 2,7 ha pour la seule usine), la société avait acquis cinq parcelles supplémentaires contiguës et constitué une réserve foncière importante aux Petites Mimandes. Ces précisions permettent, à partir du plan cadastral napoléonien et de ses révisions, de reconstituer graphiquement l’emprise exacte de la verrerie au début du XXe siècle — objectif à réaliser dans une prochaine itération.

État actuel

Rien ne subsiste du bâti industriel. L’emprise a été entièrement occupée à partir du début des années 1960 par la tour de la Verrerie et un ensemble d’immeubles collectifs. Le quartier conserve en revanche une forte identité ouvrière et verrière, perpétuée par la toponymie et par le patrimoine religieux et scolaire construit au début du XXe siècle pour les populations ouvrières.

Carte(s) du site

À venir — plan simplifié d’après cadastre du XIXe siècle et acte de 1910, annoté parcelle par parcelle.


Personnages liés

Première période (1854-1863) — l’époque Daviot

Alexandre-Claude Daviot (1816-1863), fondateur et premier directeur, avocat, ancien secrétaire d’Armand Marrast, conseiller municipal de Chalon. Voir fiche individu.

François Saillard, négociant chalonnais, co-fondateur en 1855, commanditaire à partir de 1856. Apport initial : 25 000 F + sa clientèle + ses chevaux et voitures.

Antoine Pocheron (ou Porcheron), ouvrier verrier chalonnais, co-fondateur en 1855, commanditaire à partir de 1856 — seul praticien du verre des trois associés d’origine.

Émile Robert, commissaire en vins à Épernay, représentant commercial de la maison à l’Exposition de Chalon-sur-Marne en 1861.

Deuxième période (1864-1909) — l’époque de Jean-Henri Aupècle

Jean-Henri Aupècle (1836-1909), gérant à partir du 18 février 1864, inventeur, conseiller municipal de Chalon en 1888. Voir fiche individu.

M. Bastian, inspecteur du travail de la circonscription chalonnaise en 1908.

Troisième période (1910-1961) — l’époque de la Société anonyme des Verreries Aupècle

Jeanne-Marie-Geneviève Humbert, veuve de Jean-Henri Aupècle (1842-1924), co-fondatrice de la société de 1910.

Georges Léon Aupècle (Moulins, 28 octobre 1862 — Châtenoy-le-Royal, 20 juillet 1939), fils aîné du premier mariage Treÿmüller de Jean-Henri. Saint-cyrien promotion 1884 ; sous-lieutenant puis lieutenant au 5e hussards ; capitaine au 1er régiment de cuirassiers (avril 1896) et officier d’ordonnance du général adjoint à l’inspection des remontes ; commandant de cavalerie en retraite. Co-fondateur de la société de 1910 ; directeur de la Verrerie Aupècle attesté en 1923 et 1930 ; administrateur-délégué avec Raviot de Saint-Anthost.

Louise-Marguerite Aupècle (Chalon, 20 mai 1877 — Paris, 22 décembre 1903), fille du second mariage Humbert, épouse de Bernard Raviot de Saint-Anthost (4 juin 1902 à Chalon). Décédée mystérieusement à 26 ans après un voyage Chalon-Dijon-Paris, de « coliques » foudroyantes selon le Courrier de Saône-et-Loire du 24 décembre 1903, qui dément expressément la rumeur d’un accident d’automobile. Son mariage en 1902 avait été célébré par un banquet offert par Jean-Henri Aupècle à tout son personnel — 250 ouvriers réunis à l’Hôtel de l’Europe (Le Petit Bourguignon, 7 juin 1902).

Maurice Aupècle (Chalon, 4 mars 1867 — ?), fils cadet du second mariage, magistrat. Substitut du procureur à Belfort en 1900, juge d’instruction à Dijon en 1924. Co-fondateur de la société de 1910, sans rôle opérationnel dans la Verrerie.

Marc Aupècle, autre fils de Jean-Henri (filiation à préciser), avocat stagiaire à la Cour d’appel de Dijon en 1924.

Henry Aupècle, autre fils de Jean-Henri, ingénieur ICP (Institut de chimie de Paris, probablement).

Bernard Raviot de Saint-Anthost (Fribourg en Suisse, 20 février 1874 — Dijon, 23 décembre 1956), gendre de Jean-Henri Aupècle, veuf de Louise-Marguerite Aupècle depuis 1903. Co-fondateur de la société de 1910, administrateur-délégué puis directeur général de la Société anonyme des Verreries Aupècle — fonction encore exercée en 1952 à 78 ans. Remarié en 1920. A dirigé la Verrerie pendant près d’un demi-siècle, depuis son entrée dans la famille en 1902 jusqu’à sa mort en 1956.

Francisque, Claude-Hippolyte et Hippolyte Garnier — en réalité Francisque Garnier et Claude-Hippolyte Garnier (le Panthéon de 1910 et les sources ultérieures séparent parfois « Hippolyte » et « Claude-Hippolyte » comme s’il s’agissait de deux personnes, alors qu’il s’agit d’un seul prénom composé) —, banquiers à Chalon, fils de François Garnier fondateur de la Banque Garnier. Apporteurs de capitaux dans la société de 1910. Claude-Hippolyte est officier d’Académie, mort à Paris le 4 mai 1923 ; Francisque meurt à Chalon en avril 1930.


Éléments techniques

Type de production

Verre creux, essentiellement bouteilles :

  • bouteilles fortes pour vins mousseux (niche principale : le champagne)
  • bourguignonnes pour vins de la côte — produit « phare » de la fin de l’histoire, encore mis en avant dans la publicité de 1951
  • bouteilles pour spiritueux (maison à Cognac et magasins à Jarnac dès 1902)
  • bonbonnes, dames-jeannes, bocaux, cruchons

Fours et capacité

AnnéeNombre de foursProduction annuelleEffectif
18582~3 000 000155 ouvriers
18612 grands fours de fusionprès de 3 000 000180
1891 (janvier)2 « classiques » + demande d’un 3ᵉ four
1891 (1er mars)≥2, nouveau four à gaz en construction3 500 000200
19082 fours à bassin, 16 ouvreaux48 porteurs + 48 cueilleurs nominaux
avant 1914> 6 000 000

Le scénario le plus probable : à partir de 1891, la verrerie dispose transitoirement de trois fours ; puis les deux anciens sont démantelés et remplacés par un second four à gaz moderne, ramenant le total à deux fours à bassin.

Procédés et brevets

  • Recuisson au bois systématique, procédé spécifique aux bouteilles champenoises.
  • Brevet n° 100465 INPI, 29 septembre 1873, « système de moule à bouteilles », durée 15 ans.
  • Moule à piquage automatique à vis sans fin, mis à disposition gratuite des confrères.
  • Four à gaz introduit en 1891 ; charpente métallique Schneider de 460 tonnes.

Performances attestées

  • Dijon 1858 : 25 atm. (médaille 2e classe)
  • Chalon-sur-Marne 1861 : 28 atm. (officielle), exceptionnellement 40 atm.

Capital de la société anonyme d’après-guerre

DateCapitalSource
19101 800 000 F (apport en nature)Courrier S-et-L, 11 mars 1910
19131 800 000 F (raison sociale modifiée)Courrier S-et-L, 2 avril 1913
194811 088 000 FBALO, 20 sept. 1948
avant 195124 192 000 FL’Information financière, 28 déc. 1951
26 déc. 195160 480 000 FAGE du 26 déc. 1951

Contexte social

La main-d’œuvre

En 1858-1861, la verrerie emploie 155 à 180 ouvriers « hommes, femmes et enfants », dont les familles constituent « un personnel de plus de 300 habitants de la ville ». Le rapport Fagnot de 1908 recense encore 48 porteurs et 48 cueilleurs nominaux, enfants pour la plupart. L’acte constitutif de 1910 mentionne des « constructions à usage de logement d’ouvriers » et un logement de concierge.

La rixe italo-française de juin 1896

Un épisode xénophobe typique de la fin du siècle éclate en juin 1896. Selon Le Petit Provençal du 2 juin, une rixe au couteau et à la baïonnette — heureusement sans blessé grave — oppose des ouvriers verriers italiens et français, les seconds accusant les premiers de « voler le pain des Français ». Le lendemain, le Courrier de Saône-et-Loire publie un démenti de Jean-Henri Aupècle : il n’a licencié aucun verrier français pour embaucher des Italiens ; il a seulement engagé quelques porteurs italiens — postes les plus durs et les plus mal payés de l’usine, peu demandés par les ouvriers français. L’épisode révèle la structure hiérarchique et nationale du marché du travail verrier à la fin du XIXe siècle : les ouvriers qualifiés (souffleurs, gamins) sont massivement français ; les postes subalternes (porteurs, manœuvres) se remplissent d’immigrés italiens.

Les œuvres de bienfaisance d’Aupècle

La nécrologie publiée par le Courrier de Saône-et-Loire le 31 décembre 1909 éclaire un pan de l’action patronale de Jean-Henri Aupècle. Il avait « mérité l’estime de ses ouvriers, en s’efforçant d’améliorer leur sort par la création d’œuvres de bienfaisance, parmi lesquelles une Société de secours mutuel dont il était président d’honneur ». Cette mutuelle — à identifier dans les registres préfectoraux de Saône-et-Loire — correspond au type de structure patronale qui se multiplie dans les années 1880-1890 sous l’impulsion du patronat catholique-social, avant la loi de 1898 sur les accidents du travail et la loi de 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes.

Le banquet du mariage Raviot (juin 1902)

Le 4 juin 1902, lors du mariage de sa fille Louise-Marguerite avec Bernard Raviot de Saint-Anthost, Jean-Henri Aupècle offre à ses 250 ouvriers un banquet à l’Hôtel de l’Europe de Chalon (Le Petit Bourguignon, 7 juin 1902). Le personnel prend d’abord « l’apéritif dans les cafés voisins des verreries », puis « se forme en cortège » pour rejoindre l’hôtel. L’épisode témoigne d’un paternalisme démonstratif propre au patronat industriel de la Belle Époque, où le mariage du maître est fêté comme un événement de la communauté ouvrière.

Le rapport Fagnot (1908)

Devant l’inspecteur, Aupècle reconnaît en principe que l’apprentissage n’aurait pas à souffrir de la suppression du travail de nuit des enfants, mais redoute « l’opposition des ouvriers, souffleurs et grands garçons ». L’incompatibilité du transporteur mécanique avec le procédé de recuisson champenoise condamnait la verrerie à maintenir l’emploi de porteurs enfants.

Le cantonnement du 4e chasseurs à pied (1914)

Une carte postale de la Grande Guerre, conservée dans la collection privée d’Arnaud Balandras, atteste l’utilisation de la Verrerie Aupècle comme cantonnement du 4e bataillon de chasseurs à pied en 1914. La mise à disposition des locaux industriels pour l’armée est fréquente dans les premiers mois du conflit — elle s’inscrit ici dans une continuité symbolique avec la tradition militaire de la famille Aupècle-Treÿmüller, qui avait donné deux officiers supérieurs à l’armée française (le beau-frère général Ludovic-Amédée Treÿmüller et le fils commandant Georges Aupècle).

La grève de l’été 1919

Dans le contexte de l’agitation sociale de sortie de guerre — qui touche toutes les grandes industries françaises en 1919 —, une grève des verriers éclate à la Verrerie Aupècle au cœur de l’été (La Lanterne, 11 août 1919). L’épisode n’a pas été documenté en détail ; les revendications, la durée et l’issue de la grève restent à reconstituer à partir de la presse régionale.

L’empreinte dans le paysage

La verrerie a donné son nom au quartier, à la rue, et à l’église du Sacré-Cœur, construite en 1907-1911 « grâce à la ferveur des ouvriers, notamment cheminots ».


Erreurs et incertitudes

Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger

Le Panthéon de l’Industrie (1891) contient deux erreurs factuelles significatives :

  1. Il écrit « Diviot » au lieu de « Daviot ». Les actes notariés, tous les articles du Courrier de Saône-et-Loire jusqu’en 1863, et l’état civil établissent sans ambiguïté l’orthographe correcte : Alexandre-Claude DAVIOT.

  2. Il date la reprise par Aupècle « depuis 1862 », alors que l’acte de société publié dans le Courrier de Saône-et-Loire du 1er mars 1864 établit que la reprise effective est du 18 février 1864. L’acte précise expressément qu’Aupècle, « négociant demeurant à Chalon-sur-Saône », n’avait aucun rôle dans la société avant le décès de Daviot.

Points non résolus

  • L’histoire du site avant 1854 : la « Tuilerie ou Verrerie de Saint-Cosme » était exploitée avant la société Daviot. La chronologie verrière antérieure à 1855 reste à reconstituer.
  • Le devenir de Saillard et Pocheron après leur relégation en commanditaires en 1856, et leurs éventuels héritiers dans les prorogations successives.
  • Les autres brevets Aupècle : l’article de 1891 parle d’un outillage « entièrement créé par le chef de l’établissement et breveté en sa faveur » au pluriel implicite ; seul le brevet n° 100465 de 1873 a pour l’heure été identifié.
  • Les circonstances de la mort de Louise-Marguerite Aupècle, épouse Raviot de Saint-Anthost, le 22 décembre 1903 à Paris. Le démenti explicite par le Courrier d’un « accident d’automobile » laisse ouverte la question de l’origine réelle des « coliques » foudroyantes qui ont emporté en quelques heures une jeune femme de 26 ans. L’acte de décès à Paris devrait pouvoir trancher l’hypothèse médicale.
  • Les autres enfants de Jean-Henri Aupècle : au moins Marc (avocat à Dijon en 1924) et Henry (ingénieur ICP) sont attestés en plus de Georges, Louise-Marguerite et Maurice. La reconstitution complète de la fratrie demande un dépouillement systématique des actes de mariage et de naissance chalonnais.
  • La reconstitution en société anonyme entre 1910 et 1948 : à quelle date précise la société en nom collectif de 1910 a-t-elle été transformée en société anonyme ? L’échéance statutaire du 31 décembre 1939 est probablement la date charnière.
  • La Société de secours mutuel créée par Aupècle : statuts, date de fondation, effectifs — à rechercher dans les registres préfectoraux de Saône-et-Loire.
  • La grève de l’été 1919 : revendications, durée, issue.
  • Le fonds 65 AQ S450 des Archives nationales du monde du travail (Roubaix) mérite un dépouillement complet : il couvre la période 1902-1961 et permettrait de documenter les années d’après-guerre, les conditions de l’absorption par Saint-Gobain et, très vraisemblablement, la date exacte de cessation de l’activité verrière sur le site.

Sources consultées

Actes notariaux et archives

  • Acte de société Baratin, 19-20 mai 1855 (publié dans le Courrier de Saône-et-Loire du 2 juin 1855).
  • Acte sous signatures privées du 22 février 1856 (publié le 1er mars 1856).
  • Procès-verbal d’adjudication Prouvèze, 6 juillet 1858 (publié le 2 octobre 1858).
  • Acte de reprise de la société par Henri Aupècle, 18 février 1864 (publié le 1er mars 1864).
  • Actes de prorogation de la société Aupècle et Cie : 31 juillet 1886, 21 juillet 1891, 16 mai 1894, 29 juillet 1902 devant Me Boissenot (folio 7 case 18), 28 décembre 1908 devant Me Pfrimmer.
  • Acte constitutif de la Société des Verreries de Chalon-sur-Saône, début 1910 (publié le 11 mars 1910).
  • Acte de changement de raison sociale, 2 avril 1913 devant Me Pfrimmer (Société des Verreries Aupècle).
  • Archives départementales de Saône-et-Loire : état civil Chalon-sur-Saône (mariages 1902, vue 54/21 — mariage Raviot-Aupècle), cotes 3 Q 7770 (décès Gaspard Aupècle), 3 Q 23728 (décès Jean-Henri Aupècle), 3 Q 17965 (décès Georges Léon Aupècle).
  • Archives INPI, brevet n° 100465, cote 1BB100465.
  • Archives nationales du monde du travail (Roubaix), fonds 65 AQ S450 — Verreries Aupècle (Chalon-sur-Saône), 1902-1961.
  • Collection privée Arnaud Balandras : lettre à en-tête du 27 septembre 1878 ; carte postale Grande Guerre (cantonnement du 4e BCP, 1914).

Presse ancienne

  • Courrier de Saône-et-Loire : 2 juin 1855, 1er mars 1856, 24 juillet 1858, 2 octobre 1858, 21 août 1861, 27 octobre 1863, 29 octobre 1863, 1er mars 1864, 29 septembre 1884 (Georges Aupècle sous-lieutenant), 23 août 1886, 2 janvier 1891, 2 août 1891, 18 mai 1894, 11 avril 1896 (Georges Aupècle capitaine), 3 juin 1896 (démenti Aupècle), 8 août 1902, 24 décembre 1903 (décès Louise-Marguerite), 15 janvier 1909, 31 décembre 1909, 11 mars 1910, 2 avril 1913 (changement de raison sociale), 9 mai 1923 (obsèques Claude-Hippolyte Garnier), 27 avril 1930 (obsèques Francisque Garnier).
  • Le Siècle, 2 novembre 1863.
  • Le Panthéon de l’Industrie, 1er mars 1891.
  • Le Petit Provençal, 2 juin 1896 (rixe italo-française).
  • Le Petit Bourguignon, 7 juin 1902 (banquet du mariage Raviot-Aupècle).
  • La Lanterne, 11 août 1919 (grève).
  • Le Progrès de la Côte-d’Or, 17 septembre 1924 (décès de Jeanne-Marie-Geneviève Humbert, veuve Aupècle).
  • Bulletin des annonces légales obligatoires, 20 septembre 1948.
  • La Bourgogne républicaine, 20 novembre 1951 (publicité) et 11 février 1952 (Saint-Anthost directeur général).
  • L’Information financière, économique et politique, 28 décembre 1951 (augmentation de capital).

La majorité de ces articles sont consultables sur Retronews ; Le Panthéon de l’Industrie est sur Gallica.

Rapports officiels et ouvrages

  • Fagnot (F.), Rapport sur le travail de nuit des enfants dans les usines à feu continu, Paris, 1908.
  • Schneider et Cie, brochure des charpentes métalliques, 1891.
  • Lévêque (P.) et al., Histoire de Chalon-sur-Saône, Éditions Universitaires de Dijon.
  • Leclerc (E.), « Les industries de Chalon-sur-Saône », Revue de géographie de Lyon, vol. 35, n° 2, 1960.

Iconographie

  • Charles Gros, photographie du 3 août 1964, Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône.
  • Cartes postales anciennes « CHALON sur SAONE — verreries aupècle ».
  • Carte postale du cantonnement du 4e bataillon de chasseurs à pied, 1914 (collection privée Arnaud Balandras).

Personnages associés

Personnalités

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Sources

article Acte de société Daviot, Saillard et compagnie — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/02-juin-1855/4/82da39ec-411d-4794-9fa0-5f52e49863b1

Numéro du 2 juin 1855, p. 4/4. Extrait notarié de l'acte Baratin des 19-20 mai 1855.

article Acte de société Daviot et compagnie (commandite) — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/01-mars-1856/3/e2a0d1ae-3fe7-449b-988d-72a6665e609a

Numéro du 1er mars 1856, p. 3/4. Acte sous signatures privées du 22 février 1856, certifié par Daviot le 29 février 1856.

article Purge d'hypothèques légales — acquisition de la Verrerie de Saint-Cosme — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/02-octobre-1858/4/d69c0093-70c0-4a3a-9e14-755b49cb9b32

Numéro du 2 octobre 1858, p. 4/4. Adjudication Prouvèze du 6 juillet 1858. Prix : 49 900 F. Cadastre section B n° 191, 194 et 194 bis, 1 ha 2 a 85 ca.

article Exposition de Chalon-sur-Marne — triomphe de la verrerie Daviot — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/21-aout-1861/3/e03c4dba-0706-4ee0-b7e4-02795c758de1

Numéro du 21 août 1861, p. 3/4. Rétrospective sur Dijon 1858 et Chalon-sur-Marne 1861.

article Décès de M. Daviot, directeur des verreries de Chalon — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/29-octobre-1863/2/196dc703-dbdf-4105-b18a-dcf977266a08

Numéro du 29 octobre 1863, p. 2/4.

article Obsèques de M. Daviot, avocat, ancien secrétaire d'Armand Marrast — Le Siècle https://www.retronews.fr/journal/le-siecle/02-novembre-1863/3/a6686361-55f8-412f-b8c2-6f96c7a35755

Numéro du 2 novembre 1863, p. 3/4.

article Reprise de la société par Henri Aupècle, seul associé en nom collectif — Courrier de Saône-et-Loire

Numéro du 1er mars 1864, p. 3/4. Acte du 18 février 1864 entre les commanditaires survivants de la société Daviot et Cie et Henri Aupècle, « négociant demeurant à Chalon-sur-Saône », lequel devient seul gérant. Mention essentielle qui contredit l'article du Panthéon de l'Industrie de 1891 (« depuis 1862 ») : Aupècle n'avait aucun rôle dans la société avant le décès de Daviot.

article Promotion de Georges Aupècle au grade de sous-lieutenant de cavalerie — Courrier de Saône-et-Loire

Numéro du 29 septembre 1884, p. 2/4. Georges Aupècle, fils du directeur des verreries, figure parmi les 78 élèves de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr nommés sous-lieutenants de cavalerie.

article Prorogation de la société Aupècle et Cie (1886) — Courrier de Saône-et-Loire

Numéro du 23 août 1886, p. 4/4. Acte du 31 juillet 1886. Capital maintenu à 120 000 francs.

article Enquête de commodo et incommodo — troisième four — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/02-janvier-1891/3/2edb217d-968c-4edc-a218-6a446b098b06

Numéro du 2 janvier 1891, p. 3/4. Avis du maire du 30 décembre 1890 : MM. Henri Aupècle et Cie sollicitent l'autorisation d'établir un troisième four dans leur usine de Chalon Saint-Cosme.

article Prorogation de la société Aupècle et Cie (1891) — Courrier de Saône-et-Loire

Numéro du 2 août 1891, p. 4/4. Acte du 21 juillet 1891. Capital maintenu à 120 000 francs.

article Prorogation de la société Aupècle et Cie (1894) — Courrier de Saône-et-Loire

Numéro du 18 mai 1894, p. 4/4. Acte du 16 mai 1894. Capital maintenu à 120 000 francs.

article Promotion de Georges Aupècle au grade de capitaine au 1er cuirassiers — Courrier de Saône-et-Loire

Numéro du 11 avril 1896, p. 3/4. Georges Aupècle, lieutenant au 5e hussards, nommé capitaine au 1er régiment de cuirassiers le 6 avril 1896, également officier d'ordonnance du général adjoint à l'inspection des remontes.

article Rixe entre ouvriers verriers italiens et français — Le Petit Provençal https://www.retronews.fr/journal/le-petit-provencal/02-juin-1896/3/32bbca30-ee37-49fd-b54f-2c2ae2b2d7c3

Numéro du 2 juin 1896, p. 3/4. Rixe au couteau et à la baïonnette, sans blessé grave, les ouvriers français reprochant aux Italiens de « voler le pain des Français ». Épisode xénophobe typique du contexte syndical de la fin du XIXe siècle.

article Démenti de M. Aupècle sur les embauches italiennes — Courrier de Saône-et-Loire

Numéro du 3 juin 1896, p. 3/4. Jean-Henri Aupècle dément avoir licencié des verriers français pour embaucher des Italiens. Seuls des porteurs italiens ont été engagés.

archive Brevet d'invention n° 100465 — système de moule à bouteilles (INPI 1BB100465) https://archives.inpi.fr/ark:55749/1ef042f29f3561feb1770050568c1d46.moteur=arko_default_63f395e1547dd

Brevet d'invention de 15 ans, déposé le 29 septembre 1873.

archive Lettre à en-tête H. Aupècle & Cie, 27 septembre 1878 — Collection privée Arnaud Balandras

Papier à lettre commercial mentionnant les médailles et épreuves de pression, nouveau procédé de moulage breveté S.G.D.G. par H. Aupècle.

article La Verrerie de Chalon-sur-Saône — Le Panthéon de l'Industrie https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9639357q

Numéro du 1er mars 1891. Description technique détaillée. Source fautive sur deux points : nom du fondateur écrit « Diviot » au lieu de « Daviot », et reprise par Aupècle datée « depuis 1862 » alors que l'acte de reprise est du 18 février 1864.

article Charpentes métalliques — commande Aupècle et Cie — Schneider et Cie https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65680773

Brochure Schneider 1891 : charpente métallique de 460 tonnes commandée par MM. Aupècle et Cie pour 16 500 francs.

article Banquet des ouvriers pour le mariage de Louise-Marguerite Aupècle — Le Petit Bourguignon

Numéro du 7 juin 1902, p. 3/4. À l'occasion du mariage de Mlle Louise-Marguerite Aupècle avec M. Bernard Raviot de Saint-Anthost (célébré à Chalon le 4 juin 1902), Jean-Henri Aupècle offre à son personnel un banquet à l'Hôtel de l'Europe, environ 250 ouvriers présents.

etat civil Acte de mariage de Louise-Marguerite Aupècle et Bernard Raviot de Saint-Anthost (AD 71, État civil, Chalon-sur-Saône, Mariages 1902, vue 54/21)

4 juin 1902. Louise-Marguerite Aupècle, née le 20 mai 1877 à Chalon-sur-Saône, fille de Jean-Henri Aupècle, épouse Marie Louis Bernard Raviot de Saint-Anthost, né le 20 février 1874 à Fribourg (Suisse).

article Prorogation et modification de la société Aupècle et Cie (1902) — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/08-aout-1902/4/1fc7dad4-791e-41a6-8431-fdaacb4ae465

Numéro du 8 août 1902, p. 4/4. Acte du 29 juillet 1902 devant Me Boissenot, folio 7 case 18. Capital porté à 1 000 000 F. Mentionne déjà la maison à Cognac et les magasins à Jarnac. Clause de non-dissolution au décès d'un commanditaire.

article Nécrologie de Mme Bernard Raviot de Saint-Anthost, née Marguerite Aupècle — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/24-decembre-1903/2/2491e29a-f44c-49be-b002-d030e247a1d7

Numéro du 24 décembre 1903, p. 2/4 (nécrologie) et p. 3/4 (avis de décès, obsèques en l'église Saint-Pierre). Décès à Paris le 22 décembre 1903, après avoir été prise de coliques foudroyantes au cours d'un voyage Chalon-Paris avec escale à Dijon. Le journal dément expressément la rumeur d'un accident d'automobile.

livre Rapport sur le travail de nuit des enfants dans les usines à feu continu — F. Fagnot https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55466007

Paris, 1908. 2 fours à bassin, 16 ouvreaux, 16 arches à recuire. 48 porteurs et 48 cueilleurs nominaux.

article Dernière prorogation de la société Aupècle et Cie (1908) — Courrier de Saône-et-Loire

Numéro du 15 janvier 1909, p. 4/4. Acte du 28 décembre 1908 devant Me Pfrimmer, par suite d'arrivée à expiration le 31 décembre 1908. Aucune modification.

archive Tables de successions et absences — décès de Jean-Henri Aupècle (AD 71, 3 Q 23728, Marcigny (Saône-et-Loire), Tables de successions et absences 1905-1920)

Jean-Henri Aupècle, « maître verrier », décédé le 29 décembre 1909 à Chalon-sur-Saône.

article Nécrologie de Jean-Henri Aupècle — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/31-decembre-1909/2/477db457-3270-438e-bce0-dd191a408550

Numéro du 31 décembre 1909, p. 2/4. Domicile au quai Michelet. Mention d'une Société de secours mutuel créée pour ses ouvriers, dont il était président d'honneur.

article Constitution de la Société des Verreries de Chalon-sur-Saône — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/11-mars-1910/4/f062e57b-089d-4b41-8f2f-e6a8461f8548

Numéro du 11 mars 1910, p. 4/4. Durée jusqu'au 31 décembre 1939. Sept fondateurs. Valeur totale des apports : 1 800 000 francs.

article Changement de raison sociale : Société des Verreries Aupècle — Courrier de Saône-et-Loire

Numéro du 2 avril 1913, p. 4/4. La raison sociale « Société des Verreries de Chalon-sur-Saône » devient « Société des Verreries Aupècle à Chalon-sur-Saône ». Acte devant Me Pfrimmer. Capital 1 800 000 F.

archive Carte postale — cantonnement du 4e bataillon de chasseurs à pied — Collection privée Arnaud Balandras

Carte postale de la Grande Guerre documentant l'utilisation de la Verrerie Aupècle comme cantonnement du 4e bataillon de chasseurs à pied en 1914. Une continuité frappante avec la tradition militaire de la famille Aupècle-Treÿmüller.

article Grève des verriers chez Aupècle — La Lanterne

Numéro du 11 août 1919, p. 4/4. Mention d'une grève des verriers de la maison Aupècle dans le contexte de l'agitation sociale d'après-guerre.

article Obsèques de Claude-Hippolyte Garnier — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/09-mai-1923/2/551efd8d-921f-414b-8162-3370195ddd6f

Numéro du 9 mai 1923, p. 2/4. Hippolyte Garnier (de son nom complet Claude-Hippolyte), officier d'Académie, frère de Francisque Garnier banquier à Chalon (successeur de leur père François à la tête de la Banque Garnier), décédé à Paris le 4 mai 1923. Parmi les porteurs de cordons du poêle : Georges Aupècle, directeur de la Verrerie. Source capitale qui établit (1) le lien familial entre les trois frères Garnier, (2) leur qualité de banquiers et non de verriers, (3) la direction effective de la Verrerie par Georges Aupècle après la mort de son père.

article Faire-part de décès de Jeanne-Marie-Geneviève Humbert, veuve Aupècle — Le Progrès de la Côte-d'Or https://www.retronews.fr/journal/le-progres-de-la-cote-dor/17-septembre-1924/2/eb48d2a3-ec3e-4b98-8e70-030a1e12a023

Numéro du 17 septembre 1924, p. 2/6. Décédée à Chalon-sur-Saône le 13 septembre 1924, à 82 ans. Source décisive pour la composition de la famille Aupècle : cinq enfants survivants sont listés — Maurice (juge d'instruction à Dijon), le commandant (Georges) Aupècle administrateur-délégué de la Société des Verreries Aupècle, Bernard Raviot de Saint-Anthost (gendre) administrateur-délégué, Marc Aupècle avocat stagiaire à la Cour d'appel de Dijon, Henry Aupècle ingénieur ICP.

article Obsèques de Francisque Garnier — Courrier de Saône-et-Loire https://www.retronews.fr/journal/courrier-de-saone-et-loire/27-avril-1930/2/5ff92bde-7c35-4a5b-8abb-1f50fb8cdfee

Numéro du 27 avril 1930, p. 2/6. Obsèques en l'église Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône. Parmi les présents : Georges Aupècle, directeur des Verreries.

archive Tables de successions et absences — décès de Georges Léon Aupècle (AD 71, 3 Q 17965, Chalon-sur-Saône, Tables de successions et absences 1936-1940, vue 5/195)

Georges Léon Aupècle, « commandant en retraite », décédé le 20 juillet 1939 à Châtenoy-le-Royal (commune limitrophe de Chalon au nord-ouest).

archive Bulletin des annonces légales obligatoires

Numéro du 20 septembre 1948, p. 36/40. Société anonyme des Verreries Aupècle au capital de 11 088 000 francs.

article Publicité de la Société anonyme des Verreries Aupècle — La Bourgogne républicaine

Numéro du 20 novembre 1951, p. 4/8. Encart publicitaire des Verreries Aupècle de Chalon-sur-Saône, fournisseur de bouteilles pour les Grands Vins de Bourgogne.

article Augmentation de capital de la Société anonyme des Verreries Aupècle — L'Information financière, économique et politique https://www.retronews.fr/journal/linformation-financiere-economique-et-politique/28-decembre-1951/8/96f53bb2-6cf3-45c9-ba98-12187bf69843

Numéro du 28 décembre 1951, p. 8/10. Assemblée extraordinaire du 26 décembre 1951 : capital porté de 24 192 000 F à 60 480 000 F par incorporation de la réserve de réévaluation (36 288 000 F) et élévation du nominal de 2 000 F à 5 000 F.

article Dîner officiel — Saint-Anthost, directeur général des Verreries Aupècle — La Bourgogne républicaine https://www.retronews.fr/journal/la-bourgogne-republicaine/11-fevrier-1952/5/f0bcf49e-9d78-4ef6-9db2-423d857b37f6

Numéro du 11 février 1952, p. 5/6. Bernard Raviot de Saint-Anthost cité comme « directeur général de la Société des Verreries Aupècle ».

archive Fonds Verreries Aupècle — Archives nationales du monde du travail (ANMT, 65 AQ S450) https://recherche-anmt.culture.gouv.fr/ark:/60879/581439.1461537

Période couverte : 1902-1961. Notice : « Société anonyme créée en 1910 pour succéder à la Société en commandite simple Aupècle et compagnie, en liquidation (qui prolongeait elle-même une société plus ancienne [d'avant 1902] absorbée en 1961 par Saint-Gobain. » Source capitale pour la date de fin d'autonomie de l'établissement : absorption par Saint-Gobain en 1961.

livre Histoire de Chalon-sur-Saône — Pierre Lévêque et al. https://eud-openbooks.u-bourgogne.fr/hommage/files/P006/files/basic-html/page168.html

Éditions Universitaires de Dijon. Pages 168, 180, 203.