Verrerie

Verrerie du quartier Saint-Louis

1821 — vers 1849

Aussi connue sous : Toussaint Dervieux et Compagnie · Verrerie du quartier Saint-Louis · Verrerie du Cap Janet · François Rozan, oncle et fils

Disparue — sans vestiges

Noms et raisons sociales

Toussaint Dervieux et Compagnie
Raison sociale 1821 — 1828
Verrerie du quartier Saint-Louis
Nom d'usage 1821 — vers 1849
Verrerie du Cap Janet
Nom d'usage 1821 — vers 1849
François Rozan, oncle et fils
Raison sociale 1839 — vers 1849

Histoire

Résumé

La verrerie du quartier Saint-Louis, dite aussi du Cap Janet, est fondée en octobre 1821 par Toussaint Dervieux, négociant marseillais d’origine lyonnaise, sur un domaine rural qu’il possède depuis 1816 en bord de mer, dans le premier arrondissement communal extra-muros de Marseille, au nord de la ville. C’est la première verrerie marseillaise à s’installer aussi loin de l’enceinte urbaine — un choix rendu possible par la proximité directe de la mer et l’accès au chemin de Saint-Henri depuis Arenc. Son commanditaire, Justin Rigottier, propriétaire à Saint-Pierre (Rhône), apporte 50 000 francs ; Dervieux fournit le terrain et les bâtiments. L’établissement produit du verre à vitre destiné à l’exportation vers les colonies des Antilles.

Dès juin 1823, la guerre franco-espagnole interrompt les expéditions coloniales et Dervieux déclare une cessation d’activité. Il ne parvient pas à relancer l’entreprise : saisi en novembre 1828, son domaine est vendu aux enchères dans un feuilleton judiciaire qui s’étend jusqu’en mars 1831, avant d’être mis en location en mai 1831. Le domaine — dont le coût de construction dépasse 150 000 francs — trouve un exploitant en François Rozan, qui l’acquiert en avril 1836 et le remet en état de marche. Rozan y associe ses deux fils dans la société François Rozan, oncle et fils à partir d’octobre 1839, aux côtés de ses deux autres fabriques de Gémenos et La Destrousse.

L’activité verrière à Saint-Louis est cependant la moins documentée des trois établissements Rozan : la verrerie cesse probablement de produire vers 1849-1850, lorsque le fils cadet Gustave Rozan reconvertit les bâtiments en usine métallurgique en s’associant avec Gustave Luce. Cette usine de traitement des minerais de plomb et de cuivre survivra à la verrerie de plusieurs décennies, jusqu’au premier quart du XXe siècle. Le site est aujourd’hui entièrement absorbé par le port industriel Marseille-Fos.


Historique

Fondation et premières années (1816 — 1823)

Le terrain avant la verrerie

Toussaint Dervieux acquiert une première propriété au quartier Saint-Louis le 12 décembre 1816, puis une seconde parcelle contiguë le 21 décembre 18221. Ces acquisitions encadrent la vie de la verrerie : la première précède la fondation de cinq ans, la seconde — paradoxalement — intervient au moment même où l’entreprise entre en difficulté. Le domaine ainsi constitué couvre environ dix hectares quatre-vingt-deux ares, dont les deux tiers en terres cultivées (blé, vignes, oliviers) et le reste en pins.

Dervieux est à cette époque un négociant prospère, domicilié rue Sainte n° 61, au cœur de Marseille, près du quai sud du Vieux-Port2. Ses origines sont rhodaniennes : né à Lyon vers 1766, il appartient à une famille de marchands de la région Condrieu-Vienne. Son frère cadet Jean-Claude Dervieux (Saint-Michel-sur-le-Rhône, 1767 — Marseille, 1835) est lui aussi installé à Marseille comme marchand de verres et de charbon de terre, rue Glandève.

La fondation de 1821 : un pari colonial

Par acte sous seing privé du 25 septembre 1821, Toussaint Dervieux et Justin Rigottier, propriétaire en la commune de Saint-Pierre (Rhône), constituent une société en commandite pour douze ans à compter du 1er octobre 1821, sous la raison sociale Toussaint Dervieux et Compagnie3. Rigottier apporte 50 000 francs, avec l’engagement de porter sa mise à 80 000 ; Dervieux fournit le local. L’acte précise la localisation : « au cap Jannet sur le rivage de la mer ».

Ce positionnement littoral distingue radicalement cet établissement de ses contemporains marseillais. L’enquête des commissaires d’arrondissement de 1820 mentionne déjà Cap Janet comme la toute première verrerie marseillaise installée « très en dehors de la ville » : sa production est du verre à vitre, destiné à l’exportation vers les Caraïbes.

L’arrêt de 1823 et ses suites

En juin 1823, Dervieux est le seul verrier marseillais à déclarer officiellement une cessation d’activité pour son usine du Cap Janet, attribuée à la guerre franco-espagnole qui a « totalement interrompu les expéditions pour les colonies »4. Ce n’est pas la faillite immédiate : Dervieux agrandit encore son domaine en décembre 1822 et survit quelques années. La saisie immobilière prononcée le 18 novembre 1828 à la requête du créancier Auda marque la fin véritable5.

Le feuilleton judiciaire (1828 — 1831)

La procédure de saisie déclenche un enchaînement d’adjudications et de reventes sur folle enchère qui dure près de trois ans. Le 23 octobre 1829, le domaine est adjugé à Pierre Valette pour 49 525 francs6. Valette ne s’acquittant pas, une revente sur folle enchère est engagée par Étienne-Cyprien Olive, constructeur de navires colloqué au 3e rang des créanciers. Adjudication préparatoire à Olive pour 20 000 francs le 25 février 1831, adjudication définitive fixée au 11 mars 18317.

Les annonces de cette période offrent une description précieuse du domaine : huit à dix bâtiments formant « presque un village », de grandes halles pour la fabrication des verres à vitre, des tenderies à verrerie, un puits sur le bord de la mer dont les eaux sont élevées par une pompe en cuivre à 120 pieds de hauteur, une chapelle, des logements de maître, de fermiers et d’ouvriers. Le coût estimé des constructions dépasse 150 000 francs hors terrain. En mai 1831, le nouveau propriétaire met le domaine en location8 : l’établissement attend un exploitant.

L’ère Rozan (1836 — vers 1849)

De commerçant à fabricant

En juillet 1833, un incendie éclate dans « un magasin de verreries, situé à la rue des Quatre-Tours, et appartenant au sieur Rozan »9. Cet événement situe François Rozan à Marseille comme commerçant de verre en 1833 — pas encore comme fabricant à Saint-Louis. Son annonce du 30 septembre 1832 était déjà explicite : il avait abandonné le commerce de détail pour la fabrication exclusive, avec deux établissements seulement — Gémenos et La Destrousse —, sans mention de Saint-Louis10.

L’acquisition de 1836 et la remise en état

C’est en avril 1836 que Rozan annonce officiellement dans le Sémaphore l’acquisition de la verrerie de Saint-Louis11. Il précise que la mise en activité n’est pas encore effective — la verrerie, à l’arrêt depuis 1823, doit être entièrement réhabilitée. La notice biographique sur son fils Gustave précise que Rozan « fait rétablir sur la propriété une ancienne verrerie avec un four à fusion pour toutes espèces de verre » : c’est une reconstruction, non une simple réouverture.

La même annonce opère une distinction éditoriale capitale : Rozan signe désormais « François Rozan oncle » pour ses fabriques, distinct du magasin des neveux « Rozan frères » (rue Vacon), qu’il leur a cédé. Cette séparation nette entre fabrication et commerce — que Serra ne perçoit jamais — est la clé de lecture de toute la période Rozan marseillaise.

La société François Rozan, oncle et fils (1839-1849)

L’acte de société du 28 septembre 1839 formalise l’empire dans sa forme définitive12 : société en nom collectif entre François Rozan père (100 000 francs), Louis-Eugène Constantin Rozan (50 000 francs) et Pierre-Jean-Gustave Rozan (50 000 francs, mineur de 19 ans, émancipé). Capital total : 200 000 francs. Objet : « continuation de la fabrication de toutes sortes de verreries dans les trois fabriques de St.-Louis, Gémenos et la Destrousse ». Durée : six ans.

Les expositions nationales récompensent la qualité de la production : médaille de bronze à Paris en 1839, éloges en 1844. En 1844, l’ensemble des trois usines emploie 200 ouvriers dans les ateliers et une soixantaine en dehors, avec 60 feux et 3 fours, pour une production annuelle de 117 000 kg environ, d’une valeur de 500 000 francs. Les produits sont exportés vers la France, les colonies, l’Espagne et jusqu’aux États-Unis — deux millions de gobelets par an.

L’acte Rozan frères et Comp. du 15 janvier 1845 réorganise le commerce, associant l’oncle aux neveux Joseph et Jean-François13, sans modifier la structure de fabrication.

La fin de la verrerie et la reconversion métallurgique (vers 1849-1850)

La verrerie de Saint-Louis cesse son activité vers 1849-1850. Le fils cadet Gustave Rozan (1820-1891), qui s’éloigne de la verrerie dont son frère Eugène poursuit l’exploitation à Gémenos, s’associe dès 1850 avec Gustave Luce (1820-1895) sous la raison « Luce fils et G. Rozan » pour le traitement des minerais de plomb et de cuivre, la coupellation des plombs et l’affinage des métaux — dans l’usine de Saint-Louis reconvertie14. Capital initial : 200 000 francs, durée quinze ans.

Vers 1860, cet établissement emploie soixante à soixante-dix ouvriers. La société est renouvelée pour dix ans à partir de mai 1870, capital porté à 600 000 francs, entre Gustave Luce, Eugène Rozan, Gustave Rozan et Louis Gérard. Gustave Rozan y développe un procédé de désargentation et de raffinage par la vapeur d’eau, récompensé d’une médaille d’or à l’Exposition de 1878. L’affaire se poursuit jusqu’au premier quart du XXe siècle sous Léonce Rozan, fils d’Eugène, ingénieur des mines. Gustave Rozan possédait par ailleurs, à proximité immédiate du cap Janet, une maison de campagne dite « Villamare ».

La verrerie de Saint-Louis aura duré une trentaine d’années au total — guère plus d’une décennie en activité réelle sous les Rozan — pour laisser place à une industrie mieux adaptée aux mutations économiques de la seconde moitié du XIXe siècle.


Situation géographique

Localisation

Le domaine est situé au quartier Saint-Louis, dans le premier arrondissement communal extra-muros de Marseille, dans le ressort de la justice de paix du quatrième arrondissement extra-muros15. Il s’étend le long du rivage de la mer, accessible par le chemin de Saint-Henri, depuis le quartier d’Arenc, décrit en 1831 comme « exempt de boue et de poussière ». La mention de la Madrague dans les actes judiciaires désigne la Madrague-Ville, au nord de Marseille — à ne pas confondre avec la Madrague de Montredon, au sud.

Le Cap Janet est le promontoire littoral sur lequel est implanté le domaine. Il correspond aujourd’hui au secteur du port industriel Marseille-Fos, dans l’actuel 15e arrondissement de Marseille.

Sources cadastrales

Les actes judiciaires de 1829-1831 décrivent les limites du domaine : à l’est, la propriété de la dame Cousinéry épouse Rolland et celle du sieur Pignatel ; au sud, la mer ; à l’ouest, la propriété de M. Sayras ; au nord, le chemin de Saint-Henri. Le cadastre napoléonien de Marseille (AD13) permettrait de localiser précisément les parcelles. Cette recherche reste à effectuer.

État actuel

Le site est entièrement absorbé par les infrastructures portuaires modernes. Aucun vestige identifié.


Personnages liés

Toussaint Dervieux (Lyon, vers 1766 — Marseille, 2 novembre 1842), négociant, fondateur de la verrerie. Acquiert le domaine de Saint-Louis dès 1816 et tente le passage du négoce à la fabrication en 1821. La cessation d’activité puis la procédure judiciaire le ruinent. Sa faillite entraîne celle de son frère Jean-Claude, dont le magasin rue Glandève est libéré en 1831.

Justin Rigottier, propriétaire en la commune de Saint-Pierre (Rhône), commanditaire de la société de 1821. Mise de fonds de 50 000 francs, portée à 80 000. Parcours et liens avec Dervieux inconnus.

Jean-Claude Dervieux (Saint-Michel-sur-le-Rhône, 8 septembre 1767 — Marseille, 16 avril 1835), frère cadet de Toussaint, marchand de verres et de charbon de terre à forger, rue Glandève n° 7. La faillite de Toussaint entraîne la sienne. La raison sociale « Vence et Dervieux » que Serra associe à Château-Redon désigne vraisemblablement le commerce de Jean-Claude — pas une fabrique.

François Rozan (Châteauroux-les-Alpes, 2 décembre 1778 — Marseille, 14 février 1858). Beau-frère de Pons Grimblot (il épouse sa sœur Marie-Anne en 1806, puis Louise Bourgues en 1813). Arrivé à Marseille vers 1797 comme vitrier, devenu marchand puis fabricant. Il acquiert Saint-Louis en 1836, trois ans après avoir sécurisé Gémenos et La Destrousse. Médaillé aux expositions nationales de 1839 et 1844.

Louis-Eugène Constantin Rozan (Marseille, 12 mars 1816 — Marseille, 24 novembre 1887), fils aîné de François, « négociant, maître de verrerie, vice-président de la Caisse d’Épargne, juge au tribunal de commerce ». Continuateur principal de la verrerie familiale après 1858, notamment à Gémenos.

Pierre-Jean-Gustave Rozan (Marseille, 2 octobre 1820 — Paris, 18 janvier 1891), fils cadet de François. Associé mineur émancipé dans la société de 1839 à 19 ans. Reconvertit Saint-Louis en usine métallurgique vers 1850 avec Gustave Luce. Homme d’affaires et militant légitimiste, comte romain, commandeur de l’ordre de Pie IX. Propriétaire du domaine du cap Janet et de la maison de campagne « Villamare » à proximité.


Éléments techniques

  • Production : verre à vitre et cylindres (spécialité dès l’origine, attestée par les tenderies dans les actes judiciaires de 1831 et l’exportation vers les Caraïbes en 1820), gobeleterie et bouteilles noires sous les Rozan.
  • Combustible : inconnu pour la période Dervieux. La localisation littorale et le réseau familial (Jean-Claude Dervieux, marchand de charbon de terre) plaident pour le charbon de terre dès le départ, sans confirmation documentaire directe.
  • Infrastructure en 1831 : domaine de 10 hectares 82 ares, 8 à 10 bâtiments dont de grandes halles de fabrication et des tenderies, puits avec pompe en cuivre à 120 pieds, logements de maître, de fermiers et d’ouvriers, chapelle. Coût estimé à plus de 150 000 francs hors terrain.
  • Réhabilitation par Rozan (1836-1839) : « four à fusion pour toutes espèces de verre » rétabli sur la propriété. Reconstruction complète d’un établissement à l’arrêt depuis 1823.
  • Capacité sous les Rozan (données groupées pour les trois fabriques, 1844) : 60 feux, 3 fours, 200 ouvriers internes et 60 externes, production annuelle d’environ 117 000 kg, valeur 500 000 francs, exportation de 2 millions de gobelets par an.
  • Reconversion (à partir de 1850) : traitement de minerais de plomb et cuivre, coupellation, affinage. Société « Luce fils et G. Rozan », 60-70 ouvriers vers 1860, capital porté à 600 000 francs en 1870. Procédé de désargentation par vapeur d’eau développé par Gustave Rozan (médaille d’or, Exposition 1878).

Contexte social

La communauté ouvrière de la période Dervieux est mal documentée. Les annonces judiciaires de 1829-1831 mentionnent des logements ouvriers sur le domaine et un fermier (Paul Long) qui occupait les terres cultivables. L’isolement du site — « presque un village » selon mars 1831 — suggère une communauté relativement autarcique.

Pour la période Rozan, les données disponibles sont groupées pour les trois fabriques et ne permettent pas d’isoler Saint-Louis. L’établissement était vraisemblablement le plus modeste des trois, Gémenos étant le fleuron du groupe — seul cité dans le reportage du Sémaphore de juillet 1861, qui mentionne 430 ouvriers et une direction assurée par Eugène Rozan.


Erreurs et incertitudes

Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger

Serra confond commerce et fabrique pour les Dervieux. Elle fait figurer dans son tableau de longévité (fig. 11, p. 172) la raison sociale « Vence et Dervieux, puis Dervieux » comme un établissement de fabrication actif à Château-Redon de 1800 à 1820. Les sources primaires réfutent cette lecture : la société de fabrication « Toussaint Dervieux et Compagnie » est constituée en 1821 seulement, au Cap Janet. L’entité Château-Redon est un commerce de négoce.

Serra traite Cap Janet et Saint-Louis comme deux sites distincts. L’acte de 1821 croisé avec les annonces judiciaires et le répertoire hypothécaire établit définitivement leur identité.

Serra situe le début de l’activité Rozan à Saint-Louis dès 1831-1832. L’annonce du 30 septembre 1832 est formelle : Rozan ne fabrique qu’à Gémenos et La Destrousse. L’acquisition de Saint-Louis date d’avril 1836.

Serra attribue la fermeture de Saint-Louis à 1894. La verrerie cesse son activité vers 1849-1850, remplacée par une usine métallurgique. Ce que Serra date de 1894 correspond vraisemblablement à la fin de la présence Rozan sur le site sous forme industrielle quelconque — pas à la fin d’une verrerie.

Points non résolus

  • L’acquéreur de mars 1831 : Étienne-Cyprien Olive, créancier poursuivant et adjudicataire préparatoire en février 1831, est le candidat le plus probable. À confirmer aux AD13 (registres hypothécaires, suite du 4Q2 8937).
  • Le propriétaire entre 1831 et 1836 : qui détient le domaine dans cet intervalle ? L’annonce de 1836 ne précise pas le vendeur.
  • Le combustible de la période Dervieux : charbon de terre ou bois ? Hypothèse charbon forte mais non confirmée par les sources.
  • La production propre à Saint-Louis sous les Rozan : les données de 1844 sont groupées pour les trois fabriques. Quel était la spécialité de ce site parmi les trois ?
  • La date exacte de fin de verrerie : vers 1849-1850 selon la reconversion documentée, mais l’acte de transformation n’a pas été retrouvé.
  • Justin Rigottier : commanditaire de 1821, propriétaire à Saint-Pierre (Rhône). Parcours et liens avec Dervieux inconnus.

Notes

Footnotes

  1. Répertoire des formalités hypothécaires de Marseille, 4 Q 2 8937, vue 76, Geneanet : https://www.geneanet.org/registres/view/186570/76?individu_filter=40903197

  2. AD13, Naissance, registre 1, cote 201 E 2608, image 31/43 : acte de naissance d’Élisabeth Marie Louise Étiennette Dervieux, 23 avril 1821. Toussaint est dit « négociant, demeurant rue Sainte n° 61 ». https://www.archives13.fr/ark:/40700/vtaf62c600ca280f6ad/img:AD13_201E_2608_0179

  3. Journal du Commerce, 17 octobre 1821 (acte du 25 septembre 1821) : https://www.retronews.fr/journal/journal-du-commerce/17-octobre-1821/4/5f8cbee3ef33-4475-8c3b-e2fa335b6af7

  4. Archives communales de Marseille, 55F3C, cité par Serra (2009), p. 162-163.

  5. Répertoire des formalités hypothécaires, 4 Q 2 8937, vue 76 : saisie du « domaine rural au Quartier St-Louis » le 21 novembre 1828.

  6. Le Sémaphore de Marseille, 16 septembre 1829 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/16-septembre-1829/4/7ed75336-0014-4d53-9635-ea9acdbe82a8 — et Le Sémaphore de Marseille, 28 janvier 1831 (jugement du 23 octobre 1829, adjudication à Valette pour 49 525 francs) : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/28-janvier-1831/3/9fde90e1-574e-4183-b834-1193103ee9a8

  7. Le Sémaphore de Marseille, 27 février 1831 (adjudication préparatoire à Olive, 20 000 francs) : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/27-fevrier-1831/4/44c06d72-4f97-418d-b1f7-cc801775ea0a — et Le Sémaphore de Marseille, 9 mars 1831 (adjudication définitive fixée au 11 mars) : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/09-mars-1831/4/80323cf3-0ef5-4b7f-9f2f-35b6b6562b3d

  8. Le Sémaphore de Marseille, 11 mai 1831 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/11-mai-1831/4/f0001124-1ee5-4801-a136-1cb75cf47e57

  9. Le Sémaphore de Marseille, 25 juillet 1833 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/25-juillet-1833/1/cad7d298-8b3e-44c8-9d1b-a1dd8e245f8b

  10. Le Sémaphore de Marseille, 30 septembre 1832 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/30-septembre-1832/4/17fc2e6a-c5d9-44c4-948d-cde410997f24

  11. Le Sémaphore de Marseille, 17 avril 1836 : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/17-avril-1836/4/5309a13d-07bc-413b-82b8-765a75d656a7

  12. Le Sémaphore de Marseille, 4 octobre 1839 (acte du 28 septembre 1839) : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/04-octobre-1839/4/de0601ec-bcf8-42ea-974f-d8f2634ebbab

  13. Le Sémaphore de Marseille, 29 janvier 1845 (acte du 15 janvier 1845) : https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/29-janvier-1845/4/c4e9d825-32b6-4eba-89fd-fa10c66c6a20

  14. Notice biographique sur Gustave Rozan (Geneanet). Les données chiffrées sur la société Luce fils et G. Rozan sont issues de cette source, à recouper avec les archives notariales AD13.

  15. Le Sémaphore de Marseille, 28 janvier 1831, description du domaine.

Personnages associés

Aucune personne liée n'a été trouvée pour cette verrerie.

Voir toutes les personnes liées →

Sources

article Constitution de la société Toussaint Dervieux et Compagnie — Journal du Commerce https://www.retronews.fr/journal/journal-du-commerce/17-octobre-1821/4/5f8cbee3ef33-4475-8c3b-e2fa335b6af7

17 octobre 1821. Acte sous seing privé du 25 septembre 1821. Source fondatrice : date de création, associés, capital, localisation ('cap Jannet sur le rivage de la mer'), durée (12 ans).

archive Répertoire des formalités hypothécaires de Marseille (4 Q 2 8937, vue 76) https://www.geneanet.org/registres/view/186570/76?individu_filter=40903197

Acquisitions foncières de Dervieux au quartier Saint-Louis (12 décembre 1816 et 21 décembre 1822), saisie du domaine (21 novembre 1828) et vente (19 février 1830).

article Adjudication du domaine Dervieux — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/16-septembre-1829/4/7ed75336-0014-4d53-9635-ea9acdbe82a8

16 septembre 1829. Adjudication du 'domaine rural et fabrique de verrerie du sieur T. Dervieux, quartier de St.-Louis' au profit du sieur Auda, pour 40 000 francs. Confirme l'identité Cap Janet = Saint-Louis.

article Revente sur folle enchère — description exhaustive du domaine — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/28-janvier-1831/3/9fde90e1-574e-4183-b834-1193103ee9a8

28 janvier 1831. Superficie (10 ha 82 a, 54 carterées), bâtiments (8 à 10 corps, tenderies à verrerie, grandes halles), puits avec pompe en cuivre à 120 pieds, chapelle, logements ouvriers. Confirme la production de verre à vitre. Mise à prix 20 000 francs.

article Revente sur folle enchère — renseignements aux spéculateurs — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/09-mars-1831/4/80323cf3-0ef5-4b7f-9f2f-35b6b6562b3d

9 mars 1831. Coût des constructions estimé à 150 000 francs hors terrain, 8 à 10 bâtiments formant 'presque un village', accès par le chemin de Saint-Henri depuis Arenc.

article Location du domaine de verrerie au quartier Saint-Louis — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/11-mai-1831/4/f0001124-1ee5-4801-a136-1cb75cf47e57

11 mai 1831. Le nouveau propriétaire post-adjudication met le domaine en location. L'établissement cherche un exploitant.

article Incendie dans un magasin Rozan, rue des Quatre-Tours — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/25-juillet-1833/1/cad7d298-8b3e-44c8-9d1b-a1dd8e245f8b

25 juillet 1833. Incendie dans 'un magasin de verreries, situé à la rue des Quatre-Tours, et appartenant au sieur Rozan'. Assurances : Compagnie de l'Union. Situe Rozan comme commerçant de verre à Marseille en 1833, avant son acquisition de Saint-Louis.

article Annonce de François Rozan — deux fabriques seulement en 1832 — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/30-septembre-1832/4/17fc2e6a-c5d9-44c4-948d-cde410997f24

30 septembre 1832. Rozan annonce qu'il quitte le commerce de détail pour la fabrication exclusive avec deux établissements : Gémenos et La Destrousse. Saint-Louis n'est pas mentionné — son acquisition est postérieure à 1832.

article Acquisition de la verrerie Saint-Louis par François Rozan — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/17-avril-1836/4/5309a13d-07bc-413b-82b8-765a75d656a7

17 avril 1836. Source décisive : Rozan annonce l'acquisition de Saint-Louis ('près la Madrague') et son adjonction à Gémenos et La Destrousse. La mise en activité n'est pas encore effective — réhabilitation nécessaire. Rozan signe désormais 'François Rozan oncle' pour ses fabriques, distinct du magasin des neveux ('Rozan frères', rue Vacon).

article Acte de société François Rozan, oncle et fils — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/04-octobre-1839/4/de0601ec-bcf8-42ea-974f-d8f2634ebbab

4 octobre 1839 (acte du 28 septembre 1839). Société en nom collectif : François Rozan père (100 000 francs), Louis-Eugène Constantin Rozan et Pierre-Jean-Gustave Rozan ses fils (50 000 francs chacun). Capital total 200 000 francs. Trois fabriques : Saint-Louis, Gémenos, La Destrousse. Durée 6 ans.

article Constitution de Rozan frères et Comp. — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/29-janvier-1845/4/c4e9d825-32b6-4eba-89fd-fa10c66c6a20

29 janvier 1845 (acte du 15 janvier 1845). Dissolution de 'Rozan frères' (commerce depuis 1833) et constitution de 'Rozan frères et Comp.' associant François oncle aux neveux Joseph et Jean-François pour le commerce. Durée 5 ans. François Rozan oncle a seul la signature sociale pour les décisions importantes.

article Rachat de la maison rue Glandève par François Rozan oncle — Le Sémaphore de Marseille https://www.retronews.fr/journal/le-semaphore-de-marseille/03-juin-1851/4/26de42b9-3077-401e-9a3f-84908c45f135

3 juin 1851. François Rozan oncle acquiert des neveux la maison rue Glandève n° 4 (façade sur rue Vacon), siège du commerce de verre des neveux — la même rue où se trouvait le commerce de J.-C. Dervieux en 1831.

autre Notice biographique sur Gustave Rozan (1820-1891)

Source Geneanet. Précise que dès 1850 Gustave Rozan forme avec Gustave Luce la société 'Luce fils et G. Rozan' pour le traitement des minerais de plomb et cuivre dans 'l'usine de Saint-Louis reconvertie'. Capital 200 000 francs, durée 15 ans. Vers 1860 : 60-70 ouvriers. Renouvelée en 1870, capital 600 000 francs. Activité poursuivie jusqu'au premier quart du XXe siècle sous Léonce Rozan. Établit que la verrerie cesse son activité vers 1849-1850.

livre Les verreries marseillaises de la fin de l'Ancien Régime à la Révolution industrielle — Serra, Laurence

Provence historique, fascicule 236, 2009. Source secondaire à utiliser avec une grande précaution. Serra confond commerce et fabrique pour les Dervieux et les Rozan, traite Cap Janet et Saint-Louis comme deux sites distincts, et attribue une fermeture en 1894 qui correspond en réalité à la fin de la présence Rozan sur le site sous forme métallurgique. Ses cartes chronologiques restent le seul élément exploitable.