Ancêtre direct · Personnalité
Marianne Célestine Haour
2 février 1810 — 27 août 1885
Épouse, mère et fille de verriers, née à la verrerie Enard de Pierre-Bénite
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Biographie
Portrait
Marianne Célestine Haour relie, par sa naissance et son mariage, deux des grandes lignées verrières documentées dans Radix Vitri : les Haour et les Sigwart. Née à la verrerie Enard de Pierre-Bénite, fille d’un couple Haour-Sigwart, petite-fille d’Anne Marie Hug et Marie Catherine Brischoux (famille liée aux Enard), elle épouse à 17 ans son cousin Jean Claude Haour à Givors, où elle passera l’essentiel de sa vie, avant de rejoindre à Marseille, dans ses dernières années, une partie de sa nombreuse descendance verrière — au moins 22 petits-enfants connus.
Origines : Pierre-Bénite et le réseau Sigwart (1810-1827)
Marianne Célestine naît le 2 février 1810 à Oullins, à la verrerie de Pierre-Bénite, alors dans ses dernières années d’activité sous la direction de la famille Enard. Elle est la fille d’Antoine Haour (1784-1822) et de Marie Barbe Sigwart (1787-1832), fille de Georg Anton Sigwart fils — cette dernière rattachant directement Marianne Célestine au réseau Sigwart, déjà documenté dans Radix Vitri. Elle passe ses premières années avec ses parents à Rive-de-Gier, au moins jusqu’en 1822, année de décès de son père.
Le 20 août 1827, à 17 ans, elle épouse à Givors son cousin Jean Claude Haour (1808-1873), lui-même de la lignée givordine des Haour. Le témoin au mariage est Joseph Sigwart, cousin de l’épouse : preuve supplémentaire de l’imbrication étroite entre les familles Haour et Sigwart sur plusieurs générations. L’officiant, Camille Dugas, maire de Givors, est lui-même maître de verrerie et détient des parts dans la verrerie Robichon où travaille alors son futur époux.
Cinquante-huit ans à Givors, puis Marseille (1827-1885)
De ce mariage naissent au moins six enfants, dont deux ancêtres directs d’Arnaud Balandras : Marie Barbe (ou Mariette), qui épousera son cousin germain Pancrace Haour, et Abraham Haour (1832-1907). La famille vit toute cette période dans les verreries de Givors : voir la fiche de Jean Claude Haour pour le détail des recensements.
Après le décès de son époux Jean Claude en 1873, Marianne Célestine reste à Givors. L’acte de mariage de son fils Abraham, le 3 octobre 1883 à Rive-de-Gier, la désigne encore « ménagère à Givors » : dix ans après son veuvage, elle n’a donc pas quitté la ville où elle a passé toute sa vie d’épouse.
Le déménagement vers Marseille intervient donc entre 1883 et 1885, suivant très probablement sa fille Marie Barbe et son gendre Pancrace Haour, eux-mêmes installés à Saint-Marcel depuis 1883, Pancrace ayant précédé son propre fils Joseph d’un an sur ce site. Marianne Célestine s’installe alors quartier Saint-Marcel, où se trouve une importante verrerie, aux côtés d’une partie nombreuse de sa descendance.
Décès à Marseille : trois disparitions en dix-huit jours (1885)
Marianne Célestine meurt le 27 août 1885, à son domicile du quartier Saint-Marcel, à dix heures du matin, âgée de 76 ans. L’acte la désigne veuve de Jean Claude Haour, verrier. Les déclarants sont ses deux petits-fils, tous deux verriers et domiciliés au même quartier : Jean Claude Haour (1er février 1860, Givors — 11 avril 1906, Marseille), fils de Joseph Haour et Marie Claudine Belingard, et Joseph Haour (1859-1940), fils de Pancrace Haour, ces deux derniers ancêtres directs d’Arnaud. Cet acte de décès, en apparence anodin, réunit ainsi trois générations d’ancêtres du créateur de Radix Vitri.
Deux autres décès suivent dans la même famille et le même quartier : sa fille Marie Barbe Haour, épouse de Pancrace, le 30 août, et son fils Joseph (le second, né en 1837) le 6 septembre 1. Ce faisceau de trois décès en dix jours coïncide avec la période la plus meurtrière d’une épidémie de choléra qui frappait alors le quartier de Saint-Marcel et ses environs. Le recoupement précis, jour par jour, entre ces trois décès et les données du rapport sanitaire officiel de 1885 est développé dans la section « L’épidémie de choléra de 1885 » de la fiche consacrée à la verrerie de Saint-Marcel, où travaillait alors une partie de la famille : le lien y est jugé, au vu du faisceau d’indices rassemblé, hautement probable sans pouvoir être établi avec une certitude absolue, aucun acte d’état civil ne mentionnant jamais la cause d’un décès.
Descendance
Parmi les enfants connus de Marianne Célestine et Jean Claude Haour :
- Marie Barbe ou Mariette (12 janvier 1829, Givors — 30 août 1885, Marseille), ancêtre directe d’Arnaud Balandras, épouse son cousin germain Pancrace Haour le 16 avril 1855 à Givors
- Joseph (7 août 1830, Givors — 15 juin 1893, Givors)
- Abraham Haour (31 janvier 1832, Givors — 22 février 1907, Montluçon), ancêtre direct d’Arnaud Balandras
- Anne ou Annette (28 octobre 1833, Givors — 25 avril 1898, Givors)
- Joseph, un second (23 août 1837, Givors — 6 septembre 1885, Saint-Marcel, Marseille), épouse Marie Claudine Belingard le 3 août 1859 à Givors
- François/Francis (19 août 1839, Givors — 14 décembre 1909, Givors)
Footnotes
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Pour l’analyse détaillée de ces trois décès et leur recoupement avec le rapport officiel sur l’épidémie de choléra de 1885 (Rampal et Queirel), voir la fiche de la verrerie de Saint-Marcel, section « L’épidémie de choléra de 1885 ». ↩
Frise chronologique
Née à la verrerie de Pierre-Bénite (Esnard), à Oullins, où son père Antoine Haour et sa mère Marie Barbe Sigwart résidaient alors. Elle passe ses premières années avec ses parents à Rive-de-Gier.
Mariage avec son cousin Jean Claude Haour à Givors. Témoin Joseph Sigwart, son propre cousin.
Désignée « ménagère à Givors » dans l'acte de mariage de son fils Abraham à Rive-de-Gier (3 octobre 1883) — elle réside donc encore à Givors dix ans après le décès de son mari.
Décès à domicile, à dix heures du matin, âgée de 76 ans, désignée veuve de Jean Claude Haour, verrier. Déclarants : ses petits-fils Jean Claude Haour (1er février 1860, Givors — 11 avril 1906, Marseil…
Sources
- etat civil Acte de mariage de Jean Claude Haour et Marianne Célestine Haour
20 août 1827, Givors. Témoin Joseph Sigwart, cousin de l'épouse. Officiant : Camille Dugas.
- etat civil Acte de mariage d'Abraham Haour et Marie Anne Diage https://archives.loire.fr/ark:/51302/vta51beae6ecb9d9e12/img:AD04212_3E187_042_0097
3 octobre 1883, Rive-de-Gier. Marianne Célestine y est désignée « ménagère », demeurant à Givors.
- etat civil Acte de décès de Marianne Célestine Haour https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtaca40a5b893f4528d/img:AD13_201E_5418_0136
27 août 1885, Marseille, quartier Saint-Marcel. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 1885/Août, Registre 7, cote 201 E 5418, acte n°809, vue 102/112.