Verrerie

Verreries Rondes

1804 — 1854

Aussi connue sous : May frères · Fleurdelix et associés · Teillard frères & Cie · Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône

Disparue — sans vestiges

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Noms et raisons sociales

May frères
Nom d'usage 1804 — 1824
Fleurdelix et associés
Nom d'usage 1824 — 1834
Teillard frères & Cie
Raison sociale 30 septembre 1834 — 1853
Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône
Raison sociale 1853 — 1854

Histoire

Résumé

Les Verreries Rondes sont fondées en 1804 par les frères May (Jean, Louis, François et Guillaume) au quartier des Verchères de Rive-de-Gier, entre le canal de Givors (la prolongation vers Lorette terminée en 1839) et le Gier. Ce sont des verriers de formation, fils d’un manœuvre de la verrerie royale de Pierre-Bénite, qui ont voulu créer leur propre établissement sur ce même modèle. Spécialisés dans le verre noir (bouteilles), ils font partie d’un réseau familial qui s’étend des Sigwart de la Forêt-Noire aux Spigre de Pierre-Bénite.

La faillite de la société May frères conduit à leur expropriation en 1824. Seize entités se rendent adjudicataires du site, parmi lesquelles Robichon, Crozet, Ninquerier, les inévitables piliers du monde verrier ripagérien. Après dix ans de procédure de faillite, les frères Teillard acquièrent les Verreries Rondes le 6 juin 1834 pour 72 000 francs, et constituent formellement la société Teillard frères & Cie le 30 septembre 1834.

Cédées en 1853 à la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône, les Verreries Rondes s’effondrent physiquement à la suite de travaux de mines et sont éteintes définitivement en 1854. Le site est entièrement rasé avant 1887.


Historique

L’origine de la vocation verrière : Jean May père à Pierre-Bénite

L’entrée de la famille May dans le monde verrier doit tout à leur père. Jean May (20 février 1722, Rive-de-Gier — 7 octobre 1782, Givors), voiturier par eau, puis marchand et cabaretier, est désigné en 1771, lors du baptême de son fils Simon à Oullins, comme « manœuvre à la verrerie de Pierre-Bénite ». C’est la même verrerie royale fondée par Joseph Enard en 1768, qui reviendra après sa mort à ses alliés Robichon : le creuset commun, avec Givors, de toutes les dynasties verrières que Radix Vitri documente. Le parrain de Simon est Simon Spigre, « souffleur en bouteille à la ditte verrerie » : premier lien entre les May et les Spigre, qui se resserrera une génération plus tard avec le mariage de Louis.

Rien dans les origines connues des May (vignerons et laboureurs deu Gier et du Pilat) ne prédispose leurs fils à devenir verriers. C’est Jean May père, par son passage à Pierre-Bénite, qui leur ouvre les portes de cet univers.

Les frères May : quatre associés verriers

Les quatre frères fondateurs sont :

Jean Guillaume dit « Jean » May (2 mars 1769, Givors), l’aîné. Il épouse Jeanne Marie Noizet le 17 janvier 1803 à Rive-de-Gier. Le maire officiant est Antoine Teillard, l’oncle des frères qui rachèteront la verrerie trente ans plus tard.

Louis Antoine May (14 août 1773, Givors). Il épouse Anne Spigre le 2 septembre 1797 à Bagneaux-sur-Loing (Seine-et-Marne) ; les époux y résidaient depuis neuf mois. La verrerie de Bagneaux, fondée en 1752, était un établissement important ; Louis May et les Spigre y travaillaient ensemble avant leur retour vers Rive-de-Gier. Anne Spigre est née à Oullins, fille de Jean Baptiste Spigre (natif de Charmauvillers, Franche-Comté) et de Catherine Sigwart (native d’Illingen, ancienne Lorraine allemande, aujourd’hui Sarre). Son oncle Joseph Sigwart est présent et signe l’acte comme « oncle de la future ». Cette alliance unit les May à deux dynasties de verriers francs-comtois documentées dans Radix Vitri depuis les verreries de la Forêt-Noire.

François May (vers novembre 1775). Il épouse Marguerite Cellard le 4 mai 1805 à Rive-de-Gier, acte daté de six jours avant celui de l’autre mariage de la même année, et signé lui aussi du maire Teillard.

Jean Guillaume dit « Guillaume » May (22 août 1780, Givors), le cadet. Il épouse Marie Jeanne Payre le 22 septembre 1802 à Rive-de-Gier, où il demeure déjà. Il signe « G May » ou « Gme. May », permettant de le distinguer de son frère aîné homonyme.

La fondation en 1804 : une société verbale

Les frères May créent leur verrerie aux Verchères en 1804, sans acte constitutif écrit, fait établi rétrospectivement par un acte de notoriété dressé le 30 juin 1854 devant Me Guillot, qui confirme qu’ils ont « possédé sans interruption cet établissement pendant plusieurs années ». La progression des actes d’état civil est limpide : en janvier 1804, Jean May est encore « ouvrier verrier » lors de la naissance de sa fille Pierrette. Dès mars 1805, tous les frères sont désignés « manufacturiers verriers », et Guillaume est plus précisément « manufacturier en verre noir », c’est-à-dire à bouteilles.

La verrerie a donc été établie durant l’année 1804 et était pleinement opérationnelle au tout début de 1805. Pelletier, qui estime la fondation « vers 1807 », commet une petite erreur de trois ans.

Le site est choisi au quartier des Verchères : un espace en périphérie de la ville, favorable car proche du Gier (eau), des puits de mine (charbon) et du canal de Givors (transport) même si celui-ci ne sera prolongé qu’après la faillite des frères. Ce sont précisément ces deux ressources qui causeront la fin de l’établissement : le charbon, exploité en galeries souterraines, fragilisera le sous-sol ; le canal, prolongé en 1835, empiétera sur le voisinage et surtout le Gier débordera plusieurs fois, envahissant la fabrique.

L’expropriation de 1824 et la décennie du consortium

La société May frères traverse des difficultés financières dont la nature exacte reste à documenter. Par sentence du Tribunal civil de Saint-Étienne du 25 novembre 1824, elle est expropriée et le site adjugé à un groupe de seize entités : Fleurdelix, Ronat (ancien notaire), Ninquerier, Meunier, Dugas, Robichon (en son nom et comme héritier de son frère Victor), la veuve Robichon-Malgontier, les héritières Fleurdelix, les héritiers Binachon, les héritiers Crozet.

La liquidation de la faillite s’étire sur dix ans, le temps nécessaire pour étudier les demandes des créanciers des frères May, et régler les dettes : elle est définitivement close le 5 juin 1834 devant Me Plagnieu. Ce délai exceptionnel explique pourquoi la revente aux Teillard n’intervient que cette année-là. La verrerie était probablement gérée pour le compte des adjudicataires pendant cette période, mais aucun gérant n’est identifiable dans les actes disponibles.

L’acquisition par les frères Teillard (1834 — 1853)

Le 6 juin 1834, Antoine Marie Teillard et Étienne Teillard acquièrent les Verreries Rondes des seize copropriétaires, représentés par Paul Grand, leur mandataire. Prix : 72 000 francs, soldé par deux quittances en 1835 et 1836.

Quatre mois plus tard, le 30 septembre 1834, les trois frères Teillard constituent formellement leur société en noms collectifs : Antoine Marie (1788-1861), Jean Baptiste Louis (1790-1835, docteur en médecine) et Étienne (1794-1864). La clause de non-dissolution en cas de décès d’un associé s’avère immédiatement utile : Jean Baptiste meurt le 2 avril 1835, deux mois après la constitution. La société se poursuit avec les deux survivants et les héritiers (mineurs) de leur frère.

La société est enrichie en mars 1840 : Teillard acquiert de la Compagnie du Canal un terrain contigu de 1 are 80 ca pour 21 000 francs, un terrain que la Compagnie avait elle-même exproprié aux héritiers Ronat et Maniquet en juillet 1835. L’établissement s’étend ainsi jusqu’à sa limite définitive. À partir de 1840, c’est Étienne Teillard-Coutéat, fils d’Étienne Teillard « deuxième du nom », l’un des frères fondateurs, qui a ajouté le nom de son épouse au sien, qui dirige effectivement les Verreries Rondes. C’est lui que Pelletier désigne comme « M. Et. Teillard-Coutéat » et qui cédera l’établissement à la Compagnie en 1853, dans laquelle il deviendra sous-gérant.

Le recensement de 1841 offre un instantané des verriers présents aux Verreries Rondes : Jean Baptiste Crine (époux de Sophie Orcel), que l’on retrouvera à la verrerie de la Montat à Saint-Étienne avec ses frères ; Joseph Schtingre ; Thomas et Pierre Jeanblanc (père et fils vraisemblablement) ; Jean Baptiste Drillon (tiseur) ; Jean Pierre et Jacques Cathrin ; Jean Antoine Chappuis (fondeur, venu de la verrerie du Sappey) ; Fleury Meunier et ses fils Pierre, Jean et Claude. Le quartier des Verchères est surtout peuplé de mineurs, auxquels s’ajoutent les forges d’Hippolyte Pettin, déjà présent.

Les états de section de 1826 ne mentionnaient que deux fours sur la parcelle 338. En 1853, Pelletier compte cinq fours pour « Teillard frères », mais ce total regroupe les quatre fours des Verreries Rondes et le four à topettes de la verrerie des Verchères voisine, gérée par la même société. Les Verreries Rondes proprement dites comptent donc quatre fours à bouteilles à la date de la cession.

Le 11 février 1851, une crue importante du Gier endommage gravement l’établissement, avec des pertes estimées à 50 000 francs. L’article de presse cite simultanément les dégâts subis par les verreries Berlier, Hutter, Jalabert et Robichon : panorama complet des établissements ripagériens.

La Compagnie Générale et la fermeture (1853 — 1854)

En août 1853, Étienne Teillard-Coutéat cède donc les deux établissements à la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône, dans laquelle il devient sous-gérant avec MM. Hutter et Ch. Raabe. La société Teillard frères est encore citée dans l’Annuaire du commerce de 1853.

Les Verreries Rondes s’effondrent à la suite de travaux de mines : le sous-sol du quartier des Verchères est miné de galeries houillères qui fragilisent les fondations. La Compagnie Générale les éteint en 1854. Les fours ne seront apparemment jamais rallumés. En 1887, selon Pelletier, l’établissement est déjà entièrement rasé et a fait place à un dépôt de scories.


Contexte familial et connexions dynastiques

La circularité Teillard : le maire qui a vu naître l’entreprise

Antoine Teillard (6 mars 1747, Rive-de-Gier — 12 décembre 1818, Rive-de-Gier) était maire de Rive-de-Gier et oncle des trois frères Teillard. A ce titre, il est le signataire « ATeillard maire » de tous les actes d’état civil de la famille May : les mariages de Guillaume (1802) et de Jean (1803), les naissances des enfants (1804-1807). Il a donc été le témoin institutionnel de la naissance de l’entreprise, et c’est son neveu Antoine Marie Teillard qui rachètera le site vingt-sept ans après sa mort. Une circularité que les archives rendent visible, mais que les contemporains n’ont peut-être pas perçue comme telle.

Louis May et la lignée Sigwart : un fil vers l’auteur de Radix Vitri

Le mariage de Louis May avec Anne Spigre en 1797 crée un lien indirect avec les dynasties de verriers documentées dans Radix Vitri depuis la Forêt-Noire. Anne est la fille de Jean Baptiste Spigre, originaire de Charmauvillers (Franche-Comté), et de Catherine Sigwart, native d’Illingen (Sarre). Or Catherine Sigwart est la sœur de Georg Anton Sigwart fils, ancêtre direct d’Arnaud Balandras. Et Jean Baptiste Spigre est lui-même le frère de Marie Madeleine Spicher (1753-1825), autre ancêtre direct. L’oncle maternel d’Anne, Joseph Sigwart, présent et signataire à Bagneaux-sur-Loing, est le frère à la fois de Catherine et de Georg Anton.

En épousant Anne Spigre, Louis May entre donc dans une famille double : les Spicher-Spigre franc-comtois d’un côté, les Sigwart de la Forêt-Noire de l’autre, les deux lignées convergeant dans la même femme, Catherine Sigwart. Une première alliance entre les May et les Spigre avait eu lieu une génération plus tôt, à Pierre-Bénite, quand Simon Spigre avait été le parrain de Simon May en 1771. Les mêmes familles, le même univers verrier.


Situation géographique

Localisation

Les Verreries Rondes sont situées à Rive-de-Gier (Loire), entre le canal de Givors et le Gier, en amont du pont Brunon, au quartier des Verchères. Selon Pelletier : « au-dessus de l’usine Barthélemy Brunon, entre le Canal et le Gier ». Les états de section de 1826 identifient les parcelles 335 à 339 de la section A (quartier des Verchères) sous le nom « Fleurdelix et Compagnie des verreries rondes ».

La rue des Verchères, correspondant approximativement à l’actuelle avenue Charles de Gaulle, longeait les Verreries Rondes, qui se trouvaient entre cette rue et le Gier. Le voisin immédiat au nord était Louis Ronat (notaire et copropriétaire adjudicataire de 1824), dont la fabrique de plâtre occupait la parcelle 340, contiguë à la verrerie. Cette position basse, entre la rue et le Gier, explique l’ampleur des dégâts lors de la crue de 1851 (50 000 francs de pertes estimées).

La verrerie des Verchères (1 four à topettes, parcelle 28, rue Vieille des Verchères), appartenant aux mêmes Teillard frères, est située dans le même quartier, mais distincte des Verreries Rondes.

En 1894, le plan de J. Jolly montre encore une Rue des Verreries Rondes partant de la hauteur du pont Brunon jusqu’à la Rue Déserte.

État actuel

Entièrement rasé avant 1887, remplacé par un dépôt de scories puis par une zone commerciale. L’Avenue Charles de Gaulle traverse aujourd’hui l’emplacement de cette fabrique. Aucun vestige n’a jamais été identifié.


Le lien avec Jean-Baptiste May et les Nouvelles Verreries de Givors

La faillite de la société May frères en 1824 et leur expropriation constituent le point de départ d’une trajectoire familiale remarquable. Trois décennies plus tard, Jean-Baptiste May (le fils de Guillaume May et Marie Jeanne Payre, né le 16 avril 1817 à Rive de Gier) rachète en 1856 la Cristallerie de Givors désaffectée au quartier de la Freydière, transforme les fours à cristal en un four à bouteilles et y relance une production de verre commun. En 1864, son établissement est racheté par Jean Baptiste Neuvesel pour fonder les Nouvelles Verreries de Givors.

Ainsi, du désastre de 1824 à Rive-de-Gier naît, trente ans plus tard, le plus grand établissement verrier du sud-est de la France. Tout, dans ce monde verrier givordano-ripagérien, est lié.


Éléments techniques

En 1826, la parcelle 338 ne porte que deux fours à bouteilles. Le site est ensuite étendu, notamment après l’acquisition du terrain canal en 1840, et compte quatre fours lors de la cession à la Compagnie en 1853. Pelletier mentionne un total de cinq fours pour « Teillard frères », mais ce chiffre additionne les quatre fours des Rondes et le four à topettes de la verrerie des Verchères voisine, exploitée sous la même raison sociale.

La production est exclusivement du verre noir, c’est-à-dire des bouteilles : Guillaume May est désigné « manufacturier en verre noir » dès mars 1805. La topetterie est localisée à la verrerie des Verchères, non aux Verreries Rondes.


Erreurs et incertitudes

Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger

Pelletier date la fondation « vers 1807 » : la progression des actes d’état civil établit sans ambiguïté que la verrerie était opérationnelle dès début 1805, donc fondée en 1804.

Pelletier ne mentionne les May que « en bloc » : « les frères May, qui les avaient fondées ». Il ne donne aucun prénom, aucune date, aucune biographie. Les quatre frères, Jean, Louis, François et Guillaume, et leur connexion à la verrerie de Pierre-Bénite sont entièrement absents de son récit.

Pelletier compte cinq fours pour « Teillard frères » en 1853 ; en réalité quatre aux Verreries Rondes et un à la verrerie des Verchères voisine. Les deux sites sont distincts.

Points non résolus

  • La période 1824-1834 : qui gérait ou exploitait les Verreries Rondes pendant la décennie de la faillite ? Les actes juridiques ne mentionnent aucun gérant ou directeur technique. Les recensements (premiers utilisables en 1836) ne couvrent pas cette période.
  • Jean Baptiste Spigre à Rive-de-Gier : la naissance de Catherine May en 1807 montre Catherine Sigwart (mère d’Anne Spigre) présente à Rive-de-Gier, déclarant la naissance pour Louis May son gendre. La famille Spigre-Sigwart était donc bien implantée à Rive-de-Gier dans les premières années de la verrerie. Un ou plusieurs membres de cette famille ont-ils travaillé aux Verreries Rondes ? Les actes de naissance du quartier des Verchères (1804-1824) permettraient de le vérifier.
  • Les travaux de mines ayant causé l’effondrement de 1854 : sans doute les mines des Verchères, à quelle date précise ?

Personnages associés

Aucun personnage notable n'est renseigné. Voici les premières personnes liées au lieu.

Verriers

Voir toutes les personnes liées →

Sources

etat civil Baptême de Jean Guillaume May — Givors, 1769 (AD Rhône et métropole de Lyon, Givors, BMS 1769, cote 4 E 1394, vue 6/23) https://archives.rhone.fr/ark:/28729/89mf26t3n0vw/5bea5bf0-3462-43da-aa1d-b3c9779225a6

Naissance du 2 mars 1769 à Givors. Père Jean May, voiturier sur le Rhône. Premier acte de la fratrie May identifié.

etat civil Baptême de Simon May — Oullins, 1771 (AD Rhône et métropole de Lyon, Oullins, BMS 1771, cote 4 E 3777, vue 2/16) https://archives.rhone.fr/ark:/28729/rxkpg27s3lt5/7217c9ba-f6f2-497f-acfb-ca260f5236b3

Naissance le 22 janvier 1771 à Oullins. Acte fondamental : révèle que Jean May père était « manoeuvre à la verrerie de Pierre-Bénite ». Parrain : Simon Spigre, « souffleur en bouteille à la ditte verrerie ». Premier lien documenté entre la famille May et la famille Spigre, à Pierre-Bénite.

etat civil Baptême de Louis Antoine May — Givors, 1773 (AD Rhône et métropole de Lyon, Givors, BMS 1773, cote 4 E 1394, vue 17/28) https://archives.rhone.fr/ark:/28729/9m7knbvd65t0/07976db0-d375-4857-a49a-538c1428ece6

Naissance le 14 août 1773 à Givors. Jean May père est à nouveau désigné « voiturier par eau ».

etat civil Baptême de Jean Guillaume (dit Guillaume) May — Givors, 1780 (AD Rhône et métropole de Lyon, Givors, BMS 1780, cote 4 E 1395, vue 21/34) https://archives.rhone.fr/ark:/28729/jlnr04sb73c6/fae8ed24-059f-4d8e-af3a-7f014cc81790

Naissance le 22 août 1780 à Givors. Jean May père désigné « cabaretier ». Quatrième et dernier des frères fondateurs.

etat civil Mariage de Louis May et Anne Spigre — Bagneaux-sur-Loing, an V (1797) (AD Seine-et-Marne, Bagneaux-sur-Loing, NMD an II-1811, cote 5MI2372, vues 70-71/253) http://archives-en-ligne.seine-et-marne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/139171/870:18013:26080:139171/900/1400

Mariage le 16 fructidor an V (2 septembre 1797). Louis May, « verrier », épouse Anne Spigre, 19 ans, née à Oullins, fille de Jean Baptiste Spigre (natif de Charmauvillers, Franche-Comté) et Catherine Sigwart (native d'Illingen, Sarre). Témoin : Joseph Sigwart (« oncle de la future »). Premier acte civil désignant l'un des frères May comme verrier. Les May et Spigre résidaient à Bagneaux-sur-Loing depuis neuf mois — la verrerie de Bagneaux, fondée en 1752, était un établissement important. Louis May et les Spigre y travaillaient ensemble avant leur retour vers la région givordine. Source sur Bagneaux : Sauzon-Bouit, Edwige (2011), https://afaverre.fr/Afaverre/wp-content/uploads/2025/01/22_Edwige-Sauzon-Bouit-2011_v2.pdf

etat civil Mariage de Jean Guillaume May (Guillaume) et Marie Jeanne Payre — Rive-de-Gier, an X (1802) (AD Loire, Rive-de-Gier, NMD 1801-1802, cote 2 NUM 9 187 45, vue 69/95) https://archives.loire.fr/ark:/51302/vtafb6de5f9a30b7896/img:AD04209_1MIEC187X5_00248

Mariage le 5e jour complémentaire an X (22 septembre 1802). Signé « G May ». Maire officiant : ATeillard (Antoine Teillard, oncle des futurs acquéreurs). Présence d'Antoine Boiron, boucher.

etat civil Mariage de Jean Guillaume May (Jean) et Jeanne Marie Noizet — Rive-de-Gier, an XI (1803) (AD Loire, Rive-de-Gier, NMD 1802-1803, cote 2 NUM 9 187 46, vue 88/106) https://archives.loire.fr/ark:/51302/vtabad5d4263ea343d0/img:AD04209_1MIEC187X5_00362

Mariage le 27 nivôse an XI (17 janvier 1803). Signé « Jean May ». Maire : ATeillard. Les deux frères homonymes se distinguent par leur signature : « Jean » pour l'aîné (1769), « G » ou « Gme. » pour le cadet (1780).

etat civil Naissance d'Antoinette May — Rive-de-Gier, an XIII (1805) (AD Loire, Rive-de-Gier, NMD 1804-1805, cote 2 NUM 9 187 48, vues 34-35/135) https://archives.loire.fr/ark:/51302/vtaec08678821452e13/img:AD04209_1MIEC187X5_00534

Naissance le 20 ventôse an XIII (10 mars 1805). Père : « Jean Guillaume May manufacturier en verre noir ». Témoin : 'Louis May oncle de l'enfant, aussy manufacturier verrier'. Acte pivot : confirme que les frères étaient tous « manufacturiers verriers » dès mars 1805, avec spécialité « verre noir » (bouteilles). La verrerie était donc opérationnelle depuis 1804.

etat civil Mariage de François May et Marguerite Cellard — Rive-de-Gier, an XIII (1805) (AD Loire, Rive-de-Gier, NMD 1804-1805, cote 2 NUM 9 187 48, vue 80/135) https://archives.loire.fr/ark:/51302/vtaec08678821452e13/img:AD04209_1MIEC187X5_00580

Mariage le 14 floréal an XIII (4 mai 1805). François May « manufacturier verrier », 29 ans et demi. Témoin : Jacques Chambeyron, chapelier. Acte qui confirme la fondation de la verrerie entre 1803 et 1805.

archive notariale Acte de notoriété — société verbale May frères (Me Guillot, notaire à Rive-de-Gier, 30 juin 1854)

Établit à défaut d'acte écrit l'existence de la société verbale May frères. Confirme que les quatre membres étaient : Jean May aîné (Jean Guillaume aîné), Louis May, François May et Guillaume May (Jean Guillaume cadet, alors « potier domicilié à Rive de Gier » en 1854). Attestation que ceux-ci ont « possédé sans interruption et sans trouble cet établissement pendant plusieurs années » avant l'expropriation.

archive notariale Sentence d'expropriation — Tribunal civil de Saint-Étienne, 25 novembre 1824

Expropriation forcée de la société May frères et compagnie, maîtres de verreries à Rive-de-Gier. Adjudication au profit des seize entités du consortium Fleurdelix-Robichon. Transcrite au bureau des hypothèques de Saint-Étienne le 18 janvier 1825, volume 64, n°17.

archive notariale Acte d'acquisition des Verreries Rondes par Teillard frères — 6 juin 1834 (Me Plagnieu, notaire à Rive-de-Gier, 6 juin 1834 (enregistré et transcrit 14 juin 1834, volume 106, n°85))

Vente des Verreries Rondes par les seize copropriétaires adjudicataires de 1824 (représentés par Paul Grand, mandataire) à Antoine et Étienne Teillard. Prix : 72 000 francs, soldé par deux quittances reçues par Me Plagnieu : 20 octobre 1835 et 12 décembre 1836.

archive notariale Acte de société Teillard frères & Cie — 30 septembre 1834 (Me Plagnieu, notaire à Rive-de-Gier, 30 septembre 1834)

Constitution de la société en noms collectifs « Teillard frères » entre Antoine Marie Teillard, Jean Baptiste Teillard et Étienne Teillard, pour la fabrication et la vente d'objets en verreries. Siège à Rive-de-Gier. Partage par tiers. Apport des deux établissements : Verreries Rondes et verrerie de la rue Vieille des Verchères. Clause de continuation en cas de décès d'un associé.

archive notariale Acte de transfert à la Compagnie Générale — 11 septembre 1854 (Me Guillot et Rousset, notaires à Rive-de-Gier, 11 septembre 1854)

Source principale pour l'historique complet des deux établissements Teillard. Retrace la chaîne de propriété depuis les May frères jusqu'à la cession à la Compagnie. Liste les seize copropriétaires adjudicataires de 1824, les conditions de la vente à Teillard en 1834 (72 000F), l'acquisition du terrain canal en 1840 (21 000F), les deux ratifications de mineurs (Crozet 1840, Binachon 1851). Transcription partielle disponible.

cadastre États de section — 1826

Parcelles 335 (aisance), 336 (bâtiment rural), 337 (aisance), 338 (2 verreries à bouteilles), 339 (maison), section A, quartier des Verchères. Propriétaire : « Fleurdelix et Compagni des verreries rondes » — c'est-à-dire le consortium adjudicataire de 1824. En 1826, seulement 2 fours sont attestés sur la parcelle 338. Les 4 fours de 1853 résultent d'une expansion ultérieure.

livre Histoire des verreries lyonnaises — Pelletier, Pierre

Page 206. 'MM. Teillard, vieille famille Ripagérienne, avaient acquis les Verreries rondes des frères May, qui les avaient fondées vers 1807 ; ils fabriquaient des bouteilles et de la topetterie. M. Et. Teillard-Coutéat céda, en 1853, les Verreries rondes à la Compagnie Générale de la Loire et du Rhône, dans laquelle il devint sous-gérant avec MM. Hutter et Ch. Raabe. Ces verreries s'effondrèrent à la suite des travaux des mines. La Compagnie Générale les éteignit aussitôt après, en 1854.' Trois imprécisions à corriger : (1) la date de fondation est 1804-1805, pas 1807 ; (2) les May frères sont passés sous silence comme individus ; (3) le décompte de 5 fours regroupe 4 fours des Rondes + 1 four de la verrerie des Verchères.

article Crue du Gier — dégâts aux Verreries Rondes

11 février 1851. Crue importante du Gier endommageant plusieurs établissements verriers dont les Verreries Rondes des frères Teillard. Pertes estimées à 50 000 francs pour la maison Teillard. L'article cite également les dégâts subis par les verreries Berlier frères, Hutter, Jalabert et Robichon — panorama complet des établissements verriers ripagériens de l'époque.

article Purge d'hypothèques légales sur les Verreries Rondes — L'Industrie

12 octobre 1853. Annonce de Me Guillot, de Rive-de-Gier, de la purge d'hypothèques légales sur les Verreries Rondes, acquises par les frères Teillard le 6 juin 1834.