Personnalité

Nicolas Joseph Henri Bolot

11 juin 1775 — 27 décembre 1826

Maître de verrerie à Miellin et Givors

Biographie

Nicolas Joseph Henri Bolot (né le 11 juin 1775 à Miellin) est le fils aîné de Catherine Schmid, maîtresse de verrerie, notamment celle de Miellin. Sa mère joue un rôle déterminant dans sa carrière. Il termine d’abord des études de philosophie et de mathématiques au collège de Besançon en 1793, avant de s’engager dans l’armée. Après une carrière militaire (1793-1800) dans des postes administratifs, notamment dans des hôpitaux, Henri obtient son congé définitif le 17 décembre 1800, à 26 ans 1. Veuf après la mort de sa première épouse, Emilie Robichon (fille de Marc Robichon), en 1800 après huit mois de mariage, il se tourne vers l’industrie verrière 1.

Implication à Givors

En février 1800, Henri achète les parts de ses cousins Enard dans la Verrerie Robichon de Givors, fondée par Michel Robichon en 1749. Comme son grand-père, il effectue des allers-retours entre Miellin et Givors, mais fait de Givors sa résidence principale, devenant premier adjoint au maire en 1805. Profitant des difficultés financières des Robichon, il acquiert :

  • Entre 1803 et 1806, leurs parts restantes à Miellin 1.
  • En 1806, leurs parts à Givors, avec son frère Gabriel Bolot et la caution de son beau-père, Jacques Praileur, maître de forges 1.

Henri fonde alors Bolot, Neuvesel et Cie avec Melchior Neuvesel, une verrerie concurrente de celle des Robichon, qui prospère et pose les bases de la fortune familiale . Cette entreprise marque l’entrée des Bolot dans l’industrie verrière lyonnaise, prolongeant l’héritage de Catherine et de Michel Robichon 1.

Gestion de Miellin

Henri assure également la direction de la Verrerie de Miellin, indivise entre les Bolot et Célestin Grésely, mari de Martine Bolot. La gestion est complexe, car Grésely exploite une verrerie à la Saulnaire utilisant du charbon de Ronchamp, une innovation que Miellin, dépendante du bois, ne peut adopter. Catherine soutient probablement Henri dans ces négociations, maintenant l’influence familiale jusqu’à la fermeture de la verrerie en 1835-1837 ([Web:0, 10]).

Autres verreries

Catherine et son fils Henri gèrent des parts dans d’autres verreries comtoises, comme celles du Bief-d’Etoz et de Biaufond, héritées par Mélanie Praileur, seconde épouse d’Henri (en 1803). Henri cède son quart à la famille Blondeau, simplifiant la gestion. Ces décisions reflètent la stratégie de la famille Schmid-Bolot pour rationaliser le patrimoine familial face aux défis industriels.

Footnotes

  1. Michel, G.-J., Verriers et verreries en Franche-Comté au XVIIIe siècle, Tome 2, p. 618-619. 2 3 4 5

Parcours géographique

1 lieu biographique