Verrerie

Verrerie Hutter (Couzon)

v.1827 — v.1927

Aussi connue sous : Jean-Thomas Hutter · Hutter et Cie · P. Hutter et Cie / Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône · Société Anonyme des Verreries de Rive-de-Gier · Verreries anonymes de Rive-de-Gier (Boichot fils) · Verrerie l'Abeille

Disparue — sans vestiges

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Noms et raisons sociales

Jean-Thomas Hutter
Nom d'usage v.1827 — v.1835
Hutter et Cie
Raison sociale v.1832 — 26 juillet 1853
P. Hutter et Cie / Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône
Raison sociale 26 juillet 1853 — 1891
Société Anonyme des Verreries de Rive-de-Gier
Raison sociale 8 août 1891 — v.1896
Verreries anonymes de Rive-de-Gier (Boichot fils)
Nom d'usage v.1896 — v.1925
Verrerie l'Abeille
Nom d'usage v.1925 — 1927

Histoire

Résumé

La verrerie Hutter de Couzon est l’un des établissements les plus remarquables de Rive-de-Gier : fondée vers 1827 par Jean-Thomas Hutter, ancien capitaine de cavalerie napoléonienne reconverti en négociant, elle produit d’abord du verre à vitres au confluent du Couzon et du Gier, étend sa gamme aux bouteilles et à la glace soufflée, et atteint sous la direction de son fils Pétrus une réputation d’excellence technique qui lui vaut d’être le joyau de la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône après 1853. L’établissement survit à la liquidation de la Compagnie en 1891, renaît sous trois noms successifs, et ne ferme définitivement qu’en 1927 — exactement un siècle après sa fondation — quand le verre à vitres soufflé à la main perd la bataille face à la production mécanique.

La verrerie est aussi une leçon de sociologie industrielle : construite par un officier allemand devenu manufacturier français, transmise à son fils qui en fait un laboratoire d’innovation, intégrée dans la grande société régionale, puis reprise par des dynasties verrières locales, elle illustre mieux qu’aucune autre la trajectoire de l’industrie verrière ripagérienne du XIXe siècle. Et elle est portée tout au long de son existence par le réseau protestant des familles Hutter, Koch et Raabe — un milieu fermé et solidaire qui s’entraide à travers les crises.

Historique

Fondation : Jean-Thomas Hutter à Couzon (1827 — 1838)

Jean-Thomas Hutter (1er mai 1761, Niederrad, Francfort-sur-le-Main — 11 novembre 1838, Couzon, Rive-de-Gier) est un officier de l’armée impériale — capitaine de cavalerie — qui, après 1815, se reconvertit dans le négoce à Rive-de-Gier. Il avait déjà fondé une première petite verrerie rue du Grand-Terray vers 1823, mais c’est le site de Couzon qui représente son vrai projet industriel.

Le 21 février 1827, il achète à François-Louis Gaulthier (notaire à Rive-de-Gier) et son épouse Marie Fleurdelys une terre avec bâtiments et jardins au territoire du Couzon ou Bourbouillon (acte Me Mallassagny et collègue). Le 29 mai 1827, il acquiert de demoiselle Amélie Mathevon un terrain pris sur un magasin à charbon au territoire de la Pomme (acte Me Gaulthier). La verrerie est construite dès 1827-1828 — Pelletier dit « vers 1828 » — entre le ruisseau le Bourbouillon et le Couzon, sur la rive droite du Gier, en aval du confluent. Deux fours à vitres sont installés.

En juillet 1834, Le Constitutionnel publie un article élogieux sur « la verrerie à vitres de MM. Hutter et Compagnie ». La même année, le 12 février 1834, Hutter et Cie rachète une partie supplémentaire du magasin Mathevon — premier agrandissement du site.

Jean-Thomas Hutter meurt le 11 novembre 1838 au quartier de Couzon, dans sa verrerie même.

L’ère Pétrus Hutter : innovation et rayonnement (1839 — 1853)

Georges-Pierre dit Pétrus Hutter (31 janvier 1814, Lyon Vaise — 6 février 1905, Rive-de-Gier) reprend la direction. Il avait épousé Jeanne Marie Koch le 4 décembre 1839 à Rive-de-Gier, resserrant l’alliance avec la famille Koch — sa mère Magdelaine Françoise était déjà une Koch, fille du brasseur rhénan Georges Conrad Koch, fondateur de ce qui deviendra la Brasserie Georges à Lyon.

À ses côtés, depuis le milieu des années 1830 au moins, son beau-frère Charles Raabe — marié à sa sœur Henriette Victoire en 1824 — est « maître de verreries » à Couzon. Le recensement de 1841 les identifie tous deux comme maîtres de verreries dans le « Faubourg de Couzon (Verreries Hutter) », accompagnés de Jean Antoine Pagis, directeur de verreries — signe que l’établissement est désormais trop grand pour une direction de simple patron-artisan.

Vers 1832, un troisième four est adjoint aux deux fours à vitres : un four à bouteilles, en rive droite du Gier, près du Pont-Barrot — premier almanach à le mentionner : édition 1833. La production s’étend aussi à la glace soufflée dite glace d’Allemagne (Pelletier). Le 19 juillet 1842, Hutter et Cie procède au dernier achat Mathevon — le surplus du magasin de la Pomme, acquis auprès de demoiselle Jenny Mathevon alors domiciliée à Saint-Martin-la-Plaine.

Pelletier dresse un portrait saisissant de Pétrus : « un homme actif, intelligent, instruit, qui menait de front la verrerie dont il suivait les fontes et les travaux, et l’administration de la Société. Construire, démolir, reconstruire avec perfectionnements, puis, quittant les maçons et passant dans ses bureaux… toujours le premier à l’usine le matin et toujours le dernier sorti le soir. »

Le recensement de 1841 révèle aussi la fonction de pépinière de l’établissement : parmi les verriers du faubourg de Couzon figurent Claude et Jean-Claude Chavas (qui fonderont la verrerie de Combeplaine en 1855), l’intégralité de la famille Crine (Jean-Baptiste, Joseph, Antoine, Eugène, André, Ambroise, Georges — fondateurs du Mont-Bellevue à Saint-Étienne en 1854), Célestin Raspillaire, ainsi que des Wagner, Vible (Waible) et Charles Maizon.

La Compagnie Générale et l’innovation technique (1853 — 1891)

Les 26 juillet et 18 août 1853, Hutter et Cie apporte ses trois fours à la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône. La purge d’hypothèques est enregistrée le 11 septembre 1854 et publiée le 9 février 1855. Pétrus reste directeur du site sous la raison sociale P. Hutter et Cie — reproduisant le schéma Ninquerier à la Roche ou Allimand à Combeplaine.

Sous la Compagnie, Pétrus invente des fours à étendre qui connaissent leur succès de 1856 à 1858, et mène des essais de chauffage par le gaz avant tous les autres verriers de Rive-de-Gier (Pelletier). Une Usine des Jardins est construite en rive gauche du Gier (7 600 m²), reliée à la Verrerie Hutter (rive droite, 11 435 m²) par une passerelle privée — non pas le Pont-Barrot, public, mais une construction interne à l’établissement.

Charles Raabe devient Directeur Général de la Compagnie Générale dans les années 1860, couronnement d’une ascension commencée dans la verrerie de son beau-père vingt ans plus tôt. Il meurt le 8 décembre 1868 à Rive-de-Gier.

Pétrus est encore recensé à Couzon en 1872 (58 ans) et en 1891 (77 ans, propriétaire). La Compagnie entre en liquidation à partir de 1887 — non par faillite, mais par la volonté de ses actionnaires de récupérer leurs investissements. La verrerie de Couzon étant l’actif le plus précieux du portefeuille, elle a continué à fonctionner sans interruption. Les deux fours à fusion continue documentés en 1891 lors de la constitution de la SA ont vraisemblablement été installés pendant cette phase, pour valoriser l’actif avant cession.

La Société Anonyme et les successions (1891 — 1927)

Le 8 août 1891, François Vallin, Joseph Boichot et Claude Chipier constituent la Société Anonyme des Verreries de Rive-de-Gier (capital 500 000 F, 1 000 actions), acquérant les deux sites de Couzon — Verrerie Hutter et Usine des Jardins — de la Compagnie Générale en liquidation. L’établissement est divisé par le Gier : rive droite pour le verre à vitres, rive gauche pour les activités complémentaires.

La SA périclite rapidement. En juin 1896, les fils du « regretté M. Boichot » signent un traité pour relancer deux fours à vitres. L’établissement continue sous le nom de Verreries anonymes de Rive-de-Gier. Un incendie violent frappe la verrerie le 29 juin 1920 — une brique éclate sous la pression du verre en fusion, l’embrasement est immédiat.

Dans les années 1920, la verrerie prend le nom de l’Abeille. En août 1925, le Mémorial de la Loire constate l’arrêt inéluctable : la fabrication du verre à vitres à la main a « vécu » face à la concurrence des usines mécaniques. L’Abeille et la Verrerie du Lion ferment. En janvier 1927, un conflit social ultime — refus par 240 ouvriers d’une réduction de salaires de 10 % — confirme la fin. Un siècle d’existence se clôt.

Situation géographique

Localisation

La verrerie occupait la rive droite du Gier au confluent du Couzon, quartier de Couzon, Rive-de-Gier. Le ruisseau le Bourbouillon — parallèle au Couzon, le rejoignant à environ 400 mètres en amont du confluent — délimitait l’espace au nord. L’établissement se trouvait entre ces deux cours d’eau, plus proche du Couzon. La verrerie Berlier (amont, côté Pont Berlier/Dorian) est topographiquement et commercialement distincte.

Acquisitions foncières successives

La purge d’hypothèques de 1855 documente quatre acquisitions :

  • 21 février 1827 : terre, bâtiments et jardins, territoire du Couzon ou Bourbouillon (Gaulthier-Fleurdelys → Jean-Thomas Hutter, acte Me Mallassagny)
  • 29 mai 1827 : terrain sur magasin à charbon, territoire de la Pomme (Mathevon → Jean-Thomas Hutter, acte Me Gaulthier)
  • 12 février 1834 : autre partie du même magasin (Mathevon → Hutter et Cie, acte Gaulthier)
  • 19 juillet 1842 : surplus du magasin (Mathevon à Saint-Martin-la-Plaine → Hutter et Cie, acte Gaulthier, après partage judiciaire successoral du 23 novembre 1809)

État en 1891

La constitution de la SA (août 1891) donne une description précise : deux parties séparées par le Gier, reliées par une passerelle privée. Verrerie Hutter (rive droite) : 11 435 m², deux fours à fusion continue, deux anciens fours à fusion intermittente, cinq fours à étendre. Usine des Jardins (rive gauche) : 7 600 m², construction de la période Compagnie Générale.

État actuel

Aucun vestige identifié. Le quartier de Couzon a été entièrement transformé.

Personnages liés

Jean-Thomas Hutter (1761-1838) : le fondateur

Né le 1er mai 1761 à Niederrad (faubourg de Francfort-sur-le-Main, Hesse), mort le 11 novembre 1838 au quartier de Couzon. Capitaine de cavalerie dans l’armée impériale, puis négociant à Rive-de-Gier, il fonde le Grand-Terray vers 1823 et transfère son activité à Couzon en 1827. Il épouse Magdelaine Françoise Koch (31 mai 1776, Lyon — 19 août 1860, Lyon), fille de Georges Conrad Koch, brasseur rhénan installé à Lyon — ancêtre de la Brasserie Georges. Son fils Aimé Frédéric (4 mai 1803, Tournon — 30 novembre 1834, Lyon) est également associé à la verrerie avant de mourir jeune.

Georges-Pierre dit Pétrus Hutter (1814-1905) : l’innovateur

Né le 31 janvier 1814 à Lyon Vaise, mort le 6 février 1905 à Rive-de-Gier — à 91 ans. Il dirige la verrerie pendant plus de cinquante ans, invente des fours à étendre (succès 1856-1858), expérimente le chauffage au gaz. Après la cession à la Compagnie (1853), il reste chef d’usine sous la raison sociale P. Hutter et Cie. Il épouse Jeanne Marie Koch (4 octobre 1818, Lyon — 2 juin 1898, Lyon) le 4 décembre 1839. Sa mère Magdelaine était elle-même une Koch : les deux familles sont alliées par deux mariages en une génération.

Jean Guillaume Charles Raabe (1805-1868) : le directeur général

Né le 13 février 1805 à Bayonne, mort le 8 décembre 1868 à Rive-de-Gier. Il épouse Henriette Victoire Hutter (sœur de Pétrus) le 25 septembre 1824 à Rive-de-Gier — intégration dans la famille Hutter avant même la fondation du site de Couzon. En 1841, il est déjà « maître de verreries » à Couzon aux côtés de Pétrus. Il devient Directeur Général de la Compagnie Générale dans les années 1860, couronné ainsi par le beau-père de l’établissement qu’il avait contribué à construire.

Le réseau protestant

Hutter, Koch et Raabe sont protestants — une appartenance confessionnelle qui explique la cohésion et la durabilité du réseau. Les communautés protestantes industrielles du XIXe siècle (Alsaciens, Huguenots, Réformés) pratiquaient un entre-soi délibéré : mariages endogames, alliances commerciales préférentielles, solidarité en cas de crise. La même logique explique la longévité de la verrerie de Vienne sous Marc Johannot, également protestant.

Éléments techniques

Production initiale : verre à vitres (cylindres), deux fours. Vers 1835 : troisième four, bouteilles, rive droite du Gier près du Pont-Barrot. Production également de glace soufflée dite glace d’Allemagne (Pelletier). Sous Pétrus : invention de fours à étendre perfectionnés (1856-58) et essais de chauffage au gaz — premier verrier de Rive-de-Gier à expérimenter cette technique. En 1891 : deux fours à fusion continue + deux anciens fours à fusion intermittente + cinq fours à étendre (rive droite).

Erreurs et incertitudes

Points non résolus

  • La date précise du transfert Grand-Terray → Couzon : Pelletier dit « vers 1830 », la première acquisition foncière à Couzon date de février 1827. La verrerie de Couzon était-elle encore en construction pendant que le Grand-Terray fonctionnait encore ? Une transition de 1827 à 1830 est vraisemblable.
  • L’Usine des Jardins : absente de toutes les sources antérieures à 1891. Construite pendant la période Compagnie Générale (1853-1887), mais à quelle date exactement ?
  • La période 1887-1891 : la Compagnie entre en liquidation volontaire à partir de 1887. La verrerie Hutter, actif le plus précieux, a très vraisemblablement continué à fonctionner — voire reçu des investissements (les deux fours à fusion continue de 1891). La question ouverte est de savoir qui la dirigeait concrètement pendant ces quatre ans : Pétrus Hutter (78-82 ans), un régisseur, ou un représentant des actionnaires ?
  • La période 1896-1920 : les modalités exactes de la relance par les fils Boichot et les raisons sociales successives restent à documenter précisément.
  • Le prénom d’épouse de Pétrus dans le recensement de 1841 : « Eugénie Koch » dans le recensement, « Jeanne Marie Koch » dans l’acte de mariage. Erreur du recenseur, ou prénom usuel distinct ?

Personnages associés

Aucune personne liée n'a été trouvée pour cette verrerie.

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Sources

etat civil Décès de Jean-Thomas Hutter

11 novembre 1838, quartier de Couzon, Rive-de-Gier. Né 1er mai 1761 à Niederrad (Francfort-sur-le-Main, Hesse). Ancien capitaine de cavalerie dans l'Armée impériale, puis négociant et manufacturier.

etat civil Mariage de Georges-Pierre Hutter et Jeanne Marie Koch

4 décembre 1839, Rive-de-Gier. Georges-Pierre dit Pétrus Hutter (31 janvier 1814, Lyon Vaise — 6 février 1905, Rive-de-Gier), fils de Jean-Thomas Hutter et Magdelaine Françoise Koch (31 mai 1776, Lyon — 19 août 1860, Lyon). Jeanne Marie Koch (4 octobre 1818, Lyon — 2 juin 1898, Lyon).

etat civil Mariage de Henriette Victoire Hutter et Jean Guillaume Charles Raabe

25 septembre 1824, Rive-de-Gier. Jean Guillaume « Charles » Raabe (13 février 1805, Bayonne — 8 décembre 1868, Rive-de-Gier). Futur Directeur Général de la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône dans les années 1860. Mariage qui intègre Raabe à la direction de la verrerie Hutter, attestée dès 1841.

article Le Constitutionnel — éloge de la verrerie Hutter https://www.retronews.fr/journal/le-constitutionnel/10-juillet-1834/22/469635/4

10 juillet 1834. Article vantant les productions de « la verrerie à vitres de MM. Hutter et Compagnie ». Première source de presse identifiée pour le site Couzon.

article Mémorial de la Loire — purge d'hypothèques Hutter / Compagnie Générale

9 février 1855. Extrait de la purge d'hypothèques légales concernant la vente par MM. Hutter et Cie à la Compagnie Générale, enregistrée le 11 septembre 1854. Détaille les quatre acquisitions foncières successives : 21 février 1827 (Gaulthier-Fleurdelys, acte Mallassagny), 29 mai 1827 (Mathevon, acte Gaulthier), 12 février 1834 (Mathevon, acte Gaulthier), 19 juillet 1842 (Mathevon à Saint-Martin-la-Plaine, acte Gaulthier).

etat civil Recensement de Rive-de-Gier — 1841 https://archives.loire.fr

Faubourg de Couzon sous-titré « Verreries Hutter ». Identifie : Charles Raabe (maître de verreries), Pétrus Hutter (maître de verreries, époux Eugénie/Jeanne-Marie Koch), Jean Antoine Pagis (directeur de verreries). Parmi les verriers : Claude et Jean-Claude Chavas (futurs fondateurs de Combeplaine 1855), Jean-Baptiste, Joseph, Antoine, Eugène, André, Ambroise et Georges Crine (fondateurs du Mont-Bellevue 1854), Célestin Raspillaire, Wagner, Vible (Waible), Charles Maizon/Haus.

etat civil Recensement de Rive-de-Gier — 1872 https://archives.loire.fr/ark:/51302/vta761e1f85a1c7b729/img:FRAD042_35_6M559_187_0226

Georges-Pétrus Hutter, maître de verreries, 58 ans, et son épouse Jeanne Koch, 54 ans, dans la vallée du Couzon.

livre Les verriers dans le Lyonnais et le Forez — Pelletier, Pierre https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5393702h/f241.item

1887. Portrait de Jean-Thomas Hutter (fondateur, vers 1823 Grand-Terray, puis Couzon vers 1830) et de Pétrus Hutter ('type du verrier praticien doublé de l'ingénieur', inventeur de fours à étendre 1856-58, précurseur du chauffage au gaz). Liste des fours apportés à la Compagnie Générale : trois fours, établis « vers 1828 ».

archive notariale Constitution de la Société Anonyme des Verreries de Rive-de-Gier — Me Fulchiron, notaire à Rive-de-Gier https://www.retronews.fr/journal/memorial-de-la-loire-et-de-la-haute-loire/30-aout-1891/4/3753862e-f44b-4258-a26a-ae558da07271

30 juillet et 8 août 1891. Fondateurs : François Vallin, Joseph Boichot, Claude Chipier. Capital 500 000 F. Apport : « Verrerie Hutter » (rive droite, 11 435 m², deux fours fusion continue + deux anciens fours intermittents + cinq fours à étendre) et « Usine des Jardins » (rive gauche, 7 600 m²), acquis de la Compagnie Générale en liquidation. Source : Mémorial de la Loire, 30 août 1891.

article Mémorial de la Loire — relance par les fils Boichot https://www.retronews.fr/journal/memorial-de-la-loire-et-de-la-haute-loire/08-juin-1896/2/2c331d99-376b-4b69-bf73-a8dcc0b65ea6

8 juin 1896. « Les fils du regretté M. Boichot ont signé récemment un traité qui leur permettra de remettre en activité deux fours à vitres des anciennes verreries Hutter. » Le quartier de Couzon était 'si délaissé par suite de l'arrêt des verreries'.

article Mémorial de la Loire — incendie des Verreries anonymes https://www.retronews.fr/journal/memorial-de-la-loire-et-de-la-haute-loire/29-juin-1920/3/954d1d01-d22f-4e4a-b5ac-ec19aa60ff73

29 juin 1920. Brique d'un four éclate ; le verre en fusion embrase le bâtiment. Ouvriers sauvés de justesse. Pompes mobilisées pour protéger les usines voisines.

article Mémorial de la Loire — fin du verre à vitres soufflé à Rive-de-Gier https://www.retronews.fr/journal/memorial-de-la-loire-et-de-la-haute-loire/23-aout-1925/3/75d6238b-1ada-49c9-8ffa-90e17ef60d98

23 août 1925. 'La Verreries du Lion et l'Abeille, qui occupaient cinq ou six cents ouvriers, ont dû cesser leur fabrication devant la concurrence impossible aux usines modernes fabriquant mécaniquement.' La verrerie l'Abeille à Couzon = ancienne verrerie Hutter.

article Mémorial de la Loire — conflit social à l'Abeille https://www.retronews.fr/journal/memorial-de-la-loire-et-de-la-haute-loire/16-janvier-1927/2/ac9a4d14-b8b3-4604-87a6-99574ec7d0ea

16 janvier 1927. 240 ouvriers refusent une réduction de salaires de 10 %. La direction menace de fermer. Confirmation que la verrerie l'Abeille était à Couzon, soit la succession directe de la verrerie Hutter.