Verrerie

Verrerie du Champ-de-Mars

vers 1790 — après 1879

Aussi connue sous : Verrerie Rognat · Lempereur et Compagnie · Johannot, Archier et Compagnie · Johannot · Charles Raabe et Compagnie

Disparue — sans vestiges

Noms et raisons sociales

Verrerie Rognat
Nom d'usage 1807 — vers 1813
Lempereur et Compagnie
Raison sociale 1817 — vers 1832
Johannot, Archier et Compagnie
Raison sociale 1832 — vers 1837
Johannot
Nom d'usage vers 1837 — 1853
Charles Raabe et Compagnie
Raison sociale 1853 — après 1879

Histoire

Résumé

La verrerie du Champ-de-Mars est l’établissement verrier le plus important et le mieux documenté de Vienne (Isère). Implantée à l’angle du quai du Rhône et de la rue du Champ-de-Mars, dans le centre de la ville, elle est active depuis au moins 1790-1791 et jusqu’après 1879. Spécialisée dans la production de bouteilles, notamment les dames-jeannes et le verre noir, elle aurait également fabriqué du verre à vitres dans ses premières années, avant de se consacrer exclusivement au verre creux utilitaire. À son apogée, sous la direction de Marc Johannot, elle produisait quatre millions de bouteilles par an.

L’histoire de sa propriété est nettement plus complexe que ce que rapporte la littérature. Contrairement à ce qu’affirme Pierre Pelletier, la verrerie n’a pas été fondée par M. Lempereur : celui-ci n’en était que le directeur-gérant. Le premier propriétaire connu est Melchior-Gaspard Esnard (ou Enard, Eynard), maître de verreries, qui cède ses parts dès l’an VIII (1800). La propriété passe ensuite, par acquisitions successives étalées sur dix-neuf ans, à Jean-Baptiste Rogniat fils, ancien préfet, qui la dirige par l’intermédiaire de Lempereur. Marc Johannot en prend la direction vers 1833 et en devient propriétaire en 1839. Il la cède à la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône en août 1853, tout en en restant directeur jusqu’à sa mort en 1867.

La verrerie ferme ses portes peu après 1879, date à laquelle le Moniteur Viennois annonce l’extinction prochaine de ses feux. Le site, d’une superficie d’environ 4 400 mètres carrés, avec son propre port sur le Rhône, est aujourd’hui entièrement disparu sous des bâtiments modernes impersonnels. Pelletier, dans son livre publié en 1887, signale déjà que les bâtiments de la verrerie ont été démolis et remplacés “par des immeubles bourgeois”, qui ont eux-mêmes disparus.


Historique

Antécédent possible : une verrerie venue de Bonnevaux

En 1841, une source locale mentionne un « clos de l’ancienne verrerie » dans la banlieue nord de Vienne. Cette formulation suggère l’existence d’un établissement antérieur, distinct de celui du Champ-de-Mars. Il est possible (sans qu’on puisse l’affirmer) que la verrerie du Champ-de-Mars soit la continuatrice d’un établissement plus ancien transféré depuis la région de Bonnevaux au XVIIIe siècle. Cette forêt dauphinoise était un foyer verrier actif depuis le XVIe siècle, et plusieurs déplacements d’ateliers vers les villes fluviales sont attestés pour cette période. La question reste ouverte, faute de sources permettant de relier explicitement les deux sites.

Fondation et premières années (vers 1790 — 1819)

L’annonce la plus ancienne connue date du 30 janvier 1791 : une verrerie complète de bouteilles noires, située à Vienne, Porte de Lyon, est proposée à la location. Elle est décrite comme capable de fabriquer « toute espèce de verre », ce qui suggère une installation polyvalente dès l’origine. Pelletier situe la fondation en 1791 et en attribue la création à un certain M. Lempereur, qui l’aurait dirigée pendant plusieurs années — d’abord en produisant du verre à vitres, avant de reconvertir l’atelier à la production de verre noir.

L’acte de purge d’hypothèques de 1856 révèle une réalité plus compliquée. Le premier propriétaire identifiable est Melchior-Gaspard Esnard, « maître de verreries demeurant à Vienne ». Le 10 mai 1800 (20 floréal an VIII), Esnard vend ses parts à deux acquéreurs : un quart à lui-même (trois douzièmes) et un quart à Jean-Baptiste Rogniat père, demeurant à Chanas. L’acte ne précise pas à quelle date Esnard était lui-même devenu propriétaire, ni s’il en était le fondateur. Il est possible que Lempereur ait été directeur-gérant depuis l’origine, pour le compte d’un propriétaire restant dans l’ombre.

L’origine même de Melchior-Gaspard Esnard est nimbée de mystère. Il ne fait guère de doutes qu’il s’agisse du fils de Joseph Esnard, maître de la belle verrerie royale de Pierre-Bénite qu’il a lui-même fondée, et co-fondateur avec les Robichon de la verrerie royale de Givors en 1749. Joseph Esnard est mort en 1790, et il est concevable que son fils Melchior-Gaspard, une fois sa part d’héritage obtenue, ait décidé de l’investir dans la création de son propre établissement. Toutefois, nous n’avons pas pu déterminer la biographie de Melchior-Gaspard, ni à quelle date il se serait installé à Vienne.

Entre 1800 et 1803, la propriété est progressivement consolidée par Jean-Baptiste Rogniat fils, ancien préfet, qui rachète les parts de son père (par donation préciputaire et héritage), celles de sa sœur Marie Rogniat épouse Passard, et celles de son frère le baron Joseph Rogniat, lieutenant-général. Il devient adjudicataire de l’ensemble par licitation entre copropriétaires le 7 décembre 1803. Dans les almanachs du commerce, l’établissement est mentionné sous le nom de « Rognat » de 1807 à 1813 au moins — orthographe approximative de Rogniat.

Sous la direction de Lempereur (vers 1817 — 1832)

À partir de 1817, l’almanach du commerce mentionne « Verrerie, L’Empereur et Comp. » — Rogniat fils reste propriétaire, mais c’est la raison sociale du directeur-gérant Lempereur qui apparaît publiquement (avec une imprécision orthographique). En 1822, les produits fabriqués sont explicitement désignés : dames-jeannes et verre noir. Les années suivantes confirment la continuité de cet attelage propriétaire/directeur : Rogniat et Lempereur se retrouvent dans les almanachs de 1820, 1822, 1823, 1825, 1827, 1829 et 1832.

La direction Johannot (1833 — 1853)

Vers 1832-1833, Marc Johannot remplace Lempereur à la direction de l’établissement. L’almanach de 1832 mentionne pour la première fois « Johannot, Archier et co. » comme raison sociale. À partir de 1837, la désignation se simplifie en « Johannot » seul. Il est attesté comme directeur dès février 1838 dans le Journal de Vienne, sans en être encore propriétaire.

La propriété change de mains en 1839 dans des circonstances troublées. Jean-Baptiste Rogniat fils vend la partie est de la verrerie à Marc Johannot le 20 septembre 1839, pour la somme de cinquante mille francs. La partie ouest est simultanément acquise par Alexandre Boissat, notaire et banquier à Vienne. Or, une semaine seulement après cette transaction, la faillite de Boissat est annoncée dans la presse, pour un passif estimé entre sept et neuf millions de francs, l’une des plus importantes de la région. Les biens de Boissat sont immédiatement mis en liquidation, et la verrerie est proposée aux enchères à plusieurs reprises : en novembre et décembre 1840, puis le 6 juin 1841. L’annonce de vente décrit un ensemble de 4 400 mètres carrés, avec un port privé sur le Rhône : il s’agit bien de la partie ouest de la verrerie.

Liquidation Boissat, verrerie de Vienne - Journal de Vienne, 15 mai 1841
Liquidation Boissat, verrerie de Vienne - Journal de Vienne, 15 mai 1841

Le 7 août 1841, Johannot rachète la partie ouest (anciennement Boissat) auprès du liquidateur, réunissant ainsi l’ensemble du site sous sa seule propriété. L’acte précise que l’usine comprenait « un four à bouteilles, situé dans la ville même sur le quai du Rhône et la rue du Champ-de-Mars ».

Sous la direction pleine et entière de Johannot et de son gendre Charles Abel Pioct, la verrerie atteint son apogée. Le Moniteur Industriel du 14 juin 1846 indique une production de quatre millions de bouteilles annuelles, un total considérable pour une verrerie moyenne. La production figure à l’Exposition de 1844, où Johannot présente des bonbonnes de 140 litres, des bouteilles de 33 litres et des carafes à anse.

Intégration dans la Compagnie Générale (1853 — après 1879)

Le 18 août 1853, Marc Johannot cède la verrerie à la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône, qui opère alors sous la raison sociale « Charles Raabe et Compagnie ». La Compagnie regroupe à cette époque 37 fours répartis entre Rive-de-Gier, Givors, Saint-Étienne et Vienne. Johannot, nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1849 et décoré pour ses campagnes militaires (1806-1809), est maintenu à la tête de son établissement par la Compagnie jusqu’à la fin de sa vie — distinction notable, que son panégyrique souligne expressément.

Marc Johannot décède le 27 novembre 1867 à Vienne, inhumé selon le rite réformé. Son gendre Pioct l’avait précédé de deux ans, le 20 novembre 1865. Tous deux reposent dans le caveau familial du cimetière du Pipet. Après leur disparition, la verrerie continue de fonctionner sous la direction de la Compagnie Générale, dont le représentant à Vienne est M. Raabe, chevalier de la Légion d’honneur.

Fin d’activité (vers 1879)

Le Moniteur Viennois du 24 janvier 1879 annonce la suppression prochaine de la verrerie du Champ-de-Mars, les feux devant être éteints « sous peu ». C’est la dernière mention connue de l’établissement en activité. En décembre 1879, un filateur utilise la « Cour de la Verrerie » pour mettre en vente du matériel, signe que les bâtiments sont alors vides ou en cours de démantèlement.


Situation géographique

Localisation

La verrerie était implantée dans le centre de Vienne, à l’angle du nouveau quai du Rhône et de la rue du Champ-de-Mars. Les actes notariaux en précisent les confins : au couchant, le quai du Rhône ; au midi, la route impériale (rue du Champ-de-Mars) ; au levant, l’hôtel du Parc ; au nord, l’ancienne église Saint-Pierre. L’ensemble formait un tènement d’un seul tenant d’environ 4 400 mètres carrés, avec un port privé sur le Rhône.

Au début du XIXe siècle, le lit du Rhône était environ vingt mètres plus proche de la ville qu’aujourd’hui, les quais n’existant pas encore. En 1852, le préfet de l’Isère acquiert d’ailleurs 487 mètres carrés de terrain sur la propriété Johannot pour établir le nouveau quai et rectifier la route nationale n° 7.

Sources cadastrales

Le cadastre napoléonien de Vienne (cote 4P4/533, 1824) permet de situer précisément l’établissement. Le tableau d’assemblage montre le Champ-de-Mars longeant le quai du Rhône. La section G fait apparaître clairement la « fabrique de verrerie », avec deux groupes de bâtiments distincts, est et ouest, séparés par une limite de propriété — ce qui correspond exactement au partage entre Rogniat/Johannot et Boissat observé dans les actes de 1839-1841.

Extrait Cadastre Napoléonien ; source : 4P4/533, 1824, Vienne, Section G - © Archives Départementales de l'Isère
Extrait Cadastre Napoléonien ; source : 4P4/533, 1824, Vienne, Section G - © Archives Départementales de l'Isère

Pour l’identification précise des parcelles, la Matrice des Propriétés Foncières (cote 3541 W 14 à 19, six volumes) reste à consulter.

État actuel

Le site est entièrement disparu. Il correspond aujourd’hui à peu près à la zone allant de la rue Boson jusqu’au quai Jean-Jaurès, encadrée par le Cour Marc-Antoine Brillier au sud et l’Église Saint-Pierre au Nord. On n’y trouve plus rien qui témoigne de l’ancien établissement verrier.


Personnages liés

Melchior-Gaspard Esnard — maître de verreries, premier propriétaire identifié, présent à Vienne vers 1790-1800. Vraisemblablement le fondateur de l’établissement, bien que l’acte de 1800 ne remonte pas à l’origine de sa propriété.

Jean-Baptiste Rogniat père — demeurant à Chanas, acquiert une part de la verrerie le 10 mai 1800, transmise ensuite à son fils.

Jean-Baptiste Rogniat fils — ancien préfet, propriétaire de l’ensemble du site de 1803 à 1839. Son contrat de mariage avec Claire Boissat (2 janvier 1802) lui confère une partie de ses droits sur la verrerie. Se retire à Daron (Saône-et-Loire).

M. Lempereur — directeur-gérant de la verrerie de 1817 au moins jusqu’en 1832. Cité par Pelletier comme fondateur, ce qui est inexact ; il n’était que locataire ou gérant pour le compte de Rogniat. La Matrice foncière mentionne une « propriété Lempereur » contiguë à la verrerie, suggérant qu’il habitait sur place ou à proximité.

Marc Johannot (1784-1867) — directeur dès 1833, propriétaire de 1841 à 1853, puis directeur salarié de la Compagnie Générale jusqu’à sa mort. Chevalier de la Légion d’honneur (1849). Figure centrale de la verrerie et de la société viennoise pendant plus de trente ans. Inhumé au cimetière du Pipet selon le rite réformé.

Charles Abel Pioct — gendre de Marc Johannot, directeur adjoint ou associé. Décédé le 20 novembre 1865 à Vienne. Inhumé au cimetière du Pipet avec les Johannot.

Alexandre Boissat — notaire-banquier à Vienne, propriétaire éphémère de la partie ouest de la verrerie (septembre 1839 — été 1841), emporté par une faillite de sept à neuf millions de francs dont les journaux locaux feront leurs choux gras pendant des années.

Charles Raabe — directeur de la Compagnie Générale des Verreries de la Loire et du Rhône, chevalier de la Légion d’honneur. C’est lui qui conclut le rachat de la verrerie en août 1853. Il tient le coin du poêle aux funérailles de Marc Johannot en 1867.

Melchior Haitzmann — souffleur en bouteilles à la verrerie de Vienne, mentionné dans une annonce judiciaire du 23 mai 1850.


Éléments techniques

La verrerie du Champ-de-Mars est spécialisée dans la production de bouteilles, notamment de grandes contenances. L’annonce de mise en location de 1791 précise qu’elle est « complète de bouteilles noires » mais capable de fabriquer « toute espèce de verre ». Pelletier indique qu’elle aurait commencé par du verre à vitres avant de se reconvertir au verre noir — information non vérifiable dans les sources primaires disponibles.

À son apogée, en 1846, l’établissement produit quatre millions de bouteilles par an. À l’Exposition de 1844, les produits présentés incluent des bonbonnes de 140 litres, des bouteilles de 33 litres et des carafes à anse.

La liste des ouvriers de 1863 permet de reconstituer l’organisation interne : on y dénombre 8 creusets, une cinquantaine d’employés répartis entre ouvriers verriers (souffleurs, grands garçons, gamins), un fondeur, des tiseurs, des tamiseurs, un fouet, des porteurs, un magasinier, un monteur de charbon, un forgeur, un emballeur, un voiturier, des manœuvres et un aide-forgeur. L’établissement disposait de son propre port sur le Rhône pour les livraisons par voie fluviale — attesté dès 1819 par le naufrage d’une barque chargée de bouteilles à Valence.


Contexte social

La verrerie du Champ-de-Mars entretient avec le Rhône une relation étroite et dangereuse. La presse locale enregistre de nombreux accidents liés à la proximité du fleuve : noyades d’ouvriers, chutes de passants ivres, vols de charbon par des bateliers nocturnes (décembre 1857). Les voûtes de la verrerie servent de refuge à des vagabonds (27 arrestations en octobre 1867). En 1851, une femme s’y suicide en se précipitant dans le Rhône.

Les ouvriers sont intégrés à la vie sociale de la ville : en mai 1846, ils participent au cortège funèbre de Marie Johannot, morte en couches à 23 ans. En 1863, ils souscrivent collectivement en faveur de leurs camarades sans travail.

L’appartenance de Marc Johannot à l’Église réformée structure partiellement les relations sociales de la verrerie. Son inhumation au cimetière réformé, avec les coins du poêle tenus par les notables protestants viennois, illustre l’enracinement d’un réseau familial et confessionnel distinct du catholicisme dominant.


Erreurs et incertitudes

Ce que dit la littérature, et ce qu’il faut corriger

Pierre Pelletier (1887) affirme que la verrerie a été fondée par M. Lempereur en 1791, et qu’il en a été le directeur « pendant plusieurs années ». Cette version est doublement inexacte.

D’une part, les actes notariaux de 1800-1856 (purge d’hypothèques, Moniteur Viennois, 1er août 1856) ne mentionnent Lempereur qu’à titre de directeur-gérant, jamais de propriétaire. Le premier propriétaire identifié est Melchior-Gaspard Esnard, qui vend ses parts dès mai 1800. Il est possible qu’Esnard soit le véritable fondateur.

D’autre part, Pelletier ignore totalement l’implication des Rogniat (père et fils) comme propriétaires de 1800 à 1839, soit près de quarante ans. La simplification pelletierienne (Lempereur fondateur → Johannot successeur) occulte une chaîne de propriété nettement plus complexe, impliquant des transactions notariées précises et une propriété divisée entre plusieurs copropriétaires pendant plusieurs années.

Il est possible (et c’est l’hypothèse la plus vraisemblable) que Pelletier n’ait retenu que le nom du directeur visible, ignorant les propriétaires qui restaient en coulisses.

Points non résolus

  • L’antécédent Bonnevaux : le lien entre la verrerie du Champ-de-Mars et un hypothétique établissement antérieur transféré depuis la région de Bonnevaux au XVIIIe siècle n’est pas établi. Le « clos de l’ancienne verrerie » mentionné en 1841 pourrait désigner autre chose.
  • La date de fondation exacte : l’annonce de janvier 1791 prouve l’existence de la verrerie, mais ne précise pas depuis quand elle fonctionne. Une date antérieure à 1791 est possible.
  • Melchior-Gaspard Esnard : aucune information sur son origine, sa formation ou ses autres activités n’a été retrouvée. Il est le fils de Joseph Esnard, maître de verrerie à Givors puis Pierre-Bénite, mais c’est tout ce que l’on connait de lui.
  • M. Lempereur : son prénom, son origine et sa formation sont inconnus. La Matrice foncière (3541 W 14-19) et les recensements de 1851 (non en ligne) pourraient apporter des précisions.
  • La date de fermeture précise : l’annonce de janvier 1879 indique une fermeture imminente, mais la date effective d’extinction des feux n’est pas connue.
  • Devenir du site après 1879 : la destination des bâtiments (démolition, réaffectation) n’est pas documentée dans les sources consultées.

Personnages associés

Aucune personne liée n'a été trouvée pour cette verrerie.

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Galerie

Sources

archive Cadastre napoléonien de Vienne, tableau d'assemblage et section G (4P4/533)

Dressé en 1824. Montre clairement la 'fabrique de verrerie' longeant le quai du Rhône et la rue du Champ-de-Mars, avec deux groupes de bâtiments distincts (est et ouest).

archive notariale Acte de purge d'hypothèques — Société Charles Raabe et Cie sur la verrerie cédée par Marc Johannot

Publié dans le Moniteur Viennois du 1er août 1856. Source primaire de première importance : retrace l'historique complet des propriétaires depuis Esnard (an VIII) jusqu'à Johannot (1853). Contredit Pelletier sur plusieurs points.

article Moniteur Industriel, 14 juin 1846

Mentionne Marc Johannot comme dirigeant de la verrerie, produisant 4 000 000 de bouteilles annuellement.

article Moniteur Viennois, 30 novembre 1867

Panégyrique de Marc Johannot, décédé le 27 novembre 1867. Biographie détaillée, mention de son rôle de directeur après cession à la Compagnie Générale.

article Moniteur Viennois, 15 février 1863

Liste complète des ouvriers de la verrerie, souscription en faveur des ouvriers sans travail. Permet de dénombrer 8 creusets et une cinquantaine d'employés.

article Moniteur Viennois, 24 janvier 1879

Annonce la suppression prochaine de la verrerie du Champ-de-Mars, avec extinction des feux imminente.

livre Les verreries du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais — Pelletier, Pierre

1887. Attribue la fondation à M. Lempereur en 1791 ; ignore totalement les propriétaires Esnard et Rogniat. Informations partiellement erronées, à utiliser avec prudence.

archive Matrice des Propriétés Foncières, Vienne (3541 W 14 à 19)

Six volumes. Non encore consultés. Permettrait de confirmer les parcelles exactes dépendant de la fabrique.